CLÉRICAL
HABITUDE (Habitus, assuetudo)^ qualité ou impression de l'esprit et du corps qui se contracte par des actes réitérés, et qui fait qu'on se porte à une chose avec d'autant plus de facilité qu'on Ta faite plus souvent; c'est ce qu'on appelle des habitudes acquises; mais il y a, en outre, des habitudes infuses que Dieu nous donne sans que nous puissions les acquérir par nos propres efforts. Telles sont les vertus de foi, d'espérance et de charité. L'habitude du vice étant volontaire dans son principe, est coupable, lors même qu'elle ôte à l'homme la liberté de délibérer. Ainsi , loin de diminuer la grièveté du péché qu'elle fait commettre, elle l'augmente plutôt, parce que celui qui pèche par habitude pèche par une plus grande inclination au mal. 11 est également vrai, dans un sens contraire, que l'habitude dans le bien ne diminue pas, mais qu'elle augmente même le mérite de nos actions qui en procèdent, parce que plus cette habitude est formée, plus l'inclination au bien est grande. Cependant les péchés d'habitude peuvent, en certains cas, être excusables, savoir: lorsque le pécheur est dans la douleur actuelle de son péctié précédent, qu'il travaille sérieusement à détruire sou mauvais penchant, et que l'habitude prévient tellement sa volonté qu'il n'y a aucune part, tant dans sa cause que dans ses effets. Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif.
HABITUÉ, se dit d'un prêtre fixé à une paroisse, et qui est chargé seulement de certaines, fonctions déterminées , comme la célébration des offices, le catéchisme, la prédication ; mais qui généralement n'est pas censé député, comme le vicaire, pour remplacer le curé dans la charge pastorale. Les prêtres habitués dans une paloisse doivent obéir aux curés et assister aux offices en habit d'église. On doit leur fournir une subsistance convenable sur les revenus et le casuel de l'église. Les évèques peuvent envoyer dans les paroisses, même sans le consentement des cvu'és , des prêtres pour remplir toutes les fonctions sacerdotales. Voy. les Aîétn. du clergé, tom. I, p. 613, et tom. III, p. 383 et suiv., 1164-1170.