S\NO
cunn-iatetir ; c'est le nom que l'on le xvi» siècle à quelques luthériens,
donna dans qui, s'écar-
tunt des principes rigides de Luther, soutenaient que les forces du libre arbitre concouraient avec la grâce pour faire le bien. Voy. Bergier, qui discute et réfute victorieusement les erreurs de Luther et de Calvin sur cette question. Le Diction, de la tliént. cathol., au mot
bYSKKGISME.
SYNESE, mot grec qui signifie grammaticalement intelligence , jugement , prudence, sagesse, se prend, en théologie, pour la partie de la vertu de prudence qui apprend à bien juger des choses selon les régies communes et ordinaires.
SYNESIUS, évéque de Ptolémaïde, en Lybie, né à Cyrène entre 300 et 370, mort vers l'an 430. était disciple de la fameuse Hypatis. qui rofessait à Alexandrie. Les fidèles, touchés de a régularité de ses mœurs, l'engagèrent à embrasser le christianisme, et il reçut le baptême. Il fut député à Constantinople par la ville de Cyrène, alin d'obtenir pour elle quelque soulagement de lemnereur Arcade; et, de retour dans son pays, il fut nommé évéque en 410. H chassa les eunomiens de son diocèse, et excommunia Andronîc, gouverneur de la Pentapole, qui s'était rendu coupable de cruautés et d'impiétés. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° un Traité de la Providence; — 2° un Discours sur le Psaume lxxv; — 3" un Traité des songes; — 4" des Ht/mnes: — 5° des Lettres, au nombre de 150. La meilleure édition des ouvrages de Synesius est celle du P. Petau , en grec et en latin, avec des notes; Paris, 1022 et 1033. Foy. Photius, CW«c. XXVI, p. 15. Tillemont, Mémoires ^tom. XII. Possevin et Petau, In Sotis ad Synes. D. Coillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. X, p. 4tl6 et suiv. Feller. Michaud, Bi'tgr. univers. Le Diction, de la théol. cathol,
SYNGE (Edouard), anglican, archevêque de Tuam, en Irlande, né en 1059, mort à Tuam l'an 1741 , lit ses études partie à l'université d'Oxford, au collège de Cnrist-Church . partie à Dublin. Il était très- instruit ; il remplit successivement plusieurs emplois dans l'Eglise. On a de lui : 1" des Sermons; — 2° des Traités; — 3° des Mandements. On a réuni ces divers ouvrages en 4 vol. in -12. La Biographie britannique parle avec éloge de ces divers écrits. Voy. Feller. lUogr. univers.
SYNISACTES, sectaires peu différents des agapètc?, qui, abusant du principe que tout est pur pour les consciences pures, ne faisaient pas difficulté de vivre ensemble, quoique d'un sexe différent et sans être mariés. On trouve un sermon sur les synisactes qui porte le nom de saint Basile, et qui parait n avoir jamais été publié, dans le 3* vol. du recueil de Bandini, publié à Florence en 1702 et 1703, sous ce titre : (ii œcœ Ecclesia- vêlera Monumenta. nunc primum c.r tnss. cotlidbus bibliothecte Medicece grœce et latine in lucem prodeunt cura et studio Aug. Alunir Handinii.
SYNNADE (Synnadu), ancienne métropole ecclésiastique de la Phrygie Salutaire , suivant les Notices et les Actes du con<ile de Chalcédoine. Elle a eu vingt et un évéques, dont le premier, Atticus, est mentionné par Rusébe de Césarée dans son Histoire ecclésiasl.,l.X\, c. XIX. Cette ville a eu aussi quelques évéques jacobites, dont le premier, Jacques, siégeait en 909. On a tenu un concile à Synnade; mais la date en est fort contestée, comme on peut le voir dans le Diction, de la thétd. cuthol. Cette métropole n'est aujourd'hui qu'un archevêché in par-
tibus. Voy. Léquien, Orieus Christ., tom. I. p. K28; tom. H, p. 1465. De Comman ville, /" Table alphabét., p. 226. Richard et Giraud.
