‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 961 sur 1220 · GORI · texte numérisé non relu

GORI

le chinois et le sanscrit. Outre ses ouvrages relatifs à la médecine et une Traduction du Songe de Salomon, en vers, il a laissé : i° Translation of the Book ofJob ; 181-2, in-S»; — ii» Translation of the Book of Proverbs ; 1822. Voy. la «Vo«i'. Bioar. génér.

GOODWIN (Tliornas), controversiste anglican, né à Rolesby en lOOi), mort en lt>79, devint en 16-28 prédicateur de léglise de la Trinité à Cambridge, et fut en grande faveur auprès de Cromwell, qui le nomma président du collège de la Jlagdeleine à Oxford. 11 a laissé de nombreux ouvrages consacrés à des controverses religieuses, et qui ont paru après sa mort en 5 vol. in-fol. Vog. 'VJood^Athenœ Oxonienses. La Nouv. Biogr. génér.

dOPHNA ou GOPHNITH . GUPHNA , cheflieu d"uiie des Toparchies de la Judée que Joseph joint ordinairement avec VAcrabatène. Eusèbe met Gophna à quinze milles de Jérusalem, en allant à Sichem ou Naplouse. Voy. Pline, 1. V, c. xrv. Joseph, De Bello Jud., 1. HI, c. iv; 1. V, c. VIII ; 1. VI, c. I. Euseb., Onomast., ad vocPharanx Botruûs. Reland, Palœsf.illuslr., p. 176, 191. 350, 351, 461, 493, 817. D. Calmet, Diction, de la Bible.

GOR ou GARRA, ville épisc. de la Mauritanie Césarienne, dans lAfrique occidentale. Un de ses évêques, Victor, assista au concile de Cartliase sous saint Cvprien.

GORCOME. Voy. Henri Gorcomk.

GORDE (saint), martyr, né à Césarée, en Cappadoce, vivait vers le iv* siècle. H fut d'abord capitaine d'une compagnie de cent hommes; mais ayant quitté le service durant la persécution de Dioclétien et de Maximien, pour se préparer au martyre par les jeûnes, les veilles et la prière, il alla se présenter aux païens de Césarée , qui , ne pouvant ni l'effrayer par leurs menaces, ni le gagner par la douceur, le condamnèrent à mort et lexécutèrenl sur-le-champ. Les Grecs et les Latins célèbrent sa fête le 3 janvier. Voy. Richard et Giraud.

GORDIEN (saint), martyr de Rome, était juge ou oflicier de justice. On lui présenta un prêtre nommé Janvier, pour qu'il le condamnât comme ministre de la religion chrétienne; ce saint homme adressa à Gordien un dist'ours dont celui-ci fut tellement touché, qu'il se lit baptiser lui et toute sa famille. Le préfet de Rome le condamna à mort et lui fit Iranclier Ja tète. Les Grecs célèbrent sa fête le y rnai. loj/, Bollandus.

L GORDON ou SAINTE-MARIE-DE-GORDON.

abbaye de l'Ordre de Citeaux située à une lieue de Gordon et à cinq de Cahors; elle était fille d'Obasine. Elle fut fondée par Guillaume de Gordon, et, l'an 1273, Grégoire X conlirma à l'abbé et aux religieux de Gordon les immunités et les privilèges dont ils avaient joui jusqu'alors. Voy. la Gall. Christ., tom. I, col. 187, nouv. édit.

II, GORDON (Jacques-Huntley), jésuite, né en Ecosse l'an 1543, mort à Paris en 1620, professa l'hébreu et la théologie à Rome, à Paris, à Bardeaux et à Pont-à-Moussou. Il fut employé dans plusieurs missions apostoliques en Anglieterre et en Ecosse, et il se montra toujours plein de zèle pour les intérêts de son Ordre. Il a laissé : Controversianim christianœ fidei Epitome; Cologne, 1620, in-4». Voy. Alegambe, De Scriptor. Societ. Jesu.

