SUBAEL fils d'Amram et père de Jéhé
déia. H occupait avec ses douze fils le treizième rang dans les vingt-quatre familles des lévites. Voy. I Paralip., xxiv, 20; xxv, 20.
IL SUBAEL, fils aîné de Qerson, fils de Moïse , avait la garde des trésors du temple. Celui dont il est ici question ne peut être qu'un des descendants du petit -fils de Moïse. Voy. I Paralip., xxiii, 16; xxvi, 24. D. Calmet, Diction, de la Bible.
SUBAUGUSTA ou AUGUSTA HELENA, ancienne ville épisc. d'Italie aux environs de Home. Plusieurs la placent entre Rome el Frascati, dans l'endroit qu'on appelle aujourd'hui Torre Pignatara. On en connaît quatre évéqoes, dont le premier, Crispianus, assista au concile de Home sous le pape Hilaire, en 465. Voy. Ughelli, Bal. sacr., tom. X, col. 167. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXX, p. 908409.
SUBLIANI (Hyacinthe), dominicain, né a Arezzo, en Toscane, mort à Rome l'an 1656, fut envoyé en 1640, par la Congrégation de V — pagundu Fidt, dans le Levant, pour y consoler et fortifier les chrétiens. 11 fut sacré dans l'ile de Chio sous le titre d'évôque d'Édesse, pour être coadjuteur de Smyrne; mais comme il fut retenu dans l'Ile pour y prêcher le carême suivant, les Turcs voulurent le faire périr. Cependant ayant été bientôt rendu a la liberté, il alla a Smyrne. De là il se rendit a Constantinople, où H prétendait obtenir un domicile pour le patriarche du rit latin; mais il ne put réussir dans son projet; et, après avoir exercé pendant près de dix ans les fonctions épiRcopales à Constantinople, il alla à Rome, où il mourut Fontana a imprimé dans son Théâtre la relation écrite par Subliani, de ce qu'il avait fait dans le Levant , et on a imprimé en italien et en français celle qu'il avait écrite du martyre du P. Alexandre de Lugo. Voy. le P. Écliard, Scriptor. Ord. Pratdic, tom. II, p. 583.
SUB E0DEM TECT0. En thèse générale, on ne peut posséder sans dispense doux bénéfices dont le titre est dun9 la même église, sub roéem terto; mais on fuit à cet égard certaines distinctions qui partagent les auteurs sur la nécessité de cette dispense. Voy. l'abbé André,CW« alphaM. de droit canon.
SUBLACUM. Voy. Souhxac, n» I.
SUBPULMENTARIUS. Voy. Paracellaire.
SUBREPTICE (DISPENSE). Voy. Dispense, n« I.
SUBREPTI0H. Voy. ObrkptîON.
SUBRITA, siège épisc. de la province de l'Ile de Crète, sous la métropole de Gortyne. au diocèse de l'Illyrie orientale. On en connaît deux évêques, dont l'un, Cyrille, assista et souscrivit au concile de Chalcédoine , et l'autre. Théodore, se trouva au septième concile général. Voy. Lequien, Orient Christ., tora. II, p. 270.
SUBROGATION, action par laquelle on est mis à la place ou substitué aux droits d'un autre. On demande, en matière bénéficiai, la subrogation aux droits d'un défunt quand une partie qui conteste un bénéfice est décédée. Voy. Richard et Giraud.
