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IV. GRÂCE A DIEU (saint), Voy. Deo Gra

TIAS.

V. GRACE -DIEU (Gratin Dei), abbaye de r0rilj(> de Citeaiix, ue ia filiation de Clairvaux; elle était d"abord du diocèse de Saintes, mais elle appartint plus tard à celui de La Rochelle. Elle fut fondée du temps de saint Bernard par Guillaume, duc d'Aquitaine. Vog. Gallia Christ., tom. Il, p. 1397.

VI. GRlCE-DIEU (LA), abbaye régulière de l'Ordre de Citeaux située au diocèse de Besanion; elle était lille de la Ciiarité; sa fondation remonte au xii« siècle.

VII. GRÂCE -DIEU (LA), abbaye de l'Ordre de Prémonlré. IV»//. .If.an de C.\stelle (saint),

VIII. GRÂCE EXPECTATIVE , en matière bénéficiale, est une grâce qui consiste dans l'attente ou l'espérance de posséder un tel bénéfice. On appelle aussi cette grâce nvindat, parce que les Papes qui l'accordent mandent au collateur du bénéfice de ne le conférer qu'à l'ecclésiastique porteur des lettres apostoliques ou de son mandat de provisions , mandati de providendo. On l'appelle enfin réserve, parce que le Pape donne ordinairement l'expectative des bénéfices qui lui sont réservés avant qu'ils soient vacants, ou parce que les réserves sont une suite des mandats. Vdi. Expectative.

GRACIAN A MATRE DEI (Jérôme), de l'Ordre des Carmes réformés de Sainte-Thérèse, né â Valladolid en 1545, mort à Bruxelles l'an 1(^4, se fit recevoir docteur en philosophie et en théologie, et devint un prédicateur distingué. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° Estimulo de lu Piopagncion de la Fe; Lisbonne, 1586; Bruxelles, IGOJ; — 2" Cerco espiritual de la coficiencia tentada ; Rome, 1596, in-S"; — 3° Tratado del Juhileo del aho santo; 1600, in-8°; — 4° Camino del Cielo , o mgstica Teulogia de S. Bueneientura, con declaraciones ; Madrid, 1601; Bruxelles, 1609; — 5** Vida del Aima, libro que irata de la Irnitacion de Christo; Bruxelles, 1609. Vog. la Nouv. Biogr. géne'r., qui indique plusieurs autres écrits de Gracian.

GRADE. Vot/. Gr.^do.

I. GRADENIGO (Jean-Augustin), bénédictin, né à Venise en 1725, mort l'an 1774, professa le droit canon à Mantoue, et devint évéque de Chioggia, puis de Ceneda, Archéologue et biographe distingué, il a laissé un grand nombre d'ouvrages , parmi lesquels nous citerons : l" Epistoke pastorales et sermones familiares ad clerum et populum Clugiensem; Venise, 1770, in-4'>; — 2° Vita del vener. servo ai Dio don Gianibutista Sani, patrizio Veneto; ibid., 1761, in-fol. Voy. la yoiir. Biogr. gêner.

II. GRADENIGO (Jean -Jérôme), de l'Ordre des Théatins, né à Venise en 1708, mort en 1786, occupa d'abord plusieurs chaires au séminaire de Brescia, et aevint en 1766 archevêque d'Udine. Ses principaux ouvrages sont : 1" S. Gregorius Ma g nus , pontifex maximits, a crimi-' nattonibus Cusimiri Ouaini vindicatus, etc, ; Rome, 1753, in-8"; réimprimé dans les Œuvres de saint Grégoire, édit, de Venise, tom. XVI; — 2» Lettera istorica critica sopra tre punti cancernenti la questione del prohahilis^mo e probubiliorismo; Brescia, 1750, in-i"; — 3" Brixia sacra, seu pontificum Brixianomm séries; ibid., 1755, in-40;— i° Le Cure pastorali ; Udine,1756, 2 vol. in-fol.; — 5" Tiaru et purpura veneta; Brescia, 1761, iu-4o; — 6» De Siclo argenteo Hebrceorum ;

Rome, 1766. Voy. le Journ. des Savants, 4755, p. 186. Richard et Giraud. La Xouv.Bioar. çénih\ GRADES EN THÉOLOGIE, terme qui, en matière bénéficiale, s'entend des degrés que l'on obtient dans une université, afin dé pouvoir requérir les bénéfices dans les mois affectég aux gradués. Compnr. Degrés, n» IV.

