GOND
Scriptor. Cnt^melit. exca/ccat., Bordeaux , 1730 , in-40, p. 77, 78, 165 etsuiv. Foppens, Biblioth. Belqica. Richard et Giraud.
GOLLIA. Voy. Goille.
GOMAR (François), protestant, né à Bruges en 1565, mort à Groningue en 1641, se fit recevoir docteur en théologie à Heidelberg; de Tan 1587 à l'an 1593 il remplit les fonctions de pasteur de l'église llamande de Francfort, et, l'an 1594, il fut nommé professeur de théologie à Leyde. Il prit la défense du système de Calvin sur la prédestination, contre Arminius, son collègue. Ses principaux ouvrages sont : 1" Explicatio doclrinœ orthodoxœ de Providentia divina: Leyde, 1597, in-8''; — 2° Spéculum verœ Ecclesiœ Christi; Hanovre, 1603, in-S»; — 3» Examen controversiarum de genealogia Christi; Groningue ,
1631, in-80; — 4" Dissertatio de Evangelio Matthœi, quanam lingua sif scriptum: Groningue,
1632, in-S». Ses Œuvres théologiques complètes ont paru à Amsterdam, 1644, in-fol., et 1664, in-fol. Voy. Brandt, Hist. de la réforme des Pays- Bas, tom. II. Bossuet, Hisi. des variât., 1. XIV. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér..i et Compar. Gomaristes.
GOMARISTES, secte de théologiens parmi les calvinistes, laquelle tire son nom de Gomar, dont il est question à l'article précédent. Ils soutenaient avec Calvin, contre les Arminiens, que Dieu prédestine également les élus à la gloire , et les réprouvés à la damnation ; qu'il produit dans l'homme le crime et la vertu, parce que l'homme est sans liberté et déterminé nécessairement dans toutes ses actions. Voy. Bergier, Diction, de the'ol. Pluquet, Diction, des hérésies, art. GoMAR , et Compar. Arminiens.
GOMBAUT. Voy. Guinebaud.
I. GOMER, fils de Japhet, fut, selon Joseph, le père des peuples de la Galatie, et, selon d'autres, le père des Phrygiens ou des Cimbres. Voy. Genèse, x,2, et les commentateurs sur ce passage.
II. GOMER, fille de Débelaïm et femme du prophète Osée. l'o//. Osée, i, 3.
GOMEZ(Luiz),nc à Origuela,dans le royaume de Valence, mort en 1543, fut successivement auditeur de Rote, directeur de la Pénitencerie,
Suis évoque de Sarno, dans le royaume de iaples. Ses principaux ouvrages sont : l" In régulas cancellariœ apostolicœ commerdaria ; Paris, 1546; Lyon, 1557; Venise, 1575, in-4"; — 2" Decisionum Rotœ iibriduo; Lyon, 1546, in-4", et 1633; cet ouvrage se trouve aussi dans le Tractatus tractatuum , publié par ordre de Grégoire XIII, tom. XX. Voy. Andraeas Schottus , Hispanœ Biblioth. Ughelli, Itulia Saci^a, t. VII. Nicolas-Antonio, Biblioth. Hisp.
GOMINE est la même chose que GAUMINE. Voy. ce dernier mot.
GOMMARC (Jean), protestant, né probablement à Verteuil, en Saintonge, entre 1625 et 1630. Il fut nommé professeur de philosophie à l'académie protestante de Puylaurens. On a de lui : i" De Meditatione Christi et prœdestinati me; Puylaurens, 1668, in-4o; — 2o De Scientia Dei quam Jesuitœ mediam vive hypothecam vocant; ibid., 1670, in-40;— 3° De Natura Fidei; ibid., 1671, in-4»; —4» De Ortu Fidei; ibid., 1672, in-4''. Voy. la 'Nouv. Biogr. qénér.