SUBSIDE, nom général qu'on donne à toutes les impositions qu'on fait sur les peuples on sur les marchandises, au nom du souverain, pour subvenir à ses nécessités ou à ses charge- Autrefois, lorsque les évêques allaient à <l « conciles ou en d'autres voyages pour l'utilité de leurs églises, ils percevaient un certain droit pour fournir à leurs dépenses qu'on appelait subside chantait/", parce que le paiement
SUBU
suce
en était fait à titre de charité. Le tubtide cliaritatif ayant été abroge en France, ni les évoques, ni les autres prélats, ni même le Pape, n'avaient droit de le lever. Plusieurs grandes abbayes étaient dans l'usage de prendre sur les prieurés qui en dépendaient une redevance destinée à fournir aux frais des chapitres généraux auxquels les prieurs étaient tenus d'assister, ou
Surmarquer que le prieuré dépendait de l'abye. On appelait ordinairement ces redevances tables abbatiales. 17»/. Richard et Giraud. L'abbé André, qui, dans son Cours alphabét., a reproduit la partie la plus importante de l'article des deux dominicains»
SUBSISTANCE. La subsistance , considérée dans le mystère de la Trinité, se prend en deux manières : 1° pour la modification propre à la substance, en tant qu'elle diffère de l'accident, et qui fait qu'elle subsiste par elle-même et indépendamment de tout sujet d'inhésion; 2° pour cette formalité qui rend la substance incommunicable à toute autre, ou bien qui constitue la personne et le suppôt. La subsistance, prise dans le premier sens , est unique dans les trois personnes divines , parce qu'elle ne leur convient en ce sens qu'à raison de l'essence, qui est une dans les trois personnes. La subsistance, prise dans le second sens, est triple, savoir: la subsistance du l'ère, la tuomtance du Fils, et celle du Saint-Esprit. La raison est que la subsistance, prise en ce sens, n'est autre chose que la propriété même qui constitue la personne, et qui se multiplie par conséquent a proportion de la multiplication des personnes qu'elle constitue, n'étant |>as possible que les premiers soient multipliés sans que les propriétés qui les constituent en qualité de personnes le soient aussi. Voy. Richard et Giraud, tom. XXV, p. 327-328.
SUBSTANTIAIRES, secte de luthériens qui prétendaient qu'Adam, par sa chute, avait perdu tous les avintages de sa nature; qu'ainsi le péché originel avait corrompu en lui la substance même de l'humanité , et que ce péché était la substance même de l'homme. Nous ne concevons pas comment des sectaires qui. ont prétendu fonder toute leur doctrine sur l'Écriture sainte, ont pu y trouver de pareilles absurdités. Voy. Bergier, Diction, de théol. Compar.
SVNEnGISTES.
SUBURBIC AIRES (PROVINCES), nom que
l'on donnait autrefois à des provinces voisines de Rome; mais les savants ne sont d'accord ni sur le nombre, ni sur l'étendue de ces provinces. Les uns , comme Godefroi et Saumaise, ont voulu renfermer les province* suburbicaires à cent milles aux environs de Rome, et les ont réduites à trois ou quatre provinces, savoir : Tusr.ia suburbicaria, Picenum suburbicariuni, Latium vêtus et novum, Ko/enVi. Les autres, comme le P. Sirmond, ont donné plus d'étendue aux provinces suburbicaires, et ont cru que toutes celles qui étaient sous la dépendance du vicaire de Rome étaient appelées suburbicaires ; ainsi ils comptent de ce nombre non- Seulement la Toscane et le Picenum suburbicaire, mais aussi l'Ombrie, la Campanie, le Samnium, la Pouille, la Calabre, l'Abruzze, la Lucanie, outre los iles de Sicile, de Sardaigne et de Corse. Quelquesuns ont voulu étendre le nom do provinces suburbicaires h tout l'Occident; mais les lois des empereurs qui ont distingué les provinces suburbicaires de l'Afrique du vicariat d'Italie et des Gaules, font assez voir que ce sentiment n'est pas bien fondé. Les Eglises suburbicaires dont Rufin fait mention dans la traduction du
sixième canon du concile de Nicée, répondaient sans doute aux provinces suburbicaires, c'est-Adire aux provinces de préfecture de Rome, suivant le premier sentiment, qui parait le plus vraisemblable. Saumaise, le P. Sirmond, Godefroi, Dartis, Leschassier, etc., ont traité amplement cette matière dans des dissertations particulières ou dans leurs ouvrages. Voy. Moréri, édit. de 1789.
SUBVENTION, secours extraordinaire que le clergé de France accordait autrefois au roi pour subvenir aux besoins de l'Etat. Quoique toutes les impositions sur je clergé se payassent à titre de subvention, il semble cependant que les décimes ayant été réduites par la suite des temps en charges ordinaires, elles ne doivent pas être comprises sous la dénomination de subvention. Voy. le Diction, ecefés. et canon, portatif. Cotnpar. Iiécime. Dos, n°III.
SUCCESSEUR. On appelle successeur celui qui succède et entre à la place d'un autre dans ses biens, dans sa dijjnilé. dans une charge, dans un emploi. Les canonistes distinguent le successeur à un bénéfice par résignation, d'un successeur par mort (pmhitum). Voy. l'art, suivant.