I. GRADI ou GRADIO (Etienne), en latin Stef)hanu,s Gradius , abbé de Saint-Côme et d« Saint-Damien, né à Raguse en 1613, mort à Rome en 1683, devint consulteur de la Congre» gation de l'Index et conservateur de la bihlio» thèque du Vatican. Ses principaux ouvrages sont : 1" Disputatio de opinione prohabili cum P. Onoruto Fabri theologo: Rome, 1678, in-4o'

— 2" Oratio pro eligendo Sumrno Pontifice ua S. R. E. cardinales anno 1667; Rome, 1667; — . 3" Festinatio B. Virginis Elisabetham invùentis, etc.; 1631. Voy. le Journ. des Savants, 1679, p. 96, l" édit., et p. 55. 2" édlt.

II. GRADI (Jean), en latin De Gradibus,jnrisc. français, vivait du xv« au xvi» siècle. Parmi ses divers ouvrages nous citerons : 1» Biblia latina, cum cotuiorduntiis Veieris et Nom Testamenti atque juris canon ici; Lyon, 1515, in-fol.;

— 2" Biblia latina, cum concorda ntiis ; accédant ex XX de antiquitutihus .losepln auf/toritutes; ibid., 1516, 1520, 1521, 1525, 1527; Cambrai, 1522, in-fol. Voi/. la Nouv. Biogr, génér,

GRADIO. Voi/. Gr.\di, W' I.

GRADO ou GRADE, GRAO, siège patriarcal du Frioul, situé dans une ile du même nom de la mer Adriatique. A l'époque où la ville d'Aquilée, ayant été ruinée parles Lombards, n'offrait plus un asile paisible à ses patriarches, ceux-ci s'établirent à Grado. Élie, patriarche d'Aquilée, demanda donc au Pape que son siège fût transféré à perpétuité dans cette ville; mais le concile, assemblé à ce sujet, n'y consentit pas. Lorsque les empereurs dOrient eurent repris la côte maritime de Venise et de llstrie, ils obtim-ent du Pape qu'il nommât à Grado un évéque catholique, qui serait appelé patriarche comme celui d'.'\quilée ; mais, 1 an 1541, Nicolas V transféra ce siège, avec tous ses droits, à Venise. Un concile a été tenu à Grado en 1330. Voy. Ughelli, Italia Sacra, tom. V, p. 1079. Le P. Mansi, tom. II, col. 431 et 432. Richai'd et Giraud.,

GRADUÉ, celui qui a pris des degrés dans une université. Il y avait autrefois quatre sortes de gradués : \"\es gradués simples, c'étaient ceux qui n'avaient que les lettres de leurs degrés, avec leur attestation du temps d'étude ; 2" les gradués nommés, c'étaient ceux qui avaient les lettres de nomination de leur université, et qui pouvaient requérir et recevoir des bénéfices; 3" les gradués séculiers ; 4" les gradués réguliers. Il y avait, en outre, les gradués de grâce, qui, ayant la capacité requise pour les degrés, avaient été dispensés du temps d'étude et de quelques exercices ordinaires , et les gradués de privilnge, qui recevaient du Pape une dispense du temps d'étude, des examens et des autres exercices. Ces derniers n'étaient pas capables de bénéfices dont les titulaires avaient juridiction et charge d'âmes. Comme aujourd'hui il n'y a plus en France de facultés de théologie canoniquement instituées, et que par conséquent les grades n'ont aucune valeur canonique, il est tout naturel qu'on puisse posséder les offices ou les dignités ecclésiastiques sans être gradué, i oy, Richard et Giraud, qui traitent fort au long les diverses questions qui se rattachent aux grades, et l'ancienne législation relative aux gradués, Voy. aussi le Diction, ecclés, et canon, portatif.

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