STR
vait pas qu'il y avait dans le palais une tour de Strttton dans laquelle, comme on l'apprit peu de temps après, Antigène avait été assassiné par l'ordre de son frère, qui crut qu'il venait pour lui ôter la vie. Yoy. Joseph, Antuj., 1. XIII, c. xix, et de BeUo Jud., 1. I, c. XM. D. Cahnet, Diction, de la Bible.
\. STRATONICIÀ, ancienne ville épisc. de la province de Lydie, sous la métropole de Sardes, au diocèse d'Asie. On en connaît quatre évè-
7ues, dont le premier, Çutheuus, souscrivit au « Acte du concile d'Ephèse. Yoy. Lequien, Orirns Christ., tom. I, p. 891. Richard et Giraud.
II. STRATONICIA , ancienne ville épisc. de la province de Carie, sou» la métropole d'Aphrodisiade et ensuite de Stauropoli, au diocèse d'Asie. Elle est nommée Stratomca dans Wolémée, et Trotolycia dans les canons i« Trullo. Etienne de Byzanco dit que cette ville a été rebâtie par Adrien , et qu'elle fut appelée Adriauopoli* , du nom de cet empereur. On en connaît trois évoques , dont le premier, Cupichius , assista au concile de Chalcédoine en éo|< Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. 1, p. 912. Richard et Giraud.
STRAUCH (Gilles), protest., professa la théoloà Dantzitf, vivait au xvii*
gie a Wittemberg , pui siècle. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, qu'il a commencé à faire imprimer en 165'2, et
Îarmi lesquels : 4° De Anna nativitatis Abraamt; — 2° De Mundi natali; — 3» De Tempore paschalis et mords Christi; — 4° De Natali Immanuelis; — 5° De Cultu Christi hominis ; — 6° Dissertatio historico-tlmologica de pradesiinatianis;— 7° De Computo xacro LXX hebdonwdum Daniclis; — 8° De Melchisedech ; — 9° Definitiones theologica; in*À)quatertuiriii; — 10° Brevia~ rium theologicum ; — 11" Breviorium chronolo- <7icuw;\ViUeinberg,iu-80; abrégé de chronologie qui est un des plus nets et des plus méthodiques qui aient été faits; — 12» Tkeoioyia moratis, 1680 et 17U8, par les soins de Jean-François Mayer, avec une préface historique sur la vie et les ouvrages de G. Strauch. Voy. le Journ. rfev Savants , 1006 et 1708. Richard et Giraud, qui donnent la liste des autres écrits de Strauch.
STREDOWSKI (Jean-Georges), coré de Pawlowitz en Moravie, a donné : Sarra Moravia- Histotia, seu vita SÉ. Cyrilli et Methodii, génère civif i,i romanorum , prœrogativa patrwiorum Constant inopolitanorum , eruaitione perspkncitsimorum phthsophorum, yradu ecclestastwo Welchradensium archiepiscoporum , meritis, Moravia!, Bohemia* , superioris Silesias zelantissimorum apostolorum : Solsbach , 1740, in -4°. Celte histoire a été fort estimée. On y trouve en particulier des recherches curieuses sur les divinités qu'adoraient les Moravcs avant qu'ils fussent chrétiens. Yoy. le Jour», dm Savants , 1711 .
STREGNES ou STRENGNES (Stre>tgnesia), ville épisc. de Suède , dans la Sudennanie , située sur le lac Mêler. Elle fut érigée en évôché , sous la métropole d'Upsal, au xi- siècle, et son premier évéque fut probablement saint Eschille, martyr, 1 apôtre de la Sudennanie. On voit dans la cathédrale le tombeau de Charles IX, roi de Suède. Les évèques luthériens de Stregnes, comme tous les autres de la Suède qui se sont substitués aux évèques catholiques, prétendent être les vrais successeurs des apôtres; mais cette prétention n'est pas seulement fausse, elle est vraiment ridicule. Yoy. de Comtnan ville , ln Table alphabét., Cact. Muroni, vol. LXX, p. l'.»4.