SYNODAL ou SYN0D1QUE, se dit de ce qui est relatif au synode , comme un statut synodal, une ordonnance synodale, c'est-à-dire un statut et une ordonnance qui sont émanés du synode. On appelle lettre synodtde ou synodiquè celle que les Pères d'un concile adressent aux prélats absents, au clergé et aux fidèles, pour les instruire de ce qui s'est passé au concile et le leur notifier.
SYN0DATIQUE. Voy. Cathéoratique, n» IL
SYNODAUX ( EXAMINATEURS). On nomme ainsi les ecclésiastiques choisis par le synode diocésain, conformément aux prescriptions du concile de Trente (sess. XXIV,- c. xvm , de. Reform.), pour examiner la capacité de ceux qui aspirent à des fonctions ecclésiastiques, et particulièrement à un bénéfice curial. Ainsi l'institution des examinateurs synodaux n'a pour but ni l'examen des candidats aux ordres (car pour les ordres le jugement de l'évêque est absolu, sess. XXIII, c. vu, de Reform.), ni l'approbation épiscopale pour la confession (sess. XXIII, c.xv, de Reform.). Voy., pour le nombre voulu de ces examinateurs et sur la manière de les instituer, le Diction, de la théol. cathol.
SYNODE , terme qui se prend quelquefois pour les conciles généraux, nationaux ou provinciaux, mais plus souvent et proprement pour la convocation que fait un évéque des curés de son diocèse, afin d'y faire quelques corrections ou quelques règlements relatifs au bon ordre et à la pureté des mœurs. Dans la primitive Eglise, les synodes diocésains se tenaient fréquemment et sans désignation de temps, selon l'occurrence des affaires. Dans la suite , on les convoquait deux fois l'an, jusqu'au concile de Latran, sous Innocent 111, qui ordonna (In c. Sicut olim, de Accus.) de convoquer tous les ans les synodes diocésains, de même que les synodes provinciaux. Le concile de Bàlc (
sion XXV) ordonna de les tenir deux fois l'an Sur quoi le concile de Trente ( sess. XXIV, de Reform., c. il), a fait le règlement suivant : « Les synodes de chaque diocèse se tiendront aussi tous les ans, et seront obligés de s'y rendre même tous les exempts qui, sans leur exemption , y devraient assister, et qui ne sont pas soumis a des chapitres généraux. Cependant, à raison des églises paroissiales on autres séculières même annexes, tous ceux qui en ont le soin, quels qu'ils soient, sont obligés de se trouver au synode. (Jue si les métropolitains ou les évéques, et autres susdits, se rendent négligents en ce qui est ici prescrit, ils encourront les peines portées par les saints canons. » Les différentes questions qui se rattachent au synode sont traitées dans les auteurs que nous indiquons ici comme sources a consulter. Voi/. les Mémoires du clergé, tom. I, p. 770; tom. VII, p. 100. La Combe, au mot Synode. Benoit XIV,
Îui , dans son traité fort détaillé et très-savant te Synodo diwcemna, n'a rien omis de tout ce qui regarde les matières des synodes diocésains et la manière de les tenir. D'Héricourt, Lois ecclésiastiques, part. I. Thomassin, Discipline de l'Église, part. IV, liv. I, c. lxxxiv et lxxxv. Nardi. Des Curés et de leurs droits dans l'Église, d'après les monuments delà tradition. De la Luzerne , Droits et devoirs des évéques et des prêtres. L'abbé André.
SYN0DIQUE. Voy. Synodal.
SYNODOLINS. Voy. Hésitants.
SYN0SIASTES ou SYNOUSIASTES, SYNU-
SYHI
SIASTES, nom que I on donnait aux hérétiques j qui n'admettaient qu'une seule nature en Jésus-Christ.
SYNTÉRÈSE. Voi,. Syndêrêse.
SYNTYCHE (Sainte), veuve illustre dont parle saint Paul dans son Epitre aux Philippiens, et
Îu'il associe ù une autre sainte femme nommée vndie. Svntyche est mise au nombre des saintes; sa' féte se célèbre le 22 juillet. Les martyrologes disent que son corps repose à Philippes de Macédoine. Voy. Evodie.
SYRA. ville épisc. Voy. Scyros.