III, GORDON (Jacques-Lesmore), jésuite, né à Aberdeen en 1553, mort à Paris en 1641, professa la théologie , fut recteur des collèges de son Ordre à Toulouse et à Bordeaux, et devint confesseur de Louis XIII. On lui doit : 1° Bibiia

Sacra , rutn commentariis ad sensum litterœ et explicatione locorum omnium quœ in sacris Litteris obscitritatem habent, una eum textu Bibliœ; Paris, 1632, in-fol.;— 2» Theologiamoralis vniversa, VIIJ libriscomprehensa; ibid., 1634, in-fol.; — 3° Diatriba de catholica veritafe: Bordeaux, 1623, in-12; — 4» Opus chronologicum, annorum serietn,regnorum mutât iones, et rerum tota orbe gestarum memarabilium sedeni annumque, a mundi exordio ad nostra usque tempora, complectrns; Poitiers. 1613; Cologne, 1614, 2 vol. in-fol. Voy. Alesambe, De Scriptor. Societ. Jesu.

GORDORINIA, ville épisc. de la Phry^ie Salutaire, au diocèse d'Asie , érigée en évechê au IX' siècle, sous la métropole de Synnade. On n'en connaît qu'un évêque, Cyrique, qui assista au huitième concile général. Cette ville est menfionnêe dans la Notice de Léon.

GORDO- SERVI, ville épisc. de la seconde Bitliynie, au diocèse de Pont, sous la métropole de Nicée; les actes des conciles la mentionnent. Elle a eu trois évêques, dont le premier, Isidore, assista au sixième concile général. Voy. Richard et Giraud.

GORDUS, ville épisc. de Lydie, au diocèse d'Asie , sous la métropole de Sardes , et située entre le mont Sipyle et la rivière Hermus. Elle a eu cinq évêques, dont le premier, Jean, siégeait du iveauV siècle. Vug. Richard et Giraud.

GORET (Jacques), jésuite, qui vivait au xvni« siècle, a donné : L'Ange conducteur dans la dévotion chrétienne, réduite en pratique, en faveur des âmes dévotes, avec l'instruction des grandes indulgences- dont jouissent les personnes assoriées ù la confrérie de l'Ange gardien; nouv. édit., corrigée et augmentée de l'Office de la sainte Vierge, etc.; Lvon,1756, in-12.

GÔRGER (Michel), de l'Ordre des Minimes, mort en 1673, a laissé ; Bemarques sur les prophéties touchant les Pontifes Bomains, attribuées ù saint Maluchie; Abbeville, 1659.

GORGIAS , capitaine des armées d'Antiochus Épiphane, qui eut souvent à combattre avec Judas Machabée et ses frères. Voy. I Machab., 111,38. II Machab., xii, 32.

I. GORGONE (saint), martyT de Nicomédie, mort en 303, fut le compagnon de saint Dorothée, gouverneur des pages de la chambre de Dioclétien , soulfrit avec lui divers genres de supplices, et fut enlin étranglé. Sa fête est marquée au 9 septembre dans les Martyrologes d'Adon, d'Usuard, et dans le romain moderne.

II. GORGONE (saint), martyr de Rome, fut transporté l'an 764 dans l'abbaye de Gorze, par les soins de Chrodegand, évêque de Metz et fondateur de cette abbave.

GORGONIE (sainte), njorte à Icône, était fille de saint Grégoire de Nazianze, en Cappadoce, et de sainte Konne, et sœur de saint Grégoire de Nazianze le théologien. Pleine de piété, de modestie et d'humilité , elle obtint de Dieu la conversion de son mari, qui était païen, et elle fut guérie miraculeusement de deux maladies. Les Latins l'honorent le 9 décembre, et les Grecs, qui célèbrent sa fête ce jour-là, l'honorent encore le 23 février. Voy. Hermant, Vies de saint Basile et de saint Grégoire de Nazianze. Richard

GORI (Dominique), dominicain, né à Florence, mort en 1620, acquit une grande réputation par son éloquence, et professa la théologie dans les maisons de son Ordre. Il a laissé : 1» Considérations morales sur la vie de Jésus-Christ ; —'i'^ 1 »e du P. Sanctès Tosinio ; ces ouvrages sont écrits en italien. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ord. Prcedic, tom. II.

