IV. GUYON (Jacques), Voy. Guyon, n» VI
V. GUYON (Jeanne -Marie Bouviers de la Mothe ), née à Montargis en 1648, morte à Blois l'an 1717. se retira à l'âge de vingt -huit ans, et d'après l'invitation de l'évêque de Genève, dans une communauté nouvellement établie à Gex, Elle en sortit pour se rendre chez les Ursulines de Thonon, d'où elle alla à Turin, à Grenoble et à Verceil. Elle vint à Paris en 1687, et fut enfermée par ordre du roi chez les religieuses de la Visitation. Ses ouvrages ayant provoqué contre elle de violentes réclamations, elle les soumit àBossuet, qui les censura. Ses principaux écrits sont : 1" Moyen court et facile de faire oraison; — 2» Le Cantique des cantiques interprété selon le sens mystique; — 3° L'Ancien et le Nouveau Testament , avec des explications et des réllexions ; — 4» Discours chrétiens et spirituels. Voy. Richard et Giraud, Feller, Biogr. univers. La Nouv, Bioqr. génér., qui indique les autres écrits de M»'^ Guyon, Gaet. Moroni, vol. XXXIII , p. 216, 217.
VI. GUYON (Symphoiien ), oratorien , né à Orléans, mort en 1657, fut envoyé à Malines avec le P. Bourgoing pour y établir une maison de son Ordre; il devint en 1638 curé de Saint -Victor d'Orléans. Il a laissé : 1" Notitia Sanctorum EcclesiœAurelianensis, et historia chronologica episcoporum ejusdem Ecclesiœ, idraque eprohatis autorihus collecta ; Orléans, 1637, in-8'* ; — 2° Histoire de l'église et diocèse., ville et université d'Orléans; ibid., 1647, in-fol. La seconde partie de cet ouvrage parut en 1650 par les soins de Jacques Guyon , frère de l'auteur, qui y joignit une préface. Celui-ci a laissé un livre intitulé : Entrée solennelle des évéques d'Orléans; Paris, 1660, in-8». Voy. Moreri, édit. de 1759.
I. GUYOT (Germain-Antoine), jurisc, né à Paris en 1694, mort l'an 1750, fut avocat au parlement de Paris. Outre plusieurs écrits sur le droit civil , on lui doit : Observations sur le droit des patrons et des seigneurs de paroisse aux honneurs dans l'église, et sur la qualité de seigneur sine addito, c'est-àrdire seigneur purement et simplement de tel village : Paris, 1751, in-4°. Voy. le Journ. des Savants, 1739, 1741, 1747, 1748 et 1750.
IL GUYOT (Guillaume -Germain), doyen de la cathédrale de Boissons , né à Orléans en 1724, mort l'an 1800, devint aumônier du duc d'Orléans. Outre des panégyriques et des Oraisons funèbres, il a laissé : l» Exercices spirituels pour le sacrifice de la Messe; Paris, 1751 , in -8°; — 2" Hymne pour l'office du sacré Cœur de Jésus; Caen , 1748, in-12. Voq. la Nouv. Biogr. génér.
III. GUYOT ( Joseph- Nicolas ),jurisc., né à Saint -Dié en 1728, mort à Paris en 1816, fut reçu licencié en droit à l'université de Pont-à- Mousson. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Répertoire universel et raisonné de jurisprudence civile, criminelle, canonique et hénéficiale , ouvrage de plusieurs Jurisc, mis en ordre par Guyot; Paris, 1775-1786, 64 vol. in-8»; 1784-1785. Il a collaboré à l'ouvrage intitulé : Traité des droits, fonctions, franchises, etc., annexés en France à chaque di- Înité..., soit civile, soit ecclésiastique; Paris, 786-1788, 4 vol. Fo?/. la Nouv. Bioqr. génér.
GUYSE ou GUISE (Guillaume), théologien et orientaliste anglican, né près de Glocester l'an 1653, mort en 1683, au moment où il préparait une édition de la Géographie d'Abulféda. Il a laissé une Traduction latine du commericement de la Mischna (la 1"^ partie du Talmud), avec de savantes remarques; Oxford, 1690, in-4». Voy. Feller, Biogr. univers.
GUZABÉTA, siège épisc. d'Afrique dont la province n'est pas connue. Innocent, un de ses évéques, assista à la conférence de Carthage. Voy. Collatio Carth., c. cxcviii, not. 373.
GYA (Jean), professeur d'Écriture sainte, né en Flandre , mort à Paris en 1557, a donné un Commentaire sur l'ouvrage de Guillaume Budée intitulé De Contemptu renim fortuitarum; 'Paris, 1526, in-4». Voy. André-Valère , Bibl. Belg.
GYGANA. Voy. Zygana.
GYMNASE. Lies Grecs, qui étaient passionnés pour les exercices du théâtre, portèrent ces inclinations dans l'Orient, et introduisirent leurs jeux et leurs exercices dans les pays qu'ils conquirent. Ainsi c'est à leur imitation que Jason bâtit un gymnase à Jérusalem, et qu'on vit les Juifs mépriser les exercices de leur nation pour s'appliquer à ceux des Grecs. Les prêtres même, négligeant les fonctions de leur ministère et les sacrifices du temple, couraient aux exercices et aspiraient aux prix qui en étaient la récompense. Voy. IMachab.. i, 15. II Machab., IV 9. 12.
'GYNÉCOCRATIE (Gyncecocratia), État où les femmes peuvent gouverner et exercer l'autorité souveraine.
GYNËCONE {Gynœcona), lieu dans l'église destiné aux femmes. L'historien Joseph rapporte qu'il y avait dans le temple de Jérusalem un mur de séparation entre les hommes. Voy. Joseph, De Bello Jud., 1. VI, c, vi. D. Macn, Hierolexicon, ad voc, Gyn^econa.
GYPSARIÀ, ville épisc. de la Mauritanie Césarienne, en Afrique. Quelques auteurs la placent dans la Byzacène. On n'en connaît qu'un évêque, Germain, qui assista à la Conférence de Carthage. Voy. Collatio Carth., c, cxxviii, not.
GYROMANCE ou GYROMANCIE {Gyromantia), sorte de divination qui se pratique eu marchant en rond.
GYROVAGUE. Voy. Girovague.
HABD