SYRACUSE , ville très-célèbre de Sicile située sur la côte orientale de cette ile. Nous lisons dans les Actes des Apôtres (xxvjii, 12-13) que saint Paul y aborda en allant à Rome , qu'il y demeura trois jours, et que de là il vint à Rhegium. Syracuse est devenue ville épiscopale sous la métropole de Montréal; mais le siège de Montréal a été supprimé , et elle a été érigée elle - même en archevêché. Son premier evéque fut saint Martin d'Antioche, ordonné par l'apôtre saint Pierre , et dont on célèbre la féte le lijuin. Voy. la Sicitia Sacra,\. III. p. 121. De Commanville, Table alphabét.^.'m. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. LXVI , p. 2:«-:il5.
SYRIAQUE (VERSION). Voy. Versions de l'Ecriture.
I. SYRIE, nommée dans l'hébreu Aram, du nom du patriarche qui en peupla les principales provinces. La Syrie de Damas, de Soba ou Hoba, de Maacha, de Rohob, de Tob ou d'istob, d'Éraath, sont apparemment des provinces dont Damas. Soba, Maacha, etc., étaient les capitales. Ln Syrie simplement marque le royaume de Syrie, dont Antioche devint la capitale depuis le règne des Séleucides. Avant ce temps, il est rare de trouver le nom de Syrie absolument; on désigne ordinairement, au contraire, les provinces de S'/rie par la ville qui en était capitale. La Célé-Syne ou basse Syrie , ou Syrie Creuse, peut être considérée dans un sens propre et resserré; et alors elle ne comprend que ce qui est entre le Liban et l' Anti-Liban, ou dans un sens plus étendu, et alors elle comprend tout le pays qui obéissait aux rois de Syrie , depuis Séleucie jusqu'à l'Arabie et l'Egypte. David s'assujettit les rois de Syrie, qui voulurent donner du secours aux Ammonites. Ils furent remis encore â leur devoir par Jéroboam II, roi d'Israël, puis par Téglath-Phalasar, auquel la Syrie demeura assujettie ainsi qu'à ses successeurs, jusqu'à la domination des Chaldéens. qui fut suivie de celle des Perses et de celle d'Alexandre le Grand, puis du règne des Séleucides. Voy. Genèse, x, 22. II Rois, vm, 5, 10. IV Rois, xiv, 24, 25; xv, 19, etc. D. Calmet, Diction, de ta Bible. Chr. Michaelis, Bisser t. chorograpli. philoloy. de lucorum differentia, ratione anticœ,posticœ, dexterœ et sinistrée; dissertation qui a été reproduite dans Pott, Siiioye commentât., tom. V, p. 80-140. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. II, p. 2-3. Compar. Aram, ii"- I et II. Gaet. Moroni, vol. LXVII, p. 1-33.
II. SYRIE, contrée d'Asie qui est bornée au nord par l'Euphrate et par le mont Aman ou Kamasch; au levant, par le même fleuve, qui la sépare du Diarberclc ou de l'Algésire, et ensuite par l'Arabie déserte ; au midi par l'Arabie
Pétrée, et au couchant par la Méditerranée. Ce royaume est connu dans l'histoire sous le nom de royaume des Séleucides, et il a duré 249 ans sous vingt-sept rois, dont Antiochus XII a été le dernier. Dans la suite, Pompée le réduisit en province; les Sarrasins s'en rendirent maîtres dans les vu et vui* siècles. Les chrétiens s'en emparèrent au commencement du xu»
siècle; mais les infidèles le reprirent, et il fut soumis au sultan d'Egypte, à qui les Turcs l'enlevèrent en 1517. Les habitants de ce pays, outre les Grecs, les Maronites et les autres chrétiens, sont des Turcs, des Turcomans, des Arabes, des Suories ou Surées , et des Druscs. On divisait autrefois la Syrie en première et deuxième. La première formait la première province du diocèse d'Antioche, et avait cette ville pour métropole. Les autres églises principales de celte province étaient Berrhée ou Alep et Laodicée. La deuxième Syrie avait pour métropole la ville d'Apamée , et formait la septième province du même diocèse d'Antioche. Deux conciles ont été tenus en Syrie, l'un en 538, et l'autre l'an 1115. Voy. Richard et Giraud. Le Diction, de ta théol. catbol.
