IV. SUSANNE, vierge et martyre. Voy
ÀLOPH.
SUSASTRA. Voy. Tostar.
SUSDAL, capitale d'un duché du même nom eu Moscovie. Elle est située à quarante-quatre milles de Moscou, entre Wolodimir et Rostow. C'était le siège d'un archevêque moscovite, lequel fut érigé au xu* siècle. Les Églises de Torusk et Yeriaw lui ont été unies. On en connaît quatre évéques, dont le premier, N..., accompagna à Kiovie Isidore . nouveau métropolitain de cette Église. Voy. Lequien ,Oriens Christ ., tom.I, p. 1316. De Communville,/** Table alphabet., p. 225. Richard et Giraud.
SUSE , ville du Piémont ancienne et forte à douze lieues de Turin. Elle a été fondée au temps d'Auguste, et érigée en évéché en 1772 par le pape Clément XIV, qui, en l'érigeant par sa bulle Quotl nobis votis . datée du 3 août, la déclara sulliagante de l'archevêché de Turin. Voy. Gact. Moi oui, vol. LXX1, p. 78-80.
SUSI, père de Gaddi, de la tribu de Manassès. Voy. Nombr., xm,12.
SUSIUS (Nicolas), jésuite de Bruges, mort à Courbai en 1010 , a laissé, entre autres ouvrages : 1» Disputait» uwMllthetka de pulchritudine B. M. Vit yinis; Anvers, 10"20; — 2° E lègue Mariante. Voy. Valère - André, Biblioth. Bêla., édit. de 1739, tom. I, p. 929.
SUSON ou SDZO (Le bienheureux Henri- Amand de), dominicain, né probablement à Constance en 1295, mort en odeur de sainteté à Ulm, l'an 1366. Il voulut porter le nom de sa mère Susonf plutôt que celui de Montes i ou de Dumon , qui était celui de son père. A dixhuit ans il devint un si fervent religieux, qu'il fut élu prieur de son couvent. H convertit un grand nombre de personnes de toute condition, et fit beaucoup de miracles pendant sa vie et après sa mort. Il a composé en allemand divers traités de piété, qui ont été traduits eu latin nai Surius, et imprimés à Cologne, 1555, 1588, 1615, in-8°. Le principal traité qui s'y trouve est : Horologium Sapicntiœ œternrr; Paris, 1480, iu-4», estime au moyen âge à l'égal de l imitation de Jrsus-Christ. La fête d'Henri Suxon se célèbre le 2 mars dans l'Ordre de Saint-Dominique, en vertu de l'approbation donnée par Grégoire XVI. le 16 avril Itttt Voy. Richard et Giraud, tom. XIII. p. 38. Feller. Cbavin de Malan, Ln Vie et les Lettres du bienheureux Henri Suzo; Paris, 181*2, in-12. Michaud, Biogr. univers. Le Diction, de lu théol. cuthol.
SUSPENS. On appelle ainsi celui qui a en- |
couru la suspense ou qui est dans les liens de cette censure.
SUSPENSE (Sus/yensio, interdiction censure par laquelle un ecclésiastique est privé de l'exercice du ministère sacré, en tout ou en partie, pour un temps ou pour toujours. Voy. l'abbé André, Cours alphabet, de droit canon. Compnr. Censure, n» II.
SUTCLIFFE (Matthieu), en latin Sutchvius, théologien anglican qui vivait au commencement du xvii' siècle. On a de lui plusieurs traités de controverse , dictés par le fanatisme et l'emportement : 1° Conformdé du papisme et du turctxtne; Londres, 1004, anonyme; — & De fera Christi Ecclesia ; ibid., 1600, in-48; — 3» De Purgatorio: Hanau, 1003, in-8°; — 4» De Musa Paptstica; Londres, 1603, in-4», etc. Tous ces ouvrages sont dictés par le même esprit. Voy. Feller. Biogr. univers. Michaud, au Suppkm.
SUTHALA, fils d'Éphraïm et père de Bared, chef de la famille des Suthalaïtes. Voy. Nombr., xxvf. 35.
SUTH0LT (Bernard), né à Hanau, en Westphalie, vers la fin du xvtc siècle, d'une famille calviniste, enseigna le droit à Haiderwick et i Leyde. La lecture des ouvrages de Casaubon lui fit naître des doutes sur sa religion; l'étude des Pères et surtout des controversistes orthodoxes le détermina à se déclarer hautement catholique. L'archevêque de Salzbourg lui donna une chaire de droit. Eu 1625, le duc de Juliens le lit son conseiller. On a de lui : 1* des Dissertations sur les Institutes, dont une des meilleures édit. est d'Amsterdam , 1665. Personne, au jugement d'Ulrich Hubert, n'a plus sensément que lui appliqué la philosophie à la jurisprudence; — 2° les Baisons qui font déterminé à abjurer le calvinisme; Cologne, 11335. Voy. Feller, Biogr. univers.
