GOUV
GOYE
Diction, hisior. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Bioyr. génér.
GOUSSE (stliqua), mot que les plus habiles interprètes ont traduit par caroubes ou caroudes, fruit d'un arbre d'Egypte qui porte le même nom ; on en tirait »ine liqueur fort en usage dans la Syrie et dans l'Egypte , et on donnait le marc aux porcs. Vot/. Luc, xv, Iti.
GOUSSENCOURT (Matthieu de), célestin, né à Paris en 1583, mort en 1660, a laissé : Le Martyrologe des chevaliers de l'Ordre de Saint- Jean de Jérusalem ou de Malte; Paris, 1643 et 1654, 2 vol. in-fol. Voy. le P. Becquet, Histoire des Célcstins de la congrég. de France; Paris, in-4°, p. 203.
GOUSSET (Jacques), en latin Gussetius, protestant, né à Blois en 1635, mort à Groningue en 1704, fut ministre à Poitiers, puis professeur de théologie et d'hébreu à Groningue. Il a laissé : 1" Considérations théologiques et critiques contre le ttrojet d'une nouvelle version française de la Bible; Amsterdam, 1698, in-12; — 2° Dissertations des controverses judaïques; Dordrecht, 1699 ; — 3° Jesu Christi, Evan^eliique veritas demonstrata in confutatione libri Chizzuk Emouna; Amsterdam, 1712, in-4"; — 4» De viva deque mortua Fide, doctrina Jacobi apostoli evoluta, etc.; ibid., 1696, in-8"; — 5" Commentarii linguœ hebruicœ ; c'est un Diction, hébreu, dont la meilleure édition est celle de Leipzig, 1743, in-4"; — 6" plusieurs autres ouvrages indiqués dans la î^ouv. Biogr. génér. Voy. Nicéron, Mémoires, tom. II et X. Le Journal des Savants, 1702, n" 40.
GOUTIÈRE ou GUTHIER (Jacques), en latin Guiherius, avocat au parlement de Paris, né à Chaumont en 1568, mort en 1638, a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : i" De veteri Jure pontificio urbis Romce; Paris, 1612, in-12; — 2° Spécula ad J. Leschasserii J.-C. observaiionem de Ecclesiis suburbicariis ; ibid., 1618, in-4". Voy. la JVomu. Biogr. génér.
GOUTTES (Jean-Louis), évéque d'Autun, né à Tulle en 1740, mort à Paris en 1794, fut.d'abord curé aux environs de Bordeaux, puis à Argilliers; député aux états généraux en 1789, il se prononça en faveur de la cause populaire, et appuya la motion de Talleyrand-Périgord pour la mise en vente des biens du clergé. En 1791, Gouttes succéda à Talleyrand sur le siège d'Autun ; mais s'étant opposé à la destruction radicale du culte , il devint suspect, et il fut condamné à mort. Ses principaux ouvrages sont : 1» Théorie de l'intérêt de l'argent tirée des principes du droit naturel, de la théologie et de la politique, contre l'abus de l'imputation de l'usure; Pans, 1780, in-12; 1782; — 2" Exposé des principes de la constitution civile du clergé par les évéques députés à l'Assemblée nationale; 1790, in-8<*. Voy. Quérard, La France littéraire. La Nouv. Biogr. génér.
GOUTTIÈRES (Les), nom donné à une offrande de 113 livres de cire que l'on présentait tous les ans, le 2 mai, à l'église Samte-Croix d'Orléans, aux premières vêpres de la Dédicace, pendant que l'on chantait le cantique de vêpres. Cette offrande, dont l'origine n'est pas bien connue , se faisait au nom des anciens barons de, l'Orléanais. Voy. le P. de Fontenay, Hist. de l'Eglise gallicane, tom. X. Richard et Giraud.
