‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1016 sur 1294 · SUIVI · texte numérisé non relu

SUIVI

la même ville; passé ensuite en la même qualité à celle de Mende, il fut en son absence et à son insu nommé supérieur général. On a de lui, outre quelques écrits de circonstance : 1« Conférences de Mende, etc., 10 vol.; — VConférences sur la morale et le Décalogue, pour faire suite aux Conférences de Paris du P. Semeltcu, sur le mariage , t usure et la restitution. La préface de ce livre est fort estimée. Voy. Michaud, Biogr, univers.

SURIAN (Jean-BaptUteX évèque de Vence, né à Saint - Chamas , en Provence, l'an 1670, mort à Vence en 1751, entra dans la congrégation de l'Oratoire. Son éloquence lui acquit une grande réputation et lui valut le siège de Vence en 1728. Il assista, comme député de la province d'Embrun à plusieurs assemblées da clergé, et fut admis à l'Académie française. On a de lui : 1° Sermon sur le petit nombre de» élu*, inséré dans le Recueil des Semums choisis pour le Carême; Liège, 1738,2 vol. in-12; - 2» Petit Carême, prêché en 1719; Paris, 1778, in-12. V»y. Guérin, avocat d'Aix, Eloge historique du prélat, 1770. La Gailio Christ., tom. IV. Le Diction, dei Prédicateurs. D'Alembert , successeur de Sunan à l'Académie française, Discours de r&eptwm. Feller. Michaud, Biogr. univers. H. Fisquet.soit dans la France pontificale, soit dans la Nouv. Biour. génér.

SURIANUS (Vincent), écrivain du xvn« siècle, a laissé : Traité aes Sacrements ; Naples, 1617. 2 vol.

SURIEL, fils d'Abihaïel, chef des Moholiles et des M usités. Voy. Nombr., m, 33, 35.

SURIN (Jean-Joseph), jésuite, né à Bordeaux en 1600, mort en odeur de sainteté l'an 1665, se fit remarquer par son goût pour la vie contemplative et par une grande piété. On a de lui, entre autres ouvrages : 1° Catéchisme suiri' tuel; Paris, 1661, 2 vol. in-12. plus, édit.; fédition italienne de Maregini a été mise à Ylndet par un décret daté du 7 septembre 1695; — 2° Fondements de la vie spirituelle, tirés de 17ni i talion de Jésus-Christ ; ibid., 1669, in-12; 1703, 1820, 1833, 1848; — 3» Cantiques spirituels de l'amour divin; ibid., 1677, 16i9, in-8»; 1731, in-12 ; — 4° Dialogues spirituels où la perfection chrétienne est expliquée; Nantes et Paris, 1704. 3 vol. in-12; Paris, 1821; Avignon, 1829,2 vol. in-12; — 5° Lettres spirituelles; Nantes et Paris, 1704,3 vol. in-12; Paris, 1825, 1813,2 vol. in-12. Voy. Picot, soit dans Y Ami de la Religion, tom. XLIV-XLV, soit dans Michaud, Biogr. univers.

SURISADDAl, père de Salamiel, qui était chef de la tribu de Siméon au temps de la sortie d'Egypte. Voy. Nombr., i, 6.

I. SURIUS (Bernardin), récollet, né â Ruremondc, mort en 1665, tut commissaire de la Terre-Sainte, demeura quatre ans à Jérusalem (1601, 1665, 1606, 1667) ou aux environs, et devint gardien du Saint-Sépulcre. On a de lui : l'ia Relation de son voyage, en flamand, 10*0, et en français sous ce titre : Le Pieux pèlerin, ou Voyage de Jérusalem; divisé en trois livres, contenant la description topographique de pi»* sieurs royaumes, pays, villes, nations étrangères, nommant les quatorze religions orientales, leurs mœurs et humeurs, tant en oiatièr* de religion que de civile conversation; joint un Discours de l'Alcoran, etc.; divisé en trois livres : le Pèlerin voyageant, séjournant, retournant ; ouvrage posthume ; Bruxelles, 1666, in-*0; — 2° Vie de sainte Marie Madeleine. Voy. \alère-André, Bib/ioth. Betg., tom. I, p. 131, édit. de 1739. Le P. Jean de Saint-Antoine, Bibhoth.

