‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1003 sur 1294 · STER · texte numérisé non relu

STER

sceaux du prince étaient punis d'après les lois dp rode pénal , et les ecclésiastiques, de la dégradation, de la marque et de l'exil. Enfin les falsificateurs des bulles et des brefs du Pape , et ceux auxquels ces bulles ou brefs sont adressés, qui les défendent, les favorisent, les accueillent, qui cachent sciemment les documents authentiques , s'ils sont laïques , sont punis de l'excommunication »/>«o facto, et, si ce sont des clercs, de la déposition. D'un autre côté, si ces clercs sont les auteurs mêmes de la falsification, on les dégrade et on les livre au bras séculier. Le droit romain punissait le faux d'après les circonstances: ainsi, par exemple, l'homme libre qui s'en était rendu coupable erdait tout son bien et se voyait déporté, et 'esclave faussaire subissait la peine de mort. Les faux monnayeurs r iaient décanités ou brûlés, leurs biens confisqués, et, s ils étaient de simples particuliers, ils ne pouvaient en appeler. Aujourd hui les délits de fraude, de dol, de falsification légère , sont réprimés par les lois de police; mais les crimes plus graves sont passibles des cours criminelles et punis de la détention, des travaux forcés et de la déportation. L'Église se borne à des peines purement spirituelles, imposées secrètement dans le tribunal de la pénitence. Voy. Permaneder, dans le Dietion. de la théol. cathol.

STEMPJE. Voy. Étavpes, n° IL I. STENGEL (Charles), bénédictin, né en Bavière au commencement du xvn* siècle. On a de lui, entre autres ouvrages : 1° Couronne Matante, ou de la Propagation de l'Ordre de Saint-Benoit; Augsbourg, 1621; — 2° L'Encensoir d'or, ou les Sept Heures canoniales; ibid., 1612;— 3» Idée de la piété chrétienne ; ibid.; — 4° Dignité, apparition, temple, culte et miracles de saint Michel; ibid.; — 5° De la Vénération des reliques et de leurs miracles; Ingolstadt, 1G'24 ; — 6° La Vie et la Règle de saint Benoit : Augsbourg, 1613; — 7° Méditations sur la Règle de Saint-Benoit: ibid.. 1623: — & Images et éloges des saints ae l'Ordre de Saint- Benoit ; ibid., 1625; — 9° Histoire de la Passion de Sotre-Seiyneur tirée des quatre Évangiles; ibid., 1612. Voy. Richard et Gir vers., au Supplément

uni-

IL STENGEL (Georges), jésuite, né à Augsbourg, mort à Ingolstadt en 1651, a laissé : 1° Mundus theoretienx divinorum judiciorum in IV partes diyeslus; in -fol.; — 2* des Traités de controverse; — 3° des Traités de théologie; — 4» diverses 'Œuvres de morale et de piété ; la plupart de ces ouvrages ont paru à Ingolstadt du commencement du xvn* siècle à l'an 1650. Voy. Sotwell , qui , dans la Btblioth. Scriptor. Soc. Jesu, donne la liste complète des écrits de Stcngel. Michaud , Biogr. univers., au Supplément.

STENO ou STENON (Nicolas), évèque de Titiopolis et vicaire apostolique dans le nord de l'Europe, né à Copenhague en 1638, mort à Schwerin en 1686, professa d'abord le luthéranisme, et s'appliqua particulièrement à la physique, à l'anatomie et à la médecine. Il abjura l'hérésie en 1669, à Florence, et Innocent XI ayant été informé de son rare mérite ainsi que de son élévation au sacerdoce, l'appela à Home et le sacra évèque. Outre des ouvrages d'anatomie et de médecine, il en a laissé plusieurs autres touchant la religion ; parmi les principaux nous citerons : 1° De Methotto com meendi catholicum juxtu Chrysostomum; Florence, 1075, in-4°; — 2° De Interprète S. Scripturtr; ibid., 1675; — 3« De Propria Conversionc ; ibid., 1G77,

in-4°; — 4» Srrulinium reformatorum ; ibid., 1677, in-4«; — 5° Tructatus de purgutorio; ibid., 1680. in-4*; — 6° Antilogia contra Siririi ostensionem abominât ionum pajtutwe idolntricarum; Rostock , 1687, in-4°. Voy. la Biblioth. septentrionis eruditi, p. 110 et 350, Abrégé de la Vit de M. Stcnon , qui est à la fin de la Vie dtt Saints donnée par Blondel ; Paris, 1722, in-fol. Richard et Giraud.

