‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1012 sur 1294 · SULL · texte numérisé non relu

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en 1G20, mort à Heidelberg l'an 1705, vint en j France , où il étudia la théologie à Satimur. De retour à Zurich , il y enseigna longtemps l'hébreu et le grec. Ses principaux ouvrages sont : 1° Thésaurus e*.clesiasticus, e Patribus Grœci.s ordine alpkabetico concinnatus ; 1682, S vol. infol.; Amsterdam , 1728; mis à Y Index le 18 juillet 1729; — 2° Syntbolum .N 'irenn- Constant inopo/itanum , expeditutn , et ex atttiquitate ecclesiastim illustralum: in -4*; également mis à l'Index. (Decr. 21 jan. 1721.) Voy. la Biblioth. raisonnée des ouvrages des savants de l'Europe , t. Il , parL II. Cette Bibliothè<iue , citée par Richard et Giraud comme document à consulter , a été l'objet de deux décrets de la S. Congrégation de Y Index, l'un en date du 28 juillet 17*2, et l'autre daté du 10 mai 1757.

SUICIDE (Suicidium), meurtre ou homicide de soi-même. Certains philosophes ont déclaré qu'il est quelquefois permis de se donner la mort, par exemple : 1° quand on a atteint l'extrême vieillesse, dan* laquelle, à charge aux autres et à soi -même, on ne peut plus Taire usage de son esprit; 2° quand on a la certitude d une mort prochaine et plus cruelle que celle qu'on pourrait se donner ; 3" lorsqu'on se propose d'être utile à ses semblables par un exemple de constance et de fermeté; 4» lorsqu'on ne pourrait vivre sans une grande infamie ou sans se soumettre à un esclavago honteux. Mais on ne peut admettre une pareille doctrine; la raison en est : 1° que n'étant point a nous-mêmes, mais à Dieu , notre vie ne nous appartient pas plus que celle des autres ; 2* que la vie n est pas un bienfait pur et simple auquel il nous soit libre de renoncer do notre gré, mais un bienfait nécessairement lié à des obligations et à des devoirs dont nous sommes responsables devant Dieu tant qu'il juge à propos de nous continuer cette faveur; 3° parce que la vie nous a été donnée pour la faire servir à la gloire de Dieu , et que Dieu n'est jamais plus honoré de notre part que lorsque nous souffrons patiemment les maux de la vie pour nous conformer a sa volonté , et que nous nous soumettons sans murmure aux ordres de sa providence ; 4° parce

3ue ce n'est pas constance, mais faiblesse, que e se donner la mort pour éviter les peines de cette vie: et que le véritable exemple de fermeté et de constance que nuits nous devons les uns aux autres est de soutint avec patience les maux présents.

SU1NDINUM. Voy. Le Mans.

SUISKEN (Constantin), jésuite, né à Boiale-Duc en 171 i. mort l'an 1771, est auteur de Dissertations qui lui ont fait un nom . et dont il a enrichi les Acta Sanctornm des liollandistes, collection à laquelle il a travaillé pendant plusieurs années. Voy. Feller, Bioyr. univers.

SUISSE. La Suisse, excepté lès deux cantons frontières du Tessin et du Valais, est divisée par la hiérarchie catholique romaine en quatre diocèses administrés par quatre évéques , savoir : 1° l'évéque catholique romain qui administre les cantons de Soleure , de Lucerne , de Bàle, d'Argovie, de Zurich, etc.; il a sa résidence à Soleure, mais il ne porte pas le titre de cette ville catholique ; le pape Léon XII, dans la circonscription du diocèse faite en 1828, lui a conféré le titre d'évèque de Baie, ville aujourd'hui entièrement protestante, mais qui était avant la réforme une résidence épiscopale devenue célèbre, comme on sait, par le concile qui s'y tint en 1431 ; 2» l'évéque catholique qui administre les cantons de Fnbourg , de Vaud , de Genève, etc., a sa résidence à Fribourg;