SURP

univ. francise., tom. I, p. 214. Michaud, Btogr.

univers.

II. SURIUS (Laurent), chartreux, né à Luhfvk en 1522, mort a Cologne en 1578, étudia à Cologne avec Canisius, et acquit une grande réputation par sa science et par sa vertu. On a de lui : 1° Vitct sanetnrum ab Aloysio Lipomanno olim conscriptfF; Cologne, 1570 et suiv., 6 vol. in-fol.; la meilleure édition est celle de Cologne, 1018, 7 vol. in-fol. On a publié deux Abrégés de cet ouvrage : Fr.Hareei Vitœ sanctorw/w; Anvers, 1591, in-8°, et Yita* sanctorum selectisiima» ; Cologne, 1616, in-8°; — S» 'des Traductions, en latin , des écrits de plusieurs mystiques, Tauler, Ruysbroek, Suson, etc.; — 3» Comment nrius brevis rerum in orbe gestnrum, ab asno 1500; Louvain, 1506, in-8°; Cologne, 1602, in-8*, avec un supplément; trad. en français par Estourneau ; Paris, 1571, in-fol., et 1573, in-8°; c'est une suite à la Chrmùfue de Naueleru». Surius l'entreprit pour l'opposer à l'Histoire de la réforme par SIeidan ; — 4° Concilia omnia, tum generalia, tum provinciaha atquc particuleria ; Cologne, 1567, 4 vol. in-fol.; — 5° Honulim, sive Conçûmes prœstantissimorum Bcctesia doctorwn m Kvangelta lutins anni; ibid., 1560, 1576, in-fol. Voy. Petreius, Biblioth. Carthus. Spondc, in Annal. Nicéron, Mémoires, tom. XXVlli. Le M ire, Scriptores sœculi xvi. Jos. HarUheim , Biblioth. Cetimieusis. Micbaud , Hioar. min ers. La Souv. Biogr. génér.

SURNATUREL, selon la force du terme, signifie ce qui est au-dessus de la nature ; mais to mot de nature se prend en plusieurs sens différents, comme nous l'avons observé en son lieu. Quant au surnaturel, il se dit relativement à trois objets : !• à nos connaissantes ; 2° à no* forces physiques et morales; 3" à notre dernière fin. Conséquemment nous disons que la révélation est une lumière surnaturelle , parce qu'elle nous donne des connaissances et nous enseigne des vérités auxquelles les hommes ne seraient jamais parvenus par leurs réflexions. Un miracle est une opération surnaturelle, parce qu'il est au-dessus des forces humaines. La béatitude que nous espérons est surnaturelle , soit arco que Dieu aurait pu d'abord destiner homme à un bonheur moins parfait, soit parce que nous en étions déchus parle péché d'Adam, et que le pouvoir, les moyens et l'espérance d'y parvenir nous ont été rendus par la rédemption de Jésus- Chritd. Voy. Bergier, Diction, de théol., où otk a inséré un beau passage de la Conférence du P. de Ravignan sur fortlre sur-

SURLET. Voy. CllOKIEH.

SURPLIS (Superpellicium, tunica superpeUieialis), à la lettre surpelisse, ornement ecclésiastique que Ic9 prêtres séculiers portent pardessus leur soutane lorsqu'ils chantent l'office ou qu'ils prêchent. On le nomme surplis parce qu'on le mettait autrefois, principalement dans le nord, sur une robe fourrée de peau. Comme cette robe fourrée avait des manches larves, il fallut faire des manches larges ou pendantes au sur pas . ou les ôter tout a fait. De là vient la différence qui se trouve dans les églises aux surplis que l'on y porto , les uns les portant à manches rondes et larges , et les autres à inanches pendantes. Le surplis est l'aube raccourcie, et il a conservé longtemps tous les noms donnés à l'aube. * H y a environ un siècle et demi, remarque judicieusement l'abbé André, on eut la singulière et bizarre idée de plisser les suif dis pour leur donner une forme qu'on a cru plus élégante , et qui n'est que ri-

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