‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 976 sur 1220 · XXXV. GRÉGOIRE THAUMATURGE (saint · texte numérisé non relu

XXXV. GRÉGOIRE THAUMATURGE (saint

Voy. Grégoire, n" XXXI.

XXXVI. GRÉGOIRE, évéque d'EUiça, en Espagne, assista en 357 au concile de Sirmium, et, en 359, à celui de Rimini ; il s'y montra l'adversaire zélé de larianisme. On lui attribue : De Pide Orthodoxa . seu de Tri /ut a te; ouvrage qui a paru pour la première fois à Rome, 1575, in-4''; il se trouve dans les Monumenta Putrum orthodoxographorum. tom. II, p. 1998, et dans la BihliothecM muxinm Potrum , tom. V, p. 637.

XXXVII. GRÉGOIRE, évèque de Terracine, vivait du w au xii« siècle. Il était moine du Mont-Cassin lorsque Pascal II, informé de sa vertu et de sa science, lui donna lévèché de Terracine, où il rétablit le bon ordre et la discipline, li assista, en 1106, au concile de Giiastalle, et souscrivit en 112(3 à la bulle que le pape Honorius II accorda à l'église de Pise. Il mérita détre appelé la Colonne de l'Église. On a de lui : 1° les Actes de saint Caste, de saint Cas.s!ius et de sainte Restitue; — 2» Im Vie de -mint Gérard, confesseur; — 3» des Homélies; — 4" des Hymnes et des Poèmes. Voy. tom. XXI, p. 100.

XXXVIII. GREGOIRE (Henri), caré d'Emberraesnil , né à Vého, près de Lunéville , en 1750, mort à Paris en 1831 , représenta le clergé lorrain aux états généraux. Il prit une part active aux événements de cette époque, et son dévouement aux principes révolutionnaires fut récompensé par l'évêché de Blois; il passa les dernières années de sa vie dans la retraite, persistant dans le schisme, intimement convaincu que rien de ce qu'il avait dit, écrit et fait, n'était de nature à mériter l'exclusion delà communion catholique. Chargé de faire et de cultiver sa connaissance , nous pouvons nous flatter d'avoir détruit en lui plus d'un préjugé ; mais malheureusement il en restait encore de profondément enracinés dans son esprit ; ce qui nous affligeait d'autant plus, que , malgré ses erreurs sur certains points , son âme nourrissait des sentiments d'une foi très-vive et dune piété peu commune. On a écrit sur ses derniers moments des détails qui manquent de vérité. Ne pouvant les réfuter ici , nous nous bornerons à citer la profession de foi telle que l'abbé Guillon l'a demandée au malade, et que celui-ci l'a réellement faite : « Croyez -vous tout ce que croit l'Église catholique, apostolique, romaine? — Oui, je, le crois. — Rejetez-vous tout ce que rejette l'Église catholique, apostolique, romaine? — Oui, je le rejette. » L'abbé Guillon n'en exigea pas davantage, croyant, nous a-t-il dit, l'évéque Grégoire tout à fait i« extremis. Il lui donna l'extrème-onction sans même penser d'où pouvaient venir les saintes huiles dont il s'était servi. Ainsi le malade a fait cette profession de foi spontanément , parce qu'il n'a jamais compris que son serment à la constitution civile du clergé fût un acte schismatique. Nous citerons parmi ses ouvrages : 1» Histoire des sectes religieuses; 18-10, 2 vol. in-8»; 2« édit., 1828, 5 vol.; le 6* et dernier n'a paru qu'après la mort de l'auteur; — 2» Histoire des confesseurs, des empereurs, des rois et d'autres princes: 1824: ces deux ouvrages ont été mis à Vlndex : le premier par un décret daté du 18 août 1828 , et le second par un décret du 11 juin 1827; — 3° Essai historique sur lei lUjertés de l'Eglise gallicane; 1818 et 1826, 2« édit.; — 4" Histoire du mariage des prêtres en France ; 1826 ; — 5» De l' Influence du Christianisme sur la condition des femmes; 1821. Voy. Feller, Biogr. univers. Le Diction, de lu f/iéol. cathol.

