SUSA
dicule. Telle est l'origine du surplis à ailes. Déjà, dam plusieurs diocèses, on a eu le bon esprit d'y renoncer. • Quoi qu'il en soit de plusieurs questions soulevées par rapport au surplis, nous dirons avec Corsetti (Praxis sacrorum rituum et eteremoniarum, p. 479), cité par l'abbé André, que ce vêtement représente par sa blancheur l'innocence et la pureté de cœur avec laquelle on doit approcher des saints mystères^ et qu'il est le symbole du nouvel homme qui fut créé dans l'innocence et la sainteté. Voy. Bocquillot, Utury. sacr., p. 144. Krazer, De AvostoJicts Eccles.occid. Liturgiit, n. 367, 368. Tnomassin, Discipline ecclé*., part. IV, I. !, c. xxxvii, n. 5. L'abbé André, Cours alpbabét. de droit
SUS ou SUSE, SUSES (Susa), ancien siège épisc. du diocèse des Chaluéens, sous la métropole de Gondisabour ou Gondisapor. Le géographe de Nubie en fait une ville du Chusistan ou Khursistan. Cette ville s'appelait Susnn on Susa du temps que le roi Assuérus y résidait. Daniel la met dans le pays des Élamites, près du fleuve Ulaï on Eulaeum, et il lui donne toujours le nom de rhâteau, parce que les rois de Chaldée y avaient un palais. Depuis Cyros, les rois de Perse y passaient ordinairement l'hiver. C'est dans cette ville et sur ce fleuve que Daniel eut la vision du bélier à deux cornes et du bouc qui n'en avait qu'une, la troisième année du rogne de Daltbasar. C'est aussi dans la ville de Suw ou Smnn quarriva l'histoire d'Ester, et que se trouvait Néhémie lorsqu'il obtint du roi Artaxerxès la permission de retourner en Judée et de réparer les murs de Jérusalem. On connaît sept évèques de Sus : le premier, Milles, fut martyrisé durant la persécution du roi Sapor. Voy. Daniel , viii , 1 et suiv. Esther, l et suiv. II Esdras, u, 1 et suiv. Strabon, I. XV. Xénophon, Cyroped., 1. VIII. Lequien, Oriens Christ., tom. Il, p. 1189. D. Calmet, Diction, de la Bible, au mot SiSKS. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXI, p. 78.
SUSA, un des secrétaires de David. Voy. I Paralip., xvm, 16.
SUSAGAZI, nom d'un eunuque qui avait la I garde des femmes du second rang à la cour d'Assuérus. Voy. Esther, il, 14.
SUSAN. Voy. St &.
SUSANÉCHÉENS (Susaneeha'i), un des peuples qu'Asénaphar transféra comme cotons a Samarie. Voy. I Esdras, iv, 9. D. Calmet, Diction. de la Bible.
1. SUSANNE, fille cTHelcias et femme de Joakim, de la tribu de Juda. L'histoire que raconte Daniel de la calomnie insigne inventée
Gmr perdre Susnnne , par deux infâmes vieilrus a la brutalité desquels elle avait résisté ; cette histoire ne se lit pas dans l'hébreu de ce prophète, mais seulement dans le grec. C'est apparemment ce qui a donné lieu a plusieurs d en contester la canonicité, et de prétendre que ce n'était qu'une pieuse fable faite dans le but de donner le modèle d'une épouse fidèle et chaste. Mais Origène en a parfaitement défendu la vérité contre Jules Africain; et saint Jérôme, nui en quelque endroit ne lui parait pas favorable, dit ailleurs qu'il n'a prétendu en cela que rapporter le sentiment d autrui, et que non-seulement les Grecs et les Latins , mais les Syriens et les Égyptiens la lisaient et la recevaient. Ce que disent quelques interprètes que ces deux juges accusateurs de Susanne, qu'ils nomment Achab et Sédécias, furent brûlés dans un poêle par ordre de Nabucbodonosor, en punition de leur impudicité , ne s'accorde pas avec le texte