cependant il ne porte pas le titre de Fribourg, mais celui de Lausanne et de Genève, deux villes protestantes. Ce n'est qu'en 1819 que l'évéque de Lausanne fut charge par Pie VII de l'administration du canton de Genève; 3° l'évéque catholique administrant les cantons des Grisons, d'Uri, de Schwytz, dUnterwald, etc., porte depuis un temps immémorial le titre d'évéché de Coire , quoique cette ville depuis trois siècles soit protestante; 4" enfin l'évéque catholique de Saint-Gall , dont lévéché, dans sa circonscription actuelle, ne date que de 1816. Le pape Pie VII en l'organisant lui a donné, du consentement du gouvernement , le titre d'évéché de Saint-Gall , quoique cette ville soit protestante. Quant à la célèbre abbaye de Saint- Gai ou Gall , nous en avons parlé aux art. Gal, n«" II et III. Voy. l'abbé André, qui, sous le mot Suisse, rapporte le concordat passé entre le gouvernement du canton de Saint-Gall et le souverain Pontife pour l'érection d'un évéché. Le Diction, de la thëol. calhol., qui trace le tableau historique du protestantisme en Suisse.

SUJET. Les canons emploient le nom de. sujet pour signifier une personne ou même une Eglise soumise à l'autorité d'une autre : Subjectt nrchiepiscooo dintntur euiscopi ipsius sufft nganei. (C. Quod sedes , de Offxcio ordtn.)

SULAH1TE. nom de l'épouse des Cantiques, lequel est diversement interprété. Voy. Cantique des cantiques, vi, 12; vu, 1, et les commentateurs sur ce passage.

SULCARD , de la congrégation de Cluny, au monastère de Westminster, mort après l'an 1070, a laissé, outre une Chronique : 1° des Sermons; — 2° divers Opuscules et des Epttrrs. Voy. Pitseus, De Illustr. Angl. Scriptor. D. Rivet, Hist. httér. de la France, tom. VIII.

SULCI. ancienne ville épisc. de Sardaigne, située à l'endroit où l'on voit aujourd'hui un port qu'on nomme Palma di Solo, à 30 milles de Cagliari. Cet évéché, qui existait dés le v« siècle, fut transféré à Iglesias, par le pape Jules 11, vers l'an 1501, et uni en 1513 à l'Église do Cagliari , sa métropole. Son premier évéque est samt Mélito. Voy. la Sardinia Sacra, p. 126. De Commanville , /" Table alphabét. Richard et Giraud.

SULLIVAN (Philippe 0'), né à Bear, dans le comté de Cork, vers la fin du règne d'Elisabeth, suivit ses parents, qui étaient catholiques, et qui s'exilèrent en Espagne. Il fit ses études à Compostelle , entra dans la marine, et devint capitaine de haut bord. Parmi ses ouvrages nous citerons ; 1° Historia- catholirœ Htbei-nia Compendium; Lisbonne, 1021 , in-4°i — 2° Patriciana Decus , sive libri decem , quibus de divi Patricit vita, puruatorio, miraculis, rebusaue yestis,de religione HiSernica, casibus, constant ta, Marty ribus, divis; de Anglorum fide; de angloharreticaf ecclesue sectù, cacopra-swtbut , jubila ts plenissimis, liturgia sacra , catrernoniis et instutitis accurate agitur; Madrid, 1729, in -4*. A ce volume se trouve ajouté : Archicornigeromastyx, sive Jucobi Usherii hœresiarcar Confutatio. Voy. Moréri, édit. de 1759. Richard et Girand.

1. SULLY ou 8EUILLET (Sulleium\ abbaye de l'Ordre de Saint- Benoit, située au diocèse de Tours. La Martinièro, qui parle de cette abbaye aux mots Seuilly , Sueil/y et Sully, en rapporte la fondation aux seigneurs de Montsoreau et aux comtes d'Anjou, à qui les abbés de Seuilly rendaient , dit-il , autrefois hommage et prêtaient serment; il ajoute qu'il y avait des religieux de la congrégation de Saint-Maur au

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