‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 984 sur 1220 · I. GUÉRIC (saint). Voy. G.\ugeric · texte numérisé non relu

I. GUÉRIC (saint). Voy. G.\ugeric

IL GUÉRIC , abbé. Voy. Guerric.

I. GUÉRIN ou GAÉRIN (saint) , né vers l'an 626, mort en 678, martyrisé avec son frère saint Léger ou Léodegaire, évéque d'Autun. Voy. Léger , nf L

IL GUÉRIN, dominicain, né à Gy-l'Évesque, près d'Auxerre , vers l'an 1280, mort à Montmeillan en lii48, fut reçu docteur en théologie à Paris en 1333, professa la théologie dans cette ville, et devint en 1346 général de son Ordre. Il a donné la Vie de ta B. Marguerite de Hongrie. insérée dans Boljandus , tom. II , p. 900 , mois de janvier. Voy. Échard , Scriptor. Ordin. Prcedicator., tom. L L'abbé Lebeuf , Mémoires concernant l'histoire ecclésiastique et civile d'Auxerre, tom. II , p,. 498. La Nouv. Biogr. génér.

III. GUÉRIN ( François), minisire protestant, né dans le Dauphiné , qui vivait au xvii* siècle, a laissé , entre autres ouvrages : Le Pèlerinage chrétien; Genève, 1645, in -8". Voy. \z. Nouv. Biogr. aénér.

IV. GUÉRIN DU ROCHER (François-Robert), jésuite , né à Falaise en 1730 , mort à Paris en 1792, passa plusieurs années en Orient, où il avait obtenu la permission d'aller prêcher l'Évangile. Il refusa de prêter serment à la constitution , et fut massacré avec son frère le 2 septembre 1792. Il a laissé : 1» Histoire des temps fabuleux; Paris, 1777, 3 vol. in-8''. Conipar. Chapelle, n" VII; — 2» Lettre d'un missiomtaire apostolique, curé dans le Levant, à Mgrl'ar'.lieréque de Paris, touchant l'état présent de la religion pfi.rmi les Grecs; Paris, 1792, in-S». Voy. Quérard, La France littéraire. La Nouv. Biogr. yénér.

GUÉRINOIS (Jacques-Casimir)", dorninicain , né à Laval en 1640, mort à Bordeaux en 1703 ,

professa la théologie dans cette dernière ville. On a de lui : Clypeus philosophiœ Thomisticcr contra vet&res et noves ejus impugnatores : Bordeaux, 1703, in-S». Voy. le P. Échard, Scriptor Ordin. Prœdic, tom. 11, p. 762.

GUÉROULT (M.), prêtre du diocèse de Rouen, vivait au xviil* siècle. Il a laissé : Ouvrage de piété divisé en quatre parties : 1" réflexions ; 2° actions de grôces; 3° pHères; 4" méditations sur les principaux mystères et sur les vérités les plus importantes de la religion; Paris, 1749, in-12.

I. GUERRE (Be//Mm). L'Évangile, recommandant partout la douceur et défendant la vengeance, semblerait par là même défendre absolument la guerre ; mais les Pères et l'Église, interprètes naturels et légitimes de l'Évangile , nous enseignent qu'on peut conserver dans le cœur l'esprit de douceur et de modération en réprimant ceux qui font des injustices à un État, pour les engager par là à n'en plus commettre dans la suite. Aussi saint .Jean-Baptiste n'ordonne pas aux soldats de quitter la profession des armes; il leur dit seulement de ne pas faire de concussion, et de se contenter de leur solde. Mais , pour ne pas être opposée à l'esprit évangélique, la guerre doit être juste. Or elle est juste, selon la doctrine de saint Thomas, quand elle réunit les trois conditions suivantes : 1° elle doit être faite par autorité souveraine; 2» il faut que la cause en soit fondée sur la justice; 3» l'intention de celui qui fait la guerre doit être droite. Le sentiment commun des canonistes est que, dans une guerre juste, il n'y a que ceux qui tuent ou qui mutilent de leurs propres mains qui encourent l'irrégularité. Voy. saint Thomas, 2. 2., q. 40, art. 1 in corp. et q. 41 , art. 1, ad 2, et 3 part., q. 42, art. 2, ad 1. Covarruvias, qui assigne quatre causes justes de la guerre , tom. I, part. li, re^ lect. in an. peccatum, 4 de i^gul., in 6, § 9, n"' 3 et 4. Richard et Giraud. Compar. Armes, n» II.

IL GUERRE DE RELIGION. Un des reproches qu'on trouve le plus souvent dans les livres des incrédules, c'est que le christianisme est la seule religion qui ait armé les hommes les uns contre les autres, et qu'il a fait répandre lui seul plus de sang que toutes les autres religions ensemble. Pour détruire une pareille calomnie, il suffit de jeter un simple coup d'oeil sur l'histoire du genre humain. Cette histoire, en effet, prouve jusqu'à l'évidence : 1" que presque tous les peuples connus ont eu des guerres de religion: 2« qu'il y en a eu beaucoup moins parmi les chrétiens que les incrédules ne le supposent; 3° que le principal motif de ces guerres n'était pas la religion. Voy. Ber- "ier, qui, dans son Dictionnaire de théologie, démontre, en effet, l'histoire à la main, la vérité de ces trois propositions.

III. GUERRE CHEZ LES HÉBREUX. On distingue deux sortes de guerre chez les Hébreux : les unes d'obligation , les autres libres et volontaires. On entend par les premières celles que le Seigneur lui-même ordonnait^ comme la guerre contre les Amalécites et les Cliananéens; et par les dernières, celles qui étaient entreprises par les chefs du peuple de Dieu pour venger les injures de la nation, pour punir le crime ; par exemple , celle que les Hébreux firent contre Gabaa. Loi-sque la guerre était déclarée, on assemblait tout le peuple capable de porter les armes, ou une partie, selon l'exigence du cas ; on marquait un rendez-vous général, et on marchait à l'ennemi. Quand l'heure du combat était proche , le prêtre -se présentait à la tète de l'armée, et exhortait le peuple à ne

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