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HABE

HAA ou TUR-ABDIN . MONT-ABDIN . siège épisc. jacobite situé en deçà du Tigre; iévéque résidait dans un monastère voisin appelé de Sainte-Croix. Il a eu sept évoques, dont le premier, Jonas, est regardé comme saint par les Jacobites, qui célèbrent sa fête le 28 septembre. Koy. Bar-Hebrjeus, iyi Chvon. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 1500.

I. HAAS (Charles- François -Hubert), historien, né à Cassel en 1T22, mort en i78i), professa l'histoire à l'université de Marbourg. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : Essai d'une histoire ecclésiastique de la Hesse jusqu'au xvi< siècle, en allemand; Marbourg, 1782, in-8". Voy. la Souv. Biof/r. génér.

II. HAAS (Jean-Mattiiias), protestant, né à Augsbourg en 1684, mort à Wittemberg l'an 1742; outre d'autres ouvrages historiques, a laissé : Regni DatkUci et Sutomonis Descri/jtio geographica et historica; Nuremberg, 1739, infol., avec cartes coloriées; ouvrage rempli d'érudition et qui jouit d'une grande estime parmi les protestants. Voy. Feller, Biographie universelle.

HABA, fils de Soraer, et un des descendants de Denjamin. Voy. I Paralip., vu, 3t.

HABACUC, appelé par les Septante Ambakoum, est le huitième des petits prophètes dans toutes les Bibles hébraïques, grecques et latines. On ne connaît d'une manière certaine ni sa patrie, ni le temps auquel il a prophétisé. On convient cependant que, puisqu'il annonce comme prochaine l'irruption des Chaldéens, il a dû exercer le ministère prophétique avant la captivité. D'ailleurs la beauté et la pureté de son style accusent une époque plus ancienne que celle de cet exil, qui a eu une si funeste influence sur la langue et la littérature hébraïques. Ainsi la question n'est pas précisément de savoir si Habacuc a fleuri avant ou après la captivité, mais plutôt de déterminer, dans les temps antérieurs, l'époque précise à laquelle il a dû annoncer ses oracles prophétiques; question qui divise les critiques. Le livre des prophéties d'Habacuc se compose de trois chapitres; il y déplore les désordres du royaume de Juda , et il prédit les conquêtes de Nabuchodonosor. Les rationalistes n'ont jamais attaqué l'authenticité des prophéties, bien qu'on ne s'accorde pas sur l'époque précise où Habacuc les a composées. La prière qui les termine, et qui commence par Domine, audivi auditionem tuam, et tiimii, est, surtout dans le texte hébreu, un des cantiques de l'Écriture les plus beaux et les plus touchants; il est rempli et d'images vastes, subUmes, magnifiques, et de sentiments vifs et profonds. Les Grecs honorent le saint prophète le 2 décembre, et les Latins le 15 janvier. Voy. D. Calmet, Préface sur Habacuc. et Diction, de la Bible. J.-B. Glaire, Introduct., etc., tom. l'V, p. 92 et suiv. Le Diction, de la théol. cathol.

HABDALA ou HABHDALA, HAVDALA , c'està-dire séparation , nom d'une cérémonie qui se pratique chez les Juifs le jour du sabbat, vers

le soir. Elle marque la séparation du jour du sabbat de la semaine qui commence, et elle a été instituée pour empêcher les luifs de précipiter la fin du sabbat. Dès qu'on voit paraître quelques étoiles, on allume un cierge, ou un flambeau, ou une lampe à deux mèches : on prépare une petite cassette pleine d'aromates, ou prend un verre devin, et. après avoir chanté ou récité une prière, on bénit ie vin et les aromates ; on les flaire, on renverse un peu de vin bénit, chacun en goûte, et l'on se sépare en se souhaitant une bonne semaine. Voy. Buxtorf, Synagoq. Jud., c. xvi, p. 340 et suiv.

HABENCE ( saint) , moine et martyr, mort à Cordoue le 7 juin 851, eut la tête trarïchée dans la persécution excitée contre les chrétiens par Abderraraa ou Kabdarraghaman,roi des Sarrasins. Saint Euloge a écrit l'histoire du martyre de saint Habence et de ses compagnons. L'Église honore la mémoire de ce saint le 7 juin. Voy. le Recueil de r Espagne illustrée, tom. IV, et la Bibli'ith. des Pères, tom. IX.

