‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 975 sur 1220 · II. GRAVIUS (Henri). Voy. GnAVE.n» II · texte numérisé non relu

II. GRAVIUS (Henri). Voy. GnAVE.n» II

GRAWER (Albert), théologien luthérien, né

à Mescow, village de la Marche de Brandebourg en 1575, mort en 1617 surintendant des églises du pays de W^eimar, s'acquit une grande réputation parmi ses coreligionnaires par ses écrits contre l'Église romaine, contre les sociniens et contre les calvinistes. Son style était très-emporté. On lui doit : Ahsurda absurdot^m, absurdissima calvinistica ; léna, 1612, in-4o; — loAntitubinus de natura niali; Magdebourg,1606, in-4"; Ouvrage dirigé contre Eilhart Lubin , qui avait renouvelé le manichéisme en l'ajustant à sa mode et fait deux principes de Dieu et du néant; — 3° Bellum Calviniet Jesu Christi; ibid., 1605, in-4o. Voy. Feller, Biogr. univers.

GRAY ( Robert) , évêque anglican de Bristol, né à Londres en 1762, mort à Rodney- House l'an 1834, devint successivement vicaire de Farringdon, dans le Berkshire, recteur de Craik, dans le Yorkshire, chanoine de la cathédrale de Durham et évêque. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1» Key to the Old Testament and Apocrypha, or an account oftheir scveral hooks, tneir contents and authors , and of the times in which thcy were respectively written; 1790, in -'S"; — 2" Bampton Lecture , Sermons on the principles of the reformation of the Church of England ; 1796, in-o". Voy. Rose, New gênerai Biograpld- 'cal Bictionary. La Nouv. Biogr. génér., ou on trouve la liste complète des ouvrages de Gray.

GRAZILIER (Thomas), de lOrdre de Citeaux, a laissé : Entretiens de Dieu et de l'âme , l

selon le Cantique des cantiques; Autun, 1651.

GRAZIOLIouGRATIOLI.GRATIOLO (Pierre), barnabite, né à Bologne en 1700, mort dans cette même ville l'an 1753, a laissé, eiitre autres écrits : 1» Délia Vita, virtii e miracoli del B. Alessandro Sauli; Bologne, 1741, 1742; Turin, 1742; Rome , 1741, 1756, — 2° Prœstantium virorum qui in congregatione S. Pauli , vulgo Barnabitarum , memoria nostra floruerunt , etc.; Bologne, 1757. Voy. la notice détaillée des écrits de Grazioli dans les Scrittori Bolognesi de Fantucci, tom. IV, p. 269. Voy. Feller, Biogr. univers.

GRËARD (Louis), avocat au parlement de Rouen. On a de lui, entre autres ouvrages : Mémoire sur les dîmes, où il soutient qu'elles sont de droit divin quant à l'institution; dans le Traité des dîmes en général; Paris, 1731 , 2 vol. in-12. Voy. le Journal des Savants, 1732, p. 100, et 1737, p. 191.

GREAvES (Thomas), anglican, né vers l'an 1610, mort en 1676, professa l'arabe à l'université d'Oxford , et fut recteur de Dunsby. Outre un ouvrage sur l'utilité de la langue arabe, il a laissé : 1" Observaiiones quœdam in persicam Pentateuchi versionem, dans la Polyglot Bible, tom. VI; — 2" Annotationes quœdam in persicam interpretationem Evangeliorum, dans le même volume. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

I. GREBÈNUS, siège épisc. de la province de Dardanie situé au diocèse de Servie, sous la métropole d'Achryde. On n'en connait qu'un évoque , Jean , qui fut ordonné par Léon , archevêque de Bulgarie. Voy. Dosith. Hierosol., De Patriarch. .ferosoL, 1. itl. c. II.

II. GREBENUS, siège épisc. de la çrovince de Dardanie situé au diocèse de Bulgarie, sous la métropole de Petch.

GRÈCE, nom qui, dans l'Écriture, désigne tous les pays habités par les descendants de Javan. Les Juifs se sont accoutumés à nommer Grecs tous les peuples gentils soumis à l'empire des Grecs, tant dans l'Orient que dans l'Occident; aussi, dans les livres des Machabées, dans l'Évangile et dans saint Paul , un Grec signifie un gentil. La, Grèce reçut de bonne heure la lumière de l'Évangile, et conserva longtemps la pureté de la foi. "De l'an 198 à l'an 1344 plusieurs conciles ont été tenus dans ce pays. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible. Le P. Mansi, tom. I, col. 718; tom. II, col. 877 et suiv., 967, 968, 1035; Appendix, col. 54 et suiv. ; tom. III, col. 65 et suiv. : 539, 540. Richard et Giraud. Le Diction, de la théol. cathol.

GRECQUE (VERSION). Voy. Septante, n" L

GRECS (SCHISME DES). Voy. Schisme.

GREENE (Thomas) évêque de Norwich. né dans cette même ville l'an 1658, mort en 1738, fut successivement curé de Minster, archidiacre de Canterbury, puis évêque de Norwich et d'Ely. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1" The Principles of religion explained for the instruction of the weak; Londres, 1720, in-12; — 2" Four Discourses on the four last things , viz Death, Jnr/dment, fleaven and Hell; ibid., I73'i, in-12. Voy. Chalmers, New gênerai biographical Dirlinnary. La Nouv. Bioqr. aénér.

