‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1000 sur 1294 · II. STATUE DE SEL. Yoy. Lot · texte numérisé non relu

II. STATUE DE SEL. Yoy. Lot

STATUT, règlement pour faire observer une

STATIO (Achille), savant portugais , né à, VMigueira en 1524, mort à Rome Fnn 1581, ] certaine discipline ou façon de vivre et Je ** voyagea en divers pays, et s'arrêta à Rome, où i comporter dans quelques compagnies ou corps, il fut bibliothécaire du cardinal Caratfa. On a ou communautés. Le concile de Trente suppose de lui : 1° des Oraisons; — 2° des Èpitres; — que les statuts des chapitres des églises collé- 3° des éditions des OEurres de Ferrand, diacre giales ou cathédrales, quoique confirmés par le de Curthage, de Grégoire d'Elvire, des Hèyles Saint-Siège, peuvent renfermer des abus. D'où de saint Pacôme, de plusieurs Traités de saint vient qu'on ne doit pas prêter serment de les Chrysostome, de saint Grégoire de Nysse, etc. observer sans les avoir auparavant examine*

Vog. Nicolas- Antonio, Bihiioth. Hisp., toin

STATIONNAI RE se dit du diacre qui était en semaine pour chanter Fépitre aux messes que le Pape allait dire dans les stations. Il se dit

avec beaucoup de soin. Les statuts anciens fait» par les chapitres, qui ne contenaient rien de contraire à la discipline de l'Eglise de France, n'avaient pas besoin d'enregistrement pour en faire ordonner l'exécution, pourvu que lescha- | pitres justifiassent qu'ils étaient en possession I «le les faire exécuter par leurs membres;

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roux qui ont été faits depuis le commencement du xvii* siècle devaient être revêtus de lettres patentas enregistrées au parlement. A l'égard de lous les autres statuts, de quelque communauté que ce fût, régulière ou séculière , on n'en pouvait demander l'exécution en justice sans lettres patentes dûment enregistrées. (Junnt »u pouvoir de faire des statuts, il compète aux Ordres religieux, aux évèques et aux chapitres. Voy. Coneil. Trid., sess. XXIV, c. xiv, de Heform. La Comhe , Hecueil de jurisprudence canonique, au mot Statuts. L'abbé André, Cours olphabét. de droit canon. Compar. nos art. Général d'Ordre. Chapitre, n» IV. Êvéque, n» I. Monastère. Règles, n° III.

STAUDENMAIER (François -Antoine), théologien, né «l'un pauvre ouvrier ù Donzdorf, bourg du cercle wurtembcrgeois de Geislen, l'an I8U>, mort en 1856, fréquenta l'école de son lieu natal, puis fut mis en apprentissage auprès «le son père ; mais bientôt , dégoûté de ce genre de travail , il obtint de ses parents de pouvoir continuer ses études. Il fit sa philosophie et sa théologie sous de très- habiles maîtres ; ce «jui favorisa puissamment ses progrès. Pendant l'année scolaire 18*24-1825, il ga^na le prix proposé par l'université de Tubingue pour cette question : Quid auctoritalis quiaque juris fiierit principibus Christianis circa episcoporum efectionem, u Constantino Magno ad hodierna usque tempttra. En 18110 il fut nommé professeur onlinaire de la faculté de théologie nouvellement créée à Giessen; l'an 183i il fonda, avec le concours de ses collègues Kuhn , Locherer et Luft. les Annales de théologie et de philosophie chrétienne, auxquelles il fournit un grand nombre de dissertations et d'articles critiques. L'an 1837 il répondit à l'appel qui lui fut fait par l'université de Fribourg. Le principal objet de son ens«>ignement fut la dogmatique spéculative. S'il fut un des professeurs les plus habiles, les honneurs ne lui firent pas défaut; car, en 1840, le grand-duc Léopold le nomma conseiller ecclésiastique. L'an 1843 l'archevêque de Fribourg, Mgr Hermanu de Vicary, le fit chanoine titulaire de sa cathédrale. Durant la session de 1851 , il fut appelé à faire partie de la chambre des députés de ltade; l'université de Prague le nomma un de ses membres honoraires . et on lui lit de divers côtés d'honorables propositions. On a de Staudenmaier : i* Histoire des élections èpisanmles , et des droits et de l'influence des pnncet chrétiens sur elles ; Tubingue, 1830; — 2° Jfan-Srot Erigène et la science de son temps; Francfort, 1834, tom. I"; le tom. II a paru dans ses autres ouvrages ; — 3° Encyclopédie des sciences théologiques ; Mayence . 1832 , — 4° Efficacité des dons de l'esprit dans l'homme et dans t humanité; Tubingue , 1835 ; — 5° Le Génie du christianisme manifesté dans les temps sacrés, dans les cérémonies et l'art religieux, t. II; Mayence, 1835. 1238, 1855; — 6» Le Génie de la révélation divine , ou Science des principes de l'histoire du christianisme; Giessen, 1837; — 7° De la Salure de l'université , et de la liaison intime des science* universitaires au point de vue de la théologie; Fribourg, 1839; — 8° Philostipfiie du christianisme , ou Métaphysique de l'Écriture sainte; Giessen, 1840; ouvrage qui, avec la Dogmatique chrétienne, est regarde comme le plus important des livres de l'auteur; — 9» Série d'images à l'usage des chrétiens, avec des explications et une préface de Staudenmaier; Carlsrue, 1843-18-44 , lJ cahiers ; — 10» Exposition critique du système de Hegel, au point de vue de la philosophie chrétienne; Mayence,