XXXIX. GRÉGOIRE (Pierre), jurisc, né à Toulouse vers lan 1540, mort en 1617, professa le droit à Cahors, à Toulouse, à Saint-Mihiei, et fut nommé doyen de la faculté de droit à l'université de Pont-à-Mousson. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1» Syntagma juris universi atque legum pêne omnium gentium et rei'um publicarum prrFcipuarum . in ties partes divisum, etc.; Lvon, 1582etl587 ; Francfort, 1591, 1599, 1611 ;Genève, 1623,1639; — ^ Commentaria et Annotationes in Décrétai ium proœmium ; Lyon , 1592, in -8°; — 3" Juris cononici Partitiones; L\on, 1594; Francfort , 1595; Orléans, 1623 ; ces deux derniers ouvrages ont été réimprimés dans les Opéra omnia ad jus po/dificium spectantia ; Lyon, 1612; — 4" Tractatus de beneficiis ecclesiasticis , etc.; Co* logne, 1626. Voq. D Calmet, Btblioth. Lorr.

XL. GRÉGOIRE DE CÉSARÈE, hagiographe, vivait au x*" siècle, et était, à ce que l'on croit, prêtre de l'église de Césarée. Il ne reste de lui que deux ouvrages : 1° Vita S. Gregorii Nazianzeni, dont Billius a donné une traduction latine dans son édition des Œuvres de saint Grégoire de Nazianze; elle a été réimprimée dans Surius, Vies des Saints, mai; — 2» In Patres M

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caenos, imprimé avec une traduction latine dans Combefis, Novum Av^tarium, vol. II, p. 547; cette traduction se trouve dans Lipomannus, Vie des Saints, et dans Surius , au 10 juillet. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

XLI. GRÉGOIRE DE NAPLES, évêque de Bayeux, mort en 1276, appartenait à la famille des comtes Segni ; il avait été chapelain du pape Urbain IV. 11 a écrit la Vie de ce pape , qui se trouve dans l'ouvrage de Papire Masson intitulé De Episcopis Romanis; 1586, in-4''; ouvrage qui a été mis à YIndex avec la formule Donec corriqatur. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

Xllll. GRÉGOIRE DE RIMÎNI ou ARIMINO , général des augustins , surnommé le Docteur authentique, mort à "Vienne , après avoir professé au couvent de son Ordre à Rimini. Il fut un grand défenseur de la philosophie scolastique. On a de lui : l» Lectura primi lihri Sententiarum; Paris, 1482, in-fol., et 1487; — 2o Super secundum Sententiarum ; Milan , 1494 ; — 3" De Usw'is; Rimini , 1622; — 4« Liber de Imprestantiis Venetorum et usuris; ibid., 1522 et 1622; — 4° plusieurs autres ouvrages restés manuscrits. Voy. Trithème. Sixte de Sienne. La Nouv. Biogr. génér.. art. Arimino.

XLIII. GRÉGOIRE DZÉRENTS, écrivain arménien, né vers l'an 1350, mort vers 1425. Après avoir passé la plus grande partie de sa vie au monastère de Zibnah, dans le Daroupéran , il fut massacré par les Kurdes. Il a laissé ; 1" Hymnes sacrés; — 2o Vies des martyrs les plus récents; cet ouvrage se trouve à la suite du grand Martyrologe arménien , imprimé à Constantinople; 1706 et 1730. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

XLIV. GRÉGOIRE LE MOINE, hagiographe grec, vivait au x« siècle; il eut pour directeur spirituel saint Basile le Jeune. A la mort de celui-ci, Grégoire écrivit sur lui deux Notices; une seule est parvenue jusqu'à nous, et elle se trouve dans les BoUandistes , Acta Sanctorum, mars, tom. III, p. 667, et Appendix , p. 24. Combefis en a donné un long extrait dans ses Historiœ Byzantines Scriptores j)ost Theophanem; Paris, 1585, in-fol. Voy. la Nouv. Bioar. qénér.

XLV. GREGOIRE PALAMAS, archevêque de Thessalonique , vivait au xiv« siècle. Il a composé contre les Latins plusieurs écrits sur la Procession du Saint-Esprit. Voy. Sponde, A. C. 1337, n» 11.

GRÉGORAS NICÉPHORE. Voy. Nicéphore Grégoras.

GRÉGORIEN se dit des usages et des institutions qu'on attribue au pape saint Grégoire; ainsi, on dit : Calendrier grégorien, chant grégorien, liturgie grégorienne , rit grégorien. Voy. Calendrier Ambrosien , etc. Bergier, Diction, de théoL. art. Grégorien.

