GOTS
GOLI
figure dans la Genèse (x, 2) comme un des fils de Japheth , et saint Jean , dans l'Apocalypse (XX, 7), nous donne GogetMagog comme deux personnages, sous les noms desquels il désigne probablement les ennemis de Dieu et de son Église. Quant au protjhète Ézéchiel, il entend probablement aussi sous les noms de Gog et de Magog les nations ennemies du peuple de Dieu, qu'il prédit devoir être vaincues et massacrées sur les montagnes d'Israël (xxxviii, xxxix). Le sentiment le plus probable est que le prophète désigne ici les peuples des provinces septentrionales de l'Asie Mineure, qui se trouvaient en grand nombre dans les armées des rois de Syrie, et sur lesquels les Juifs remportèrent de grandes victoires sous les Machabées, Voy. les interprètes sur Ézéchiel et sur l'Apocalypse ^ et Compar. Magog.
G06UET (Antoine-Yves), jurisc, né à Paris en 1716, mort l'an 1758, fut conseiller au parlement, et étudia spécialement l'histoire du droit. Il écrivit, en collaboration avec Fugère, un ouvrage intitulé : De l'Origine des lois, des arts et des sciences , et de leurs progrès chez les anciens peuples: 1758, 3 vol. in -4"; 1759, 6 vol. in -12; 1778, 6 vol. in-12; 1809, 3 vol. in-8"; trad. en anglais; 1775, 3 vol. in-S". Parmi les dissertations qui accompagnent ce livre, nous citerons celle qui est intitulée : Sur l'Authenticité et l'antiquité du livre de Job. Voy. le Journ. des Savants, 1758, mars, mai, juin, juillet. Fréron, Année littéraire, 1758, tom. IV, p. 278. Feller, Biogr. univers La Nouv. Biogr. génér.
GOHARD, archidiacre et vicaire général de Noyon, qui vivait au xviiie siècle, a publié un Traité des bénéfices ecclésiastiques, dans lequel on concilie la discipline de l'Église avec les usages du royaume de France; Paris, 1765, 7 vol. in-4o. Si l'auteur n'a pas atteint son but, il a fait au moins des efforts pour y parvenir; et si son ouvrage n'est pas d'une grande utilité aujourd'hui, puisque les bénéfices proprement dits n'existent plus en France et que les usages du pays ont beaucoup changé, il peut servir dans une foule de cas comme document historique. Voy. l'abbé André, Cours alphabet, de droit canon, tom.V, p. 438.
GOÏ ou GOY, au pluriel GÔÏM ou GOJIM , GOYIM, terme hébreu qui signifie proprement nation, nations, gentils. Les Juifs ont coutume, lorsqu'ils parlent entre eux, d'appeler ainsi les chrétiens, et les femmes chrétiennes Go'iu ou Goja, Goya, au plur. Gdioth ou Gojoth, Goyoth, nom qu'ils donnent en général à tous les incirconcis. Ils appellent le christianisme Gdiouth ou G()iuth, c'est-à-dire Gentilité, sans distinguer les chrétiens des gentils et des idolâtres. Voy. D. Calmet, Diction, delà Bible, et Compar. Gentil, n"I.
GOÏA. Voy. l'art, précédent.
GOILLE (Gollia), abbaye de l'Ordre de Saint- Augustin située près de Salins, au diocèse de Besançon. Elle fut fondée fan 1207 par Gauchet, seigneur de Salins. Voy.\aGallia Christ., t. III, vet. edit.
GOÏM et GOÏOTH, GOIOUTH. Voy. Goi.
GOISKE. (Jean-Philippe KNEYLN-ROSEN- STAND), homme d'état, né à Copenhague en 1754, mort en 1815, étudia la théologie a l'université de Copenhague. Ses principaux ouvrages sont : 1» Raisonnement d'un laïque sur les Pensées d'un ecclésiastique expérimenté au sujet de l'Essai liturgique, ouvrage de Bastholm; Copenhague, 178o; — 2» Essai d'un traité de la religion chrétienne , ibid., 1790. Voy. la. Nouv. Biogr. génér.
GOÏUTH. Voj/. Goi.
GOJA. GOJliW, GOJOTH. Voy. Goï.