SYRO-PHÉNICIE, est la Phénicie proprement dite, dont Sidon était la capitale, et qui, ayant été unie par droit de conquête au royaume de Syrie , joignit son ancien nom de Phénicie à celui de Syrie, de même que la Palestine fut surnommée de Syrie, parce qu'elle était considéré*; comme en faisant partie. La Chananéenne de l'Évangile est nommée Syro-Phinicienne par saint Marc, parce qu'elle était de Phénicie, regardée alors comme partie de la Syrie. Saint Matthieu l'appelle Chanant-enne , parce que ce pays était peuplé de Chananéens, Sidon étant fils ainé de Chanaan. Voy. Marc, vu, 26. Matlh., xv, 22,24. Genèse, x, 15.
SYROPULE (Sylvestre), grand ecclésiarque de l'Église de Constantinople dans le xv« siècle, était aussi du nombre des sloruuphores ou porlecroix. Cet homme, ennemi déclaré des Latins, s'opposa autant qu'il put à l'union, dans le concile de Florence; cependant il y souscrivit; mais, étant retourné en Grèce, il se déclara contre cette union, et écrivit Y Histoire du concite de Florence, d'une manière peu avantageuse à ce concile; elle a paru à la Haye. 1(300, et elle a été traduite, de grec en latin, par Robert Creygthon. Voy. le Juurn. des Savants, 1006. Richard et Giraud. Le Diction, de la théot. cathol.
SYR0S. Voy. Scyros.
SYRUS , moine de Cluny, vivait au XI* siècle, sous saint Odilon, successeur immédiat de saint Maïeul. Syrus a écrit la Vie de ce dernier, et cet ouvrage a été inséré dans Manillon, Actes choisis, tom. VH.Aldebad, autre moine de Cluny, y a fait des additions. Voy. D. Rivet, Hist. littér. de la France, toin. VII.
SZATHMAR ou SZATMAR, ville épisc. de Hongrie. Elle fut érigée en évéché par le pape Pie VU , dont la bulle d'érection Quum in supremo Apostolatus, datée du 9 août 1804, déclare ce siège suffragant de l'archevêché d'Agria. Voy. Gaet. Moroni, vol. LXX1, p. 167-168. Coropar. Ar.RM, n° I.
SZÉGEDIN (Szegedinus), mis à Y Index de Clément VIII. Voy. Kis, n* II.
TABA — 2218 — TABK
TABA. Vny. Tabê.
TABABCARA. Vntf. Tabadcara.
TABAC. Nous ilcvons en distinguer ici les différentes espèces : 1« le tnbm n fumer; 2° le totjac m mtcnfeifoire , ou plus communément
tabac à chii/uer; 3° le tabac en poudre, (tuant à la première espèce, nous dirons qu'il sied peu à un ecclésiastique de fumer, et les fidèles, en pénéial, s'en scandai «ont ; aussi plusieurs conciles désanprouvent-ils l'usage du tntme ù [\tmer dans les clercs, et les invitent-ils à s'en abstenir. Cependant la ruinée du tabic, qiinnd ou fume, ne rompt point le jei^ne naturel, c'est-àdire le jeûne requis pour recevoir la sainte Eucharistie, à hinitUt qu'on ne l'avale de plein gré. Il en est de même du tabae m poêére, qui ae prend par le net. A l'égard du talmc en machicttfntre, Henri de SalntIgiiace(A7/bcrt amon's,
I». TT») et quelques autres théologiens en croient 'usage contraire au jeûne naturel , parce qu'il n'est guère possible que plusieurs des pailles les plus succulentes ne passent dans l'estomac. Vojf, L Kerraris, Prnmptn Bibtioth. Richard et Ghaud.t XVI, p. 484-485, art. MrssK, § VIII. 4».
TABADCARA, évéché de la Mauritanie Césarienne, dans l'Afrique occidentale , sous la nié- Impole de Césarée. Elle est aussi appelée Tu- Imdcara, Tabaicara, Taltatcnra. Klle a eu pour évèques : l« Victor, qui se trouva à lu conférence de Carthage en 411 ; 2» Crispinos.qui tut exilé pour la foi par llunneric, roi des Vandales. Voy. Morcelli, 4fric.rhri.st., tom. I. De Conimamïlle, D* Table nlphnltét., p. 226. Gaet. Moroni, vol. LXXII. p. 197.
