‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 937 sur 1220 · II. GETH D'OPHER ou EN OPHER. Voy. Ge · texte numérisé non relu

II. GETH D'OPHER ou EN OPHER. Voy. Ge

THHKPHER.

GÉTHAÏM, ville de la tribu de Benjamin. Voi/. II Rois, IV, 3. II Esdras, xi, 33.

GÉTHÉEN (Gethœus), qui est de Geth. Voy. Josué, XIII, 3. II Rois, VI, 10, etc.

GÉTHER , fils d'Aram , dont les descendants s'établirent dans la Syrie, nommée toujours Azatn en hébreu. Voy. Genèse, x, 23.

GETHHÉPHER , ville de la tribu de Zabulon (Josué, XIX, 13); probablement la même que Geth en Opher (IV Rois, xiv, 25).

GETHREMMON. L'Écriture mentionne trois villes de ce nom qui furent données aux Lévites de la famille de Caath : l'une de la tribu de Dan (Josué, XXI, 24, 26); la seconde, de la demitribu de Manassé (Josué, xxi , 25) ; la troisième, de la tribu d'Éphraïm. (I Paralip., vi, 69.) Selon quelques écrivains , le mot Getliremmon , dans ces deux derniers passages , serait une faute de copiste.

GETHSÉMANI, jardin de la montagne des Oliviers où Jésus-Christ se retirait quelquefois pendant la nuit. Ce fut dans ce jardin qu'il fit sa prière , qu'il sua le sang et l'eau , et qu'il fut arrêté par les Juifs. Voy. Matth..xxvi,36. Marc, XIV, ;>2.

GETULE ou ZOTUCQUE (saint), martyr, était le mari de sainte Symphorose. .\près avoir servi dans les armées de Trajan et d'Adrien, il se retira près de Rome. Il fut dénoncé pour sa religion à Adrien . qui chargea un officier, nommé Céréal , de l'arrêter. Celui - ci ayant été converti par Gélule, l'empereur envoya Licinius, qui s'empara de Gélule, de Céréal et de quelques autres chrétiens ; il les conduisit à Tivoli , où ils souffrirent le martyre. On célèbre leur fête le 10 juin. Voy. Bollandus, tom. II de juin. Tillemont. Mémoires. Vie de sainte Symphorose, tom. II.

GETZELINUS. Voy. Gkzelix.

GEVERS. Voy.GokK, n° I.

GEYLER. Voy. Gailer.

GEYSSOLM (Guillaume), de l'illustre famille des barons de Cromms en Ecosse, mort l'an 1629, fut nommé évéque de Vaison en 1584. Il fut envoyé à Jacques VI en qualité de nonce. Il ne négligea rien pour rétablir la religion catholique dans sa patrie; et, ne pouvant réussir, il revint dans son évéché. Il est auteur d'un livre solidement écrit, mais trop peu connu aujourd hui; ce livre est intitulé : Examen de la foi calviniste. Vùij. Feller. Biogr. univers.

GÉZELIN ou SCOCÉLIN (saint), en latm Jescelinus. Getzelinm . Gotzelinus , Scotzelinus, solitaire, né dans le diocèse de Trêves, mort vers l'an 1136, vécut pendant dix ans au milieu des montagnes et des déserts, et ne vivant que de

GHÈN

GHIS

racines crues. L'Église honore la mémoire de «aint Gézelin le 6 août. Voy. D. Pierre le Nain, Hist. de Cîtenux. tom. IV. Achard , Vie de saint Gézelin. Richard et Giraud.

GEZELIUS (Jean), protestant suédois, né l'an 1647, mort à Stockholm en 1718, professa la théologie à Abo, et fut successivement surintendant à Narva, puis à Abo, dont son père avait été évêque. Parmi ses nombreux travaux on distingue : 1» Nomendator Adami , seu Commentatio ad Gènes, ii, 19, 20; Abo, 1667; — 2" Decisiones casuum conscienliœ ; ibid., 1689; — 3" Fasciculus homiliticarum dispositionum ; ibid., 1693. Il a terminé en outre un Commentai^v suédois sur la Bible, que son père avait commencé. Voij. la Nouv. Biogr. ge'ne'r.