GREEVE. Fo?/. Grève.

GREFFE, bureau public où s'expédient les actes de justice, et où sont déposés les registres dans lesquels on insère en minute ces mômes actes.

GRÉFEVILLE. (Charles de), docteur en théologie et chanoine de la cathédrale de Montpelher, est le même que Aigrefeuille. Vo>i. c« mot.

GREFFIER {auctuarius , graffarius) , officier

(IREG

GREG

chargé des expéditions qui se font dans un grello , de la garde des registres et des papiers qui y sont déposés. Cette charge est très -ancienne; car il parait que les évoques ont toujours eu auprès d'eux des pcisuimes chargées d'écrire les actes. Le concile "énéral de Latran, tenu l'an 1215, sous le pape Innocent III , fit à ce sujet un règlement très-sage, qui donna lieu aux derniers conciles provinciaux d'en faire de semblables sur cette matière. Ainsi , celui de Rouen , tenu en 1581 , ordonne aux évêques d'instituer des grefllers des cours ecclésiastiques, et de choisir pour remplir cette place des clercs pu des notaires non mariés , et versés dans l'Écriture. Plus tard on a confié ces oflices à des laïques mariés. Voy. les Mémoires f/u clergé, tom. "VII, p. 987. Richard et Giraud. L'abbé André, qui, dans son Cours alphabet, de droit cunon, rapporte le règlement du concile de Latran.

GREGENTIUS (saint), archevêque de Téphar, ville de lArabie Heureuse, mort vers l'an 652, se rendit à Alexandrie, où il embrassa la vie d'anachorète. Le patriarche de cette ville l'ayant chargé d'aller gouverner l'Église des Homérites , Gregentius trouva le trône occupé par Abramius ou Abraha. Il exerça bientôt une grande influence sur lesprit de ce prince, et il usa de son crédit pour propager le christianisme au milieu des tribus juives et idolâtres de l'Yémen. On lui attribue un ouvrage grec traduit en latin par Nicolas Gulonius, et publié avec la traduction sous le titre de : S. Patris nostri Gregentis , Tephretisis archie/iùcùpi, dimutatio cum Herbano Jitdrpo; Paris, 1586,1603, m-8" ; on le trouve dans Ducseus (Fronton du Duc), Auctoriuûi, tom. I ; dans la Bibliotheca Putrum, t. XI; Paris, 1(354, et dans Galland, Bibliofh. Putrum, torn. XI; Proleg., c. xii ; Venise, 1765. Von. D. Ceiliier, Ilist. des Aut. sacr. et ecclés., t. XVI, p. 500 et suiv. Baronius, Annal., ad ann. 523, n. 16-31. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.

* GRÉGOIRE. Ce nom étant commun à des

ftersonnages divers, nous avons placé d'abord es Papes, puis les patriarches, ensuite les saints qui n'appartiennent à aucune de ces deux catégories, enfin tous les autres homonvmes. L GRÉGOIRE LE GRAND I" (saint), pape, né à Rome l'an 540, mort le 12 mars 604 , fut d'abord préfet de Rome ou préteur. L'an 674 il fonda six monastères en Sicile et un septième à Rome, où il se retira, après avoir distribué aux pauvres tout ce qu'il possédait encore. Benoit I"^"^ lordonna diacre de l'Église romaine fen 578, et Pelage II l'envoya à Gonstantinople en qualité de nonce du Saint-Siège. Lan 585 il revint à Rome, et il se retira dans son monastère, qu'il gouverna jusqu'en 5ÎH), époque à laquelle il monta sur le trône pontifical. Combattre le schisme et détruire le paganisme, telle fut dès lors sa première pensée. Non content d'évangéliser lui-même son peuple, il envoya partout d'habiles et zélés prédicateurs, et il chargea saint Augustin, prieur de son monastère de Rome , d'aller porter en Angleterre la lumière de la foi. Il s'appliqua à réduire les donatistes et les ariens, ramena les Lombards au sein de l'Église , et travailla à la conversion des juifs, des nestoriens, des manichéens et des agnoïtes; il tint plusieurs conciles, et fit un grand nombre de règlements pour rélalilir ou maintenir la discipline de l'Église. L'éminence des vertus de saint Grégoire, la prolondeiir de son savoir et l'excellence de ses écrits lui ont valu le surnom de Grjxndi L'Étrlise honore sa

mémoire le 12 mars. Il a laissé ; 1" wn Commentaire sur Job ; — 2» des Homélies sur Ézéchiel et sur les Évangiles; — S" un Pastoral : — 4° des Dialogues ; — 5" des Ij;ttres; — 6" un Sacramentaire, etc. La meilleure édition des Œuvres de saint Grégoire est celle qui a été donnée par D. Denys de Sainte -Marthe; Paris, 1705, 4 vol. in-fol. Voy. le P. Maimbourg , Hist. du pontificat de saint Grégoire le Grand. D. Sammarthe, Hist. de saint Grégoire le Grand, pape et docteur de r Église, tirée principalement de ses ouvrages. F. deï Pozzo , Maria délia vita e del pnnti/icato di S. Gregorio M., papa et dottore délia Chiesa. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés,, t. XVÎl. Denys de Sainte-Marthe , Vie de saint Grégoire. Voy. encore, sur ce Pape et les suivants, Richard et Giraud, la A'omv. Biogr. génér., le Diction, de la théol. cathol.; on y trouve l'indication d'un certain nombre d'ouvrages utiles à consulter.