STÉPHANAS, un des premiers chrétiens de Corinthe , que saint Paul baptisa avec toute sa famille. Il se consacra au service de l'Eglise, vint trouver saint Paul à Éphèse. et lui apporta, selon saint Chrysostome. les lettres par lesquelles l'Église de Corinthe le consultait sur les objets que saint Pau) traite dans sa lre Epitre aux Corinthiens, écrite l'an 57, selon presque tous les critiques et tous les interprètes, et envoyée par Stéphanas, Fortunat et Achaique. On ne sait aucun autre détail sur la vie de Stéphanas. Voy. I Corinth., xvi, 17. Chrvsost., Ilomit. XLIV, in 1 Corinth. D. Cal met, Dtclm. de la Bible. J.-B. Glaire, Introduction, etc., t. V. p. 5!i.

STEPHANESCHIS (Jacques CâJETAN DE), cardinal, mort à Rome en 1343, appartenait a | la maison des Ursins. 11 fut employé en diverse* négociations par Honifnce VIII. On a de lui : 1° De Bat inné, institut inné et celrhratione mm jubila-i; — 2° De Electione et abdicalione

Celestini; — 3° des Sermons, des Harangues, etc. Voy. le Diction. Instar., édit. de Hollande, 17 W.

STEPHANIACUS.évèché de la nouvelle Épire, au diocèse de l'Hlyrie orientale, sous la métropole de Durazzo, suivant la Notice de l'empereur Léon. On n'en connait qu'un évêqoe. Corne, <iui assista au concile tenu sous le pape Jean VIII, au sujet du rétablissement de Photius. Voy. Lequien, Orient Christ., ton». II, p. 655.

STÉPHANIDE on ÊTIEN NE (Guillaume), bénédictin, était d'une famille originaire de Normandie, et vivait au xn« siècle. Il fit profession à Gantorbéry, où il avait étudié la philosophie, fit ses études théologiques en France , et fut le compagnon inséparable de saint Thomas dp Cantorbéry. Parmi ses ouvrages on cite surtout: De Vita el passione Thomar, etc. Voy. Pitseu*. De lllustr. Avql. Scriptor. Moréri, édit. de 17W.

STEPH0NIUS (Augustin), jésuite italien, né en 1560, mort l'an 1620, fut chargé de l'éducation du prince Alphonse de Modéne. Outre quelques tragédies, il a laissé : 1° Oratio île Christi Domini morte, habita anno 1599 ad Cltmentent Vlll; — 2° Oratio de laudibus B.Agnein Polit iunte, ad Cardinales ; Home, 1601, in-4°; — 3° De Spiritus Sancti Advenfu, prononce à Rome, en présence de Paul Y; — 4° Posthuma Prosœ; Home, 1658; — 5° Pmthuma» Epistol/r, etc.: Rome, 1077, in- 12. Voy. Janus Nicius Erythrauis, Pinaeot/teca, etc., I. Alegainbe et Sotwell, Biblioth. Scriptor. Societ.Je.tu.

STERCORANISTES, ce sont ceux qui croient que le corps de Jésus- Christ dans la sainte Eucharistie, reçu par la communion, est sujet à la digestion et à ses suites, comme les autres aliments. Bergier dit avec raison, selon nous, que la question est de savoir s'il y a eu réellement des théologiens assez insensés pour admettre cette absurdité. Car, il faut bien le remarquer, le reproche de stercoranisme ne peut être sence

ni aux luthériens , qui prétendent aujourd'hui que l'on y reçoit à la vérité son corps et son sang, non en vertu d'une présence réelle et

fait ni aux calvinistes, qui nient la prée réelle de Jésus-Christ dans l'Eucharistie,