S UTIL, chanoine régulier de l'Ordre de Prémontré, a donné : les Sept Psaumes de la Pénitence réunis en un seul par une explication littérale et suivie, en forme de paraphrase, ou la CW fission d'un pécheur sincèrement pénitent ; Paris, 1751, in-12.
I. SUT0R (Jean-Paul), docteur en droit, conseiller intime de du saint empire,
i'Ingolstadt,
e l'évêque d'Lischstadt, prince »,et professeur de l'université
laissé : Electa
UTIS
et fori ho-
die r ni , seu conclusionum practicvbiUumjurçp*' btico, canonico, civili, feudtdi ei criminali sciectarum Centuria; Ingolstadt, 1760, in-4». l'oy. I« Annales typogr. pour l'année 1760, mois davnl, p. 318.
IL SUT0R (Petrus), chartreux. Voy. Cous-
Tl'RIRR.
SUTRI (Sutrinm), ville épisc. d'Italie sous la métropole de Rome, située à huit lieues de Rome. L'an 1436, Eugène IV a uni les Eglises de Sutri et de Nepi. Le premier évéque de Sutri est saint Eusèbe, dont on célèbre la féte le 19 décembre. Il y a eu deux conciles tenus à Sutri : l'un en 10U>, et l'autre en 1059. Foy. la Regia,tom. XXV. Labbe, tom. IX. Hardoum, tom. VI. De Commanville, /« Table alphabet., p. 225. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXI, p. 95-122.
SUTT0N (Thomas), dominicain anglais, florissait dans le xui' siècle, sous le règne dtdouard 1", roi d'Angleterre. Il fut docteur d Oxford, et il se distingua pur sa science autant
Îue par sa piété. Ses principaux ouvrages sont : • Commentaria in Psatterium ; — 2" Urevienum theologice ; — 3e Summa theologia? cuin o«**'w" nibus di/flcillimis ; — 4» Concordia Iheohyorw*' quodlibetorum de ratwne lib. Il; — 5» Quant'*
SVEI)
SVKD
(HfficiHum Lib. /. Voy. Pitseus , De lllustr. Angl. Scriptor. Lê P. Échard , Scriptor. Ord. Pxrdic., tom. I . p. 464.
SDZE (Hpnri de). Voy. Henm. n« XXX.
SVEDENBORG (Emmanuel), qu'on prononce en suédois Suedenborq, et dont on a fait en allemand Swedenborg, fils de Jcsper ou Gaspard Svedberg, évéque de Westgottiland , naquit à Stockholm en 1688, et mourut à Londres l'an 1772, avec le titre de fondateur de la Nouvelle kyfitc ou de la Nouvelle Jérusalem. Il s'adonna aux langues anciennes, aux mathématiques et aux sciences naturelles, continua ses études classiques avec succès, et devint docteur en philosophie. C'est en 1719 qu'Emmanuel Svedberg, gui, en 1716, avait été nommé par Ch;
tr-
ies "Xlf assesseur du conseil des mines, fut anobli, sous le nom de Svedenborg, par la reine Ulrique-Éléonore. Il passait pour un homme très-grave; jamais, dit-on, personne ne l'a vu rire. Il ne s'est jamais marié. Il travaillait la nuit et le jour, sans avoir de temps déterminé. Il était d'une sobriété extrême, ne buvait ni vin ni liqueurs, et son diner se composait uniquement de semoule bouillie dans du lait. On ne voyait dans sa chambre d'autre livre que la Bible. Quant à ses mœurs, il parait qu'elles ont
été pures et irréprochable
lant sa jeunesse;
on n'a du moins aucune preuve du contraire. On sait seulement, par son propre aveu, qu'il n'en fut pas de même lorsqu'il était en Italie, vers 173$, c'est-à-dire vers sa cinquantième année d'âge. Son apologiste, P. LouLsy, en effet, après avoir dit qu'en 1736 il entreprit un voyage qui dura quatre années , il ajoute : < Contrairement aux graves habitudes de sa vie, il se mêla aux spectacle» et aux joies du monde , et se laissa aller a des séductions qu'il avait dédaignées dans sa jeunesse. Cette excursion , qui dura quatre ans, fut l'unique délassement qu'il se permit au milieu d'une vie consacrée à la méditation et au travail. » A l'âge de cinquantesept ans passés, Svedenborg subit une transformation qui, d'un savant déjà illustre, en ût un prétendu voyant et un théosophe. Il nous apprend qu'il venait de publier son traité De Cultu et nmore Dei, lorsqu'au milieu d'avril 1745, se trouvant à Londres, il fut « investi par Oieu lui-même, d'une mission sacrée et doué du pouvoir d'entrer en rapport avec le monde des esprits et des anges. » De ce moment il entra comme de plain-picd dans une série de révélations surnaturelles qui se prolongèrent pendant vingt-sept années, c'est-à-dire jusqu'à sa mort, et il n'emprunta sa métaphysique reli-