GOMMER ou GUMMAR (saint), en latin Gummarus, né dans le Brabant, mort le 11 octobre 774, suivit Pépin en Italie; et ayant appris, à son retour, les injustices dont sa femme s'était rendue coupable, il les répara, puis il se retira dans un ermitage situé à Ledo, aujourd'hui Lire, entre Malines et Anvers. Il y passa dix ans
dans la prière , le silence et la charité. On honore sa mémoire le 11 octobre. Voy. Surius. Richard et Giraud.
GOMOR , en hébreu hômer ou hiscsçârôn, mesure creuse pour les matières sèches , et qui formait la dixième partie de Véphû. Elle tenait la quantité de manne attribuée à chaque personne pour sa nourriture journalière. Elle est égale à environ trois pintes de Paris. Voy. J.-B. Glaire, Introduction histor. et crit. aux livres de l'Ane, et du Nouv. Testament, tom. II, p. 199.
GOMORRHE, la plus septentrionale des cinq villes de la Pentapole. Elle fut consumée par le feu du ciel, en punition de ses crimes. Voy. Genèse, xix, 24.
GOMPHI, ville épisc. de Thessalie située au diocèse de l'Illyrie orientale , et érigée en évêché au vi« siècle, sous la métropole de Larissa. On n'en connaît qu'un évèque, Euslathe, qui est mentionné dans la requête présentée au concile romain sous Etienne II. Voy. De Commanville, 1^" Table alphabet., p. 113. Richard et Giraud. Gaèt. Moroni, vol. XXXI, p. 261.
GON (saint). Voy. Godon.
I. GONÇALEZ (Pierre), dominicain, né à Astorga, dans le royaume de Léon , vers l'an 1190, mort à Tui le 15 avril 1240, fut comblé de bénéfices par l'évèque d'Astorga, son oncle maternel. Plein d'orgueil, il se montra en public pour obtenir les acclamations de la foule; mais il fut victime d'un accident qui lui attira les railleries du peuple. Il résolut dès lors de renoncer au monde, et il entra chez les Dominicains, où il devint un modèle de vertu. Il se livra à la prédicaHon, opéra de nombreuses conversions, et, appelé à la cour d'Espagne, il réforma les mœurs des courtisans. Il annonça ensuite l'Évangile aux peuples des Asturies et de la Galice, et cette pieuse tâche remplit les dernières années de sa vie. Innocent IV le mit au rang des bienheureux en 1254, et les matelots espagnols, qui le nonnnèrent san Elmo ou saint Elme, le regardent comme leur patron. Sa fête a été fixée au 14 avril. Voy. Bollandus. Le P. Touron, Hist. des Hommes illustr. de l'Ordre de S.-Dominique. t. I, p. 49. Richard et Giraud.
II. GONÇALEZ D'AMARANTHE (Le bienheureux), dominicain, né dans le diocèse de Brague en 1187, mort le 10 janvier 1259, fut d'abord curé de Saint-Pélage. Pressé du désir de visiter les lieux saints, il mit à sa place un neveu qu'il avait élevé lui-même; mais, à son retour, ce neveu ne voulut pas lui rendre sa cure, et Gonçalez se retira dans un lieu nommé Amaranthe, d'où il ne sortait que pour évangéliser les peuples de la campagne. Il prit l'habit de Saint- Dominique, et, après sa profession, il retourna à son ermitage, où il termina ses jours. Pie IV le béatifia en 1560. Voy. Bollandus. Le P. Touron, Hommes illustr. de Saint-Dominiq., tom. I,
G0NDISA60R ou GONDISAFOR, ville épisc.
et métropolitaine de la province du même nom, au diocèse de Chaldée, située au delà du Tigre. D'après Assemani, on la nommait aussi Beth- Laphat ou Lapeth, et les catholiques y ont tenu plusieurs conciles. Elle a eu trente-huit évêques, dont le premier, Agapet, porta au 11* siècle une lettre aux Orientaux, de la part d'un concile tenu en Occident. Voy. Assemani , Biblioth. Orient., lorn. I, p. 13; tom. II, p. 497. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXI, p. 261, 262.