II. GRÉGOIRE II ( saint), pape, né à Rome, mort le 12 février 731, succéda à Constantin 1" en 715. Le premier acte de son pontificat fut de substituer saint Germain, évéque deCyzique, à Jean, faux patriarche de Gonstantinople ; puis il releva les églises, les monastères et les hôpitaux de Rome , fit refleurir dans l'Italie entière la discipline ecclésiastique, travailla à extirper les hérésies , à convertir les infidèles et à réformer les mœurs. 11 envoya en Allemagne saint Corbinien et saint Bonifîice en qualité de missionnaires apostoliques, et il assembla trois conciles, un, entre autres, contre les iconoclastes , dans lequel il excommunia Léon l'IsaUrien. On célèbre sa fête le 13 avril. Il a laissé : 1" Quinze Lettres, dans les Conciles du P. Labbe, tom. VI, p. 1437 et suiv.; une dans la Biblioth. Fhracensis de Dubois , I" parr tie ; deux dans Vltalia Sacra d'Ughelli, tom. V, p. 1087 et 1088, et 13 dans les Annales de Baronius, tom. Xil; — 2" Éxplunationum ecclés. Libri X grœce et latine, edente A. Morello ; Venise , 1791, in-fol. ; — 3° S. Gregorii papœ giiem Dialogum Grœci cognominant Divinum. Officium, sive Missa; Paris, 1595, in -12, et 1604, in-40. Tout le monde cependant n'attribue pas ces deux derniers ouvrages à notre saint ; — i" un Mémoire sur divers points de la discipline ecclésiastique. Voy. Anastase le Bibliotliécaire , De Vitis Rnmanor. Pontificum. Baronius. Bollandus. D. Ceillier, tom. XVIII, p. 41 et suiv.

III. GRÉGOIRE III (saint), pape, né en Svrie , mort le 28 novembre 741 , succéda à Grégoire II en 731. Son pontificat fut également troublé par la lutte qu'il eut à soutenir contre les iconoclastes, qu'il excommunia dans Un concile tenu dans l'église Saint -Pierre au Vatican. Il établit de nouveaux évêchés en Allemagne, et appela Charles Martel au secours de la ville de Rome, attaquée par Luitprand, roi des Lombards. Grégoire III laissa la réputation d'un homme savant, sage , doux , humlale, désintéressé et charitable. On a de lui : 1" sept Lettres insérées dans Labbe, Conciles, tom. VI, p. 1464; — 2" huit Lettres dans Baronius, Annales, tom. XII, p. 400; — 3° deux Lettres, dans Ughelli, Italin Sacra, tom. V, p. 1089 et 1090. Voy. Anastase, De Vitis Romanor. Ponlif. Bellarmin. Baronius. D. Ceillier, tom. XVIII,

^'iV. GRÉGOIRE IV, pape, né à Rome, rnort en 844, succéda malgré lui à Valentm en 828. Il vint en France, où il f^tvorisa les oniants de Louis le Débonnaire contre ce maliieureut prince, releva la ville d'Ostie, qu'il nomma Grégoriopolis, et étendit à tout le monde cliré-

GREG

GRÉG

tien la fête de Tous les Saints, qui n'était célébrée qu'à Rome. 11 a laissé : 1» deux Lettres insérées dansLabbe, Conciles, tom. VII, p. 157'2; — 2" cinq Lettres, dans Baluze, Miscellanea, tom. I ; — 3» une Lettre, dans Baronius , t. XIV, p. 436. Voy. Anastase. Baronius. D. Ceillier, tom. XVIli,p. 660.

V. GRÉGOIRE V, pape, né en Allemagne, mort en 999, se nommait Brunon. Il succéda à Jean XVI en 996 ; peu de temps après son ordination il couronna empereur le roi Othon, son oncle , et il ordonna que les Allemands auraient seuls le droit d'élire le roi des Romains, qui prendrait le titre d'empereur et d'Auguste. Crescentius, consul de Rome, tenta de lui opposer Jean , évêque de Plaisance ; mais ce dernier fut chassé par Othon ; Grégoire V tint deux conciles à Rome : l'un en 996, l'autre en 998. Il rendit à Jean , archevêque de Ravenne , l'église de Plaisance, que son prédécesseur avait érigée en archevêché , donna le pallium à Gerbert, archevêque de Ravenne, et accorda un privilège à l'abbaye de Saint-Ambroise de Milan. Il a laissé : 1" plusieurs lettres, que l'on trouve dans Baluze, Miscellanea , tom. VI; dans D. Luc d'Achéry, Spicilegiurn. t.VI, et dans Labbe, Conciles, t. IX, p. 752; — 2» cinq Bulles insérées dans Ughelh , Italia Sucra, tom. II, p. 352- 354. Voy. Baronius. D. Ceillier, tom. XIX, p. 720 et suiv.