I. SUCCESSION. Pour la succession des ecclésiastiques, le droit canon distingue leur péiule patrimonial d'avec celui de l'Eglise, c'est-à-dire les biens qu'ils tiennent de leur famille d'avec ceux qu'ils ont acquis des fruits de leurs bénéfices. L Église doit succéder à ces derniers, et les parents aux autres. Et afin que les ecclésiastiques n'éludent pas cette loi par des dispositions testamentaires et même entrevifs, on a établi qu'ils ne pourraient pas disposer par testament des biens acquis des deniers de l'Eglise, et qu'ils ne pourraient en disposer entre-vifs que jusqu'à la concurrence d'une somme modique en faveur des pauvres (c. Cum in officiis; c. Art Ittec prœsentibus , rie Testam; c. peuult. et ult. de Pecul. cler.; can. Episcopi 12, nu. 1). Il ne parait pas que les clercs soient déclarés incapables de succéder à leurs parents par aucun canon ; et , en effet, ils ne font aucun vœu particulier de pauvreté pour être exclus des successions. En France, les ecclésiastiques succèdent à leurs parents, et ceux-ci leur succèdent, sans faire aucune distinction des biens acquis des biens de l'Église ou non. Quant à la succession des religieux, nous en avons parlé au mot PÉCULE. Voy. Richard et Giraud. L'abbé André, qui a reproduit leur article dans son Cours alpaabét. ae droit canon.
IL SUCCESSION DES PASTEURS DE L'É- GLISE. Les théologiens catholiques soutiennent contre les protestants que l'ordination établit entre les pasteurs de l'Église une succession constante, de manière que le caractère, les pouvoirs, la juridiction du prédécesseur, passent et sont communiqués sans aucune diminution au successeur; que sans cette succession l'Église ne pourrait subsister. Cette vérité est fondée sur les mêmes raisons qui prouvent la nécessité de la mission. Ainsi les apôtres ont transmis aux évoques et aux pasteurs qu'ils ont ordonnés leur caractère, leurs pouvoirs, leur juridiction sur les troupeaux qu'ils avaient rassemblés ou sur les Églises qu'ils avaient fondées, et dont ils confiaient le gouvernement à ces moines pasteurs ; conséquemment saint Pierre a transmis à ses successeurs la juridiction et l'autorité qu'il avait reçue de Jésus- Christ. Suivant la doctrine de Jésus-Christ et des apôtres, il n'est point d'Église sans pasteur,
suce
SIÎFF
point de pasteur sans mission, point de mission
S|ue par voie de succession , et la succession se ait par l'ordination : sur cette chaîne indissoluble est établie !a perpétuité de l'Église. Cette doctrine est formellement enseignée par saint Paul (i Corinth., XII, 28 Éphés , iv, 11); elle est clairement expliquée et solidement confirmée, et par la conduite des apôtres (Actes, i, 25; xx, 20, 32. Hébreux, i, 7, 17, 24. I Pierre, v, 1), et
Sar le témoignage de saint Clément de Rome, isciple immédiat des apôtres, et qui a été témoin de leur conduite. Or ce saint , après avoir dit que Jésus-Christ a reçu sa mission de Dieu, ajoute « que les apôtres ont reçu la leur de Jésus -Christ; qu'après avoir reçu le Saint-Esprit et après avoir prêché l'Évangile, ils ont établi évéques ou diacres les plus éprouvés d'entre les fidèles, et qu'ils leur ont donné la même charge qu'ils avaient reçue de Dieu ; qu'ils ont établi une règle de succession pour 1 avenir, afin qu'après la mort des premiers leur charge et leur ministère fussent donnés à d'autres hommes éprouvés (Epist. 1, n. 42. 43, 44). Après des preuves aussi fortes et aussi convaincantes, il est évident nue les protestants, en faisant schisme avec l'Église catholique, eu niant la mission et le caraclère de ses pasteurs, et en rejetant l'ordination, ont rompu la chainc de la succession et du ministère apostolique, et ont voulu en établir une nouvelle, qui a commencé par eux et qui ne remonte pas plus haut. Lorsqu'ils ont soutenu qu'il n'est pas certain que le Pontife romain soit le successeur de saint Pierre, ils auraient dù citer au moins un pape qui ait renoncé comme eux à la succession du prince des apôtres, qui ait excommunié ses
Îrédécesscurs , comme Luther excommunia ,éon X parce que ce pontife l'avait condamné. Non-seulement tons les évéques catholiques font profession , par leur ordination, de tenir tous leurs pouvoirs par droit de succession, mais ils sont reconnus par toute l'Église pour successeurs légitimes de ceux qui les ont précédés; et c'est par ce fait éclatant que nous sommes assurés du caractère, de l'autorité et de la juridiction du Pontife romain. Quand il y a eu des schismes pour la papauté, il s'agissait seulement de savoir quel était le vrai successeur du pontife précédent ; dès qu'une fois re fait avait été éclairci, toute l'Église se réunissait à l'obédience de celui dont la succession avait été reconnue légitime. Loin d'accuser les papes d'avoir jamais renoncé à la succession de saint Pierre, les protestants leur reprochent, au contraire, d'en avoir toujours voulu porter les droits trop loin. Voy. Rergier, que nous n'avons fait qu'abréger dans cet article. Compar. MISSION, n° 11.