HABER. Cinéen, appartenait à la famille de Jéthro, et était le mari de Jahel, qui tua Sisara. Voy. Juç;es,iv. 11.

ï. HÀBERSORN (Pierre), luthérien, né en 1604 à Butzbach. en Vétéravie, surintendant et professeur de théologie à Giessen. niorî en cette ville Tan 1676, parla beaucoup dans divers colloques tenus au sujet de la religion. Son principal ouvrage est Heptas dùputatioman Anti- U a/ew6Mr^2CflrM//i; ltioO-1652, vol, in-8". C'est un recueil de tout ce que les protestants ont dit pour chercher à justifier leur séparation de l'Église romaine. Vo-y. Feller. Bioiir. univers.

il. HABERKORN DE HABERFELS (l'abbé Joseph), né à Kœnigswarten , en Bohême, l'an 173i, mort après 1786, a publié des Sennuns: Breslaw. 1780-1781, 14 vol.

HABERMANN. loy. Avenap.ils , n» I.

I. HABERT (Isaac), évèque de Vabres, né à Paris, mort à Pont-de-Salars, près de Rhodez, en 1668, était docteur de la faculté de théologie de Paris. Il fut successivement chanoine et théologal de Paris, prédicateur du roi, puis évèque. On croit qu'il est l'auteur de la lettre de 1651 à Innocent X, souscrite par quatre-vingt-cinq évèques, pour prier ce pape de juger la question de la grâce. Outre un grand nombre de Sermons, d'écrits contre le jansénisme, il a laissé : 1» De Consensu hierarchiœ et monarchies , contre VOptatus Gallus de Ch. Hersent; Paris, 16i0; trad. en français par le P. Giry, sous ce titre : Union de l'Eglise avec l'État; ibid., 1641, in-8»; — 2" Liber pontificalis, grœce et latine, cum notis: ibid., 1643, in-fol.; — 3° De Cathedra seu primatu S. Pétri: 1645;— ^^ Défense de la théologie des Pères grecs sur la grâce ; 1646 ; — 5° /« B. Pauli apostoh Epistolas très episcopales Expositio perpétua; ibid., 1656, in -8°; — 6» des Hymnes pour la fête de saint Louis , dans le bréviaire de Paris. Voy. Moreri, Diction, histor. Feller, Bioar. univers. La Nouv. Biogr. génér.

IL HABERT (Louis), docteur de la société de Sorboniie, né à Fraiicillon. près de Blois, en

HABI

HÂJBI

1636, mort en 1718, devint successivement chanoine théologal et grand vicaire de Luçon , d'Auxerre, puis de Verdun, officiai et supérieur du séminaire de Châlons-sur-Marne. 11 vivait retiré dans la maison de Sorbonne quand, en 1714, il fut exilé pour son opposition à la bulle Unigenitus. Cet exil ne dura pas plus d'un an. L'auteur du Diction, des livres jansénistes appelle Louis Habert un janséniste radouci , qui, par des routes obliques, 7-evient toujours au système jansénien. Il a laissé : 1" La Pratique du sacrement de Pénitence pour le diocèse de Verdun; Blois, 1688, in-12; — 2» Réponse à la quatrième lettre d'un docteur de Sorbonne à un homme de qualité, touchant les hérésies du xviii« siècle; Paris, 1714, in-S"; — 3* Tlieologia dogmatica et moralis ad usum seminarii Catalaunensis ; ibid., 1707, 7 vol. in-12; Lyon, 1709, 6 vol. in-12; ouvrage qui fut censuré jpar Fénelon dans son Instr. pastor. du 1*"^ mars 1711 ; — 4» Défense de l'auteur de la théologie du séminaire de Châlons contre un libelle intitulé « Dénonciation »; Paris, 1714,

in-12; — 5" Compendium theologiœ dogmaticœ et moralis , etc.; ibid., 1714, 2 vol. in-12. Vo\j. Goujet, Biblioth. des Aut. ecclés. du xviu^ siècle, tom. III, p. 105 et suiv. Le Journ. des Savants, 4691, 1707, 1709, 1710, 1714, 1728, 1737 et 1748. Richard et Giraud. Feller. La Nouv, Biogr. générale.