GÉZEM , dont les enfants revinrent de la captivité de Babylone avec Zorobabel. Voy. II Esdras,, VII, 51.

GÉZER , ville sur les fi-ontières d'Ephraïm ; c'est la même que Gazer. Voy. II Rois, v, 25. Campa r. Gazer.

GEZERON parait être la même ville que Gézer de Tarticle précédent. Voy. I Machab., ly, 51.

ï. GÊZEZ , troisième fils de Caleb et d'Épha. Fo?/. I Paialip., il, 46.

il. GËZEZ, fils de Haran, qui fut lui-même le premier des fils d'Épha; par conséquent ce Gézez était neveu du précédent. Voy. I Paralip., i , 46.

GÉZON, premier abbé du monastère de Saint- Martien , qui fut bâti vers le milieu du xi siècle. On a de Gézon un Traité latin sur la vérité du corps et du sang de Jésus - Christ dans le sacrement de r Eucharistie . donné par Muratori, Anecdotes, tom. 111; Padoue, 1.713, in-i"; excellent monument de la foi de l'ÉLilise sur ce mystère au x« siècle. Le P. Mabillon en a donné la Préface et l'Index des chapitres dans son Musœum ifalicum, tom. I, IP part. Voy. Uglielli , Ifol. Sacr., tom. IV, p. 631, édit. de Venise, 1719.

GÈZONITE. Voy. Assem.

GHA6NI , siège épisc. de l'Arménie Majeure, sous le catholique de Sis. On ne connaît que deux évêques, dont le premier, Basile, assista et souscrivit au concile de Sis, et le second, Jacques, se trouva au concile d'Ada.

GHAMKHI , siège épisc. de l'Arménie Majeure, sous le catholique de Sis. Niersès, un de ses évêques , se trouva au concile de Sis.

GHARUZ, siège épisc. de l'Arménie Majeure, sous le catholique de Sis. Marc , un de ses évêques, était présent au concile de Sis.

GHELEN ou GELEN , GELENIUS , GESLEN (Sigismond de), philologue, né à Prague en l477, mort à Bâle l'an 1554. Outre quelques autres ouvrages purement littéraires, on lui doit des traductions latines : 1° des Antiquités jud. de Joseph; — 2o de YHist. ecclés. d'Évagrius ; — 3° du Traité d' Origène contre Celse ; — 4° des Œuvres de Philon, d'Appien, de saint Justin, martyr.

GHÉMÀRE, GHEMARIQUE, GHÈMATRIE.

Voy. Gémare, Gémarique, Gématiue.

GHÉNART (Antoine), né à Visé, dans la principauté de Liège, vers l'an 1522, mort en 1595, fut chanoine de l'église de Liège , vice-doyen , inquisiteur de la foi et professeur de théologie , et joignit à ces dignités, dues à son savoir, le titre non moins mérité de père des pauvres. Il a eu la plus grande part à l'édition du Maître des Sentences , faite à Louvain en 1546, in-4°. On lui doit encore : Manipulus curatorum, a Guidone de Moiite Rocherii; adjunctus est ritus celebiandi SS. Missœ officium, juxta morem dioecesis Leodiensis; item, Hildeoerti, Cenomanetisis

episcopi , poema de officio Missœ; Anvers, 4570, in-12. Voy. Feller, Biogr. univers.

GHERRA. Voy. Gerha.

GHESQUIÈRÈ (Joseph), jésuite, né à Courtray l'an 1731, mort à Essen, dans la Gueldre, en 1802, a pris une part importante à la publication des Bollandistes. Il fut historiographe de l'empereur d'Allemagne, et membre de l'académie des sciences de Bruxelles. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : 1" Acta Sanctorum Belgii selecta, etc.; Bruxelles, 1783- 1789, tom. I-'V, in-4»; Tongerloo , 1794, t. VI, in-4" ; — 2° Dissertation sur l'authenticité de la charte de fondation de l'abbaye d'Anchy de l'an 1079; Paris, 1779, in-4»; —'3» Dismiafion sur l'Imitation de Jésus - Christ : Verceil et Paris, 1773, in-12; — 4° La Vraie Notion des dîmes rétablie sur les principes de la jurisprudence canonique, suivie d'un Appendice; Liège , 1785, in-8°.

