‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1006 sur 1294 · STRA · texte numérisé non relu

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du consistoire. On peut aflirmer sans hésitation

Îue Storr était un savant du premier ordre, rès-versé dans la littérature ancienne , et particulièrement dans celle de l'Orient, il avait étudié aux sources l'histoire du christianisme; heureux s'il l'eût étudiée exempt des préjugés de sa secte! Sous le rapport biblique, il Tut considéré dans sa communion comme un, des interprètes les plus exacts des saintes Écritures. On a de lui : 1° Opuscula academica ad interpretationem librorum sacrorum pertinentia; Tubingue , 1796-1803, 3 vol. in-8» , outre diverses recherches d'un grand mérite , dit Hartvvell Horne, cet ouvrage contient plusieui*s commentaires sur des livres détachés du Nouveau Testament; — 2» Authenticité de l'Apocalypse de saint Jean ; ibid., 1783, in-8° ; cet ouvrage et les suivants sont tous également en latin ; — 3° Sur le bat des Evangiles et des h pitres de saint Jean ; ibid.,, 1786 et 1809, in-8°; — 4» Interprétation des Epttres de saint Paul aux Philippiens , aux Col'tssiens, à Philémon, et en outre de TE pitre de saint Jacques; ibid., 1796-1798, in -8°; ces commentaires ont été insérés dans le 1" et le 2" vol. des Opuscula; — 5° Interprétation de tÈpltre de saint Paul aux Hébreux ; 1789 et 1809, in-8° ; — 6* Opuscule sur tocenston et le but des E/iitres cat/to/iques ; ibid.. 1797, in -8° ; dans le 2» vol. des Opuscula, p. 367-415; — 7° Dissertation s sur quelques passages des livres historiques du Nouveau testament, part. I-lll; ibid., 1>90- 1791-1794; — 8° Observationes ad analooiam et si/ n taxi n Hebraicam pertinentes; ibid., 1779 et 1805, in- 12; ouvrage très -ingénieux et trèsexact, dit encore Hartwell Horne avec beaucoup de justesse; quoique défectueux sous le rapport de l'ordre et de la disposition des matières, il contient une masse d'observations importantes sur le génie et les idiomes de la langue sacrée; en sorte que, malgé tous les travaux des grammairiens modernes, il peut encore être considéré oomme un secours précieux et presque indispensable pour quiconque veut acquérir une connaissance parfaite de la langue hébraïque; — 9* Doctrine christiante Pars theoretica; Stuttgart, 1783 et 1790, in 8°, trad. en allemand , et enrichi de notes et d'additions par K.-C. Flatt; ibid., 1803 et 1813, in-8". Le système théologique de Storr était l'orthodoxie luthérienne , et il passe pour un des plus halilcs défenseurs des anciennes doctrines. Or c'est dans la Doctrinœ, etc., qu'est exposé ce svstème. Voy. Michaud, Biogr. univers. Thomas Hartwell Horne, An Introduction to the rriticnl study and Knowledge of the Holy Scriptures; vol. II, part. II. p. 198,317,329,362.

ST0SCH ( Guillaume), protestant , né en 16(6 à Berlin, ou il est mort l'an 1707, est auteur d'un livre intitulé : Conwrdia rathnis et fidei , imprimé a Guben , sous le nom d'Amsterdam , l'an 1692. Ce livre est infecté des idées des sociniens et des athées. On obligea l'auteur de se rétracter ; il le fit , mais sans changer de sentiment. Voy. Feller, Biogr. génér.

ST0Z (Matthieu), jésuite, né à Mickenhauson, en Souabc, l'an 1614, mort à Munich en 1078, enseigna la philosophie et la théologie pétulant trente ans. Le plus connu de ses ouvrages est : Tribunal pœnitenliœ. Voy. Feller, Biogr. univers.