VI. GRÉGOIRE VI , pape , né à Rome , mort en 1047, se nommait Jean Gratien. Il monta sur le trône pontilical en 1015, époque à laquelle trois prétendants se disputaient la papauté : Benoit IX, Sylvestre III et Grégoire VI. Ce dernier tenta de réprimer les abus et de réformer les mœurs, ce qui lui créa de nombreux ennemis. La guerre civile allait éclater, lorsque l'empereur Henri 111 vint en Italie et assembla un concile à Sutri; l'élection de Grégoire VI ayant été déclarée irrégulière, il fut déposé, et Suidger, évêque de Bamberg , fut élu pape sous le nom de Clément II, en 1046. On a de Grégoire VI une Lettre qui se trouve dans Ughelli, Ital. Sacr., tom. III, p. 65. Voy. Ciaconius. Baronius, ann. 1044.

VIL GRÉGOIRE VII, pape, né à Soana, petite ville de Toscane, mort le 24 mai 1085, se nommait Hildebrand. Il succéda, sur le trône pontifical, à Alexandre II, l'an 1073. Son pontificat fut une longue suite de démêlés avec les évoques, les empereurs et les rois. Il se trouva à une époque extrêmement difficile; aussi, quand on considère sans prévention aucune son histoire et sa vie, il est impossible de ne pas reconnaître qu'il fut vraiment l'homme de la droite de Dieu, suscité pour arracher les peuples aux excès de la tyrannie, et l'Église à un esclavage honteux du pouvoir temporel. Qu'il nous suffise de dire que la simonie, par exemple, était appuyée alors de toute l'autorité impériale, comme l'a reconnu Voltaire lui-même, quand il a dit : Cette autorite' avait tout envahi. Les empereurs nommaient aux évéchés, et Henri IV les vendait. {Annal, de l'Empire, ann. 1076.) Mais si des catholiques n'ont pas rougi d'attaquer injustement sa mémoire, il s'est trouvé des protestants plus équitables qui ont eu le courage de la défendre ; nous voulons parler, entre autres, de Gaab et de Voigt; l'un dans son Apologie de Grégoire Vil, l'autre dans Hildebi:and et son siècle. Oui, quoi qu'en aient pu dire des écrivains égarés par l'esprit de parti, Grégoire VII fut un des plus admirables et des plus énergiques défenseurs de la vérité et de la vertu. De là Grégoire XIII fit introduire le nom

de Grégoire VII dans le Martyrologe romain. En 1606, Paul V, après une enquête sévère sur la vie et les miracles de Grégoire , [publia la bulle de canonisation, et, en 1728, Benoit XIII prescrivit son culte pour toute l'Église. Grégoire VII a laissé 359 Lettres, dont on a fait un registre divisé en 9 livres. Voy. Feller, Biogr. univers.

VIII. GRÉGOIRE VIII, pape, né à Bénévent, mort en 1187, se nommait Albert dejMora. Il fut d'abord cardinal , chancelier de l'Église romaine, puis légat en Espagne et en Angleterre.

II succéda à Urbain III deux mois environ .ivant sa mort. Voy. Baronius, Annales, ad ann. 1187,

IX. GRÉGOIRE IX, pape, né à Anagni, mort à Rome en 1241, appelé auparavant Hugolin. appartenait à la famille des comtes de Segni. Il succéda à Honorius III en 1227, et pressa l'empereur Frédéric II d'aller combattre les Sarrasins, comme il l'avait promis; mais ce prince eut l'air de différer, et le Pape l'excommunia. Frédéric partit cependant, et à son retour il pilla les biens de l'Eglise et vint assiéger Rome, ce qui fit mourir Grégoire de chagrin. Ce pape avait tenté de réunir les Grecs et les Latins, et ordonné à saint Raymond de Pennalortde faire une collection des Décrétales. Les Œuvres de Grégoire IX ont paru à Anvers, 1572. Voy. Génébrard et Onuphre, Chron. Sigonius. Sponde. Bzovius.

X. GRÉGOIRE X, pape, né à Plaisance, mort à Arezzo en 1276, se nommait Thibaud, et appartenait à la famille des Visconti.Il était archidiacre de Liège, et se trouvait dans la Terre- Sainte avec le roi d'Angleterre lorsque, d'après le conseil de saint Bonaventure, il fut appelé à succéder à Clément IV, en 1271. Il présida le deuxième concile général de Lyon tenu en 1274, et il fut le premier qui ordonna qu'après la mort du Pape on enfermerait les cardinaux dans le conclave jusqu'à ce qu'ils eussent nommé un nouveau pape. C'est aussi à lui qu'on doit l'établissement, dans le palais apostolique, d'une personne chargée de distribuer des aumônes aux pauvres. Grégoire se montra toujours zélé défenseur de l'honneur de Dieu et des droits de l'Église. Il est au nombre des bienheureux. On a de lui des Lettres, que l'on trouve dans Labbe, Coiiciles, dans Wading, ad ann. 1272, et dans le Regestum Pontificum. Foj/. Onuphre. Génébrard. Sponde.