GHET (François). Voy. Gete.

GHEYLOVEN. Voy. Gelhoven.

GHEZZI (Nicolas), jésuite, né à Domaso l'an 1685, mort à Côme en 1766, se fit estimer par son savoir et ses vertus. Ses principaux ouvrages sont : 1" Sfiggio di supplementi teologici morali, e critici, dei cui abbisogna la storia del probabilismo e del rigorismo del P. Daniele Concwo; Lucques, 1745, in -8°; — 2" De' Principi délia morale fdosophia riscontrnnti co' principi dclla cattolica religione; Milan, 1752, 2 vol in-4'>; cet ouvrage ayant été mis à Y Index, l'auteur publia sa rétractation sous ce titre : Dichiarazione e protesta del P. Nicolo Gliezzi ; Côme, 1754. Voy. Gaet. Moroni, vol. XXX, p. 286. La Nouv. Biogr. génér.

GHIËGHI , siège épisc. de l'Arménie Majeure, sous le catholique de Sis. Philippe, son évêque, alla au concile de Sis.

GHILINI (Jérôme), docteur en droit canon, né à Monza l'an 1.589, mort à Alexandrie vers l'an 1675, eut l'abbaye de Saint-Jacques de Cantalupo, puis un canonicat uni à la théologale de l'église Saint-Ambroise à Milan ; il fut aussi protonotaire apostolique. Son principal ouvrage est intitulé : Practicabiles casuum conscientiœ l\esolutiones , brevissimis conclusionibus explicalœ ; Milan, 1636, in -8". Voy. Nicéron, Mémoires, tom. XXXIX. Richard et Giraud.

GHIRARDACCI (Chérubin), de l'Ordre des Frères Augustins , né à Bologne l'an 1524, mort en 1598, a laissé : !<» Nuovo e spirituale Nascimento deW uomo cristiano ; Venise, 1572, in-8'»;

— 2° Teatro morale dei moderni ingegni, dove si scorgctio belle e gravi scntenze ; ibid., 1575, in-12;

— 3° Instituzione cristiana ; Mantoue , 1578 ,

GHISLAIN. Voy. Guillain.

GHISLEIN ou GDISLIN (saint), abbé en Hainaut, mort l'an 681 , se retira l'an 631 dans un bois, où il bâtit quelques cellules pour lui et pour ses disciples. Il y joignit ensuite une église, et jeta les fondements de l'abbaye de la Celle, dans la tei-re d'Ursidong, autour de laquelle s'est formée, entre Mons et Condé, la ville de Saint-Guihn. Il y vécut près de trente ans, uniquement occupé de son salut et de celui de ses frères. On célèbre sa fête le 9 octobre, que l'on croit être le jour de sa mort. Voy. Richard et Giraud, et Compar. Guillain.

I. GHISLERI (François), chanoine régulier de S.-Salvator, né à Bologne, vivait au xvri* siècle. Il a laissé : Traité du juge des réguliers; Cologne, 1623.

IL GHISLERI (Michel), clerc régulier théatin, né à Rome, vivait au xvii* siècle. Il a donné :

GlAM

OïAT

i" Le Cuntique des cantiqves, selon les différentesversions .<fur l'hébreu et le grec des Septante; Roroe, 1609, in-fol.; Venise, Padoue et Lyon;

— 2° Cntena vetervm Patrurn yrœcorum et aliorum in Jererniam et Baruch, etc.; Lyon, IG'IS, 3 vol. in-fol. Vny. Le Mire, De Scrif)tnr. sœc. xvii.

GHOGHUONIUM, siégre épisc. de l'Arménie Majeure, sous la juridiction du catholique de Sis. Son évéque, Etienne, souscrivit au concile dAda.