III. HABERT (Nicolas), prieur de l'abbaye de Notre-Dame-de-Mouzon, mort en 1734, a donné une Histoire de cette abbaye en latin ; 1728. Voy. D. Calmet, Biblioth. Lorraine.

HABESSUS. Voy. Antiphellus.

HABET-DEUM (saint), évêque et confesseur, vivait au v« siècle, et était le compagnon de saint Eugène, évèque de Carthage. Habet-Deum fut exilé à Tamalle, dont l'évèque arien, Antoine, s'efforça par divers tourments de lui faire embrasser l'arianisme. Rien ne put ébranler la foi du saint évêque, qui se rendit à Carthage pour adresser d'énergiques remontrances au roi Hunnéric; mais ces remontrances ne procurèrent ni la paix à l'Église ni le martyre à leur auteur. On célèbre la fête de saint Habet- Deum le 13 juillet. Voy. Richard et Giraud.

HABIA, chef d'une des familles sacerdotales. Voi/. Il Esdras, vu, 03.

I. HABIT CLÉRICAL ou ECCLÉSIASTIQUE, COSTUME ECCLÉSIASTIQUE. Dans les quatre premiers siècles de l'Église, les clercs ou ecclésiastiques ne portaient pas des habits difféxents de ceux des laïques, et, dans les trois premiers siècles, les ministres de l'autel n'en «valent point de particuliers pour remplir leurs fonctions. Saint Jérôme le premier a parlé de la distinction des habits que l'on mettait à l'au- :ie\ et de ceux dont on se servait dans la vie commune. D'après saint Thomas, les personnes constituées en dignité peuvent, sans pécher, porter des habits plus riches que les autres, pourvu que ce ne soit pas par vanité, mais seulement pour faire comprendre l'excellence de leur état et le respect dû à leur dignité, .aujourd'hui l'habit clérical que doivent porter ceux rpii sont dans les ordres sacrés est l'habit long {vestis talaris), c'est-à-dire la soutane. Ainsi l'ont décidé les conciles et les règlements ecclésiastiques. Voy. Hieronym., in cap. XLlv Ezechiel. Saint Thomas, 2. 2., qua;st. 169, art. 1, ad 2. Le conc. de Trente, sess. XIV, de Reformat. Le conc. de Bordeaux, ann. 1583. Pontas, au mot Habit, cas 1 et 2. Le Journal des Sotow/5, 1680, 1686, 17ai etl704,1709. Supplém., p. 31 de la l" édit., et 265 de la 2«. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. 1

L'abbé .Vndré, Cours alphabet, de droit canon.

II. HABIT DES CHRÉTIENS. La modestie et la mortification commandées dans l'Évangile ne permettaient pas aux premiers chrétiens d'affecter le luxe et la somptuosité des habits. Jésus-Christ dit que ceux qui sont mollement vêtus sont dans les palais des rois, et saint Paul condamne rafl'ectalion des parures, même dans les femmes. Clément d'Alexandrie permet aux femmes de porter un plus bel habit que les hommes; mais il ne veut pas qu'il blesse la pudeur et qu'il sente la mollesse. Tertuliiefi et saint Cyprien ont condamné avec la plus grande rigueur les femmes qui portaient dans les é^ilises ou ailleurs un faste indécent et une paiiire immodeste. Or la coutume ne saurait prescrire contre de pareilles autorités, et la tolérance sur ce point est une véritable apostasie de l'esprit chrétien. Voy. Matth., xi, 8. Luc, viii, 25. I Timoth., I, 9. I Pierre, m, 3. Clém. d'.\lex., Pœdaq.. 1. III, c. XI.

in. HABIT DES RELIGIEUX. C'est celui de l'Ordre que ceux qui ont fait profession sont obligés de porter. Pour obtenir un bénéfice régulier, il ne suffisait pas d'être novice et de porter l'habit religieux, il fallait encore être profès. Voy. le Diction, de droit et de pratique de Perrière, au mot Habit des religieux. IV. HABIT ECCLÉSIASTIQUE. Voy. Habit

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