I. GONDON ou GONDOU,GONDULFE (saint), évèque de Maëstricht, mort le 26 juillet 617, appartenait à une famille noble et puissante de la basse Austrasie. Unissant la doctrine à la
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GONT
piété, il travailla avec zèle à l'instruction de son peuple. 11 mourut après sept ans d'épiscopat. On honore sa mémoire le 16 juillet. Voy. Henschenius, Dissert, des évêques de Tongres, de Maësfricht et de Liège, tom. VII du mois de mai.
II. GONDON-LÈS-MONTASTRUC {Gondonium juxta Montem Austrudis), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, puis de la congrégation de Citeaux, située au diocèse d'Agen, près de Monlastruc. Elle fut bâtie au xii« siècle par les soins du B. Géraud de Sala. Plus tard ce monastère donna naissance à celui de Fontaine-Guillaume, situé au diocèse de Bazas, et fut soumis à l'Ordre de Cileaux avec l'abbaye de Godouin, dont il dépendait. Voij. la GalL Christ., tom. II, col.
GONDOU. Voy. GoNDON,noI.
GONDRIN (Louis- Henri de PARDAILLAN de), archevêque de Sens, né au château de Gondrin en 1620, mort à l'abbaye de Chaulnes en 1674, était cousin d'Octave de Bellegarde, archevêque de Sens, dont il fut nommé coadjuteur en 16i5, et à qui il succéda l'année suivante. Il parut toujours avec distinction dans les assemblées du clergé, et il se montra en toute, rencontre le zélé défenseur des intérêts de l'Édise et de lépiscopat. Il a laissé : 1» un recueil de passages extraits de saint Augustin, et qui est intitulé : Augustinus docens catholicos et convincens Peluyianos ; — 2° des Lettres; — 3° Mandements et Ordonnances pastorales . On lui attribue : Lettres clioisies de saint Grégoire le Grand; Paris, 1676, in-12. Voy. Moreri, Diction. histor. Feller, Biogr. univers. La Nouv. [Biogr. génér.
GONDDLFE. Voy. Gondon, n» I.
GONET (.lean-Baptiste), dominicain, né à Béziers en 1616 , mort en 1681 , fut reçu en 1640 docteur de l'université de Bordeaux, et professa la théologie jusqu'en 1671, époque à laquelle il devint provincial. 11 a laissé : 1» Dissertatio theologica de probabilitate, in qua novorum casuistarum laxitates et Jansenianorum excessus ex doctrina D. Thomœ corriguntur et confutantur; Bordeaux, 1664, in-12; — 2" Clypeus theologiœ thomistico; contra novos ejus impugtiatores ; ibid., 1666, 1670; Paris, 1669, 5 vol. in-fol., et Lyon, 1681, 5 vol. in-fol., qui est la meilleure édition; — 3° Manuale Thomistururn , seu brevis theologiœ Cursus, dont la dernière édit. de Lyon, 1581, in-fol., est la plus exacte. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ordin. Prœdic, tom. II, p. 692. Le Journ. des Savants, 1665, p. 145 de la 1" édit., et 87 de la 2«; 1666, p. 339 de la 1« édit., et 203 de la 2«.
GONFALON ou GONFANON , grande bannière d'étoffe découpée par le bas en plusieurs pièces pendantes, dont chacune se nomme /««o«. C'est ainsi qu'on appelait autrefois les bannières des églises qu'on arborait lorsqu'il fallait lever des troupes et convoquer des vassaux pour la défense des églises et des biens ecclésiastiques. Les couleurs de ces bannières variaient suivant la qualité du saint ou du patron de l'église ; elles étaient rouges pour un martyr, vertes pour un évêque, etc. En France, ces bannières étaient portées par les avoués ou défenseurs des abbayes ; ailleurs par des seigneurs distingués appelés gonfaloniers. Quelques écrivains prétendent que de là est venu l'usage des bannières ou'on porte aujourd'hui dans les processions. Dans les auteurs de la basse latinité , ces bannières sont nommées portiforium. Il y a une confrérie du Gonfulon ou Confulon. Voy. CoN- KALON. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier, Diction, de tliéol.