GHURBITARRI , siège épisc. de l'Arménie Majeure, sous la dépendance du catholique de Sis. Son évèque, Siméon, assista au concile de Sis.

GIACOB AZIO (Dominique), en \&Wx\.Jacohatius, prélat, né à Rome l'an 1443, mort en i5"27, étudia spécialement le droit canon et l'histoire ecclésiastique. Il devint auditeur de Rote, et fut successivement évéque de Lucera, de Massano et de Grossetto. Léon X le nomma cardinal. Il a laissé un Traité des Conciles; Rome, 1538, infol.; il forme le dernier volume de la Collection de Labbe. Voy. la Noiw. Biogr. génér.

GIACOMEÏiLI (Michelangelo), archevêque de Chak-édoine, né à Pistoja l'an 1695, mort à Rome en 1774, fut un des meilleurs philologues de son temps. Il devint successivement secrétaire des lettres latines, secrétaire des brefs aux princes, chanoine de la basilique Vaticane,puis archevêque. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : 1° Informazione istorica délie differenze fra la Sede Apostolica e la real corte di Savoja: Rome, 173*2; — 2« De Paulo Samosetano, deque illius doyinnte et hœresi; ibid., 1741; — 3" Prosperi cardinalis Lambertini postea Benedicti XIV P. M., Commentarii duo de D. N. J.-C. Matrisaue ejus festis, et de Missœ sacrificio , retractaÙ utque uucti: ex italico in latinum sermoneni vertit, etc.; Padoue, 1745; — 4» S. Putris nostri Modesti,archiepiscopi hierosolymitani , En~ comiuni in dormitiunern S. D. nostrœ Deiparœ $emf)er Vùginis Mariœ; Rome, 1760;^ — 5° Phi' louis, episcopi Carpasii, Enar ratio inCanticum canticorum, grœcum textum adhuc ineditum quam plurimis m locis depravatum emendavit , et nova intei'pretatione adjecta etc.; ibid., 1772, in-4<>;

— 6" une Version italienne de lu Bible, imprimée après sa mort. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.. qui donne la liste complète de ses ouvrages.

GIAHPHAR, siège épisc. jacobite du diocèse d'Antioche. C'est un château situé près de l'Euphrate, entre Bakani et Balam. On l'appelait autrefois Giaabar, et dans la suite on l'a nommé Dusaria, de Dusare, général d'armée de ISaarnan , qui la bâtit. On n'en connaît aucun évèque.

GIAME ou GIANI(Arcangelo), de l'Ordre des Servîtes, né à Florence l'an 15o3, mort en 1623, devint vicaire général de son Ordre, puis protonotaire apostolique pour la Toscane. 11 a laissé : 1» Annales Ordinis Fratrum Servorum b. Maria, ai«HMol223 usque arfl610; Florence, 1618, 2 vol. in-fol.; — 2» Vera Origine del sacro Ordine de' Servi di Santa- Maria: ibid., 1591, in-4''; — 3° Catalogua virorum clarorurn colleyii universitatis theologicœ Florentinœ ; ibid., 1614, in-4''. Vi>,/. la Nouv. Biogr. génér., art. GiANi.

GIAMPAULO (Paolo-Nicola), philosophe et économiste, né à Ripalimosani, dans le rovaurne de Naples, l'an 1757, mort à Naples en 1832, fut successivement grand vicaire de Sessa, administrateur de la province dOtrante, vicaire roval du diocèse de Goiano et inspecteur général des ëvéchés vacants de Larino, Termoli, Guadallieri et Isernia. Il eut, en outre, l'abbaye de

Centola. Outre un ouvrage sur l'agriculture, il a publié : Dialoghi snlla religione; Naples, 1815- 1828. 4 vol. in-8o. Ces dialogues, qui contiennent les réflexions les plus solides sur la divinité de la religion clirétienne , sont principalement dirigés contre les philosophes du xyiii"* siècle. Voy. Tripaldo, Biografia degli Ilaliani illustri , vol. III. La \ouu. Biogr. génér,

GIANI. IV.//. Gi.\ME.