I. GOUVEA (Antonio DE), jésuite, né à Casale en 1592, mort en 1677, partit en 1636 pour les missions de la Chine, devint provincial de son Ordre et travailla à la propagation de la foi dans la province de Fou-Kian, pendant plus de trente années. Il opéra de nombreuses conversions et
traduisit en chinois plusieurs ouvrages chrétiens. On a de lui : l» Innocentia victrix , sive sententia comitionum imperii Sinici pro innocentia christianœ religionis lata juridice per 1669; Canton, 1673, in-fol.; le texte latin se trouve aussi dans les Paralipomena ad Propylœum Act. SS. de Mai; — 2» Catechismus, latin-chinois; — 3" Responsum ad scripta duo R. P. D, Navarretœ (circa res Sinenses), dans YApologia pro décréta S. D. D. N. Alexandri Vil et praxi jesuitai^m circa cœremon ias Sinensium; Louvain , 1700, p . 80 ; trad. en italien dans Ylstoria dell' editto deW imp. de la Cina, p. 226; -;- 4» plusieurs autres ouvrages restés manuscrits. Voy. Ferdinand Denis, dans la Nouv. Biogr. génér.
II. GOUVEA (D. Fr. Antonio DE), de l'Ordre des Ermites de Saint- Augustin , né à Beja, mort en 1028, partit pour Goa en 1597 pour y enseigner les sciences scolastiques; il fut envoyé par le vice-roi des Indes auprès de Schak-Abbas, et il parvint à faire tourner les armes de ce prince contre les Turcs, au profit des princes chrétiens. A son retour en Portugal, il fut nommé évéque de Cyrène, et il retourna en Perse avec les pouvoirs de légat a lalere ;mAis il fut jeté en prison, et il eut beaucoup de peine à recouvrer la liberté. Ses principaux ouvrages sont : 1" Histoire orientale des grands progrès de l'Eglise catholique, apostolique et romaine, en la réduction des anciens chrestiens dits de saint Thomas, etc., trâd. parGlen; Anvers,1609; Cologne, 1611 ; — 2° Glonoso Triumfo de très martyres espanoles, dos portuguezes , frayles de saint Augustin,y uno c«s/e//a«o ; Madrid, 1623, in-8". Voy. Ferdinand Denis, dans la Nouv. Biogr. génér.
GOUVERNEMENT ECCLÉSIASTIQUE. 11 n'est pas vrai, comme quelques protestants l'ont prétendu, qu'à l'origine du christianisme le gouvernement de l'Eglise ait été purement démocratique, que les pasteurs n'aient rien pu ni rien osé décider sans le suffrage du peuple. Le Clerc, qui sur ce point a été de meilleure foi que les autres, convient que dès le commencement du W siècle il y a eu dans chaque église un évéque chargé du gouvernement; mais que, par le défaut d'anciens monuments, nous ne savons ni le temps précis ni la raison de cet établissement (Hist. eccles., an. 52, §57; an. 68, § 6 et 8). Mais, par les lettres de saint Paul à Timothée et à Tite, nous voyons évidemment que cette discipline a été établie par les apôtres mêmes, et qu'elle n'était pas moins nécessaire au 1" siècle qu'au ii*. Voy. Bergier, Diction, de théol., art. (jOUVernement ecclésust., Autorité religieuse, Évéque, Hiérarchie, Pasteur, etc.
GOUVRE. Voy. Goar, n» I.
GO VERS. Voy. Goar, n» I.
GOY, GOYA. Voy. Goi.
GOYAX (Goyasa), ville épisc. du Brésil située dans la province de ce nom. Ce fut le pape Léon XII qui l'érigea par sa lettre apostolique Sollicita catholici g régis cura, datée des ides de juillet 1826, et déclara le siège et l'évêque suffragants de San-Salvador, dans la baie de Tousles-Saints. Voy. Gaet. Moroni, vol. XXXII, p. 148 et suiv.
GOYERS DE BULENS (Jacques), théologien et historien, né à Malines en 1719, mort a Bruxelles en 1809, fut successivement lecteur du séminaire épiscopal, curé dans le diocèse de Malines , chanoine d'Anderlecht et censeur des livres. Ses principaux ouvrages sont : 1» Instructio practica Confessurii circa errores confiteniium; Bruxelles, 1780, in-8<>; — 2» Discussto quo ordine in missu, coram SS. Sacramento exposito.
GRAC
GMCi
(ficenda sit oraiio pro pace, etc.; ibid., 1784, in-4°. Voy. la Nouv. Biogr. gêner.