f;ieuse qu'au monde invisible , qu'il prétendait ui être ouvert , et dont il disait voir les merveilles et entendre les communications. 11 en donna, dit -on, plusieurs preuves éclatantes. Ainsi, par exemple, le 19 juillet 1759, étant à Gothembourg, où il venait de débarquer, il apprit à ses hôtes qu'un incendie éclatait ce jour-là même dans un des faubourgs de Stockholm, à cent lieues de là. Un fait plus extraordinaire attira sur lui l'attention générale, c'est une révélation qu'il lit à la reine Louise -Ulrique de Prusse, révélation que cette princesse aftirmait ne pouvoir être en aucune manière naturelle. Mais Svedenborg ne voyait pas en cela de miracle, mais un simple témoignage de sa perception naturelle. On raconte aussi qu'il prédit le jour de sa mort. II se défendait de la prétention d'inaugurer une troisième révélation. Il croyait fermement, disait-il, à la révélation ancienne et à la nouvelle. Toute sa mission se bornait à expliquer les deux révé-
lations, dont le sens intime était demeuré caché jusqu'à lui. Mais le savant réformateur ne s'est pas aperçu, sans doute, qu'il était en cela purement et simplement la dupe d'une confusion de termes. Car le mot révélation signifie évidemment ici , non point l'action de révéler, mais les vérités révélées. Or donner à ces vérités révélées un sens tout à fait différent de celui qu'elles ont reçu jusque-là, c'est incontestablement en changer la valeur et la nature même. Mais un pareil changement n'étahlit-il pas des vérités nouvelles? Ainsi l'explication de la première et de la seconde révélation donnée par Svedenborg, et dont le sens intime était resté jusque-là caché et inconnu, est ellemême une véritable révélation. Ainsi l'écrivain suédois était dans une illusion bien étrange quand il affirmait qu'il ne voulait pas inaugurer une troisième révélation. Il suffit d'ailleurs de jeter un coup d'œil sur quelques points de sa doctrine religieuse, pour voir jusqu'où allaient ses prétentions à cet égard. D'abord il rejette les miracles. « parce qu ils contraignent et détruisent le libre arbitre dans les choses spirituelles». Quant au premier des trois principaux mystères de notre foi, il dit : « On a divisé la Trinité en trois personnes dont chacune est Dieu, de sorte que l'esprit humain a été jeté dans un tel délire, qu'on ne sait pas au juste si Dieu est un , ou s il y en a trois. i> Or voici comment il définit la Trinité : Dieu a une âme (le Père), un corps divin-humain (le Fils ), et une force qui opère, réchauffe et éclaire (le Saint-Esprit). La trinilé de personnes est née au concile de Nicée. De cette erreur fondamentale, qui a faussé l'esprit et la mission de l'Église, résulte la nécessité d'instituer une Église nouvelle, afin de rendre la rédemption cflicace. Et, par le mot Eglise, Svedenborg entend la doctrine avec la réforme de Luther, qu'il condamne surtout pour avoir mis en avant « la chimère de la justification par la foi seule ». D'après ce qu'il appelle In science de la correspondance du naturel et du surnaturel , il n'y a qu'un seul ordre de choses sous deux faces différentes, un seul monde sous deux formes; la terre reproduit le ciel; le ciel, la terre; l'homme représente Dieu ; ou Dieu, les anges et les esprits représentent l'homme à des degrés plus parfaits. Il faut bien le remarquer, Svedenborg fait entre les habitants de l'autre monde cette distinction essentielle que les anges seuls sont dignes d'être écoutés, tandis qu'il considère les esprits qui résident dans les régions inférieures du ciel comme des créatures très-imparfaites, peu puissantes et ignorantes. Le ciel, dans son ensemble, n'est plus que le grand homme' enfin les diverses parties du ciel répètent en grand les diverses parties de l'organisme humain . et elles servent mutuellement à se caractériser les unes par les autres. Suivant ce principe de correspondance, la vie présente doit donner la clef du problème de la vie future. Ciel et enfer, en effet, sont des mots vides de sens si on les cherche dans l'espace ; il faut y voir simplement des états particuliers de l'âme, états de souffrance ou de bien-être. Les deux mondes sont calqués l'un sur l'autre, celui d'en haut reflète en tous points celui d'en bas. Anges, esprits, hommes, tous sont identiques. Partout ils mangent et boivent, se meuvent et dorment. Pas un des esprits qui n'ait été homme ici-bas ou ailleurs; car tous les astres sont habités ou destinés à l'être, puisque la race humaine est le but final de la création. Collectivement les anges ou esprits sont appelés ciel ou enfer, parce