GIANNONE (Pierre), historien, né l'an 1676 à Ischitella, province de la Capitanate, dans le royaume de Naples, mort à Ti^rin en l'748, s'est rendu pendant quelque temps fameux par uh de ses écrits, intitulé : htoria civile dp/ Hegno di Sapoli, libri XL: Naples, 1723, 4 vol. in-4'>, et réimprimé en différents endroits. L'auteur a rassemblé dans cet ouvrage tous les genres de sarcasmes contre les prêtres, les religieux, les ministres de la religion en général, et surtout contre le Saint-Siège. Chassé de sa patrie, Giannone se réfugia dans les États du roi de Sardaigne Charles-Emmanuel 111, qui. instruit de ce qu'était V Histoire civile du royaume de Naples, envoya l'auteur dans une maison où il finit ses jours. Cette histoire, mise à ï Index pur un décret daté du 1" juillet 172:3, a été réfutée par plusieurs écrivains, mais surtout par le P. San- Felice, jésuite (sous le nom de Éusebio Filopatro), dans un excellent ouvrage intitulé : Biflessio7ii morali et teologiche sopra l'Istoria civile del Begno di Sapoli; 2 vol. in-4". Voy. Feller, Biogr. univers. La N'niv. Biogr. génér., où on trouve quelques détails sur les Œuvres de Giannone.

I. GIANOTTI ou GIANOZZO MAROTTE, sénateur, né à Florence \':\n 13^)0, mort à Naples en 1459, fut célèbre par sa rare vertu, son va>?te génie et son savoir. 11 étudia particulièrement la théologie, à laquelle il joignit la connaissance des langues grecque et hébraïque. Outre un grand nombre d'ouviages historiques et biographiques, il a laissé : l» une Traduction dea quatre évangélistes , des Epitres de saint Paul , des Épitres canoniques et de V Apocalypse ; — 2» VHa Nicolai V, pontificis sumrni , libri IV, dans Muratori , Scriptor. Ber. Itul.. tom. III, part. II, p. 905; — 3» Oratio de secularibus et iwntificulibus ponipis, ad Carolum. Voy. la \'ie de Gianotti, publiée par Requier, à la Haye, en 1762. Les Mémoires de Trévoux, tom. II de juillet, ann. 1762. Richard et Giraud.

II. GIANOTTI (.Alphonse), recteur du collège de Saint-Luc à Bologne, né à Correggio l'an 15Îj6, mort à Bologne en 1649, a laissé : 1^ Trattenimenti spirituali con Gesit; Bologne, 1645; — 2o La Guerra cristiana; ibid., 1646; — 3« Pratiche morali: Venise, 1664. Voy. la Souv. Biogr. génér.

GIANOZZO MARUTTE. Voy. Gianotti, no I.

GIARAS. Voi/. Geras.v, n° ill.

GIAS ou JASSI, YACI. ville de Moldavie située sur le Pruth. L an 1(>42, le métropolitain de Kiovie, avec trois évèques de ce palatinat et quelques prêtres de la communion grecque, y tinrent un svnode, dans lequel ils souscrivirent aux décrets diu synode de Parthenius, patriarche de Constantinople, contre la doctrine des calvinistes sur l'Eucharistie, enseignée par Cyrille Lucar. '

GIATTINI (Jean-Baptiste), jésuite, né à Palerme l'an 1601, mort à Rome en 1672, ou il professa la logique, la physique, les malliematiques et la théologie, connaissait plusieui-s langues orientales. Outre un grand nombre de trâ-dédies à lusaga des GollAge^, une^ Logigite e^. un Traité de physique, on a de lui : 1" Vera conak*

GIBE

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Tridentini Historia, a Pallavicino, latine reddita per J.-B. Giattini; Anvers, 1672, 3 vol. in-4°; — 2" Quinquaginta Ôrationes de Morte Christi Domini; Rome, \6i\, in-12; — 3° une Traduction latine des V et F/« livres de saint Cyrille d'Alexandrie sur l'Évangile de saint Jean. d'Après un manuscrit apporté de Scio. Voy. Moreri, Diction, histor. Feller, Biogr. univers. UEncyclop. cathol. La Nouv. Biogr. géne'r.