STRAAT (Jacques), en latin Strntius, jésuite, né à Anvers, mort a Louvain en 1631, fut recteur des collèges de sa société à Louvain et à Bruges, et provincial de la province de la Flandre belgique. On a de lui : 1» Meditatinnes liturgicce ; — -*» Stimulus pietuiis ad vacrificiutn

Voy. WxLAFRIDK

missœ pie frudiendum et faciendum; Anvers et Cologne, 1633, in -24; — 3° Apologia catholica adversus cantilenam gallice editam in R. P. Pctrum Cottonum; Bruges, 1609; — 48 Declaratio prœcipuorum articulorum fidei catltolieœ, qui a novatoribus hujus œvi in rontroversiam vocantur , en flamand; Anvers, 1617; — 5° Démonstratio fidei catholica*; ibid., 1629. Voy. Valère- André, Biblioth. Belg., edit. de 1739, in-4% tom. I . p. 538 et 539.

STRAB0N (Walafride).

Strabon.

STRAMINIAC. Voy. Créjiieu.

STRASBOURG (Argentoratum ou Stratburgum ) , ville épisc. de France autrefois sous la métropole de Maycnce, aujourd'hui seus celle de Besançon. Elle fut des premières à embrasser le protestantisme , mais en le modifiant. Ferdinand H y établit en 1621 une université protestante. Sa cathédrale est une de celles

au'on admire le plus; aussi a-t-elle été l'objet 'une foule d'ouvrages. Mais, outre la cathédrale , il y avait deux collégiales à Strasbourg , savoir, Saint-Pierre-le-Jeune et Saint-Pierrele-Vieux. Les chanoines de ces chapitres occupaient le chœur, et les luthériens la nef dans les deux églises. Il y avait une troisième collégiale qui fut rendue aux catholiques en 1686; c'est celle de Tons-les-Saints . située dans un des faubourgs. On y voyait aussi une université composée de quatre facultés. Les jésuites enseignaient la théologie aux catholiques; les professeurs des autres facultés étaient pris in différemment parmi les catholiques et les protestants. I-e gouvernement y entretient aujourd'hui une faculté de théologie protestante. Le premier évéque de Strasbourg fut saint Amand, qui assista au concile de Cologne, l'an 316. Il y avait cependant des chrétiens en Alsace dès lé H* siècle; la province appartenait en partie aux Gaules et en partie à la Germanie ; saint Irénée et Tertullien parlent des chrétiens de la Germanie antérieure. Voy. Iren., Contra Hures., 1. I, c. x. Tertul., Advers. Judœos. De Communville, /'« Table alphabét., p. 24-25. Richard et Giraud, tom. XXIX, p. 29 et suiv. L'Encyc/op. cathol., au Supplém. Gael. Moroni, vol. LXX, p. 176-181. Le Diction, de ta théol. cathol. STRATA. Voy. Estiiada.

vince taie

métropole de Corinthe ou bien d'Athènes , selon de Commanville. On trouve un de ses événues, nommé Festus. parmi les Pères du I" concile de Nicée. Koy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 233. De Commanville, /"* Table alphapbél., p. 222.

STRATIOTIQUES. Foi/. Nicolaïtes.

STRATIUS (Jacques). Voy. Straat.

1. STRAT0N ( TOUR DE) est l'ancien nom de la ville appelée depuis Césarée de Palestine. Voy. Cêsaree, n° V.

H. STRAT0N, lieu sombre et obscur, dans le palais royal de Jérusalem , où Aristobulc , (ils de Jean tlircaii, roi des Juifs, lit tuer son frère Antigoue, au retour d'une expédition ou Antigonc s'était conduit avec beaucoup de valeur. Un certain Judas, de la sect<- des esséniiiis, qui avait prédit que ce jour-là Antigoiie serait mis ;\ mort dans la tour ne Stratan. voyant revenir ce jeune prince de son expédition, et sachant que la tour de Straton était à six cents stades de Jérusalem, ne pouvait se résoudre à vivre davantage , pour ne pas passer p0»1' un visionnaire et uu faux prophète ; mais il ne sa-

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