TABAICARA. loi/, l'art, précéd.
TABALTA. évéché de la province Byzaeènp, dans l'Afrique occidentale, sous In métropole d'Adrumète. On en connaît cinq évéqnes, dont le premier, Adelphos ou Adelphinos, siégeait en TiTi. Voy. Morcelli, Afrir. chrnt., loin. 1. Oaet. Moroni,vnl. LXXII, p. 191.
TABARADD (Matthieu-Mathurin), controversiste et littérateur, né à Limoges en 1744, mort l'an 1832, lit ses études chez les jésuites, et
iiansii ensuite chez les oratoriens. Il professa es belles-lettres à Nantes, la théologie, le grec et l'hébreu à Arles, devint supérieur du collège de l'érénas, puis de celui de la Rochelle, el supérieur de la maison de l'Oratoire à Limoges. Il refusa de prêter serment à la constitution Civile du clergé, et se rendit en Angleterre; il ne revint en France qu'en 1802. Il se montra constamment grand partisan du jansénisme. Parmi ses nombreux ouvmges, nous citerons : 1° Traité historique et critique tir l'élection des évéquee; Paris, 1793, 2 vol.m-8». et 1811 ln-8°; ouvrage qui a été mis à Y Index (decr. 17 dec. 1731); — 2» De la Sécessité d'une religion et État: ibid., 1803,1814, in- 8»; — 3« Primas sur la distinction du contrat et du sacrement de mariage ; Limoges, 1803, 1816, in -8°; — 4° Histoire de Pierre de Hérulle, fondateur de In congrégation de l'Oratoire; Paris, 1817, 2 vol. in-8". Voy. la Biogr. univers, de Feller, où on trouve une appréciation très-juste tant du caractère de
Tabaraud que de ses écrits. Michaud. nu Bupplein. La Souv.Hi'tgr. ycnéi'. L'abbé André. Cours nlphalièt . de disnt canon, tom. VI. p. 497-499.
TABARCA ou TALABRICA, ancienne ville épisc. de la Numidie, sous la métropole de Césarée. C'est aujourd'hui un simple évéché in pnvtibus, suflragant de Carthage , arrhevéché également in jxtrffbus. loi/. De Commanville, /" Table idphnt»ét.,p. 226. Gaet. Moroni, vol. LXXll.p.197.
TABARI . chanoine régulier et curé de Painpont, en Bretagne, a laisse : 1* Prières de /*£'qli\e pour la bênétUctim nuptiale: Rennes, 1724, in-12; — 2° Dissertation pniir prouver que saint Prnsper d'Aquitaine n'a été élevé ni à l'épiscopat ni à aucun degré de cléricature. Voy. le Journ. des Savants, Vi-îi et 1725.
TABBAOTH , un des chefs des Nathinéens.
Vou. I Esdras, il, 43.
TABÊ ou TABA , siège épisc. de la province de Carie, sous la métropole d'Aphrodisiade , au diocèse d'Asie. On en connaît trois évéques, dont le premier, Ruflin. assista et souscrivit au concile d'Éphèse en 431. foi/. Lequien, Orteiw Christ., tom. I, p. 905. Richard et Giraud.
TABÉE , fils de Xachor et de Roma, sa femme du second rang. Voy. Genèse, xxti,24.
I. TABÉEL. un de ceux qui, après la captivité, s'opposèrent au rétablissement du temple de Jérusalem. Voy. I Esdr., iv, 7.
II. TABÉEL Les rois Rasin et Pbacée ayant déclaré la guerre à Achab, avaient résolu de mettre sur le trône de Juda le 111» de Tabéel. On ne connaît cet homme que par ce seul endroit. Voy. Isaïe, vu, 6. D. Calmet, Diction, de In Bible.
TABÉLIAS. un des chefs des portiers du temple. Vou. I Paralip.. JtIVt.il.