GIBALIN (Joseph), en latin Gibalinus, jésuite, né l'an 1592 à Mende, selon les uns, et à Nîmes, selon les autres, mort en 1671, fut recteur du collège de la Trinité à Lyon. 11 a laissé : 1° Disquisitiones canonicœ de clausura regulari ex veteri et nova jure; Lyon, 1648, in-4"; — 2" De Irregularitatibm; MA., 1652, in-4»; — 3° De Vsuris, commerças, et de œquitate et usu fori Lugdunensis;ih\d., 1656, in-fol.; — 4<'DeS^■mom«; ibid., 1659, in-S"; — 5" De Scientia canonica et hieropolitica ; ibid., 1670, 3 vol. in-fol. Voy. Sotwel, Scriptores Societ. Jesu. Baker, Biblioth. Scriptor. Societ. Jesu. La Nouv. Biogr. ge'nér.

GIBBA ou GILBA, siège épisc. de Numidie, dans l'Afrique occidentale, sous la métropole de Cirte. La Notice afric. mentionne deux sièges de ce nom; tous deux n'avaient qu'un évèque. Voij. De Commanville , Z'* Table alphabet. Richard et Giraud.Gaet. Moroni,vol. XXX, p. 230.

GIBBON (Edouard), célèbre historien anglican, né en 1737 à Putney, dans le comté de Surrey, mort à Londres l'an 1794; ayant lu VHist. des variations des Eglises protestantes, par Bossuet, se détermina a abjurer le protestantisme entre les mains d'un prêtre catholique , le 8 juin 1753. Son père, irrité de ce changement, l'envoya à Lausanne, chez un ministre protestant. Peu de temps après Gibbon revenait au protestantisme ou plutôt s'engageait dans un scepticisme qui devint dès lors sa disposition d'esprit habituelle. Nous n'avons pas à parler de ses ouvrages; nous dirons seulement que son History of Décline and Fall of Roman Empire , ou Histoire de la décadence et de la chute de l'empire romain, a justement soulevé l'indignation de tous les vrais chrétiens; car il y attaque le christianisme de la manière la plus révoltante, au point de lui préférer l'ancien paganisme. Et si son histoire a, sous quelques rapports, un certain mérite, les incrédules l'ont beaucoup trop vantée. Voy. Feller, dont les réflexions sur cet ouvrage sont pleines de vérité. La Nouv, Biogr. génér., qui donne plus de détails sur la vie de Gibbon. Le Diction, de théol. cathoL, qui donne aussi des détails, soit sur la personne, soit sur les écrits de Gibbon. L'Encyclop. cathoL, au Supplém., où on trouve une réfutation détaillée des erreurs de Gibbon.

GIBBONS (Thomas), pasteur anglican, né à Reak l'an 1720, mort en 1785, professa la logique , la métaphysique , la morale et la rhétorique. 11 a laissé, entre autres écrits : 1" Female worthies , or the lives and memoirs of eminently pious women; 1777, 2 vol. in-S»; ouvrage dont on a donné une nouvelle édition augmentée; Londres, 1813, 3 vol. in-8», grav.; — 2» Sermons on evangelical and practical subjects , 3 vol., publiés après sa mort. Voy. Chalmers, General and biographical Dictionary. VEncyclop.cathol.LaNouv. Biogr. génér.

GIBELIN (Gibelinus), nom donné à une faction qui s'éleva en Italie au xiii" siècle. Frédéric II ayant été excommunié par Grégoire IX, fit à ce pape une guerre sanglante; ses partisans prirent le nom de Gibelins, tandis que le parti opposé qui s'attacha au pape fut appelé Guelfe.