STKK

STED

corporelle du Sauveur dans le pain et dans le vin. mais en vertu de la communion ou de l'action de recevoir ce symbole; ni même à Luther et à ses disciples, qui admettaient I impanation ou l'union du corps et du sang de Jésus-Christ avec la substance du pain et du vin, parce que ces impanateurs enseignaient que le corps du Sauveur ne demeure sous le pain ou avec le pain qu'autant que cet aliment conserve sa forme et ses qualités sensibles; que le pain, devenu du chyle dans l'estomac, n'est plus du pain, qu'ainsi le corps de Jésus-Christ cesse d'y être uni. Cest par la même raison qu'il y a une grande injustice à soutenir que les catholiques sont stercoranistes , parce qu'ils admettent la transsubstantiation. Jamais, en effet, ils n'ont pensé que le corps de Jésus-Christ est encore sous les espèces ou sous les qualités sensibles du pain, lorsque ces qualités ne subsistent plus. Au moment que les espèces sacramentelles sont descendues dans l'estomac, elles sont mêlées avec les restes d'aliments ou avec les humeurs qui doivent concourir à la digestion. Dès lors ces espèces ou qualités sensibles sont altérées; elles ne subsistent plus du tout lorsqu'elles sont changées en chyle; le corps de Jésus- Christ n'y est donc plus. Comment donc prétendre que ce corps adorable est sujri aux suites de la digestion des qu'il cesse d'exister par la digestion même des espèces sacramentelles? Ainsi, Basnage a évidemment manqué de jugement quand il a dit que les accidents qui peuvent arriver au corps de Jésus -Christ dans l'Eucharistie embarrassent fort les théologiens qui admettent la présence réelle; et Mosheim,

Firotestant comme lui, est beaucoup plus dans e vrai , puisqu'il convient qu'a proprement parler le stercoranisme est une hérésie imaginaire. C'est aussi l'opinion de notre savant théologien catholique Tournely, qui, soutenant

Sue l'accusation de cette nature dirigée contre aban Maur et autres prétendus sletcoranistcs, repose uniquement sur un malentendu, et qu'on a faussement interprété leurs paroles, d'ailleurs, peut-être, peu précises, dit lormellement que cette hérésie est une pure liction , parce que ces écrivains, lorsqu'ils parlent du corps du Christ, n'entendent que les espèces eucharistiques : Vana et promu ficta videtur itla lierresis... SPECIES quippe panis et vint dicuntw IPSUM corpis Ciimsti... Inde guidquid midationis et CORRUPTIOMS accidit... in IPSAS SPECIES exler- Mfi non in CORPUS ipsum Christ i naturale ne snltstantinle , immédiate radere dici débet. Et un peu après, au sujet de l'expression prétendue stercoraniste de Raban Maur, le même Tournely ajoute : Rnbanus spectat duntnxat species KXTERNAS Eucharistiœ, non autem ipsum corpus C/iristum rerum et naturale quod sub Mis contiiietur. Voy. Tournely, Cursus theologicus, t. II, p. 345; Colon. Agripp., 1734, in-fol. Bcrgier, [hdùm. de t/iéol. Pluquet, Diction, des hérésies. Le Diction, de la thèol. cathol.

STERCORARIA SELLA. Voy. Chaise. n° II.

STÉRILITÉ- La stérilité n'est pas un empêchement dirimant de mariage dans les personnes qui peuvent user du droit qu'il donne. Elle peut servir de prétexte, selon quelques jurisconsultes, aux princes et aux souverains, de faire casser leur mariage; mais il est constant que ce n'est point par ce défaut qu'ils en obtiennent la cassation; c'est sur la raison d iiniuiissance exposée au Pape qu'ils sont cassés, lorsque les Papes accordent cette demande. Li raison de cette règle est que la stérilité peut cesser avec le temps. Voy. l'abbé André, Cours

alphabet, de droit canon. Compar. EMPECHE- MENTS, n° II, 4*.