XI. GRÉGOIRE XI , pape , né au château de Maumont, dans le Limousin, en 1336, mort à Rome en 1377, était neveu de Clément VI et fils du comte de Beaufort. Il succéda à Urbain V en 1370, et son premier soin fut de réconcilier les princes chrétiens et de réformer les Ordres religieux. Il publia, en 1375, une croisade contre les Florentins révoltés, et, sollicité par sainte Catherine de Sienne de reporter le Saint-Siège à Rome, il quitta Avignon en 1376, et fit son entrée à Rome le 7 janvier de l'année suivante. On lui doit des Lettres, qui se trouvent dans les Conciles, dans Bzovius, dans Wadding, et dans le Regestum Pontificum. Voy. saint Antonin,

III p., tit. XXII, c. I,

XII. GRÉGOIRE XII, pape, né à Venise vers l'an 1325, mort à Recanati en 1417, se nommait Ange Corario. Il fut d'abord évêque de Venise et de Chalcide, patriarche de Constantinople, nonce dans le royaume de Naples et cardinal. Il succéda à Innocent VII en 1406. A cette époque le schisme désolait l'Église, et, tandis que Grégoire XII siégeait à Rome, Benoit XIII était à Avignon. Les cardinaux réunis à Pise citèrent Benoit et Grégoire, mais aucun des

GREG

GREG

deux ne se présenta , et Alexandre V fat nommé à leur place. Grégoire tint cependant un concile à Udine, et il fit présenter sa cession au concile de Constance, qui lui concéda la dignité de doyen des cardinaux et de légat de la marche d'Ancône. On a de lui deux Lettres et deux Bulles, qui se trouvent dans Ughelli , Ital. Sacra.

XIII. GRÉGOIRE XIII, pape, né à Bologne en 1502, mort en 1585, dont le nom de famille était Hugues Buoncompagno, succéda à Pie V en 1572, travailla à la conversion des païens et des hérétiques, fonda plusieurs collèges, approuva des congrégations religieuses, réforma le calendrier, et fit publier le corps du droit canon, qu'il possédait à un très-haut degré. On a de lui des Epitres et des Harangues. Voy. Louis Jacob, Bihlioth. pontif. Sponde, ad ann. 1572 et suiv.

XIV. GRÉGOIRE XIV, pape, né à Milan, mort en 1591 , se nommait Sicolas Sfondrate. 11 fut d"abord évêque de Milan , et il succéda à Urbain VII en 1590. Il montra toujours beaucoup de piété , de zèle pour la conversion des hérétiques et de charité pour les pauvres. C'est lui qui donna le chapeau rouge aux cardinaux réguliers. Fo'/. Sponde, ad ann. 1590 et 1591.

XV. GRÉGOIRE XV, pape, né à Bologne, mort en 1623, appelé auparavant Alexandre Ludovisio. succéda à Paul V en 1621 , publia une bulle au sujet de l'élection des papes par les suffrages secrets, contribua à la guerre que fit l'empereur aux hérétiques d'Allemagne, et à celle du roi de Pologne contre les Turcs. Il canonisa plusieurs saints, érigea l'évéché de Paris en métropole, et fonda la Propagation de la foi. On lui doit la publication de plusieurs collections importantes, parmi lesquelles on cite les Décisions de la Rote. On a encore de lui : 1» Bulla apostolica erectionis archiepiscopatus Parisiensis; 1623, in-8o; — 2» Epistola ad Persai^um regem Sciahabbahas : Paris, 1627, in-8°. Voy. Sponde, ad ann. 1621, n. 1 ; 1622, n. 4. Bzovius.

XVI. GRÉGOIRE XVI, pape, né à Bellune en 1765 , mort à Rome en 1846, dont le nom de famille était Mauro Cappellari , appartenait à l'Ordre des Camaldules. Il succéda, en 1831, à Pie VIII. Aussitôt après son avènement, il eut la douleur de voir l'Italie insurgée décréter l'abolition du pouvoir temporel du pape, et il fut obligé de lutter contre les idées qui troublaient le repos de l'Italie. Il se montra toujours le protecteur éclairé des arts et des sciences ; il fit reconstruire la basilique Saint-Paul-horsles-Murs, créa un jardin de botanique, un musée étrusque, une école d'agriculture, et deux écoles gratuites; il procéda aussi à la canonisation de plusieurs saints. On, a de lui : Le Triomphe du Saint-Siège et de l'Église, ou les novateurs modernes combattus par leurs propres armes; 1799 etl832,3''édit.

XVII. GRÉGOIRE, nom de trois antipapes ; le premier fut opposé à Benoit Vlll, en lul2, le second, Maurice Bourdin,; s'opposa à Gélase II sous le nom de Grégoire VIII , et le troisième fijt le compétiteur d'Innocent II en 1138.