I. GIBERT (Jean-Pierre), docteur en théologie et en droit, né à Aix l'an 1660, mort en 1736,

Çrofessa la théologie dans les séminaires de oulon et d'Aix. Il eut la réputation d'un habile canoniste. On lui doit : 1" Les Devoirs du chrétien renfermés dans le Psaume cxvill; Paris, 1705, in-12; — 2o Cas de pratique concernant les sacrements en général et en particulier; ibid., 1709, in-12; — 3" Doctrina canonum in corpore juris inclusorum circa consensum parentum requisitum ad matrimonium filionim. minorum, etc.; ibid., 1709, in-12; — 4" Mémoires concernant l'Écriture sainte, la théologie scolastique et l'histoire de r Église, etc.; Luxembourg, 1710, in-12; — h'^ Institutions ecclésiastiques et bénéficiâtes, etc.; Paris, 1720, in-4°, 2» édit.; — 6» Usages de l'Église gallicane, concernant les censures et l'irrégularité, etc.; ibid., 1724, in-40; — 7" Dissertation sur l'autorité du second ordre dans le synode diocésain; Rouen, 1721, in-4o; — 8° Tradition ou Histoire de l'Eqlise sur le sacrement de mariage, etc.; Paris, 17t25, 3 vol. in-4"; — 9" Consultations canoniques sur les sacrements en général et en particulier; ibid., 1725,12 vol. in-12; — lO^Corpus juris canonici per régulas naturali oi'dine dispositas,usque temperatas, etc.; Genève, 1736; Lyon, 1737, 3 vol. in-fol. Voy. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon^ tom. VI, p. 437.

II. GIBERT (Joseph-Balthasar), membre de l'Académie des inscriptions, né à Aix l'an 1711, mort en 1771 , a laissé un grand nombre d'ouvrages historiques et de dissertations, parmi lesquelles nous citerons : \° Sur l'Histoire de Judith; 1739, in-12, et dans les Mémoires de l'Académie des inscriptions, tom. XXI, année 175i; — 2" Sur la Chronologie des Machabées , dans les mêmes Mémoires, tom. XXV, 1759; — 3" Sur r Année des Juifs et la célébration de leur Pdqrwe; tom. XXVII, 1761;— 4° Sur la Chronologie des rois de Juda et d'Israël, tom. XXX, 1761. Voy. le Journal des Savants, 1743, p. 316, 1" édit., et p. 528, 2* édit.; 1744, p. 3, 1" édit., et p. 638, 2' édit. D. Rivet, Hist. de la France littér.

GIBERTI (Jean-Matthieu), évêque de Vérone, né à Palerme l'an 1495, mort en 1543, fut d'abord employé comme dataire auprès de Léon X et de Clément VII. Il créa plusieurs établissements pour la congrégation des Théatins, et il avait établi dans son palais une imprimerie pour la publication des Pères grecs. Ses Œuvres ont paru a Vérone , 1733, in-4". Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

GIBIEUF (Guillaume), oratorien, né à Bourges, mort l'an 1650 à Saint-Magloire , à Paris, fut docteur de Sorbonne, vicaire général "du cardinal de BéruUe, et supérieur des Carmélites en France. Il a laissé : 1" De Libertate Dei et créatures; Paris, 1630, in-4"; il y enseigne des choses qui semblent approcher des erreurs de Jansenius ; cependant dès qu'il sut que le Saint- Siège avait condamné sa doctrine, il rompit avec son parti ; — 2" La Vie et les Grandeurs de la très-sainte Vierge; ibid., 1637, 2 vol. in-8»; — 3" Catéchèses de la manière de vie parfaite à laquelle les chrétiens sont appelés ; ibid., 1653, in-12; — 4» La Vie de Madeleine de Saint-Joseph , carmélite déchaussée ; ibid., 1645, in-4''. Il avait, en outre, travaillé à la V^ édition des Œuvres du cardinal de Bérulle; ibid., 1644, in-fol. Voy. le Journ. des Sav., 1702, p. 320. Feller, Biogr. univ.

GIBLIENS (Gi/)lii). Voy. Gébal, n» I.

GIBONAIS (Jean-Arthur de LA), bachelier en théologie, né à Saint -Malo, mort à Paris en 1728, fut doyen des maîtres des comptes de

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