SYED
SWEV
qu'ils constituent l'un et l'autre. Le ciel se partage en deux royaumes , le céleste et le spirituel , puis en trois cieux qui se suivent. Dans son ensemble, le ciel ou plutôt l'univers a l'image d'un homme, aussi a-t-il reçu le nom de tres-grand homme et d'homme divin. Pour l'enfer, c'est encore la terre qui sert de type. Ceux-là sont dans l'enfer qui ne vivent que pour eux-mêmes et pour leurs plaisirs; mais ce trait général peut se modifier de mille manières, et rendre par là leur situation physique, comme leur condition morale , plus ou moins supportable. En terminant son article, que nous n'avons guère fait qu'abréger ici, P. Louisy dit : c Ajoutons en terminant que, grâce au zèle de quelques disciples, la religion du maître fit après sa mort de rapides progrès. Enl":<$, on voit se former à Londres une Société svedenborgienne ; de semblables associations, composées de personnes riches ou notables, s'organisèrent en Suède, en Pologne, en Hussie, en Hollande, aux États-Unis. Aujourd'hui la Nouvelle Église de Jérusalem compte, dit on, près d'un demi-million d'adhérents. » Nous aimons à croire, pour l'honneur de l'humanité, que ce prétendu nombre d'un demi nultton de -wedenborgiens est exagéré. Après avoir parlé de leur propagation en Suède, en Angleterre, dans les iles de Jersey et de Guernesey, et en Amérique, le savant Gams ajoute : « On n'estime pas le chiffre des svedenborg iens à plus de 5,000. Il ne faut pas
Sue leur situation en Amérique ait été bien orissante, puisqu'en 1853 ils ont vendu leur église de New-\ork à l'archevêque de cette ville, qui la convertit en cathédrale... Il n'est pas besoin d'être prophète pour prédire que la secte de Svedenborg est à son déclin. D'autres sectes analogues sont nées depuis et ont remplacé la nouvelle église déjà vieille. Les ututgiens eux-mêmes, plus modernes, faiblissent déjà. » On lit à peu près les mêmes choses dans la Biogr. univers, de Michaud. Svedenborg a laissé, outre beaucoup de manuscrits, un grand nombre d'ouvrages scientifiques et religieux ; nous citerons seulement parmi ces derniers : 1 0 De Cultu et amore Dei; Londres, 174:>, 2 part. in-4»; 2» Arcana aelestia; ibid., 1749-1750, 8 vol. in-4»; un de ses plus importants écrits ; mais, pour se retrouver aisément, il faut y joindre l'Index verborum, nominum et rerum"; ibid., 1845, in-4°, du même auteur; — 3» De Cœlo et inferno ex auditi f et visis; ibid., 1758, in-4°; trad. en français par Pernety; Berlin, 1822, 2 vol. in-Sr, c'est encore un des écrits les plus importants de l'auteur; il y truite du ciel et de l'enfer, et décrit ce qu'il en a vu et eutendu peudant treize ans où « il lui a été donné d'être dans la compagnie des anges et de s entretenir avec eux comme l'homme s'entretient avec l'homme»;— 3» De EquoaJUdeqw, inAjKh calypsi; Londres, 1758, m-4°; explication d'un ssage symbolique qui signifierait que c vers e dernier temps de l Église le sens spirituel de la parole sainte sers ouvert »; — 4» Vera chrisiiana Religto, seu uimersalis theoiogia novee A>clesiat; Amsterdam, 1771, Mr*-4°; trad. deox fois séparément, à la Haye, 1786, in-8°, et à Paris, 1802, in-8», tom. I*', seulement par Parraud; ouvrage qui contient la doctrine de Svedenborg; — o° Diarium *piritn«/e; Tubingue . t. I à X, in- 8°; c'est dans ce vaste recueil que Svedenborg a enseigné le récit de ses innombrables conversations avee les habitants de l'autre monde. Parmi les ouvrages scientifiques nous j citerons le suivant, comme ayant été condumné ! par la S. Congrégation de l'Index : Pnndpia I
sive novorum tentaminum pfuenomena mundi elemetdarfs philosophiœ explienndi. (Decr. 13 aprilis 1739.) Voy. relier, alichaud, qui fait un exposé de la doctrine de Svedenborg, trace l'histoire des progrès de sa secte. P. Louisy, qui, dans la AW. Bingr. gènér., donne de plus une liste d'un certain nombre d'auteurs qui ont écrit sur Svedenborg. Gaet. Moroni, vol. LX1. p. 122-124. L'Enryciop. cathol. Gams, dans le Diction, de la théÔL cathoJimtr.