SUCCIDAVA. Voit. Sugmsa.
SUCCURSALE, église dans laquelle on fait le service paroissial pour la commodité des habitants trop éloignés de la paroisse; ce qu'on appelle un écart. On a employé le mot succursale parce que celte nouvelle église est d'un
Krand secours pour la paroisse ou plutôt pour îs habitants. On se sert quelquefois du mot d'unnere, mais particulièrement quand c'est une nouvelle paroisse démembrée de l'ancienne. On établit ordinairement une succursale lorsque l'on ne se trouve pas précisément dans le cas de l'érection d'une nouvelle paroisse. Les mêmes canons qui permettent aux évéques d'ériger des cures leur laissent le droit de juger s'il n'est besoin que de simples succursales. Voy. Durand de Maillane , Diction, de droit canomy., au mot Si cet rsale. Richard et Giraud.
SUCCURSALISTE, desservant d'une sale. Vu». Desservant.
SUCHON (Gabrielle), de l'Ordre de Saint. Dominique, née à Semur, en Auxois, l'an 1631, morte à Dijon en 1703, réclama contre ses vœux , et obtint du Pape un rescrit conforme à sa demande. On a d'elle : 1° Traité de la nvtrale et de In politique, divisé en trois parties, savoir : la liberté, la science et l'autorité, où l'on voit que les personnes du sexe, pour en être privées, ne laissent pas d'avoir une capacité naturelle qui peut les en rendre participantes, avec un petit traité de lafaiblesse.de> la légèreté et de l'inconstance qu'on leur attribue mal à propos; Lyon, 1693, in-4»; — 2° Traité du celiftat volontaire ou la Vie sans engagement ; Paris, 1700, 2 vol. in-8°. Voy. Papillon, H'/i/int/i. tirs Aut. de Jkiurgogne.
SUCQUET (Antoine), jésuite , né à Matines en 1574, mort à Paris l'an 1620, fut le premier recteur de sa compagnie dans sa ville natale, et devint provincial de la province de Flandre. On cite de lui : 1° Via vttœ œterna; Anvers. 1620, in-»; 1625; trad. en français, en flamand, en espagnol et en anglais; — 2° Testamentum christ iani hominis; ibiu., 1625, in-16. Voy. Valère-André, Mhlioth. lielg., tom. I, p. 92. Alega m be, Itiblt oth. Scriptor. Soc. Jesu.
SUDE ou SUNE, ville épisc. de Médie sous la métropole de Sultanie. On en connait quatre évéques, dont le premier, François, mourut en 1398. Voy. Lcquien. Oriens Christ., tom. III,
1379. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. IX, p. 310.
1. SUÉ, sixième fils d'Abraham et de Ccthura. Vo». Genèse, xxv, 2.
IL SUE, Clianauéendont Juda épousa la fille. Vo». Genèse, xxxvm,2.
III. SUÉ. fils de Saaph et père de Machbéna. Voy. I Paralin., u. 40.
IV. SUÉ, lils de Supha et descendant d'Aser. Vo». I Paialip., vu, 36.
SUEILLY. IV*»/. Si:li.y, n» I.
SUELLI (Suelium), petite ville épisc. de Sardai^ne sous la métropole de Cagliari ; ces deux sièges furent unis sous Martin V, en 1420, selon Richard et Giraud, et sous Alexandre VI , suivant de Commanville. Or Martin V a été élu en 1417, et Snelli a eu neuf évéques, dont le premier, saint Georges , mourut vers le commencement du Xil* siècle. Voy. la Sarthuia *«cm, p. 120. De Commanville, 1" Tahle alphaM., p. 223. Richard et Giraud.
SUERINUM Voy. Sutweiun.
SUESSA. Voy. Skssa.