X'V'III. GRÉGOIRE I" (saint), patriarche d'Arménie et apôtre de cette contrée, né à Vagarchabad en 257, mort vers l'an 332, fut surnommé Vllluminaleur. Il fut transporté dès son jeune âge à Césarée, en Cappadoce, où on l'instruisit de la religion chrétienne; et, à son retour dans son pays, il convertit le roi Tiridate, ainsi que la plupart de ses sujets; il régla leurs églises et porta la lumière de la foi jusqu'à la mer Caspienne. Les Grecs l'honorent le 30 septembre. 11 a laissé ; 1° un Recueil d'Homélies; Constan-

tinople, 1737; — 2° des Oraisons et des Prières , imprimées avec l'ouvrage précédent sous ce titre : Le célèbre Omelie e Preci del nostro S. Padre Gregorio Illuminatore; Venise, 1838, in-8». Voy. Surius. Tillemont, Hist. de la persécut. de Dioclétien.

XIX. GRÉGOIRE XIII , patriarche d'Arménie, né en 1092, mort en 1166, fut sacré patriarche en 1113. Il vécut en bonne intelligence avec l'Église romaine, assista en 1141 au concile d'Antioche, puis à celui de Jérusalem, où il se distingua par son éloquence, et reçut lepallium d'Eugène III, à qui il envoya une ambassade en 1145. Il tenta , mais inutilement , de réunir les églises arménienne et grecque. Il mit en ordre le Martyrologe arménien, auquel il fit quelques additions, et a composé des Hymnes que l'on chante encore dans les cérémonies de l'Église arménienne. Voy. la Souv. Biogr. ge'nér.

XX. GRÉGOIRE IV, patriarche d'Arménie, mort en 1193, succéda sur ce siège à Nersès IV, son oncle, en 1173. L'an 1178, il convoqua un concile à Tarse dans le but de réunir les Églises grecque et arménienne, tandis que le patriarche de Constantinople faisait discuter les conditions auxquelles cette réunion pourrait avoir lieu. En 1179, les Arméniens tinrent un nouveau concile à Hromgla ; mais les habitants de la grande Arménie n'approuvèrent pas les actes de ce concile, et, se séparant de Grégoire, reconnurent pour patriarche Basile, archevêque d'Ani. C'est alors que Grégoire, accusé de nestorianisme , adressa à Lucius III une apologie que le Souverain Pontife accueillit parfaitement; il exigea que les Arméniens célébrassent la fête de Noël le 25 décembre. Grégoire a laissé des Lettres qui ont paru sous ce titre : Opère del patriarcha Gregorio sopranomitiate Degha ;\emse,i.S3S, in-24. Voy. la S'ouv. Biogr. ge'ne'r,

XXI. GRÉGOIRE D'ANTIOCHE, patriarche, mort vers l'an 593, fut d'abord moine à Constantinople, puis abbé d'un couvent du mont Sinaï. Nommé patriarche d'Antioche vers l'an 570, il se distingua par sa charité, combattit vigoureusement les acéphales, disciples de Sévère d'Antioche, et chassa de la Syrie ceux qui refusèrent de revenir à l'orthodoxie. Il se démit de sa dignité à cause des embarras que ses ennemis lui suscitèrent. Il a laissé : 1» Discours à r armée: — 2" Discours sur les femmes qui se parfument: ces deux ouvrages se trouvent dans Galland, Bibliotkeca Patrum, lom. XII. Voy. la ^ouv. Biogr. Qénér.

XXII. GREGOIRE MAMAS, patriarche de Constantinople, vivait au xv" siècle. Il fut d'abord proto-syncelle, c'est-à-dire premier vicaire du patriarche, à qui il succéda ; il soutint l'union au concile de Florence. On a de lui : 1° divers Recueils des écrits des Pères; — 2° une Lettre sur la procession du Saint-Esprit, donnée par AUatius, Grœcia orthodoxa, tom. I. Voy. Bellarrain, De Scriptor. eccl.

XXIII. GRÉGOIRE (saint), évêque de Langres, né à Autun, mort en a39, fut élevé à l'à^e de dix-sept ans à la dignité de gouverneur de la ville d'Autun. Après la moi't de sa femme , il se retira dans la solitude, d'où on le fit sortir malgré lui pour le faire monter sur le siège de Langres. Il vécut dans l'exercice continuel des mortifications et de la prière, et, par ses prédications, il convertit un grand nombre d'infidèles. On célèbre sa fête le 4 janvier. Voy. saint Grég. de Tours, Vies des Pères, c. vu. Le Coin te. BoUandus.

XXIV. GRÉGOIRE (saint), évêque de Gergenti, en Sicile, vivait au vi« siècle. Il visita les

GO

GRÉG

GRÉG

lieux Saints, et demeura pendant quelque temps dans un monastère de Jérusalem. Il se trouva à Constantinople l'an 553, durant le cinquième concile œcuménique. Plus tard il succéda à Théodore sur le siège de Gergenti, et il gouverna son diocèse avec vigilance et charité. Ses ennemis tâchèrent de lui nuire en le calomniant; mais saint Grégoire le Grand ayant pris connaissance de sa cause, le déclara innocent. On célèbre sa fête le 23 novembre.