GOLAIN ou GOLEIN (Jean), de l'Ordre des
Carmes, né à Basqueville, en Normandie, en 13-20, mort à Paris en 1403, professa la théologie à Paris et devint prieur du couvent de Rouen, puis provincial de son Ordre. Il a laissé : 1" Super Magistrum Sententiarum ; — 2» Super officio Missœ; — 3» Qucestiones variœ, etc. Charles V le chargea de traduire quelques ouvrages latins, tels que le Rationale divinorum Officiorum de Guillaume Durand et une Histoire des Papes. Voy. Trithème, De Scriptor. eccles. Du Boulay, Hist. Universitat. Parisiensis. Fabricius, BMioth. lat. mediœ œtatis. P. Lucius, Carmelit. Bihiioth. D. Rivet, Hist. littér. de la France. La Nouv. Biogr. qénér., art. Golein.
CfOLÀN. Voy. Gaijlan.
GOLDAST DE HEIMINSFELD (Melchior), docteur en droit, né à Esperi, en Suisse, l'an 1576, mort à Giessen l'an 1635, fut conseiller du prince de Weimar, puis chancelier du landgrave de Hesse-Darmstadt. Parmi ses ouvrages nous citerons : Monarchia S. Romani imperii, sive Tractiitus de jurisdictione imperinii et ponh/îaa ,• Hanau et Francfort, 1611-1615, 3 vol. in-fol.; collection d'un grand intérêt pour tous ceux qui veulent approfondir les démêlés des deux puissances au moyen âge; — 2» Poiitica imperialia, seu Acta publicu et Tracta tus de Ini' peratoris, PontiHcis, Electorum et Imperii Ordinum Juribus; Francfort, 1614, in-foi. Un premier décret de la Sacrée Congrégation de V Index, en date du 23 août 1634, a condamné cet ouvrage; un second décret daté du 4 mars 1709 a prohibé tous les autres écrits de Goldast. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
GOLDHAGEN (Hermann), jésuite, né à Mayence en 1718, mort l'an 1794, professa la théologie dans plusieurs maisons de son Ordre, et devint plus tard conseiller ecclésiastique. Il a publié : 1» un Journal religieux extrait d'anciens et récents auteurs nui ont défendu la religion chrétienne: 1778-l'y94; — 2» Rhetorica explicata et adplicafa ad eloauentiam civilem et ecclesiasticam ; Mayence, 1753, in-S"; Francfort, 1760; — 3° Lexicon grœco -latinum recensens po~ tiora Novi Testamenti graeci uoea6w/«; Mayence, 1753, in-8"; — 4' Meletema biblico-philologicum de religione Hœbreorum sub lege naturuli; ibid., 1759, in-80; il a laissé, en outre, beaucoup de dissertations sur l'Écriture sainte. Voy. la Nouv. Biogr. qéitér.
GOLDMANN. Voy. Chkysander.
GOLFF. Voy. Gengon.
GOLGOTHA. Voy. Calvaire, n» I.
GOLIATH, géant fameux né à Geth, une des cinq satrapies des Philistins , vivait au xi« siècle avant J.-C; il avait environ douze pieds et demi de haut, et il fut tué par David. Voy. I Rois, 17.
II. GOLIATH, autre géant qui fut tué par Adeodatus , fils de Jaïr de Bethléhera. Voy. II Rois , XXI , 19.
GOLIUS (Pierre), orientaliste, frère de Jacques Golius, autre orientaliste, né a Leyde, vivait au XVII' siècle. Élevé dans le protestantisme , il se convertit et entra dans l'Ordre des Carmes déchaussés, en prenant le nom d^ Célestin de Sainte-Liduvine. Il alla prêcher l'Evangile aux Mahométans, et fonda dans le Liban, à Mar-Élia,un couvent de son Ordre. Il a laisse : 1" une traduction arabe de l'Imitation de Jésus- Chris i ; Rome, 1664; — 2° La Vie de sainte Thérèse, tvaà. de l'espagnol en arabe; — 3» Recueil de Paraboles et de Senleiices tirées de divers écrirvains arabes, trad. en latin. Vuy. la BiblioUi.
GOMM