SUESSIO, SUESSIONUM AUGUSTA. Voy.
Soissons.
SUESSULA. Voy. Sessola.
SUEUR (Jean LE), ministre de l'Église prétendue réformée au xvn» siècle, pasteur de la Fei té-sous- Jouare , en Brie, se distingua par ses ouvrages. On a de lui : 1* un Trotté de ta divinité de T Écriture sainte; — 2° une Ilistoor de F Église et de T empire; Amsterdam, 1730, 7 vol/in-4» et 8 vol. in-8°. Cette histoire, continuée par le ministre Piclet, est savante, mais pleine de préventions contre les catholiques, quoiqu'il y ait moins d'emportement que dans les autres ouvrages historiques des protestants. Voy. Feller, Biogr. univers.
SUFFÊTE, lieu où l'on assembla un conede en 524 (Concitium Suffetnnum). Saint Fulgence y assista, et, par modestie, il y fit présider lévêque Quod-Vult-Deus. qui lui avait disputé la préséance dans le concile de Junque,en Afrique Vo». le Diction, de* Candies.
SUFF
suie
SUFFISANTE (GRÂCE). Voy. Ghace. n°III, 13».
SUFFRAGANT, nom qu'on donne à un évéquo ou a son évéché, respectivement à l'archevêque dans la province duquel il se trouve : Suffraganeus dicitur episcopus uno archiepiscopo susdit us (cap. Pastorulis, in prinr. de Offic. Ordin., cl. De Form, Campet., in 6°). Ce nom vient ou de ce que les évêques de la province élisaient l'archevêque ou confirmaient autrefois son élection, ou de ce qu'ils portent leur suffrage dans le concile provincial. On appelle donc un évéque diocésain, relativement à son propre diocèse, ordinaire, par rapport à sa juridiction, et suffragant dans le sens qu'on vient de voir. On appelle aussi de ce dernier nom le simple grand vicaire d'un évéque. En Allemagne, on nomme suffragant les évéques coadjuteurs sans future succession, parce que les diocèses étant fort étendus } les évéques ont besoin d'aides pour les administrer. On donne encore le nom de suffragant à celui qui a droit de porter son suffrage dans le sens que nous râlions définir dans l'article suivant. Voy. D. Maori Hierolexicon, ad voc. SuffraganeÙs. L'abbé André.
SUFFRAGE, voix ou avis qu'on donne en une assemblée où l'on délibère de quelque chose, où l'on élit quelqu'un pour une charge, un bénéfice, etc. Le mot suffrage vient du latin suffragium, qui signifiait de l'argent, comme il parait par la huitième Novelle de Justinien , ut Judices sine suffragio fiant; et par la sixième Novelle : Qui emerit pra>sulatum per suffragium, tpÙCOpatU et ordine ecrlesiastico excidat. Il faut distinguer dans cette question les délibérations communes d'un corps ou d'un certain nombre de personnes assemblées, qui ont pour objet la nomination ou l'élection à une charge ou bénéfice , d'avec les délibérations des communautés séculières et régulières qui ne regardent que l'administration ou le gouvernement ordinaire des affaires desdites communautés. Les trois différentes manières de porter son suffrage dans une élection sont : le scrutin, le compromis et l'inspiration ; mais le scrutin est le plus ordinaire. Le chapitre Quia propter dit que celui qui aura en sa faveur la plus grande et la plus saine partie des suffrages, sera canoniquement élu ; et les canonistes in die. Cap. établissent que le plus grand nombre des suffrages se compte par rapport à ceux qui ont droit à l'élection , et non par rapport a ceux qui y assistent. Voy. Durand de Maillane, Diction, canonia., au mot Suffrage^ Richard et Giraud. D. Macri Hierolexicon. ad voc. Suffragium. L. Ferraris, Prompta Bibtiolh., ad voc. SuFFRAGIA. L'abbé André , Cours alphabét. de droit canrm.
I. SUFFRAGES DES SAINTS , prières que les saints font à Dieu pour les fidèles. On appelle aussi menu* suffrages des saints les antiennes, versets et oraisons qu'on insère dans l'office pour la commémoration des morts.
IL SUFFRAGES DES VIVANTS ET DES MORTS, prières que l'on fait pour les fidèles vivants ou morts et bonnes œuvres qu'on leur applique. Lorsque l'application en est faite au nom et par les ministres de l'Eglise , on les appelle suffrages commwis; mais si l'application en est faite par les simples fidèles et sans que ce soit au nom de l'Eglise, on les appelle suffrages privés ou particuliers (privata). Voy. Purgatoire.