L TABERNA on TAVERNE (Jean-Baptiste), jésuite, né à Lille en 1622, mort à Douay l'an 16H6. enseigna longtemps la philosophie et la théologie avec distinction. T'ne épidémie meurtrière ayant affligé la ville de Douai. Taberna prodigua ses soins aux malades, et Ait victime de sa charité. On lui doit : Synopsis theohgia pmctnyri 3 vol. in-12; excellent ahrégé de théologie morale, bien écrit, clair, précis et éloigné des deux extrémités, du relâchement et de la rigidité] cependant Vévéque d'Arras, Guy de Sèves «le Rochechouart , en censura quelques propositions; mais les autres n'ont pas paru faire attention à cette censure. Voy. la Btogr. univers, de Feller.
IL TABERNA (Joseph). Voy. Dabersa.
I. TABERNACLE 'Tnbemnatlum), terme qui signifie proprement une tente. Les anciens patriarches ont habité dans des tabernacles, c'està-dire dans des tentes. Il y avait dans le camp d'israfl, du temps de Moïse, deux tabernacles ou tentes dont il est souvent question dans l'Écriture. Le premier, nommé tnbernacuium conventus, ou In tente de rassemblée, du rassemblement , où le peuple se trouvait pour ses affaires ordinaires; le second, appelé tabernaculum testimonii, c'est-à-dire la tente du témot-
TABE - 2219 - TAB1
gnage ou le tabernacle du Seigneur, ou simplement le tabernacle, qui était lo Heu où les Israélites, durant four séjour dans le désert, faisaient leurs principaux actes de religion, offraient leurs sacrilices et adoraient lo Seigneur. Ce tabernacle pouvait se monter, se démonter et se transporter où Ton voulait. Il portait indistinctement les noms de tente, habita tim, sanctuaire, maison de la gloire de C Eternel, tente de l'Eter~ net, etc. Les prêtres entraient tous les matins dans le saint pour y présenter le parfum et y éteindre les lampes' qu'ils avaient allumées la veille. Ils offraient aussi chaque jour, matin et soir, sur l'autel d'airain, un agneau en holocauste. Ce tabernacle fut érigé et consacré au
1)ied du mont Smaï le 1er jour du 1rr mois de a 2» année après la sortie d Égypte. Vag. Exode, xxvi et xxvn, où se trouve lu description de ce tabernacle. Nombr., il. '2, 3, etc. D. Calmet, Diction, de la Bible. Keland. Antiq. saefe veterttm Hebrarorum, I part., cap. m et seq. Lami, Introduction à V Écriture suinte, c. x. Bergier, Diction, de la Bible. J.-B. Glaire, Introdwtmn, etc., tom. II , p. 302 et suiv. Gaet. Moroni, vol. LX XII, p. l>00 et se*. Le Dict. de la thént. eathol.
II. TABERNACLE se prend souvent, dans l'Écriture, pour demeure ou maison. « Israél, retournez dans vos taliernicle*. Japhet demeura dans les tabernacles de Sem , etc. » Il se met aussi quelquefois pour le ciel; par exemple, Psaum. ix, 5; xiv, 6; lxxxiii, 2. Luc, xn, 0. Hebr.,vm.2; ix,11. Apocal.,xiv 6; xxi, 3. J.-B. Glaire, Introduction, etc.. tom. Il . p. 34 et suiv.