1844; — 11» Dogmatique chrétienne; Fribourg, tom. I et II, 1844; tom. III, 1848; tom. IV. 1re part., 1852; — 12° Sature de r Église catholique: Fribourg, 1845; — 13° De la Paix religieuse, et de ravenir et de la mission religieuse et politique des temps modernes; \n et 2* pari., intit. : Le Protestantisme dans sa nature et son développement; Fribourg, 1840; 3" part., intit.: Les Questions fondamentales du temps présent; ibid., 1851 ; — 14° Mission religieuse du temps présent ; Fribourg, 1849. Voy. je Diction, de la théol. cathol.. qui donne des détails intéressants sur Staudenmaier et sur ses écrits.

STAUDIGEL ou STAUDIGL (Ulrich), théologien allemand, né à Landsberg, sur le Lech, en 1644, mort au couvent d'Andrechs, dans la haute Bavière , l'an 1720, embrassa en 1064 la règle de Saint - Benoit , et fut envoyé à Rome pour obtenir du Saint-Siège la réunion de tous les couvents bavarois de son Ordre en une seule congrégation; il termina cette affaire en 1084, et consacra le temps de son séjour à se perfectionner dans les sciences. Il était docteur en droit, en médecine et en théologie. Parmi ses écrits, dont la plupart traitent de la médecine, nous citerons : 1° Omnium scient iarum et artium Organum universate, seu Logira practira ; Rome, 1080, in-8» ; c'est un excellent traité de logique, exempt de toute espèce de subtilités et d arguties; — 2" Us Etudes monastiques, traduites du français en latin ; Kemptcn , 1 /0B, in-8». Voy. la Sour. Biogr. qénér.

STAUDLIN ( Charles - Frédéric ) , protestant , professeur et docteur en théologie de Goettingue, né à Stuttgard en 1761, mort à Goettingue l'an 1826, devint maître en philosophie en 178I. U voyagea pour son instruction . de 1786 à 1790, en Allemagne, en Suisse, en France et en Angleterre, ou il se trouvait, l'an 17U0, quand il reçut l'invitation d'accepter nue chaire de théologie à l'université de Goettingue. En 18P3 il fut nommé membre «lu consistoire. Parmi ses nombreux écrits (on en compte 72), nous indiquerons comme les plus importants : 1° Histoire et esprit du scepticisme , surtout par rapport à la religion et à la morale; Leipzig, 1794, 2 vol.; — 2° Esquisse d'une théorie de la vertu et de la religion , tom. H, 1800; — 3» Manuel de dogmatique et d'histoire des dogmes; Goettingue, 1801 et 1802; — 4° Histoire de In monde de Jésus, tom. I-1V, 1799-1822; — 5° Géographie et statistique de l'Église; Goettingue, 1804. 2 vol.; — 6° La Morale philosophique et la morale biblique; Goettingue, 180.i; — 7° Htst. de la morale philosophique, hébraïque et chrétienne; Hanovre, 1806; — 8» Hist. universelle de l'Église chrétienne; Hanovre, 1800 ; 5e édit., 1833; — 9° Hist. des sciences théologiques depuis la propayution de la tittérature antique ; Goettingue, 1810 et 1811 , 2 vol.; — 10» JVoure«u Manuel de morale pour les théologiens, et itttroduction de t Histoire de la morale et des dogmes moraux; Goettingue, 1815, 3* édit., 1825; — 11» Manuel d'encyclopédie , de méthodologie et d'histoire des sciences théologiques ; Hanovre , 1821 ; — 12° Hist. de la philosophie morale; Hanovre, 1822; — 13° Manuel de C introduction pratique ù l'étude des livres de l'Ancien Testament; Goettingue , 1820 ; — 14° Hist. du rationalisme et du supranaturalisme, surtout par rapport au christianisme, avec quelques lettres inédites de Kant; Goettingue, 1826; — 15° Hist. et littérature de ?Ég/ise, posthume; — 16» Magasin de l'Hist. de la religion, de la morale et de l'Eglise; Hanovre, 1KO1-1806, 4 vol.; — 17» une foule d'articles dans la Hibliothe,,ue de la littérature théologique