GOYIM, GOYOTH. Voy. Goi.
60ZAN , fleuve qiii est mentionné dans les livres saints. C'est aussi le nom d'une nation ou de la province dans laquelle coulait le fleuve Gozan. Salmanasar transporta au delà de l'Euphrate, sur le fleuve Gozan, les Israélites des dix tribus. Voy. IV Rois, xvii, 6. I Paralip., V, 26.
GOZARTE, siège épisc. jacobite situé à douze milles de ^lossul, et sous la dépendance du Maphrien. On n'en connaît que sept évêques, dont le premier, Basile Marcien, siégeait en 1172. Voy. Assemani, Bihlioth. Oiient., tom. II, p. 419. Richard et Giraud.
GOZZE (.\mbroise), dominicain, né à Raguse, rnort en 1632, fut successivement évêque de Trebigue, puis de Stagno. Il a laissé : Catuloyus virorum ex fomilin Vrœdicatorum in litteris insignium; Venise, 1605, in-B". Voy. le P. Écliard, BihUoih. Scriptor. Ordin. Prœdic.LdiNouv. Biugr.
GRABATAIRE (yrabatarius)^ du mot grabat.
Voy. Clinique.
i. GRABE, protestant, père du suivant, né à Weissensee en 1627, mort à Colberg en 1686, fut nommé professeur extraordinaire de théologie à l'université de Kœnigsberg, et, l'an 1679, il devintintendant enPoméranie.Parmises principaux ouvrages nous citerons : 1" Disputotio contra Socinianos: — 2° De Unione duarum iii Christo naturarmn; — 3» De Perspicuitate Scripturœ Sacrœ ejusdemque lectionelaicis concedenda. Voy. la Nonv. Biogr. génér.
il. GRABE (.lean-Ernest), protestant, fils du
E recèdent, né à Kœnigsberg en 11)66, mort à ondres en 1711, étudia les Pères de l'Église, et pencha dès lors vers le catliolicisme ; mais ses idées furent combattues par Baier, Sanden et quelques autres, qui lui conseillèrent de se rendre en Angleterre. Grabe y alla, en effet, et il fut jusqu'à sa mort partisan de l'anglicanisme. Il a laissé : 1° Spicilegium S. Pntrum et hœreticorum sœculi i-m, gr. et lot. cum notis: Oxford, 1698, 2 vol. in-8"; 1700 et 1714; ouvrage qui a été mis à Vlndex (Decr. 15 jan. 1714); — 2" Justini Apologia prima pro christianis, aa Antonium Pium, etc.; 1700, in-S"; — 3» Irenœi ndversus omnes hœreses Libri V, etc. ; 1702 ; — 4" Vet. Testamentum juxta LXX interprètes; ibid., 1707-1709, 4 vol. in-fol.;— B^G. Bulfi Opéra omnia, cum notis; Londres, 1703, in -fol.; — 6o Dissert, de variis vitiis LXX interpretum versione ante (higenis œvum ilkdis, etc.; Oxford, 1710. Voy. le P. Le Long, Bibliuth. sacrée, p. 749, in-fol. Lambert Bos, Prolégomènes de son édil. de la Bible des Septante: in-4", 1709. Le P. Nicéron. Mémoires, tom. XXXV. Le Jauni, des Savants, 1709; Supplém., 1714, 1715, 1717 et 1738. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers.
1. GRÂCE (Droit canon). C'est le nom qu'on donne à Rome aux dispenses, mandats, provisions de bénéfices, réhabilitation en matière de crimes, et à tous les autres rescrits qu'il est loisible au Pape d'accorder ou de refuser. Voy. ies canonistes.,
IL GRÂCE (Écriture sainte). Ce mot se prend : 1" pour la beauté, la bonne grâce, les agréments du corps (Proverb., ii, 9; iv, 9); — 2» pour la faveur, l'amitié (Genèse, vi, 8; xvni, 3; xxxix, 29. Exod., XI, 3); — 3" pour grâce, pardon, miséricorde; — 40 pour reconnaissance , action de ?râce (II Rois, 11, 6. III Rois, 11, 7. Coloss., iri, 6); — 5° pour bienfait (Ecclésiastique, vu, 37); . — 6° pour mérite, remerciment, reconnaissance
(Luc, VI, 32-34. 1 Pierre, 11, 20);— 7» pour IVloquencedu discours (Psaume XLiv, 3); — 80 pour cause, l'ai son. motif. ("Tite, i, 5,11.)