GORR

(iOSL

GORICE. Vojf. GoRiTZ, no I.

GORICHÈME. Vot/. Henri Gorco.me.

GORIN DE SAINT -AMOUR. Vorj. Amour, 11° m.

GORINI (. Joseph -Corio, marquis de), poëte dramatique, né à Milan vers la fin du xvii« siècle, outre ses pièces de théâtre, a publié : 1° Politica, diritto e reli(iione,per hen pcnsare e sciogliere vero dal /à/*o; Milan, 1742, 2 vol. in-4o; — 2" L'Vomo, trattato fisico- morale; Lucques, 1756, in-4"; ces deux ouvrages , de même que L'Uomo Jutilita, et Pax . ont été mis à Y Index (ûecr. S.-Ofiic. 19juliil759); — 3» lia e verità sui fondamenti délia morale crtstia?ia; Milan, 1761, 2 vol. in-12. Voy. Feller, Biogr. univerx. La Nouv. Biogr. qénér.

GORION ou BEN-GORION, GORIONIDES, c'est-à-dire Fils de Gorion (Joseph), que les Juifs appellent aussi Josippon, est le pseudonyme d'un écrivain qui a voulu se faire passer pour Flavius Joseph, et que beaucoup de rabbins ont en conséquence confondu avec lé célèbre historien, ce qu'ont fait aussi quelques auteurs chrétiens; mais il parait certain que Gorion est un simple compilateur du ix« siècle. Quoi qu'il en soit de cette question, il existe sous ce nom une Histoire des Juifs écrite en hébreu, et divisée en six livres. Il y a de cette histoire deux copies qui ont donné lieu à des éditions diverses. Elle a été traduite en latin , en allemand et en anglais. Gorion parle dans son histoire de plusieurs autres ouvrages qu'il donne comme étant de lui. Voy. de Rossi , Dizion. storico, tom. I, p. 149, IBUjetsurtoutWolf, qui,dans'safiîMo^^. Hebr., tom. I, n" 873, donne l'historique assez détaillé de Gorionides et de son Hisfoi7-e. La Nouv. Biogr. génér., qui donne un résumé du travail de Wolf.

I. GORITZ ou GORICE (Goritia), ville épisc. d'Allemagne située dans le duché de Carniole, et suffra^ante d'Aquilée; ce siège a été établi en 1751. La partie du Frioul autrichien qui dépendait autrefois du patriarcat d'Aquilée est maintenant soumise à l'évêque de Goritz. Voy. Nicole de la Croix, Géograph. mod., tom. ï, p. 534, édit. de 1756. Gaet. Moroni,vol. XXXI, p. 290 et suiv.

II. GORITZ (François-Antoine), capucin, né vers 1725 à Gorilz (Goritia), d'où il tire son nom, mort l'an 1784, se distingua par ses vertus autant que par son savoir. 11 professa pendant plusieurs années la théologie dans les maisons de son Ordre, et publia de savants ouvrages sur la morale, sur les monuments profanes et sacrés. Un des meilleurs ouvrages du P. Goritz est son Epitome theologiœ moralii in CCXXXIII tuhulis P. F. A.; Goritia, 1795; Venise, 1805; Paris, 1821, 1825, 1829. L'auteur étant mort avant d'avoir terminé son ouvrage, c'est un de ses confrères, le P. Jérôme, qui l'a revu et achevé. On trouve dans ce livre toute la théologie morale distribuée en tableaux, qui, pour chaque question, offrent d'un coup d'œil tout ce qui se rapporte à la pratique. Voy. Feller, qui, dans sa Biogr. univers., montre l'utilité de ces tableaux.

GORLA (Simplicius), barnabite milanais , né en 1643, mort en 1689, fut un célèbre prédicateur de son temps. On a de lui , en italien : 1° des Panégyriques ; Milan, 1690, in-S"; — 2» un Carême: Milan, 1690; Venise, 1709.

GORMAZ (Jean-Baptiste), jésuite, qui vivait au xviue siècle, a professé la théologie au collège romain, et a publié un Cours complet de théologie scholastigue ; YlOl , 2 vol. in-12.