GONFALONIERS. Voy. Gonfalox.
GONNELIEU (Jérôme de), jésuite, né à Soissons en 1640, mort à Paris en 1715, acquit de la réputation comme prédicateur, et travailla avec zèle au salut des âmes. On a de lui : 1° Exercices de la vie intérieure; Paris, 1701, in-12 ; — 2° De M Présence de Dieu, qui renferme tous les principes de la vie intérieure; ibid., 1703, 1709, in-12; — 3° Méthode de bien prier; ibid., 1710, in-12; — 4" Pratiques de la vie intérieure, ou Devoirs que tout chrétien doit rendre à Dieu pour mener une vie chrétienne et se sauver dans le monde; ibid., 1710, in-12; — 5° Instructions sur la confession et la communion; ibid., 1710, in-12, et 1713; — 6" /> Sermon de Notre-Seigncur à ses apôtres après la cène, avec des réflexions; ibid., 1712, in-12; — 7° L'Imitation de Jésus-Christ, trad. en français, avec des pratiques et des prières ; Nancy, 1*712, in-12. On attribue généralement cette traduction au P. Gonnelieu ; mais elle est de Jean Cusseu; le P. Gonnelieu n'est réellement l'auteur que des prières et des pratiques qui se trouvent à la tin de chaque chapitre; — 8" Nouvelle Retraite de huit jours, à l'usage des personnes du monde et du cloître; ibid., 1736, in-12. Voy. D. Calmet, Biblioth. de Lorraine. Moreri, Diction, histor. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
GONON (Benoit), célestin, né à Bourg en Bresse, vivait au xvii» siècle. On lui doit plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : 1" Recueil latin des vies et des maximes des Pères d'Occident, avec quelques Vies des solitaires d'Orient; Lyon, 1625, in-fol.; — 2° Chronicon Deiparœ Virginis Mariœ; ibid., 1637, in -4»; — 3" Histoire de l'Eucharistie, en latin ; ibid., 1635 ; — 4° Schola sanctorum Patrum; in-S"; — 5" Histoire et tniracles de Notre-Dame -de-Bonne-Nouvelle aux Célestins de Lyon ; Lyon , 1639 , in-12. Voy. Richard et Giraud
GONORRHÉE, sorte de maladie qui. chez les Hébreux, rendait un homme impur tant qu'elle durait. Ceux qui souffraient cette perte étaient obligés, le septième jour après leur guérison, de se laver dans l'eau courante , d'y laver leurs vêtements, leur ht, et tout ce dont ils s'étaient servis pendant le temps de leur incommodité , et le huitième jour ils devaient offrir deux tourterelles ou deux pigeonneaux, l'un en holocauste, l'autre pour le péché; et le prêtre priait pour eux alin qu'ils fussent purifiés. La gonorrhée qu'on se procurait par mollesse ou par quelque autre motif encore plus criminel était regardée comme une action abominable et digne des plus grands supplices. Les rabbins la mettent au rang des homicides. Voy. Genèse, xxxviii, 9-11. Lévit., XV, 1-3, 16, 18. Deutéron., xiii, 10. 1 Corinth., vi, 10. D. Calmet, Diction, de la Bible.
GONSALVE (Martin), imposteur, né à Cuença, vivait au xiv^ siècle. Il prétendait qu'il était l'archange saint Michel, à qui Dieu avait réservé la place de Lucifer, et qui devait un jour combattre l'Antéchrist. Son disciple, Nicolas le Calabrais, voulut, après la mort de Gonsalve , le faire passer pour le Fils de Dieu; il prêcha qu'au jour du jugement son maître délivrerait tous les damnés par ses prières. Gonsalve et Nicolas furent brûlés tous les deux. Voy. Natal. Alex., xive siècle. D'Ar^entré, Collect. Judic, tom. I, p. 576, ann. 1356.