GREGORII (Jean-Godefroi) , protestant, né à Toba en Thuringe , vivait au commencement du xviii" siècle. Il fut pasteur à Siegelbach et Trostdorf, puis à Dornheim, près d'Arnstadt. Outre un assez grand nombre d'ouvrages historiques , géographiques et archéologiques , il a laissé : Notice sur les douze évéques protestants d'Arnstadt, en allemand, 1712, in-fol. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

GREGOKIO (Maurice de), dominicain , né à Gamerata en Sicile vers l'an 1575, mort à Naples en 1651 , professa la théologie à Messine , puis à Naples , et devint consulteur du Saint-Oftice. Il fut membre de l'académie degli Oziosi de Naples. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1" Praxis S. S. Inquisitionis ; Venise, 1640, in-S"; — 2» Expos itio laconica paraphrastica omnium

Bullarum, Conciliorum, Decretorum; Naples, 1645, in-fol.; — 3° Commentaria laconica ad sensum Proœmii in quatuor libros contra Gentiles; ibid., 1644, in-iol.; — 4° Ad concilii Tridentini décréta Margarita et Hyacinthus ;yen\se, 1619, in-8''; — b" Encyclopœdia : id est omnium scientiarum circulus ad sensum Proœmii in quatuor libros contra Gentiles; Naples , 1652, in-fol. Voy. Mongitore , Biblioth. Sicula. Echard, Scriptor. Ordin. Prœdic, tom. I. La Nouv. Biogr.

GRÉGORIOPOLIS , nom donné par Grégoire IV à la ville épisc. d'Ostie en 828, lorsqu'il la fit rebâtir et ceindre d'un nouveau mur à cause des Sarrasins , qui , après s'être emparés de la Sicile, infestaient les côtes de l'Italie et cherchaient à y pénétrer. Voy. Gaet. Moroni, vol. XXXIII, p. 21.

GREGORIUS (Emmanuel -Frédéric), protestant, né à Gamenz, dans la haute Lusace, en 1730, mort en 18(X), fut archidiacre, puis premier pasteur de Lauban. Outre un grand nombre d'articles théologiques publiés dans diverses revues , il a laissé plusieurs ouvrages , parmi lesquels nous citerons : 1" Commentatio de beato Luthero, senioris elonuentiœ pro nostris sacris imtauratore ;yViiiemDerg, 1749, in-4''; — 2» Des Idoles de feu des Samaritains , en allemand ; Lauban, 1754, in-4o. Voy. la Nuuv. Biogr. génér.

I. GREGORJ ou GREGORY (Charles -Emmanuel), de l'Ordre des Frères Mineurs de Saint- François, né à Crescentino en 1713, mort l'an 1789, fut lecteur de théologie à Fano, vicaire général des couvents de Piémont et consulteur du Saint-Office. Outre VAntichifù di Crescentino , il a laissé : La Vie du très- glorieux apôtre saint Thomas; Turin , 1781 , in-4o. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

IL GREGORJ ou GREGORY (Jean- Gaspard de), magistrat italien, né en 1769, mort à Turin en 1846, fut reçu docteur en droit en 1792. Il a composé : 1° Mémoire sur le véritable auteur de l'Imitation de Jésus-Christ ;'Paris , 1827, in -12; 2° De Imitatione Chnsti et contemptu mundi omniumquelejus vanitatum Libri IV; codex de Advocatis sœc. XIII, etc.; ibid., 1833, in-8"; — 3° Histoire du livre de P Imitation de Jésus-Christ et de son véritable auteur; ibid., 1842, 2 vol. in-8''; — 4o plusieurs autres écrits indiqués dans la Nouv. Biogr. génér.

I. GREGORY ( Georges ),né a Edernin en Irlande l'an 1754, mort en 1808, exerça les fonctions de pasteur à Liverpool , puis à Londres , et devint en 1804 curé de Westham. Il a laissé, outre plusieurs autres ouvrages : 1° Churchhistory; 1788, 1795, 2 vol. in-8"; — 2» ^ Translation of Lowth's Lectures on the sacred poetry of the Hetjrews , 1787 ; — 3" Essays historical and moral :ilSb, in-8''. Foy. Feller, Biogr. univers. La. Nouv. Bioqr. qénér.

IL GREGORY (Jean), anglican , né à Amersham, dans le comté de Buckingham, en 1607, mort en 1646, fut chapelain du collège de Christ-Church, et obtint des prébendes dans les églises de Chichester et de Salisbury. Il a laissé : 1" une édition annotée de l'ouvrage de Thomas Ridley, intitulé : V ieui of the civil and ecclesiastical luw ; Oxford, 1634, in-4o; — 2» Notes and observations on some passages of Scripture ; ibid., 1646, in-4''; — 3" ^4 Discourse of the LXX interpreters; the place and manner of their interpretation; — 4° A Sermon upon the résurrection, etc.; ces deux derniers ouvrages se trouvent dans ses Opéra posthuma ; Londres , 1650 , 1664 , 1671 , 1683, 10-4". Voy. Wood, Athenœ Oxonienses.

