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II. GLORIA PATRI, verset que l'on dit à la fin des psaunies de l'office di%in et dans d'autres prières de l'Église pour glorifier la sainte Trinité. On croit que ce fut le pape Damase qui , l'an 368, ordonna de dire le Ghriu Patvi à la fin de chaque psaume de 1 office. Il est dit dans le v« canon du concile de Vaison, tenu l'an 519, que l'on récitera dans les églises le nom du Pape, et qu'après le Gloria Patri, on ajoutera Sicut erat in principio , comme on fait à Rome, en Afrique et en Italie, à cause des hérétiques, (jui disent que le Fils de Dieu a commencé dans le temps. Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif.

GLOSE (Glossa, Commentarius), commentaire fait pour expliquer le texte d'un livre. La glose de la Bible appelée Glose ordinaire a été faite par Nicolas de Lira, en 6 volumes. Les gloses du droit civil et canonique sont les commentaires qui expliquent l'un et l'autre droit. La glose a moins d'autorité que la rubrique des titres, approuvée dans les collections de Grégoire IX, Boniface VIII et Clément V. Voy. Fagnan, in c. Xe innitaris. de Const. Le Diction, de la théol. cathoL, articles Gloses bibliques. Gloses et

GloSSATEURS DU DROIT ROMAIN ET DU DROIT CANON.

GLOSINDE. Voy. Glossine.

GLOSSAIRE (Glossarium), dictiomuiire qui sert à l'explication des mots obscurs ou barbares d'une langue corrompue.

GLOSSATEUR {Interpres), auteur qui a glosé ou interprété quelque livre; ce terme ne s'em-

rlpie guère qu'en parlant des interprètes de Écriture sainte.

GLOSSINE ou GLOSINDE (sainte), vierge et abbesse,née sur le territoire de Metz, morte vers l'an 778, prit le voile l'an 768, et se retira à Trêves auprès de sa tante Rhotilde, femme d'une grande vertu. Elle revint à Metz, et fit bâtir près de la ville , vers l'an 772, un monastère qu'elle gouverna avec sagesse et sainteté. On célèbre sa fête le 25 juillet. Voy. Surius. Le P. Labbe, BiUioth. des manusc, tom. I. Mabillon, ii« Siècle béne'd. Richard et Giraud.

GLOVERNIA. Voi/. Glocester.

GLYCAS ou GLICÀS (Michel), historien grec, né à Bvzance ou Constantinople, vivait au xii« siècle. Il était très-versé dans la théologie, ainsi que dans l'histoire ecclésiastique et civile. Il a laissé des Annales qui comprennent les événements arrivés depuis le commencement du monde jusqu'à l'an lliS; on y tiouve, outre l'histoire des Juifs et des Romains, les disputes des théologiens et des philosophes; le P. Labbe a fait imprimer cet ouvrage en grec et en latin, à Paris, 1660, in-fol. Voy. Richard et Giraud.

GNAPHÉE. Voy. Foulon, n" III.

GNESEN ou GENESNE {Gine-ma et Limiosaleus), ville archiépisc. et primatiale de la Pologne, située dans le palatinat de Kalisch, entre Posma et Thorn. Avant le xv« et au xv" siècle , on a tenu plusieurs conciles dans cette ville. Voy. Regia, tom. XIX, XXIX. Labbe, tom. XII. Le P. Mansi, tom. I, col. 1215, 1216; tom. II, col. 814. Richai'd et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXX, p. 244 et suiv. Le Diction, de la t/iéol. cuthol.

GNIDE, promontoire de l'Asie Mineure situé vis-à-vis de l'ilede Crète, et devant lequel passa saint Paul lorsqu'il se rendit en Italie pour se présenter à Néron. Quelques auteurs ont cru qu'il s'agissait de l'ile de Gnide, située entre le promontoire de Gnide et l'ile de Crète. Voy. Actes, xxvii, 7.