STREITH AGEN (Pierre de ), chanoine
berg.dansle duché de Juliers,néen 15U6, morten 1051, a laissé un grandnombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : !• De Vita et utstttuh cunouicorum secuèarivm Ecstasi»; Cologne, 1634, in-4° ; — 2° Florus chridianus , sive hutoriarum de rebm ckruhanœ religionis , abri IV; Cologne, 1640, in-4»; — 3° Novus Homo, sive de régent, ratione trac tutus. Voy. Valère- André , thUuÂh. Belg., édit. de 1739, tom. H, p. 1011. Feller attribue ces deux derniers ouvrages à Pierre Streithagen , né à Aix-la-Chapelle en 1592, mort l'an 1651, lequel fut ministre de la religion prétendue réformée à Emmerick , puis prédicateur et conseiller de Frédéric V, électeur palatin, enfin ministre à Heidelberg. Le même Feller dit que plusieurs auteurs ont confondu ce dernier Streithagen avec le premier, et il ajoute, après avoir cité l'ouvrage intitulé -. Florus ckrtstianux , etc. : m La haine contre l'Eglise catholique s'y montre à découvert. > 11 est, en effet, dihicile de croire que le ch.
soit l'auteur d'un pareil livre.
STREM0NIUS. Voy. Austri STRENGNES. Voy. Strecnks.
STREVERSDORFF (Walther-Henriquez), de l'Ordre de Saint-Augustin , né à Nuys ou Nei», ville de l'électorat de Cologne, mort en MWj était docteur de l'université de cette dernière ville, doyen de la faculté, prieur de son couvent, visiteur de la province , vicaire et commissaire général de la Thuringe et de la Saxe. En 1634, l'archevêque de Mayence le désigna sulfragant d'Erfurt pour la Thuringe et la Sase, et il fut sacré évéque d'Ascalon. On a de lui : 1» De Sol ult taie cincturatorum ; Cologne, 1GS8; — 2» Explieatio misses; 1628; — 3° Exeratium hebdomadale , de vita, passiotut et resurrectvm<- Domini; 1630; — 4» De Jure et justifia ; Cologne, 1632; — 5* Primas Magdeburgensu , site séries archiepiscoporum MagdeoHrgensium : ibid., 1633 ; — 6° Lampas sulutis cum emunctorio ; 1651. Il a aussi fait imprimer un ouvrage de Gilles le Romain intitulé : DefensoriumS. Thoma Aquutatis ; ibid., 1624.
STRIGELIUS ( Victorinus), théologien et philosophe protestant dont le nom figure dan< {'Index de Clément VIII, est né à Kaufbeuren. dans la Souabe , en 1525, et mort à Heidelberg l'an 1569. Il fut un des premiers disciples de Luther, professa la théologie à lena, assista i la conférence d'Eisenach, en 1556, sur la nécessité des bonnes œuvres. L'année suivant»1 avant été attaqué par Illyricus , il discuta contre lui a Weimar. Depuis ce temps il ne cessa d être persécuté par les théologiens protestants, qui le tirent mettre en prison , et lorsqu'il fut libre il alla à Leipzig, où il enseigna la théologie, la logique et la morale ; plus tard il professa la morale à Heidelberg. Ses principaux ouvrage» sont : 1° Epitome doctrinœ de primo motu; k2° Argumenta et scholia in Vêtus ar Novum Testamentum; — 3° Très parte* lororam carnnwnium: Enchiridùm locorum tJèeologicorwn ; — 4° Scholœ historicat, a condito mundo ad natvm Christum, etc. Voy. le Diction, de la théol. «tthol.
STR1G0NIE, nommée aussi Gran, à cause de la rivière de Gran, qui se perd dans le 0a* uune au pied de ses murailles, ville archiépisc de la basse Hongrie, située à la droite du Danube, et partagée en haute et basse. Cet archevêché fut établi par le roi saint Etienne. Les archevêques de Strigonie, qui font aujounl hui leur résidence ordinaire à Presbourg, se qualifient primats et chanceliers do royaume de noayrie , et légats du Saint-Siège. De Van 1114 à V*
STRU
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1 382, cinq conciles ont été assemblés a Strigonie. Voy. Mansi, Suppfém., tom. Il . De Commanville , /" Table alphabét., p. 222-223. Richard et Oiraud. Gaet. Moroni, toi. LXX, p. 100-199. Le faction, de h théol. cathol., art. Gran.