GREN

Chauffepié, Diction, hisior. La Nouv. Biogr. génér.

GREIDERER (le P. Vigile), franciscain allemand, mort en 1780, professa l'histoire dans ftiusieurs établissements de l'Auti iche. On a de ui : Germunia Franciscana, S. Chronicon geographico- historicum Ordin. S. Francisci in Germania ; Inspruck, 1777, 1781, 2 vol. in-fol. Voy. la Nom-. Biogr. génér.

GREIFF ( Conradin-André ), protestant , né à Albeck en 1745, mort à Prenzlau en 1795, fut sous -directeur, puis recteur du lycée de cette dernière ville. On a de lui : l" Spécimen philologico-cviticum de versionibus antiquis non absoiute ad interpretationem Veteris Testamenti adhibendis ; Ulm , 176i, in-4» ; — 2» De Cognatione Philosophiœ cum Lilterù humunioribus ; ibid., 1779, in-4° ; — 3" Doute par rapport à l'étude des auteurs classiques dans les écoles; ibid., 1784, in-4». Fov. la Nouv. Biogr. génér.

GRÊLÉ (PIERRES DE). On lit dans Josué ( X , 11 ) que , lorsque les Amorrhéens fuyaient devant les Israélites , et qu'ils étaient dans la descente de Béthoron, tâcliant de regagner leur pays , le Seigneur fit tomber du ciel de grosses pierres sur eux jusqu'à Azèca, et que ces

Î lierres de grêle en tuèrent beaucoup plus que es Israélites n'en avaient détruit par le glaive. Les mythologues ne voient dans ce fait quune pure fiction imitée de la fable dHercule, qui, dans sa guerre contre Albion et Bergion, obtint de Jupiter une pluie de pierres qui écrasa ces fils de Neptune. Les rationalistes, au contraire, y reconnaissent un fait réel et vraiment historique, mais ils prétendent qu'il n'y a dans ce fait rien de miraculeux. Malheureusement pour les mythologues , le livre de .losué remonte incontestablement à une époque oii la fable d'Hercule n'avait pas encore été inventée ; et d'ailleurs la lecture même la plus superficielle de ces deux récits démontre jusqu'à l'évidence qu'il n'y a pas entre eux le moindre rapport. Quant aux rationalistes, qu'on entende le texte de grosses pierres ordinaires qui tombaient comme une grêle abondante, ou qu'on l'explique dune simple grêle, mais dont les grêlons étaient d'une grosseur extraordinaire, ils ne sont pas mieux fondés dans leur opinion que les mythologues eux-mêmes; car une pluie de simples gréions, ou de véritables aérolithes, qui sont assez gros et assez durs pour tuer un nombre infini d'hommes à l'ennemi seulement, en épargnant les Israélites, et qui tombe pendant six à sept heures de chemin , est tout à fait contraire au cours ordinaire de la natm-e, et constitue un vrai miracle. Voy. J.-B. Glaire, Les Livres saints vengés, tom. II , p. 13 et suiv. GRÉMIAL (Gremiale), pièce d'étoffe que l'on

E laçait autrefois sur les genoux du prêtre célérant lorsqu'il était assis, pour empêcher la chasuble d'être salie, soit par l'attouchement de ses mains, soit en posant le missel dessus. Aujourd'hui cet ornement ne sert plus qu'aux évéaues. Voy. De Vert, Cérém.dc l'Eglise,i. IV, p. 125. D. Macri, Hierolexicon, ad voc.Gremule. Gaet. Moroni. vol. XXXIII, p. 21 et suiv.

I. GRENADE {Granata. Granatuîn, Iliberis ou Illipula), ville archiépisc. d'Espagne, et capitale du royaume auquel elle donna son nom. Cette église fut érigée en métropole sous le pape Innocent VIII, vers 1492. Le premier évèque de Grenade fut saint Csecilius, martyr. Foy. Richard et Giraud.

II. GRENADE ou NOUVELLE GRENADE, grand pays de r.\mérique méridionale que les géographes appellent Castille Neuve ou Castille

GRET

d'Or. Ximenès y bâtit la ville de Santa-Fé, qui en est la capitale, et où est aujourd'hui un archevêché dont les suffragants sont Popayan, Carthaoène et Sainte-Marthe.

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