GOÏIRAN (Nicolas de), dominicain, né dans le

Maine vers l'an 1230, mort vers l'an 1295, professa avec succès la théologie à Paris , et fut le confesseur de Philippe le Bel. On a de lui : 1» Commentaires sur les quatre Évangiles; Cologne, 1537, in-fol.; Anvers, 1617; — 2° Commentaires sur les sept Épitres canoniques; Anvers, 1620; — 3» Sujets de Sermons: Paris, 1509 et 1523; Anvers, 1620. Voy. le P. Échard,Sm>/or. Ordin.Prœdic, tom. I.

GORSCIUS (Jacques), né à Massovie, en Pologne, mort en 1581, a laissé : 1» Traité de la chute et de la justification de l'homme; Cologne, 1583; — 2° Remarques contre les théologiens de Wittemberg sur la réponse du patriarche Jérémie; ibid., 1587; — 3" un Apologétique pour la Trinité, contre Fraxen;\h'\à.,\^j^.

GORSEI (Théophy lacté), théologien russe , évêque de Kolomna, mort en 1788. On a de lui : 1° Orthodoxes orientalis ecclesiœ Dogmata ; Leipzig, 1784; — 2" Abrégé des dogmes chrétiens, en latin et en russe; Saint-Pétersbourg, 1792; cet ouvrage a été traduit en allemand et en français. Voy. P. Gagarin, De la Théologie dans l'Eglise russe. La Nouv. Biogr. génér.

GORTHA. Voi/. Zarzéla.

GORTHÉE était, selon les uns, disciple de Simon le Magicien, et, selon les autres, il fut un des sept premiers hérétiques qui, après l'Ascension de Jésus-Christ, corrompirent la doctrine de l'Eglise. Ils niaient la résurrection des morts, et combattaient le culte que les Apôtres et les chrétiens rendaient à Jésus-Christ. Voy. Théodoret, Hœret. fabul., 1. 1, c. I, Constit. Apost., 1. VI, c. VI.

GORTHÉNIEN {Gorthenus) Les Gorthéniens étaient une secte qui tirajt son nom d'un nommé Gorthœus. Selon saint Épiphane, elle existait parmi les Samaritains, et, selon d'autres, parmi les Juifs.

GORTINA ou GORTYNA , ville épisc. de l'île de Crète dans l'exarchat de Macédoine. Les Notices en font la métropole de l'ile entière. Elle fut ruinée par les Sarrasins vers l'an 823 , et le siège épisc. fut transféré à Candie vers le xi« ou xii» siècle. Son premier évêque, Tite, était disciple de saint Paul. Cortina est aujourd'hui un simple évèché in partibus sous l'archevêché de Candie, é%a\eme:\\\ in partibus. Voy. le Martyrol. roni., 4 janvier. Le Menai, grcèc. Sirlet., 25 août. De Commanville, /■"« Table alphabet.,r,. 114. Richard et Giraud.Gaet. Moroni, vol. XXXI, p.

GORZE (Gorzia), abbaye de l'Ordre de Saint- Benoît située à quatre lieues de Metz, fut fondée l'an 748 par saint Chrodegand, évêque de Metz, qui la mit sous la direction générale du chapitre de cette ville. Elle devint célèbre par la réputation de ses abbés et de ses religieux, et par son école d'Écriture sainte et de théologie. L an 1581 elle fut sécularisée, et, l'an 1621, unie à la primatiale de Nancy. En vertu de l'induit perpétuel de Clément IX, les rois de France avaient droit de nomination à cette abbaye , qui était séculière; au lieu de moines, il y avait une collégiale. Voy. La Martinière, Diction, géogr. Ri-

GOSBERT, abbé de Tergernsée, vivait au commencement du xi« siècle. Il a laissé quatre Lettres, que l'on trouve dans les Analecta, tom. IV.

GOSCELIN. Voy. Gocelin.

GOSEM, Arabe qui s'opposa avec quelques autres à Néhémie lorsqu'il entreprit de relever les murs de Jérusalem. Voy. II Esdras, II, 19.

GOSLAWSKI ou GOSLAVIUS (Adam de Bebelno), écrivain socinien, né en Pologne, vivait

GOTE

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