GNOITE {Gnoita), secte hérétique issue des

Nestoriens; saint Grégoire le Grand en fait mention dans ses Lettres.

GNOSE, mot grec qui signifie proprement connaissance, savoir, science, et, dans un sens plus éiendu, science parfaite, connaissance supérieure, transcendante, mystérieuse. Le système ou l'ensemble des doctrines philosophiques et des croyances religieuses qui constituent la gnose se nomme gnosticisme, et celui qui professe ce système s,' ApyeWe gnostiquc. Dans les anciens auteurs ecclésiastiques , et particulièrement dans Clément d'Alexandrie, ces trois termes se prennent quelquefois en bonne part; mais, le plus souvent, ils sont employés dans un mauvais sens. C'est une question parmi les savants de savoir si les gnostiques étaient une secte particulière, ou si l'on n'appelait pas ainsi toutes celles qui se piquaient d'enseigner une doctrine élevée et difficile. Il est certain que les Pères et les auteurs ecclésiastiques ont donné ce nom à plusieurs hérétiques des premiers siècles, tels que les Nicolaïtes, les disciples de Sjmon, les Carpocratiens, etc. Cependant saint Épiphane, saint Augustin, etc., nous parlent des gnostiques comme d'une secte particulière qui avait pris ce nom parce qu'elle croyait entendre mieux l,es choses divines que les autres sectes. Saint Épiphane surtout parle des gnostiques comme d'une secte qu'il connaît et qui avait une doctrine particulière. Voy. saint Irénée, 1. IV, c. v et XVII. Saint Épiphane, Hœres. xxvi, xxvii, XLVi. TertuUien, in Scorpiac. Saint Augustin, Hœres. vi. Eusèbe, Hist., \. IV, c. vu. Pluquet, Diction, des hérésies. Bergier, Diction, de théol. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif., qui indique les différentes branches des gnostiques. VEucyclopéd. cathol., qui fait un exposé assez développé des doctrines du gnosticisme. Le Diction, de lu théol. cathol.

GNOSIMAQUE (Gnosimachus), mot dérivé du grec, et qui signifie ennemi de la science. C'est le nom donné au vu* siècle à des hérétiques qui rejetaient l'étude de l'Écriture sainte et toute science religieuse, parce que, disaient-ils, pour être sauvé , il faut bien vivre, et non pas être savant. Ils abusaient, comme on le voit, d'un principe qui est vrai. Voy. saint Jean Damase, tit. Gnosmachi, hœres. 88, c. vu. Sandère, Hœres. 121. Baronius, Annal., ad ann. 68, 120, 145. Bergier, Diction, de théologie. Gaet. Moroni, vol. XXXI, p. 247.

GNOSSUS ou GINOSA, ancienne ville éçisc. située au diocèse de l'IUyrie orientale, érigée en évêché au v« siècle , sous la mêtiopole de Gortyne. On en connaît quatre évêques , dont le premier, Pynitus, est mis par saint Jérôme au nombre des écrivains ecclésiastiques. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 264. Do Commanville , /'" Table alphabet., p. 113. Gaet. Moroni. vol. XXXI, p. 247.

GNOSTICISME. Voy. Gnose.

GNOSTIQUE. Voy. Gnose.

GOA, ville archiépisc. des Indes orientales située dans le royaume de Décan, dans la presqu'île de l'Inde. Ce siège a été établi par le pape Paul IV. De l'an 1567 à l'an 1585, on a tenu trois conciles à Goa. Voy. Sousa, Oriente conquistado, part. II. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXI, p. 249 et suiv. Le Diction, de la théol. cathol. ..^«„„

I. GOAR ou GOVERS, GEVERS, GOUVRE, GUÈVRE (saint), solitaire, né dans l'Aquitaine vers l'an 585, mort le 6 juillet 649, se retira dans le diocèse de Trêves , et, vers l'an 618, il y batit une cellule, avec une petite chapelle, sur le ruisseau de Vochara. Il y passa plusieurs an-

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