STERON (Henri), moine de l'abbaye d'AIteck ou Altaich, en Allemagne, et chapelain de l'abbé Herman dans le xui' siècle, a écrit des Annales depuis l'an 1 152 jusqu'à 1273. Eberhard, archidiacre de Ratisbonne, les continua jusqu'à l'an 1305, et Ulric et Conrad Welingue, d'Augsbourg , frères et religieux bénédictins, y firent une addition jusqu'à Tan 1335. On trouve cet ouvrage dans Freher, Écrivains a" Allemagne , tom. 1, et dans Canisius, Antiquœ Lectiones, mais

glus court. Voy. Freher, Scriptor. Germ.,\om. I. ellarmin, De Scriptor. Eccl. Richard et Giraud.

STERZINGER (Ferdinand), théatin, né en 17*21 à Lichtenwœrth , dans le Tyrol, mort l'an 1786, reçut une éducation très-soignée. Il lit ses vœux en 1742, et, l'an 1747, ses supérieurs l'envoyèrent à Rome pour y étudier la théologie et le droit canon sous Caraffa et Velo. Mais le climat de Rome ne lui convenant point, il se rendit à Bologne. L'an 1750 il revint en Allemagne , et fut nommé professeur de théologie morale à l'université de Prague. Trois ans après il se rendit à Munich , où il enseigna le droit canon. Élu, en 1762, supérieur de son couvent et membre de l'Académie des sciences, il débuta par un discours Svr le Préjugé de ta sorcellerie, qu'il lut en 1766. Autant son succès fut grand à 1 Académie, autant une partie du clergé et des habitants crièrent au scandale. Outre ce discours, on a de Sterxinger : 1» Positiones selectte ex philosophia mentis (1755), et sensuum (1756), in-fol. : ce sont deux thèses qui firent du bruit par leur hardiesse ; — 2° Dispulalio cannnira de V libro Decretalium; 1761, m-fol.; — 3^ Disputatio de jurisprudentia ecclesiastica ; 1764, in-4°; — 4° Pensées sur l'amour de la vérité ; 1764, in-4"; — 5° Im Magie tromperie et la sorcellerie rêverie; 1767, in*4*>; thèse fausse par sa trop grande généralité (voy. Magie); — 6° Les Merveilleuses Cui'es de Gassner dévoilées; 1775, in-8° de 55 pages; une 2« édit. parut la même année, augmentée d'un Catéchisme sur les esprils, en 31 pag., où l'auteur combat une foule de croyances populaires répandues en Allemagne, et qu'il traite toutes de superstitions; cet écrit fut réfuté par une brochure anonyme intitulée : Question : Le Catéchisme sur les esprits est-il un catéchisme catholique? Augsbourg, Rieger, 1775, in-8» de 48 pag.; — 1* Introduction chronologique à T histoire ecclésiastique ; Munich, 1761-1*78, 5 vol. în-8°. Cet abrégé, qui s'arrête à l'an 1700, est proprement une continuation du travail de Pfeffel; la préface est de P. d'Osterval. Voy. Wcstenrieder, secrétaire de la classe d'histoire à l'académie de Munich , Mémoire sur Sterzinger, dans l'ouvrage périodique intitulé Recueil d'éclahxissements pour l'histoire de la patrie. Michaud , Biogr. unwers.

STEOCUS ou STEDCO, STEICCUS EUGU- BINUS (Augustin), chanoine régulier de la congrégation du Saint -Sauveur, ne à Gubio, dans le duché d'Urbiu, en Italie, en 111)6, mort à Venise en 1511), était très» versé dans les lan-

Sues orientales. Il fut choisi pour être garde e la bibliothèque Apostolique, et devint évéque deChisamo, en Candie. Parmi ses ouvrages, nous citerons: 1° Recognitio V. T. ad hebrairam veritatem , cotlala editione LXX intciy/retum ; Venise, 1529, in-4°; Lyon, 1531, in-4"; — 2° Prit Religione chrisliana, adversus lutheranns; Bologne, 1530, in-4»; — 3° In Psalm. xvill et cxxxvill//i/«-/«e/a/i«;Lyou, ITvO, in-4»; suivie des Remarques d'Érasme et de la Réponse de