STRIRO YDE ( Godefroi ), dominicain, né dans le Brabant, mort à Louvain en 1549, fut plusieurs fois prieur et préfet des études, se fit recevoir docteur à Louvain . et fut mis au nombre des régents de la faculté de théologie. Il a été aussi inquisiteur de la foi et zélé prédicateur. Il a donné en flamand une Paraphrase des sept Psaume* de la pénitence, qui a été traduite et publiée en français. Voy. le P. Échardj Scriplor. Ord. Prrrdie., tom. II , p. 134.
STRONGOLI (Strongqlus ou Petelia), villo épisc. du royaume de Naples, dans la Calabre i i ti Heure, sous la métropole de San-Severina. Son premier evéque, Madius, siégeait en 1178. Voy. Ugbelli, ttalia Sacra, tom. IX, col. 51G. De Commanville, M Table alphabet., p. 223. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXX. 200-2(H.
8TR0ZA ou STROZZA, STROZZI (Pietro), érudit, né à Florence vers l'an 1575. mort a Pise vers 1610, était parent de Léon X. Il fut nommé secrétaire dos brefs ad principes, et eut, sous Paul V, un bénéfice dans la chapelle Vaticane. Il amena les nestoriens modernes a reconnaître l'autorité du Saint-Siège , et se retira plus tard à Pi se , on la chaire de philosophie lui fut confiée. On a de lui : 1° Synodalia Cnnldœorum , suivi des Pi-eces Chaldatis consuetœ ex auibtu palet eorum in Papam et Ecclesiam constans euttus; Rome et Cologne, 1617, in- 4»; — 2° De Origine et dogmatibus Chaldœorum, sive hodiernorum nestorianorum ; ibid., 1617, in-4». Voy. Bonamici, De Claris pontificiarum Epistol. Scriptorihtii. La Nouv. Btogr. génér.
!. STROZZI (Lorenxa), née à Capella, près de Florence, en 1514, morte à Florence l'an 1591 , revêtit l'habit de dominicaine, et consacra le temps que lui laissaient ses devoirs religieux à s instruire dans les langues savantes, dans les sciences et dans la musique. Elle a laissé : In singula totius anni solemnia Itymni; Florence, 158», in -8°; trad. en vers français par Pavillon. Voy. la Roche -Maillet, Portraits des hommes illustres. Micb. Poccianti, Floretd. illustr. Louis Jacob, Bibtioth. ferma. Possevin, In App. saer.
IL STROZZI (Pietro). Voy. Strota.
III. STROZZI (Thomas), jésuite italien du Xt!!« siècle, fut éloquent prédicateur, théologien et poète. On a de lui : 1» dix Discours pour prouver, contre les Juifs, que Jésus-Christ est le vrai et seul Messie, annoncé par les prophètes et promis aux nations; — 2° Controverse v«r la conception de ta bienheureuse Vierge Marie , historiquement décrite ;2 vol. in-fol.; ouvrage mis à VInaex le 11 mars 1704; — 3° des Méditations; 1706, 3e édit.; — 4° un Carême et divers Panégyriques. Voy. Moréri , édit. de 1759.
STRUENSEE (Adam ), protestant , né à Ncuruppin , dans le Brandebourg, en 1708 , mort à Rcndsbourg en 1791, forma à lena une société de jeunes gens qui s'entretenaient tous les dimanches sur des sujets religieux; on appela leur réunion Colloauta bibtica. 11 fut successivement pasteur, professeur de théologie, prévôt de l'église d' Altona, et, en 1761, surintendant ecclésiastique des duchés de Sleswig et de Holstein. II a laissé en allemand plusieurs ouvrages, parmi lesquels : Ie Recueil (récrits édifiants tendant a un christianisme sincère ; Halle, 1755-1756 ; 3 vol. in -8»; — 2» Réflexions salutaires sur les
Evangiles des dimanches et des fêtes: ibid., 1747- 1748, 1758, 4 vol. in-8«; — 3» Analyse des Sermons qui ont été préchés à Altona ; Àltona, 1758- 1760 , 3 part, in-8"; — 4» Cours de monde théologique] Flensbourg , 1765. in - 4*; — 5* neuf Dissertations théologiques; Altona, 1765, in-8" ;
— 6° Instruction biblique pour raffermir tes esprits dans le vrai christianisme ; Halle, 1768, in-8°. Voy, la Nouv. Biogr. génér.