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moderne, de Goettingue, dans les Archives de i'Ilist. de F Église ancienne et moderne, dans les Archives de flltst. de t Eglise, qu'il publia avec Tzschirner et Vater, de 18*21) à 18-20. Voy. le Diction, de la théoi. cathol.

STAUPITZ (Jean de), vicaire général de l'Ordre des Augustin* en Allemagne , né dans la Saie électorale, mort à Salzbourg en 1524, fut envoyé a Rome par l'électeur de Saxe pour ohlenir du Pape l'autorisation et les privilèges nécessaires pour établir une université à YVittemberg. 11 réussit dans sa mission, et fut nommé doyen de la faculté de théologie. I) lit venir d'Erfiirt Luther à Wittemberg , lui donna la chaire de philosophie , obtint pour lui la permission d'expliquer les Ecritures, et le reçut en ffiiS docteur en théologie. Il le détermina à se livrer a la prédication; mais, lorsque cet hérésiarque répandit ses erreur», Staupiti se retira à Salxbourg. OÙ l'archevêque lui donna l'abbaye de Saint- Pierre. D'après la Souv. Hiogr. yénêr., Stanpitz donna ordre aux moines de son couvent de lire la Hible de préférence aux ouvrages de saint Augustiu , et approuva les thèses de Luther contre les indulgences, en disant qu'il lui plaisait beaucoup d'y voir attribuer tout à D eu , et rien aux hommes. La même biographie ajoute que Staupitz continua à approuver les nouvelles doctrines de Luther, et qu'il «'en fit même le propagateur zélé parmi ses religieux ; qu'après sa mort ou trouva dans sa bibliothèque toutes les œuvres du réformateur, lesquelles furent brûlées publiquement dans la cour du couvent par l'ordre de son successeur. On a de lui : 1* des lettres; — *2° un Traité de t amour de Dieu ; — 3° un Opuscule sur l'imitation de la mort du Christ ; — 4° un Livre de la foi chrétienne; — 5° De Eiecutione attenta prœdesttnationts ; — f> De Mtssa audtenda m propria parochia. Voy. la Nouv. tiioyr. génér. Le Diction, de la théof. cathol.

STAURIN (Jean -André), né dans File de Chio, vivait vers l'an 1640. Il a écrit en grec deux Discours de la transsubstantiation , contre Corydalus, calviniste; Home, 1040.

STAUROLATRE. Voy. Cmazinzaribn.

STAUROPOLI ou STÀUROPOLIS, appelée aussi Aphrodisi'idr , est aujourd'hui un archevêché in partifnis qui a pour suflragants les évéchés, également in partibus, de Chiaropolis, Mylasse, Amyson ou Mézon, Cérame, llalicarnasse ou Alicârnasse . Jassus, Mynde , Orthosie, Alabanda . Héraclée de Salbace, Loryina ou Larvma, Milet ou Mileto. Voy. Lequien, Orient Christ., t. 1, p. 31*0. De Commanville, /" Table a/phaUt., p. 5-2*2. Gaet. Moroni, vol. LXIX , p. *27S»-'280. Compar. Aphrouisude.

STAURUS. Voy. Behinopolis.

STAVELO (Jean de), bénédictin, mort en 1449, a laissé : une Histoire des èvéoues de Liège, qui se trouve dans l'ouvrage de Jean do Chapeauville intitulé : Episcoporum et rerum Leodiensium Senptores.

STÉBLÉRIENS. Voy. Bacilairbs.

STECTONIUM. Voy. l'art, suiv.

