GUER
GUEV
pas craindre les ennemis, parce que le Seigneur devait combattre pour lui. C'est tout à fait à tort (^ue les incrédules prétendent que les Juifs ont fait la guerre avec plus de cruauté que les autres peuplés : il n'en est aucune , au contraire, qui ait eu sur ce sujet des lois plus modérées et plus sages. Diodore de Sicile leur a rendu cette justice. La loi de Moïse défend d'attaquer l'ennemi et d'assiéger une ville sans avoir offert la paix. Si la paix est acceptée, la loi veut qu'on se contente d'imposer un tribut sans tuer personne. Si l'ennemi se défend et que la ville soit emportée d'assaut, la loi permet de faire main basse sur tous ceux qui ont les armes à la main , mais non sur les femmes, sur les enfants, ni même sur les animaux. Elle défend de faire des dégâts inutiles, de couper les arbres fruitiers et les autres s'il n'en est pas besoin pour faire un siège. Trouve-t-on des lois de guerre aussi humaines chez les autres nations? Voy. Deutéron., xx. Diodore de Sicile, Traduct. de Terrasson, tom. VII. p. 147. Bergier. Diction, de théol. Pour les autres questions qui se rattachent à la guerre chez les Hébreux, voy. Armées, n» I, et Araies, n" I.
I. GUERREIRO (Alfonse-Alvarez), évêque de Monopoli, né à Almodovar, mort en 1587, était docteur en droit. Il se fixa de bonne heure dans le royaume de Naples , où il devint successivement conseiller du roi , président de la chancellerie, puis évêque. Ses principaux ouvrages sont : 1" i)e Modo et ordine generalis concilii celebrandi; Naples, 1.543, in-4o; — S» Thésaurus chnstianœ religiotiis, et spéculum Smnmorum Pontificum, imper atorum, regum et SS. episcoporum ; Venise, 1559,in-fol. Fo!/. Nicolas- Antonio, Biblioth. Belg.
II. GUERREIRO (Bartholomeu), jésuite, né à Almodovar en 1564, mort en 164'2, a laissé, entre autres ouvrages : Gloriosa Coroa de esforçados religiosos da Companhia de Jésus, mortes pela fe catholica nas conquistas dos reinos da coroa de Portugal; 1642, in-fol. Voy. la Nouv. Biogr. ge'nér.
III. GUERREIRO (Pernào), jésuite, né à Almodovar vers l'an 1550, mort à Madère en 1617, nbus a transmis dans ses ouvrages des renseignements pleins d'intérêt sur l'état du Japon au xvip siècle. Il nous suffira de citer : Relaçào annual das couzas que fizeram os padres da Companhia de Jésus nas partes da India oriental, e em ulgumas outras da conquista deste reino, nos annos de 1604 e 1605, e do processo da conversÀo e christiandade d'aquellas partes... divida em quatro livros : o primeiro de Japào, segundu da China, terceiro da India, quarto da Ethiopia e Guine; Lisbonne, 1607, in-4». Voy.\diNouv. Bioqr. qéne'r.
IV. GUERREIRO GÀMACHO DE ABOÏM (Diego), jurisc, né à Campo-de-Ourique , mort à Lisbonne en 1709, acquit une grande réputation de savoir et d'intégrité. Il fut conseiller au parlement de Porto, puis président de celui de Lisbonne. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : i" De Privilegiis f'amiliarium S. Inquisitionis ; Coïmbre , 1699 , in-fol.; — 2» De Munere iudicis orphanorum; ibicl.,1699- 1700,6 vol. in-fol.; — 3» Escolla moral, politica, christaa, etc.; Lisbonne, 1733. Voy. Moréri, édit. de 1759.