XXV. GRÉGOIRE (saint), administrateur de l'évêché d'Utrecht, en Hollande, né vers l'an 708, mort le 25 août, vers l'an 776, s'attacha à saint Boniface, apôtre de l'Allemagne; il l'accompagna à Rome, et l'aida si bien dans ses travaux apostoliques, que, lorsque Boniface devint archevêque de Mayence, il le garda auprès de lui. Après le martyre de ce saint prélat, Grégoire administra l'évéclié d'Utrecht et gouverna en qualité d'abbé le monastère de Saint-Sauveur, situé dans cette ville. Il donna à tous les plus beaux exemples de vertu , et une paralysie dont il fut frappé quelques années avant sa mort, ne l'empéclia ni de se livrer à la prédication, ni de composer des ouvrages spirituels. On honore sa mémoire le 25 août. Votj. D. MabiJlon, iii« siècle hénédicf.. part. II. Bulteau, Hist. de l'Ord. de S.- Benoit, 1. IV. BoUandus, au 5 juin et au 26 mars.

XXVI. GRÉGOIRE D'AGRIGENTE (saint), évêque d'Agrigente, né près de cette ville vers l'an 524, mort le 23 novembre 562, reçut les ordres à .lérusalem, d'où il se rendit à Antiocho,

finis à Constantinople. D'après Nicéphore Caliste, il surpassait tous ses contemporains par sa sainteté, son éloquence et son savoir. 11 alla à Rome, où le Pape le nomma évêque; mais ce fut pour lui une source de chagrins, car ses ennemis le calomnièrent indignement; il par-' vint cependant à se justifier. On a de lui : i" Orationes de fidei dogmatihus, ad Antiochenos ; — 2" Orationes tum ad docendum tum ad laudandum: — 3° Conciones ad populum de dogmatihus; ces discours se trouvent dans Leontius. Vor/. la Nouv. Bina, qénér.

XXVII. GRÉGOIRE D'ARMÉNIE (saint), né en Arménie, mort le 16 mars, au commencement du xi« siècle, distribua ses biens aux pauvres, et se retira dans une communauté de clercs située près de Nicople. L'évêquede cette ville l'ordonna prêtre, l'employa au ministère de son église, le nomma son coadjuteur, et lui laissa son évôché en mourant. Grégoire gouverna ison diocèse avec un zèle admirable ; mais l'amour de la solitude, joint à une profonde humilité, le détermina à passer en Occident; il se fixa près de Pluviers, en Beauce, au diocèse d'Orléans, et il vécut pendant sept ans dans cette retraite, au milieu des austérités les plus rigoureuses. On célèbre sa fête le 16 mars.

XXVIII. GRÉGOIRE DE NAREKA (saint), de l'Ordre de Saint-Basile , vivait au x'' siècle , et était supérieur du monastère de Nareka, situé aux environs du mont Ararat. Il fut un docteur de l'église d'Arménie , qu'il éclaira par ses lumières et par ses ouvrages. Outre un Recueil de Prières, il a laissé divers écrits contre les schismatiques et des Homélies. Voij. Richard et Giraud.

XXIX. GRÉGOIRE DE NAZIANZE (saint V évêque de Nazianze, mort l'an 373, était né de parents idolâtres. L'an 325 il se convertit, grâce aux exhortations de sa femme , sainte Nonne , et, l'an 328, il fut élu évêque. Il eut la faiblesse de souscrire au formulaire de Rimini ; mais il répara bientôt sa faute. L'Église honore sa mé-

moire le !*'■ janvier. Vog. Hermant, Vies dé saint Basile et de saint Gre'goire de Nazinnze fils.

XXX. GRÉGOIRE DE NAZIANZE (saint), docteur de l'Église et évêque de Constantinople, né à Arianze, bourg du territoire de Nazianze, en 329, mort en 39Ô, était fils de saint Grégoire de Nazianze et de sainte Nonne, et frère de saint Césaire et de sainte Gorgonie. Il s'unit d'amitié à saint Basile, avec lequel il se retira dans les déserts du Pont ; ils y menèrent une vie angélique; mais, l'an 359, saint Grégoire fut obligé de quitter sa retraite pour seconder son père dans le gouvernement de son église. Saint Basile étant devenu évêque de Césarée, ordonna Grégoire évêque de Sasimes; mais ce dernief fut contraint de retourner à Nazianze, où il resta jusqu'à la mort de son père. Plus tard saint Grégoire étant allé à Constantinople pour y rétablir la foi, fut nommé évêque de cette ville. Il gouverna son diocèse avec une sagesse admirable, au milieu des persécutions des Ariens, jusqu'en 381, époque à laquelle il se retira dans la solitude. On a de lui : 1" cinquante-cinq Dis* cours ou Sermons; — 20 des Lettres; — 3" des Poèmes ; ces ouvrages ont été souvent imprimés ; Paris, 1609, 1611 et 1630; Leipzig, 16^ Ses Oraisons, trad. en français, ont paru à Paris, 1693, 2 vol. in-8o. Vo>^. Richard et Giraud. La Nouv. Bioor. nènér.