STECTORIUM, ville énisc. de la Phrygie Salutaire, sous la métropole de Sinnada. au diocèse d'Asie. C'est la même que celle que l'on trouve sous les noms de Stectonium , Istorium , Tectorium, Ectorium, Actorium, Hectoreum , Eo truni, Lystrum et Sectorium dans les Actes des conciles. On en connaît cinq évèques. dont le premier est Helladius. Son métropolitain, Mai inianus , souscrivit pour lui au concile de Chalcéiloine. Voy. Lequien, (Mens Christ., tom. I, p. 8iy. Richard et Giraud.

STEELE ( Richard), littérateur, né a Dublin, de parents anglais, en 1671 ou 1675, mort prêt Caermarthen, dans le pays de Galles, l'an 17- '. 11 n'avait que cinq ans lorsqu'il perdit sou père, nui était avocat et secrétaire du premier duc u'Onnond. 11 a publié une foule d'écrits purement littéraires ou politiques, et de plus : 1° The Christian Ifero ou le Héros chrétien, 1701; petit manuel qu'il composa dans des moments de repentir de sa vie de dissipation et de débauche; il l'avait composé dans l'espoir que la honte nue ferait rejaillir sur lui l'opposition de sa conduite actuelle avec les maximes de morale qu'il développerait dans cet ouvrage le forcerait à quitter les sentiers du vice ; mais, comme il continua sa conduite dissolue, quoiqu'il protestât de son sincère attachement à la religion et à la vertu , il devint uniquement l'objet de la raillerie de ses camarades; — '2° The Hontishec- Cietùutieal Htstory of laie yenrs; c'est-à-dire l'Ilist, ecclès. de Home pendant les dermérei années ,• Londres, 1714, in-8«, qu'il lit réimprimer sous le titre de : An Account of the stute ofthe roman cathol ic religion tlu oughout the wnrld, translatai front thedatian • Londres , 1715, in-12, et dont il a paru en 1716 une traduction française sous le titre de : Etat présent de TEglist romaine dans toutes les parties du monde: écrit pour l'usage du pape Innocent XI par trbano Cerri, avec une Épttre dédteatoire au pape Clé' ment XI, contenant l'état de la religion dans la Grande-Bretagne; misa V Index le n janv. 1721. Voy. Chalmers, General btogr. Dtcttonary. Michaud , Hiogr. univers. La Souv. Btogr. génér.

STEEN (Corneille VAN DER). Voy. Corneille, n° IV.

STEENBUCH (Jean), orientaliste, né à Copenhague en 166t . mort l'an 1740, parcourut lei Pays-Bas, l'Angleterre, la France, l'Italie, la Suisse et l'Allemagne. En 1701) il fut promu a la faculté de théologie, devint recteur de l'université, et. en 1715, fut membre du collège établi pour la propagation de la foi chrétienne dans les Indes , en Groenland et ailleurs. Nommé en 47*20 procurateur de l'église de la Sainte- Vierge, il refusa en 1731 l'évéché de Ripen. Il i a laissé beaucoup de dissertations en forme de I thèses , par exemple : Dtsquisttio eausarum car m jure hebnen asseritur, non dari inter gentes proselytos; 1683; — *2» Examen versionù vemacula> ad staturam greeci codicts Son Testmnenti: 1705. Voy. Moréri, édit. de 175U. Richard et Giraud.

STEFANUCCI (Horace), jésuite, né à Ansgui en 1706. mort à Rome, au château Saint- Ange, l'an 1775, illustra sa compagnie autant

[mr ses grands talents que par sa piété, et toutes es autres vertus de son état. Il professa avec le plus grand sucées le droit canon au collège germanique, depuis l'an 1748 jusqu'à l'an 1773. Les cardinaux Jean-François Albani et d'York le prirent pour leur confesseur et pour leur théologien. Ce dernier le chargea de la rédaction des actes du synode de rrascati, dont il était évèque. A la suppression de la société de Jésus il fut arrêté, et renfermé au château Saint-Ange avec le P. Ricci, son général, et quelques autres de ses confrères. Il est auteur d'un grand nombre d'écrits , entre autres : 1° La Vita di santu Febronia, vergine et martyre, tradotta dal greco in francese , cofTaggiunta a olcuite annotaztoni, dal Padre Gian-Francesco Battus, délia compagnia di Cetu, e dal francese tradotta in ita/iano da un altro religioso (le P. Stefanucci), délia medesima compagnie; Rome, 175*2 ; - *>/» Titulum XU librtltt Décrétaient,

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