GÙERRIG ou GUÉRIG, abbé d'Igni, né à Tournay, mort vers l'an 1155, fut d'abord chanoine et écolàtre de Tournay. La réputation de saint Bernard l'attira à Clairvaux en 1131, et il résolut d'embrasser la vie cénobitique sous un si sage maitre. Humbert, abbé d'Igni, ayant abdiqué en 1138, saint Bernard désigna Guerric
pour lui succéder. Il a laissé divers ouvrages; mais il n'y a eu que ses Sej^mons d'imprimés, et ils l'ont été par ordre de François I". Le titre de ces sermons est : D. Guerrici, abbatit Igniacensis, Sermones antiqui, eruditionis et consolutionis pleni ; Paris, 1539, in-8", 1547 et 1563; Anvers. 1546, avec la traduction !en français; Paris, 1547 et 1563; Lyon, 1630; ils se trouvent dans les Bibliothèques des Pères de Cologne et de Lyon, et dans Combefis, Biblioth. des Prédic. Voy. Manriquez, Annal. Cistere., ad ann. 1131 et sequent. VHist. littér. de la France, tom. XII, p. 450 et suiv. Sixte de Sienne, Biblioth. Sancta. André- Valère, Biblioth. Belq. Charles D. de Visch. Biblioth. Cistere. Ant. Sanders, Biblioth. Belg. manuscripta. Richard et Giraud, qui donnent des détails utiles sur les écrits de Guerric. On retrouve quelques-uns de ces détails dans
GUERROIS (Marie-Nicolas des), théologien, né à Arcis-sur-Aube vers l'an 1580, mort à Paris en 1676, obtint un canonicat à Saint-Urbain, et se distingua comme prédicateur. Il connaissait parfaitement l'histoire sacrée et profane. Il a laissé : l» La Sainteté chrétienne ; 1G37, in-4»; — 2» Vie de saint Gaond ou Gon, insérée dans le P.Martenne, Thésaurus Anecdotorum; — ^"Ephemeris sanctorum insignis Ecclesiœ Trecensis,jussu et auctoritate illustrissimi et reverendissimi in Christo patris DD. Renati de Breslay, episcopi Trecensis, etc.; Troyes, 1648, in-12; — 4" S. Lupus et Memerius cum Attila rage, disquisitio; ibid., 1643. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
GUESNAY (Jean-Baptiste), jésuite, né à Aix en 1585 , mort à Avignon en 1658 , professa lu théologie et la philosophie, fut élevé à la charge de recteur, et se fit connaître comme prédicateur. Il a laissé : 1" Magdalena Massiliensis ad~ vena, sive de ejus in Proviticiam appulsu ; dissertatio thcologico-historica in Joannem Launoyum; Lyon, 1643, in-4<'; — 2° Auctuarium historicum de Magdalena Massiliensi advena , etc.; ibid., 1643, 111-4", et 1657, in-fol.;— 3» S. Joannes Cassianus illustratus , sive chronologia vitce S. Joannis Cassiani abbatis, et monasterii S. Victoris ab eodem Massilice conditi; ibid., 1652, in-4''; — 40 Provinciœ Massiliensis et reliquiœ Phocensis Annales, seuMassilia gentilis et christiana ; ibid., 1657, in-fol. Launoy et d'autres écrivains ont nié la venue de sainte Madeleine en Provence ; mais, outre que leurs arguments n'ont jamais été sans réplique, ils le sont encore bien moins depuis qu'un savant sulpicien, M. l'abbé Faillon, a publié Monuments inédits sur l'apostolat de sainte Mugdeleine en Provence. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
ï. GÙEVARA (Antoine de), franciscain, né à Alava vers l'an 1490, mort en 1545, était un.prédicateur distingué. Il devint conseiller d'État, évêque de Guadix, puis de Mondonedo. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1» Le Mont Calvaire, ou Des Mystères de la Passion de Notre-Seigneur, et des paroles de Jésus-Christ sur la croix; Salamanque, 1542, in-fol., réimprimé souvent depuis en différents endroits ; — 2» L'Oratoire des religieux ; Venise, 1565; — 3" De Adventu S. Jacobi apostoH in His- /)rt/îia»2; Anvers, 1608, in-S»; — i^ Dispute contre les Juifs; 1539, in-fol.; — 5» Epistolœ, in quibus multa Sacrœ Scripturœ loca explicantur, etc.; Leipzig, 1744, 2 vol. in-S". Voy. le P. Jean de Saint- Antoine, Biblioth. univ. Francise, tom. I, p. 106. Le Journal des Savants, 1745, p. 57. Richard et Giraud.
II. GUEVARA (Antoine de), neveu du précédent, fut aumônier de Philippe II, puis prieur