GONTERY (Jean), jésuite, né à Turin en 1562, mort à Paris en 1616, fut un prédicateur et un controversiste très-distingué. On lui doit : 1» Correction fraternelle faite à M. Dumoulin , ministre du Ponf-Churenton; Paris, 1607, in-12; il y est question du baptême et des limbes, sous le pseu-
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des Papes et des conciles, du temporel des rois, du culte des images et de la croix; de l'Eucharistie, du célibat des prêtres et des indulgences. Ces écrits ont donné lieu à des réponses et à plusieurs ouvrages dans lesquels il est beaucoup parlé du P. Gontery; on peut les voir cités dans relier, Biogr. univers.
I. GONTHIER , poète latin du xiii* siècle. Voy. l'art, suivant.
IL GONTHIER, religieux de Saint-Amand, de la congrégation de Cluny, ilorissait vers 4160. Il a fait treize livres de la prière, du jeiîne et de l'aumône ; Bâle , 1504 et 1507. On lui attribue aussi la vie de saint Cyr et de sainte Julitte, écrite en vers. Voilà ce que disent Richard et Giraud , en citant à leur appui Sigebert. De Scriptor. écoles., cap. CLXVi. Valère- André, Biblioth. Belg. Dupin , Biblioth. desaut. ecclés., xii« siècle, part. II. Feller, au contraire , attribue, il est vrai, le Martyrium sancti Cyriaci et YHist. miraculorum sancti Amandi, insérée dans les Bollandistes , tom. II de février, à Gonthier, moine de Saint-Amand; mais il dit avec plus de vraisemblance que ce religieux est le même qui assista à la translation du corps de saint Amand en 1107, et fut témoin des miracles arrivés à cette occasion , et que l'auteur De Oratione, jejunio, eleemosyna, lihri XIII, Bàle , 1504 et 1507, in-4o, est Gonthier, poëte latin du xiip siècle , qui , de maître d'école , devint moine de l'abbaye de Paris, Ordre de Citeaux, dans le diocèse de Bàle , où il mourut le 11 mars 1223, après avoir composé aussi Hist. Constantinopolitana sub Balduino, circa annum 1203, insérée dans les Antiu. Lectiones de Canisius , Amsterdam, 1725, in-foL, tom. IV, à la fin.
GONTRAN ou GUNT-GRAMNE (saint), roi d'Orléans et de Bourgogne , né l'an 525 , mort le 28 mars 593, était fils de Clotaire I". Équitable , modéré, pacifique, il répondait à l'ingratitude par des bienfaits; il pardonna aux assassins que Frédégonde avait armés contre lui , répara le mal qu'avait fait cette princesse, et se montra toujours libéral envers les églises , respectueux à l'égard des ministres de la religion, et plein de charité pour les pauvres. Saint Grégoire de Tours, qui a écrit sa vie, dit qu'il a été témoin de plusieurs miracles que ce roi avait opérés de son vivant. On célètMre sa fête le 23 mars. Richard et Giraud.
I. GONZAGUE (Saint Louis de), né au château de Castiglione le 9 mars 1568, mort à Rome, au service des malades, en 1591, entra chez les jésuites le 2 novembre 1587, et s'y sanctifia en peu de temps par l'exercice de toutes les vertus, surtout par une grande pureté de mœurs et une ardente charité. Notre saint fut béatifié par Grégoire XV en 1621, et canonisé par Benoit Xlil en 1626. Sa Vie a été écrite par le P. d'Orléans, jésuite, et le récit de ses miracles se trouve dans le P. Cépario et dans les Bollandistes,
IL GONZAGUE (Lucrèce de), morte en 1576, fut très-malheureuse avec Jean-Paul Manfrone , qu'elle épousa à regret à l'âge de quatorze ans. Son mari se conduisit si mal, que le duc de Ferrare le fit mettre en prison, où il finit ses jours. A sa mort, Lucrèce ne se remaria point. On a recueilli et publié ses Lettres; Venise, 1552, in -12; on y a inséré jusqu'aux billets qu'elle écrivait à ses domestiques. Ce recueil est un monument de sa piété et de son esprit. Voy, Feller, Bioyr. unicers.