STRUGGI (Marc-Marie ), de l'Ordre des Servîtes et professeur de théologie , a laissé : Théologie um versa in via recentimum ad ttsum studentium accommodata ; Vienne en Autriche,
1745, 2 vol. in-fol. Voy. le Journ. des Savants,
STRU M ETA ou STRU MITA. Voy. Myre.
STRUNGIUS (Frédéric), protestant allemand , a laissé : Iltstoria Bardesanis ac Bardesanisf/iruin , ex veterum monument is cruta, juniorumque aurtorum ea de re sentent iis coilustratu ; Witteml>erg , 1710, in- 4°. Von. le Journ. des Savant*, 1710, p. 689, 1" édit., et p. 611 , 2» dit.
STRUVE (Georges -Adam), fameux jurisc.
(to1 estant, né à Magdebourg en 1619, mort à ena l'an 1692, fut assesseur de la justice à Halle, se fit recevoir docteur en droit, et suivit le barreau. Il professa peu après le droit à lena , et fut appelé en 1663 à VVeimar, pour y remplir les fonctions de conseiller aulique et de la chambre. En 1674 il retourna A lena, et y fut premier professeur en droit. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° Décision -t saboutltime ; Francfort, 1677, in- 4*; — 2° Con.mentarius ad lib. V Decretalaim; ibid, 1691, in-'»" ; — 3° Evotuiiones controversiarum ; ibid.,16Si, 1713, in-4°;
— 4° De Invocalione nominit divini. Voy. Moréri , édit. de 1759. Le Jown. des Savants, 1704, 1707 et 1708.
I. STRYK (Jean-Samuel), protestant, docteur et professeur en droit a l'université de Halle , a laissé plusieurs écrits, parmi lesquels : !• Tractatio academica de jure liciti, seil non honesti , uhi quorl vere honestum , quod décorum Ht, secundum principia Scriptuw Sucra et doctrinnt chrùlianœ traditur, etc., in-4°; — 2» Dissertatio juris eeclesiastici de jure sabf/athi; in-4°. Voy. Moréri, édit. de 1759. Le Journ. des Savants, 1703. 1704, 17<« et 1717.
IL STRYK (Samuel), jurisc. protestant, né à Lenzen en 1640, mort à Halle l'an 1710, fut recteur de l'université de cette dernière ville, et conseiller intime du roi de Prusse. On a de lui plusieurs écrits, entre autres : 1° une édition de : Joan. Brunnemanni de jure ecclesiastico Tractât us jrasthumus in usum cclesiarum evangelicarum; Wittembcrp, 1699, in-4», 4* édit.; — 2° Vsus modernus Panderturum ; Francfort, 161*0- 1704; Halle, 1723 , 2 vol. in -4°; — 3» De Cautefis j ura mentor um ; Halle, 1706, 1719, in -4°. Voy. le Journ. des Savants, 1709, 1718 et 1721. Michaud , Biogr. univers.
STRYM0NIUS. Voy. Ai stremoine.
STRYPE ( John), anglican, né à Stepnery, près de Londres, en 1643, mort à Hackney l'an 1737, fut pasteur d'une paroisse du comté d Kssex, et obtint une cure dans le Sussex. Parmi ses écrits nous citerons : 1° Aimais of the reformafion and establishment of religion ; Londres, 1709-1731, 4 vol. in-fol.; - 2° Evclesiaslical Memonals; ibid., 1721, 3 vol. in-fol., et 1816, 7 vol. in-4°. Voq. la Nouv. Biogr. génér.