STEW

STHJ

l'auteur; — 4° Coemopœia, vel de mwidano opifiriu exjtositin III cap. Geneseos ; Lyon et Paris, 1535, in-fol. Les Œuvres de Steucus ont été recueillies et publiées à Paris, 1578; Venise, 1591 et 1601, 3 vol. in-fol. Voy. Sixto de Sienne, Biblioth. Sanci. Possevin, In Appar. suer. Le Mire, De Snriptor. sac. xvi. Nicéron, Mémoires, ton». XXXVI. Tiraboschi, Storia delta tetteratura itahana, tom. VII, p. K La Nouv. Biogr. gêner.

STEVART (Pierre), en latin Stevartùu, docleur en théologie, ne à Liège , mort dans cette ville en 16*21 , professa à Ingolstadt , fut souschancelier de l'université de la même ville, chanoine de la cathédrale d'Eyehstat ou Aichstat , puis de Saint - Lambert de Liège , prévôt de Saint-Denis et vicaire général de l'évéque, le prince Ferdinand de Bavière. On a de lui : !• Explicatio octo priorum capilum Epistola? D. Pauli ad Romanos; Ingolstadt, 1586, in-4»;

— 2» Commentarius in Eptstotas D. Pauli ad Thessalonicenses ; ibid., 1600, in -4°; — 3e de semblables Commentaires sur l'Epitre aux Philippiens, sur celle aux Corinthiens, sur la H* à Timothée et sur l'Epitre canonique de saint Jacques; — 4° Orativ de colloquio Ratisbonensi ; Ingolstadt, 1602, in-4«: — 5° Apologia ftro Societate Jesu; ibid., 1593; — 6° Alnnuelis Calecœ adversus Greecoruni errores Lib. IV; ibid., 160^, in-4»; — 7° Commentarius de vita et rébus gestis sancla Walburgoy, abbalissa- Ordinis Sancti Benedicti, auetore Welfreid. Ilasenrietann preshii- (ero, publié avec des notes; Ingolstadt , 1616 ;

— &8anctus Eucherius, episcopus Lugdunensis , dp vita sancti Mauritii, Theoa> legionis ducis; 1618, in- 4°; — 9° Tomus sitigularis, auctorum tam gracorum quam latinontm , quos ex variis bibliothecis accersitos, nunc primum in lurrm prodire et pub/ire prodesse justit Petrus Stevartius, etc.; ingolstadt, 1616. iii-40.Ce recueil sert de VII* volume aux V de la collection de Canisius, intitulée Lectiones antiqwr, etc. Voy. Valère-André, Hibtioth. Hetg., édit. de 1739, in-4°, tom. Il, p. 1011 et 1012.

I. STEWART (Dugald), anglican, philosophe, né en 1753 à Edimbourg , ou il est mort l'an 1828, lit ses études classiques à Edimbourg, et compta parmi ses professeurs Stevenson et Kergusson. Il alla ensuite à l'université de Glasgow, où il suivit les leçons de philosophie de Thomas Reid. Adjoint à son père dans renseignement des mathématiques, il le remplaça en 1775 comme professeur titulaire, de môme qu'il succéda à Kergusson, en 1785, comme professeur titulaire de philosophie. Indépendamment de ses travaux philosophiques, il n'était resté étranger à aucune science : outre les mathématiques, il fit des cours de physique, de rhétorique, de langue grecque; et, en 1800, il ouvrit a Edimbourg un cours public d'économie politique, tout en continuant à l'université ses leçons de philosophie morale. Parmi ses nombreux écrits, qui sont tous en anglais, nous citerons : i° Philosophie de fesprit Inmmin : Edimbourg. 1792, 1815, 1828, 3 vol. in-8°; après avoir tenté l'analyse de plusieurs facultés importantes trop négligées par Reid , il établit enfin la nouvelle logique que préparaient peu à peu les travaux de 1 école d'Edimbourg ; — 2« Eléments de philosophie mnmlc; ibid., 1793, in-8°; il embrasse la métaphysique, la morale et le droit politique; — 3" Essais philosophiques; ibid., 18I8, in-8°; il y combat les systèmes de Locke et de ses disciples ; — 4» Histoire abrégée des sciences métaphysique , morale et politique, depuis la renaissance de» lettres; 3 vol. in-8°;

— 5° Dissertation sur les progrès de la phdo#>phie métaphysique et morale; placée en tète dn Supplém. à rÉncyclop. britannique. Voy. Eeller. Biogr. univers. La Nouv. Riogr. génér.