SUFFREN (Jean), jésuite du diocèse d'Arles, mort en 1641 , a laissé : 1° des Sermons; Paris, 102*2 et 1023, 2 vol.; — 2» L'Année chrétienne;
ihid., 10U ; cet ouvrage, composé à la prière de saint François de Sales, a été abrégé par le P. Frizon ; Nancy, 1728, S vol. in-12; — 3° un Supplément à cet ouvrage; 1649; — 4° Avis *pirituels; — 5° Exercice* de piété; — 6° Journée chrétienne, on Métlutde poui apprendre à régler saintemeid tes principales actions de la vie; in-16.
SUFFRIDUS. Voi,. Pétri, n° VIII.
SUGD£A ou SUCCIDAVA . ville épisc. de la seconde Mœsie, au diocèse deThrace, sous la métropole de Marcianopolis. L'église de Phulla lui était unie au xii* siècle. Elle fut ensuite élevée à la dignité de métropole. On en connaît huit évéques, dont le premier. Etienne, assista au septième concile général ou deuxième de Nicée. l'an 787. Voy. Lequien , Oriens Christ., tom. I. p. 1229. Richard et Giraud.
SUGER, célèbre abbé de Saint-Denis, en France, principal ministre d'État et régent du royaume sous Louis VII, dit le Jeune, né en 1082, mort l'an 1158 1 fut mis à l'âge de dix ans dans l'abbaye de Saint-Denis, où Louis le Gros fut élevé. Lorsque ce prince fut de retour à la cour, il y appela Suger, qui fut employé dans des affaires importantes. H devint prieur de Touri, en Deauce, et abbé de Saint -Denis. Il assista à divers conciles, fut envoyé à Rome, en Allemagne et en Guyenne; et lorsque Louis le Jeune partit pour la Terre-Sainte, il déclara Suger régent du royaume. Ce ministre gouverna l'État avec xèle, sagesse, prudence et probité. On a de lui : 1° Vita Ludovid VI, dans les recueils de Pithon et de Duchesne et dans la collection Guizot; — 2* De Tmnslatione corporum sancti Dionysii et sociorum ac consecra' tione ecclesite a se œdificatrr , dans la Collection de Duchesne, tom. IV; — 3° De Hehui in sua administrât ione gestis; Paris, 1648, in -4°: — 4° des Lettres, dans la collection des PP. Martenne et Durand. Voy. Richard et Giraud. Feller. Michaud. La Nom». Biogr. génér., qui donne une liste d'auteurs qui ont écrit sur Suger. Le Dietion. de la théd. cathol.
SUHAM . fils de Dan, fut chef de la famille des Suhamites. Voy. Nombr., XXVI, 42. Au lieu de Suham, on lit dans la Genèse (xlvi, 23) Huiim.
SUHITE , surnom de Baldad , un des amis de Job (Job, II, M). Suhite vient 1res- probablement de Sué , ou mieux Suhë , fils d Abraham et de Cétura. l oi/. Genèse, xxv, 1-2.
SUIBERT ou SWIDBERT (Saint), évêrjuc régionnaire et apôtre de la Frise , né en Angleterre, mort le 1" mars 713, fut élevé par un saint prêtre nommé Egltert , qu'il suivit en Irlande. Egbert ayant institué une mission apostolique de dix ou douze excellents ouvriers, choisis parmi ses disciples, pour porter la lumière de l'Evangile dans la Frise , Suibert fut de ce nombre . et arriva en Frise avec ses compagnons, sous la conduite de saint Willehrod, en 690. 11 s'arrêta principalement dans la Frise extérieure, où sont maintenant la Hollande méridionale, le nord du Rrahant, les pays de Gueldre et de Clèves jusqu'au diocèse de Cologne ; et il y convertit un grand nombre de païens. 11 repassa en Angleterre l'an 693, où il fut sacré évéque de la Frise par saint Wilfrid , évéque d'York , puis il revint en Frise , pas-a en rrance, et obtint de Pépin une ile du lîhin au-dessous de Cologne; il y bâtit un monastère où il termina ses jours. On célèbre sa féte le 1" mars. Vou. Bède, Histor., I. V.
SUIGER (Jean -Gaspard), habile philologue et tbéologien protestant , né , croit-on, a Zurich