STUART (Gilbert), écrivain écossais, anglican, né enl742àEdimbourg.où son père était professeur d'humanités. 11 s appliqua au droit, à la philosophie et à l'histoire. Al âge de vingt ans il publia sur la constitution britannique un ouvrage
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qui établit sa réputation, et le fit recevoir docteur en droit. Il a travaillé à plusieurs Revues. Outre quelques ouvrages historiques, il a publié : Histoire de rcïnmi<»ement île la réforma • lion religieuse en Ècosse ; Londres, 1782 et 1780, in-4». Cette histoire est très - estimée pour la chaleur du style ; mais on en vante surtout l'impartialité. Vf ai. Michaud, Biogr. univers.
STUBS (Thomas), dominicain, né à York, vivait au XIVe siècle. Il était docteur en théologie, et profondément versé dans l'Écriture sainte, ainsi que dans l'histoire ecclésiastique. On a de lui : 1° Chronica pontificum Ecclesite Eboran • — 2° Scutum contra impugnantes ecclesiastka statuia • — 3» De Stipendiât debitis pnrdicatoribus veroi Dei ; — 4° De perfection* vitat solitariœ; — h" De A rte moriendi ; — 6° des Sermon i ; — 7° un Commentaire sur le Cantique des cantiques; — 8» des Méditations, etc. Voy. Pitseus, De lllustr. Anal. Scriptur. Le P. Échard, Scriptor. Ord. Prttdic., tom. I, p. 671.
STUCK (Jean-Guillaume), en latin Stuckius, protestant, né à Zurich, mort en 10O7, se livra a de profondes éludes sur l'antiquité. Outre un bon commentaire sur Amen , et un parallèle d'Henri IV avec Charlemagnc, on a de lui : Traité des festins des anciens et de leurs sacri~ fices; Zurich, 1595, in- fol.; et joint à d'autres écrits sur le même sujet, Leyde, 1690. 2 vol. in-fol. Stuck rapporte la manière dont les Hébreux, les Chaldccns, les Grecs , les Romains et plusieurs autres peuples faisaient leurs repas , et les cérémonies qu'ils observaient les jours de fêtes dans leurs sacrifices. Il y a beaucoup de recherches dans cet ouvrage ; mais il y a aussi des erreurs théologiques , ce qui l'a fait mettre à V Index par le pape Clément VlIL Voy. Feller. Michaud, Riuyr. unirrrs.
STUDITE, nom de religieux d'un monastère de Constantinople qui fut bâti, l'an 463. par Studius, homme consulaire et grand seigneur de cette ville. Ces stutlites étaient acémètes, et le P. Ilélyot prétend que le nom de studites fut donné à tous les aceméles fondés par saint Alexandre ; de sorte que ces deux noms . studite et acémète, sont synonymes. Voy. le P. Hélvot, Histoire des Ordres monastiques, religieux, êlc, tom. I.
STUKELET (William), anglican antiquaire, né en 1697 a Holbeach , dans le comté de Lincoln, mort l'an 1705 à Londres, était d'abord médecin ; il se fit ecclésiastique , et fut pourvu successivement de plusieurs bénélices. Parmi plusieurs ouvrages composés sur divers sujets nous citerons : Poleograp/tia sacra; Londres, 1736, in -4"; il n'en a' paru qu'un cahier. C'est une suite de discours sur les monuments antiques concernant l'Écriture sainte. Stukeley est un de ceux qui prétendent que la mythologie païenne est dérivée de l'Histoire sainte, et
Ïue le Bacchus des poètes n'est autre que le éhova de la Bible. Il avait rangé sa collection de médailles grecques suivant I ordre de l'Histoire sacrée. Voy. Clialmers. Ornerai bioyr. Dietionary. Michaud. La Sauv. Biogr. yènér.
STOMEL (François), de l'Ordre des Frères Mineurs, vivait au xvnc siècle. 11 a laissé : Pritnum et perenne Mobile; Cologne, 16W0, 2 vol. in-fol.; c'est un traité de théologie sur l'essence et la nature divine. Voy. le Journ. des Mirants, 1681. p. 9,1" edit., et p. 8, 2» édit.
I. STUN ICA (Diepo), religieux espagnol de l'Ordre des Augustins et docteur en théologie de l'université de Tolède, vivait au xvi* siècle. On a de lui • 1° un Commentaire mr Job ; — 2" un Comment, sur le prophète Zacharie ; — 3" ti ois
livres contre les hérésies de son temps. Voy. Nicolas- Antonio, Biblioth. Hisp.