XXXI. GRÉGOIRE DE NÉOCÉSARÉE (saint), évêque de Néocésarée, né dans cette ville, mort le 17 novembre, vers l'an 270, fut surnommé Thaumaturge , c'est-à-dire faiseur de miracles. Il résolut d'aller, avec son frère, étudier le droit à Béryte; mais, en passant à Césarée, ils rencontrèrent Origène, qui les convertit. A son retour dans son pays , Grégoire se retira dans la solitude, d'où l'évoque d'Amasée le fit sortir en le nommant évêque de Néocésarée. L'an 240 il prit possession de son siège, et en peu de temps il convertit un grand nombre de personnes. Il fit bâtir une église, donna des évêques à plusieurs villes, assista au concile tenu à Antioche l'an 264, et opéra tme infinité de miracles. L'Église célèbre sa fête le 17 novembre. On a de lui : 1" une Harangue à la louange d' Origène; — 2" une Paraphrase sur l'Ec clésiastique ; — 3," une Formule, ou Symtjole de foi; — 4" une Épître canonique, citée dans le troisième canon du sixième concile général. Ses ouvrages ont paru en latin à Venise , 1574, puis en grec et en latin à Mayence, 1604, et à Paris, 1622. Voy. Eusèbe, Hist. ecclés., 1. VI, c. XXIII. S. BasWe, Lit). deSpiri tu Sancfo, c.xxix, et Epist. LXIV. Saint Grégoire de Nysse, Pané" gyrique de saint Grégoire de Néocésarée. Baro» nius. D. Ceillier, tom. III, p. 307 et suiv.

XXXII. GRÉGOIRE DE NYSSE (saint). Père de l'Église et évêque de Nysse , né en Cappadoce l'an 331, mort vers 39(), était frère de saint Basile, de saint Pierre de Sébaste et de sainte Macrine. Il épousa une femme très -vertueuse nommée Théosébie, qui se sépara de lui lorsqu'il fut ordonné prêtre. Nommé évêque de Nysse vers l'an 372, il fut exilé en 375 par l'empereur Valens , à cause de son zèle contre les Ariens. Il revint dans son diocèse en 378, et assista l'année suivaute au concile d'Antioche, où il fut chargé de visiter la Palestine et l'Arabie, afin d'y réformer les églises. Enfin il se trouva aux conciles tenus à Constantinople danl les années 381, 382 et 394. Les Grecs honorent sa mémoire le 10 janvier, et les Latins le 9 mars. Ses ouvrages, souvent réimprimés, ont paru i Cologne, i.537, à Bàle.1562. 1571 et 1603; Paris, 1615, 1618 et 1638. Voij. saint Basile, Epist.

GRÉG

GRÉG

XLUI. Saint Grégoire de Nazianze, Orat. V]. Saint Jérôme, De Scripf. eccles., c. cxxrs. Hermant, Vie de saint Basile. D. Ceillier, tom. VIII. p. 200 et suiv. Richard et Giraud. La ^ouv. Biogr. génér.

XXXIII. GRÉGOIRE DE TOURS (saint), évèque de Tours, né en 5if4, mort le 47 novembre 595, était neveu de saint Nizier, évoque de Lyon, et de saint Gai, évéque de Clermont. Il succéda à saint Euphrone sur le siège de Tours, Tan 573, et il eut fort à soulTrir à cause des calomnies dont il fut l'objet auprès de Chilpéric et de Frédégonde. Dans le concile tenu à Paris en 577, il défendit courageusement Prétextât, évèque de Rouen, et, trois r.ns après, il se trouva au concile de Draine, où il jura qu'il était innocent des propos odieux qu'on lui prêtait. Plus tard Contran, roi d'Orléans, l'envova en ambassade auprès de son neveu le roi d'Austrasie; l'an 589 il fut chargé de pacifier les troubles qui étaient survenus dans le monastère de Sainte-Radégonde , à Poitiers, et, l'an 594, il se rendit à Rome pour voir saint Grégoire le Grand, qui le regarda comme un grandserviteur de Dieu. On l'honore le 17 novembre. Il a laissé : l" Huit Livres des Miracles ou de la vie des saints: — S» un Traité du cours ecclésiastique ou de r Office divin ; — 3" une Préface au livre des messes de Sidonius ; — 4» une Histoire de France, en dix livres. La meilleure édition des Œuvres de saint Grégoire de Tours est celle qui a été donnée par Thierri Ruinart, 1699, infol. Voy. Honoré d'Autun, 1. III, c. xxni. Trithème et Bellarmin, De Scriptor. eccles. D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom. III.

XXXIV. GRÉGOIRE LE BÉTIQUE (saint), évèque d'Elvire, en Espagne, vivait au iv» siècle : il fut surnommé le Bétique parce quil était né dans cette partie de l'Espagne qu'arrose le Guadalquivir, et qu'on nomme en latin Battis. Il défendit toujours l'orthodoxie contre les Ariens, s'opposa au grand Osius après sa chute^ refusa de signer la formule de Rimini, et eut beaucoup à souffrir de la part des hérétiques. L'Église l'honore le 24 avril. On lui attribue un Traité de la foi et quelques petits Traités contre les Ariens; Rome, 1573 ; ils se trouvent dans la Bibliothèque (les Pères; on pense que le Traité de la foi, dont il est l'auteur, est le 411'^ discours qui se trouve parmi les Œuvres de saint Grégoire de Sazianze. y'oy. saint Jérôme, De S^'ript. eccles., c. 105. Bollandus. D. Ceillier, tom. VI. p. 57 et suiv.

Page 1