III. GRÂCE (Théologie), signifie, en général, tout don gratuit, soit naturel, soit surnatui'el, que Dieu fait à l'homme. Les théologiens distinguent différentes grâces : 1° la grâce incrééi', qui n'est autre chose que Dieu même , en tant qu'il se communique à nous; 2" la grâce créée , qui est tout bienfait que nous recevons de Dieu; 3° la grâce naturelle, c'est-à-dire le don que Dieu nous fait de l'être avec ses facultés, ses puissances, ses avantages, comme la santé, la force du corps, l'esprit ,1e jugement, etc.; — 4» lu grâce surnaturelle ou intérieure, c'est tout don qui a rappoit au salut; 5» la grâce gratuitement donnée, qui est donnée à l'homme plutôt pour le saint du prochain que pour le sien propre, comme le don des miracles, de la prédication, etc.; 6° la grâce qui rend agréable à Dieu, c'està-dire qui est donnée à l'homme premièrement et directement pour son salut; 7" la grâce habituelle, qualité permanente qui est reçue dans l'âme et q\ii rend l'homme juste, saint, agréable à Dieu, héritier du ciel et capable de faire des actes méritoires de la vie éternelle; cependant il est de foi qu'on peut perdre la grâce habituelle, et qu'on la perd réellement par le péché mortel; 8» la grâce actuelle, acte passager ou motion qui porte au bien en éclairant l'esprit et en échauffant la volonté ; 9" la grâce opérante, appelée aussi antécédente, prévenante, excitante, et qui n'est que la grâce actuelle, en tant que Dieu l'opère en nous, sans nous, c'est-à-dire sans action libre de notre part; 10» la grâce coopérante, qu'on nomme encore concotnitaiite, aidante, et n'est également que la grâce actuelle, mais en tant que Dieu opère en nous avec notre coopération; 11" la grâce sanctifiante, qui est la même que la grâce habituelle, et qui s'appelle grâce de Jésus-Christ, en tant qu'elle est le prix de son sang; 12° la grâce efficace, celle qui opère certainement et infailliblement le consentement de la volonté, à laquelle parconséquent l'homme ne résiste jamais, quoiqu'il ait un pouvoir trèsréel de lui résister; 13" la grâce suffisante, qui donne à la volonté assez de force pour faire le bien, mais à laquelle l'homme résiste, et qu'il rend inefficace ^a^v sa résistance même. — Quoique les théologiens ne s'accordent pas sur le moyen de concilier la grâce efficace avec la liberté de l'ûme humaine, ils se réunissent tous sur ce point de foi que, sans le secours de la grâce intérieure, on ne peut rien faire de bien dans l'ordre du salut et de méritoire de la vie éternelle; que la grâce n'impose aucune nécessité, et que l'homme conserve toujours le pouvoir de lui résister. Telle est la doctrine de l'Église catholique , qui fait encore profession de croire : 1» que la grâce de Jésus-Christ nous est donnée sans que nos mérites (ou toute action faite par les seules forces de la nature) y aient aucune part; 2" que le désir même de la grâcd et les efforts pour l'obtenir sont un effet de la grâce; 3" que l'homme, pour chafjue action surnaturelle, a besoin d'une grâce actuelle, en sorte néanmoins que l'action soit tout entière de la volonté et tout entière de la grâce ; 4° que tou» les hommes reçoivent de Dieu des grâces avec le secours desquelles ils peuvent, s'ils le veulent^ faire leur salut. Voy.,o\x\.ve le Traité de la grâce dans les théologiens, Richard et Giraud, qui dans sept paragraphes traitent : 1" Du nom, de la définition de la grâce; 2" Des différents états de la nature humaine par rapport à la grâce; 3» De» différentes erreurs touchant la grâce; i° Delà Mf-
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