II. STUN ICA (Jacques-Lopez), docteur espagnol de l'université d'Alcala, mort à Naples en 1530, était habile dans les langues grecque et latine, dans les belles- lettres, la critique, la théologie et l'histoire ecclésiastique. On a de lui : 1» Bla\pliemio- et impietates Erasmi; l'auteur prétend qu'Érasme a soutenu ou favorisé les erreurs d'Arius et de Luther; — 2° Critique des Sotes de Jacques Lefèvre d'Étaples sur les Epitres de saint Paul ;— 3° Hinerarium dum Ow pluto Romam proficisceretur. Voy. Nicol.- Antonio, hiMioth. Hisp.
STUPPÀ, protestant, natif de Chiavenna.au pays des Grisons , mort en 1092. fut d'abord pasteur de l'église de Savoie à Londres, où il eut la confiance de Cromwell. Il quitta ensuite le ministère pour les armes, devint brigadier dans les troupes de France, et fut tué à la journée de Stcinkerke. 11 est l'auteur du livre intitulé : la Religion des Hollandais; 1673, in -12; livre que Jean Braunn , professeur à Groningue, réfuta assez mal dans sa Véritable Religion des Hollandais; 1675, in -12. Voy. Feller, Biogr. univers.
STUREIA (Thomas), religieux anglais de l'Ordre des Augustins, vivait au xiv* siècle, a laissé : 1« Morutitntes in Apocatypsim ; — 2* De Sacramentis , lib. I; — 3° De ut roque sirxulo Pro~ guosticon, etc. Voy. Pitseus, De lllustr. Angl. Scriptor.
I. STURM ou STURME (Saint), premier abbé de Fulde en Allemagne, né en Bavière vers l'an 715, mort le 17 décembre 779, fut mis dès l'enfance entre les mains de saint Boniface. l'apôtre d'Allemagne, qui l'envoya au monastère de Fritzlar, sous la conduite de saint Wigbert. Il fit de tels progrès dans la piété et dans les sciences, qu'avant l'âge requis il fut jugé digne du sacerdoce et du ministère ecclésiastique, qu'il exerça avec de grands fruits. L'an 739 il se retira à Hirfeld, où il mena la vie des anachorètes avec deux compagnons, non loin de la rivière de Fulde; il y bâtit un monastère auquel il donna ce nom. Telle fut l'origine de cette fameuse abbave, située dans le diocèse de Mayence, et qui devint lu maitresse de plusieurs autres maisons religieuses. Saint Boniface y établit Sturm pour premier abbé, et y prescrivit la règle de Saint-Benoit. Sturm surmonta avec courage toutes les adversités que ses ennemis lui suscitèrent, gouverna son diocèse avec la plus grande sagesse, et travailla à la pacification des princes, ainsi qu'à la conversion des Saxons. Innocent II le canonisa dans le concile de Latran de l'an 1139. On célèbre sa fête le 17 décembre. Voy. Dom Mabillon, ///• Siècle bénéd., 11* part. Bulleau, Hist. des Bénédictins, 1. IV, ch. Xiv. Le Diction, de la théol. cathol.
II. STURM (Christophe-Chrétien), protestant, né à Augsbourg eu 1740, mort à Hambourg l'an 1786, fut diacre à Halle, puis pasteur à Magdebourg et à Hambourg. Parmi ses nombreux écrits on cite surtout : 1° Le Vrai Chrétien dam la solitude, en allemand; Halle, 1761, in -8*; trad. en français; Stuttgart, 1766, in-8°; Berlin, 1776, in-8°; — 2° Antiquitates ad passionis Jcsu C/iristi historiam pertinentes , ibiu., 1761, in-8°; — 3° Méditations sur les a>uvirs de Dieu itans le règne île la nature et de la Pniiidence ; ibid., 1772, 1792,2 vol. in-8»; trad. en français par la reine Christine de Prusse ; La Haye , 1777, 3 vol. in-8% et par Cousin - Despréaux ; Paris, l&ri, etc.; souvent réimprimé jusqu'à nos jours