SWAENS. Voy. Cygnêe.
SWANINGTON (Pierre), religieux anglais de l'Ordre des Carmes, vivait en 1370; il est compté le premier de cet Ordre qui fut docteur et professeur en théologie à Oxford ; plus tard il enseigna l'Écriture sainte à Bordeaux. On a de lui : 1» Ijectunr Scriphtrnrum : — 2° In Mngistrum Sententiarum. Voy. Pitseus, De Illustr. Anal. Script or.
SWEDENBORG. Vûu. Svedenborg.
I. SWEERT ou SWEERTS (Jean) , en latin Sweertius, chartreux, né à Diesth, mort à Cologne en 1617, a laissé : 1» un Abrégé en latin des Sermons de Louis de Grenade pane f 'Avait et les fêtes des saints; Cologne, 1611 ; — 2° Méditations sur les sept mystères de la Passion du Sauveur, extraits des ouvrages de Luc l'inelle et de Henri Cuyckius; ibid., 1612, in-12. Vou. Valère- André, Biblioth. Betg., édit. de 1739. tom. IX, p. 739.
II. SWEERT ou SWEERTS (Pierre de), en latin Sweertius, sixième prévôt ou supérieur des oratoriens; né à Haesdonck en Flandre, vivait encore en 1740. On a de lui, entre autres ouvrages ; 4* Chronicmn congrcgatiniiis Oratorii D. Jesu ver provinciarn arvniepiscipatus Mch/iniensis aiffuiar, ab anno Domini 1626 nsque ad finem anni 1729; Utrecht ,1740, in-4"; — 2» Secrologium aliquot utriustpie sexus Romano-eatholicorum , qui vel scienha , tel pietate, vet zeto, pro commuai Ecclesice l»ono apud Belgos claruerunt , ab anno 1600 usque 1739; ibid., 1739, in-12; — 3° des Discours et des Lettres en latin. Vou. Moréri, édit. de 1759.
III. SWEERT ou SWEERTS ( Pierre- François), en latin Sweertius, historien, né a Anvers en 1567, mort l'an 1629, était versé dans la plupart des sciences. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : 1° Méditât mues Joannis cardinalis de Turrecremata in vitttm Christ if avec la Vie de ce cardinal ; Cologne, 1607, in-12; — 2» Selectce orbis christiani Deticiœ ; 1601 et 1025; — 3° Monumenta sepulchraliu Bra/tantiœ ; Anvers, 1613, in-8°; — 4° Notœ m Hiemm/mi Magii lihrum de TintinnabuJis; Amsterdam, 1661, in-12. Voy. Valère -André, Biblioth. /ît*/y.. édit. de 1739, in-4», tom. I, p. 313 et 311. Nicéron, Mémoires, tom. XVII. Paquot, Mémoire» pour servir à l'Hist. littér. des Pays - Pa< , tom. IV , p. 282. Le Messager des sciences histor. de Belgique, ann. 1H61 , p. 158.
IV. SWEERT ou SWEERTS (Robert), eu latin Sweerti**, jésuite , frère du précédent , né a Anvers en 1570, mort l'an 1617, fut licencié en théologie de l'université de Louvain, curé à lîois-le-Due , puis chanoine et pasteur de Pt glise cathédrale d'Anvers. On a de lui : 1° Cumulus mendaciornm Fruncisci Lansbergii , ministri fioterodutno-Batavi, en flamand; Anvers; — 2°Wf Fide hareticis, ud><ersus ministrusti Dimtelem Plancium; Anvers, 161 1 ,in-8° Voy. Valère- André, Biblioth. Belg., édit. de 1739, in -4», tom. U, p. 1078.
SWEVENZEEL ( Philippe ). jésuite , né à Bruges , mort à Courtrai en 1613, était profon-
SYCA