I. STELLA (Camille ) ou BENOÎT DE SAIN T
MAUR, de l'Ordre des Feuillants, né â Cartellane en Italie , vivait au xvu* siècle. On a de lui : 1" Origine et progrés de la dévotion envers saint Sonnose , en italien; Rome, 1608; — 2° Abrégé de l'Échelle sainte, en italien; ibid., 1675; — 3» L'Année sanée; ibid.; — 4° une traduction du traité du cardinal de Roua : De lu Conduite au ciel , ibid., 1672; — 5° L'Histoire du jansénisme; ces ouvrages sont en italien; — 6* Chronologie depuii le commencement du monde; ibid., 1687; — 7° Opuscule* sur la Pâque, de la réforme du calendrier, et iur les chaussures de saint Benoit; ces deux derniers ouvrages sont en latin.
II. STELLA (Didace), religieux de Saint- François de la province de Compostelle, était Portugais selon les uns, et Espagnol selon les autres. Le cardinal de Granvelle le choisit pour son confesseur, et Philippe 11 prit souvent ses conseils. On a oe lui : 1° Vie d>- saint Jean l'Évangéliste; Lisbonne, 1554; — 2* De la Vanité du monde, en espagnol; Salamanane, 1574,* trad. en français; Paris, 1578, en latin; Cologne, 1585, en italien; Venise, 1581, et Florence, 1585 ; — 3° De Modo cowionandi, sive rhetoricn ecrlesiastica; Salamanque, 1576, in-8°; Venise, 1581; Cologne, 1586; — 4° Méditations sur l'amour de Dieu ; 1578 ; — 5° Commentaires sur l'Évangile de saint Luc , en latin, sous le titre de : Ennrrutiones in Evungetium S. Lucre; Lyon, 1580; Anvers, 1581; les éditions qui ne sont pas postérieures à 1581 sont à Y Index de Clément VIII ; — 6" Commentaire sur le psaume CXXXVl; Salamanque, 1576, — 7» Tabula' rerum omnium pua; in libris de vanitate mundi conlinentur, ad
evangelia totiut anni dMributa>; Vérone, 4504, in-1Ô. Vuy. le P. Jean de Saint Antoine , BibKoth.
unir. Francise, tom. I, p. 305.
III. STELLA (Jean), prêtre vénitien, vivait vers l'an 1505. Outre une Histoire des empereurs romains, on a de lui : Histoire de la vie et des mœurs des Papes , depuis saint Pierre jusqu'à Jules II ; imprimée plusieurs fois à Venise , et pour la dernière fois en 1650.
STELLART (Prosper), en latin Stellartim, .religieux augustin, né à Tournai, mort à Caïcte, rdan* la Campanie. en 1629, était docteur en théologie. Il tut visiteur de toute la province de Flandre et premier prieur de la maison de son Ordre à Douai. On a de lui : 1° Augustinomachia, sive vttulieur tutelares pro S. Augustino et Augustinianis ; Lyon, 1613, 2 vol. in-80; cet ouvrage a été mis à V Index (decr. 2 dec. 1622); — 2" Sucleus histoticus Hegulœ S. Augustini ad servos Dei; Anvers, 1618, in-8»; — 3» Paral/eli LXXH Augustini catholici, et Augustino-mastigis haretici ; ibid., 1618, in-t°; — 4° De Coronis et tonsuris paganorum , Judteorum , christtunorum ; Anvers, 1625, in-8°; — 5° Fundamina et régula omnium Ordinum monaaticorum et militanum ; Douai, 1626, in-4°; — 6° Annules monastici, sive ckronûlogùi; Anvers, 1627, in-4". Voy. Valére- André, Bibtloth. Belg., édit. de 1730, in-4», t. II, p. 1019.
STELLER ( Jean), protestant, jurisc. d'Allemagne, peu connu d'aillours, a publié une Apologie dePonce-Pilate, intitulée: Pi/atusdefensus, etc.; Dresde, 1671 ou 1675, in-4°. Il parut bientôt après une réfutation, sous ce titre : Dan. Maphunati Confutatio dissertai ionis perquam seandalosa Joh. Stelleri, qua Pdatum defensum superiori anno turpissime prodidit , quteque ad verhum huic opusculo pra-fuea est; Leipzig, 1676 ; deux éditions ont paru dans la même année. Placcius nous apprend, dans son Theuimm ptfth donymorum (pag. 433), que Daniel Hartnaccius s'est caché sous le nom de Maphanatus dans cette réfutation. For/. Michaud , Biogr. univers., où on trouve des détails curieux relativement à l'ouvrage de Steller.
STELLIONAT (Stfttionaluê ou falsum. nimen firtlsi), espèce de rraude ou de dol qui se commet sur les monnaies, les documents, les poids et mesures, la qualité des marchandises, l'imitation et l'usage illégitime des sceaux, tles nrmes et des décorations. Il parait qu'au moyen âge c'étaient surtout les bulles ponlilicales qui étaient très-souvent falsiliées, à cause de leur importance politique; de là les nombreuses formalités auxquelles étaient soumises la rédaction et l'expédition de ces bulles. Dans un bref adressé à l'Église de Milan le 4 septembre H'.M, le pane Innocent III signale jusqu'à neuf espèces de falsifications auxquelles sont exposés les documents du Saint-Siège. Le faux [crimen falsï) appartenait aux délits du forum mixte (aclicta mixti fort), c'est-à-dire aux crimes qui, violant à la fois I ordre dans l' Kg lise et dans l'État, étaient également atteints par la législation pénale des deux pouvoirs. Les lois de l'Église condamnent celui qui a falsifié les poids et mesures ou la qualité de la marchandise, a réparer le dommage et a une pénitence de dix à trente jours, accompagnée d'un jeûne sévère ; les faux monnayeurs, ceux qui altèrent les monnaies et ceux qui se servent sciemment «le fausse monnaie et la mettent en circulation, «le l excommunication latte sententiœ ; si ce sont des ecclésiastiques , à la perte de leurs bénélices et à une incapacité perpétuelle de remplir leurs fonctions. Les contrefacteurs laïques des