STETAERT (Martin), docteur de Louvain, mort en 1701, était très-habile dans les langues, dans les sciences, et surtout dans la théologie. 11 avait une mémoire prodigieuse. Il fut toujours l'ennemi déclaré des novateurs, et montra constamment le plus grand respect et la plus grande soumission pour les décisions du Saint-Siège. S'il se déclara contre la morale relâchée, il ne montra pas moins de zèle contre ceux qui imposent aux autres, comme les pharisiens, des charges insupportables qu'ils ne veulent pas même toucher du bout des doigts. Il n'épargna pas les Arnauld, les Quesuel. etc., qui tâchèrent en vain de le perdre de réputation. Sa charité pour les pauvres était admirable; il leur distribuait tous les ans les revenus de ses emplois , et , par son testament, il leur légua le peu qui lui restait. Il fut député à Rome par la faculté de I -ou vain pour faire condamner par Innocent XI soixante-cinq propositions de morale relâchée. Il devint recteur de l'université de Louvain, président du collège de L'ai us, puis du grand collège, censeur des livres, chanoine et doyen de Saint-Pierre de Louvain, professeur de théologie, vicaire apostolique de Bots-le-Duc, commissaire apostolique et officiai de tout le diocèse de Louvain , et conservateur de l'université. Parmi ses ouvrages nous citerons ; 1» un petit écrit contre Jansenius; — 2° Pan lianes pro Romani Pontificis infa/tibi/itule ; — 3° Theologia moralis reformata;

— 4° un grand nombre de Thèses de morale; — 5° Censure d'un livre intitulé : La Doctrine et la pratique de saint Charles, etc. Voy. Foppens, Bibliolh. Belg. Richard et Giraud. Feller. Michaud. Biogr. univers.

STHARBUZANAÏ. un des officiers du roi de Perse qui écrivirent au roi Darius contre les Juirs revenus depuis peu de leur captivité. Voy. 1 Esdr., v, 6.

STHUR, fils de Michaël, de la tribu d'Aser, un des Israélites qui furent envovés par Moïse pour considérer la terre de Chanaan. Voy. Nombr., xm, 14.

STIBIDM, mot latin, signifie l'antimoine; c'est, dans la Vulgate. la traduction de l'hébreu four ou phone, qui désigne lui-même une espèce de noir avec lequel les femmes d'Orient >e peignent les yeux. Quant à l'expression lapis stibinus ou pierre d'antimoine , qui se trouve aussi dans la Vulgate, c'est probablement une pierre précieuse de la couleur de l'antimoine; en sorte que le passage d'Isaïe (l.rv, 11), qui porte à la lettre , dans le texte hébreu : Je ferai repo<rcr , je poserai dans le plnjuc tes pierres, signifie : j emploierai l'antimoine au lieu de chaux pour arranger et disposer les pierres de tes murs ; ou, selon d'autres, je me servirai de pierres de phouc pour tes pavés. La Vulgate a rendu ici l'expression hébraïque non par tn stibio, mais par per nrdinem. Voy. IV Rois, IX, 30. 1 Paralip.. xxix, 2. Jérém., iv, 30.

I. STIGMATES (Stigmata), certaines marques que les païens s'imprimaient avec un fer chaud ou en se faisant plusieurs piqûres, que l'on emplissait ensuite d'une poudre noire ou de quelque autre couleur, et cela en l'honneur de quelque fausse divinité. Moïse défend ces sortes de stigmates aux Israélites. Saint Jean y fait allusion lorsqu'il dit dans l'Apocalypse que les petits et les grands, etc., auraient tous le caractère de la béte en leur main droite et sur leur

Page 1