III. TABERNACLE, chez les chrétiens, se dit du heu où l'on enferme le saint Sacrement sur l'autel. C'est un petit temple de bois doré ou de quelque matière plus précieuse. L'usage n'en est point de la première antiquité. On conservait autrefois la sainte Eucharistie ou dans des ciboires, ou dans des colombes d'or ou d'argent suspendues. D'après une décision de la Congrégation des Évéques ( 20 octobre 1575), le tobernncL• doit être doré à l'extérieur, et l'intérieur doit être garni d'étoile de soie blanche. Un décret de la Congrégation desHites (22 janvier 1701 ) défend de mettre un vase de Heurs devant la porte du tabernacle lorsqu'elle présente l'imape de Notre-Seigueur. afin de ne pas empêcher les fidèles de voir cette image et de la vénérer; mais on peut placer un vase de (leurs à côté du tal>emacle ou plus bas. Il est également défendu , par un décret do la même Congrégation (31 mars 1821), de placer sur le tabernacle des reliques ou des images des suints. Il est dans l'ordre , en effet , et d.- toute convenance, selon l i remarque de Gavantus, que Nôtre-Seigneur soit plus élevé que ses saints. Enfin la Congrégation des Bites a encore décrété (5 septembre 1815) qu'il n'était pas permis de déposer sur l'autel , devant la porte du tabernacle, les reliques d'un saint le jour où l'on célèbre sa fête, quand bien même il existerait à cet égard une coutume immémoriale. Plusieurs conciles et le cérémonial des évéques ne veulent pas que, dans les cathédrales, le taljernac/e soit placé au inaitre-autel , mais dans une chapelle particulière richement ornée. La raison de cette défense est, suivant Calalani, que parmi les fonctions pontificales il en est un grand nombre qui demandent que l'évéque ait le dos tourné à l'autel, ce qui ne convient pas lorsqu'on y conserve le saint Sacrement. Quoique le corps de Notre-Seigneur ne touche pas immédiatement au tabernacle , et qu'il soit ordinairement renfermé dans le ciboire, on bénit cependant le tabernacle, parce qu'il est réel-
lement la demeure de l'Homme -Dieu. La formule de bénédiction est la même, dit Cuvalieri, que pour l'ostensoir. Cette bénédiction est réservée à l'évéque; mais, comme elle ne se fait pas avec Ponction du saint-chrême , il peut en donner la commission à un simple prêtre. Les conciles ont souvent ordonné aux curés et aux prêtres de tenir constamment les tabernarle< fermés pour empêcher des sacrilèges. Vog. 1). Macri .Hicrolextcon , ad voc. Quorum. Gavantus, In Rubricis Missalis, tit. XXII. Catalani, Comment, in Rit. rom., tom. I, p. 251. Cavalieri, Commentaria in authentica sac ne ritmm Congregatianis décréta, etc., tom. IV, p. 140. Gaet. Moroni, vol. LXXII, p. 210-220. L'abbé André, à qui nous avons emprunté une grande partie «le cet article. Le Diction, de la théol. cathnt. Crnnpar. Cjboihk. Coi.onrk. n» II.
IV. TABERNACLES ( FÊTE DES), nommée dans l'Évangile la Scéno/tegie, qui signifie en grec la fête où l'on dresse les tentes. Le nom de Scéno/téqie se trouve aussi dans les Mâchabées. Les Hébreux l'appellent la fête des Tentes, parce qu'elle 6e célébrait sous des tentes de verdure en mémoire de la demeure que les Israélites avaient faite dans le désert. Elle se célébrait après les moissons, le 15» du mois de tizri, VU» de l'année ecclésiastique, et I»f de Tannée civile. La fête durait huit jours; mais le premier et le dernier étaient plus solennels, de sorte qu'il n'était pas permis de travailler ces jours-la. A présent les Juifs la solenniseut pendant neuf jours, dont les deux premiers et les deux derniers sont également solennels. Le psaume CXVII semble avoir été chanté à la féte des Tabernacles , et le Psalmiste y fait une allusion visible dans les versets 23 , 24, 25 et 26. L'entrée de Jésus-Christ à Jérusalem a quelque ressemblance avec ce qui se passait à cette fête, soit par les branches d'arbres qu'on y portait, soit par le chant à'hosanna , qui y était souvent répété. Le Sauveur fait encore allusion à la cérémonie d'aller puiser en cette féte de l'eau à la fontaine de Siloè, et de la répandre, mêlée de vin , au pied de l'autel des holocaustes, en chantant ces paroles d'Isaïe (xn,3) : « Vous puiserez des eaux des fontaines du Suuveur. » Vog. Jean, vu, 2, 37, 38. I Machab., x, 21 ; II. Machab., 1, 0, 18. Létit., xxin, 34, 35, etc. Nombr., xxix, 2 , 13, 14, etc. Matlh., xxi. 8, 9. D. Calmet, Diction, de la Bible. J.-B. Glaire, Introduction , etc., tom. II, p. 377-378. Gaet. Moroni, vol. LXXII , p. 100-200.
TABHÈRÂ est un mot hébreu qui signifie proprement embrasement, incendie {incendmm , tncensio), mais qui est devenu le nom propre d'un des campements des Hébreux dans le désert. Vog., au mot Incendie, ce qui a donné lieu à cette dénomination.
TABIA ou ATTABLA, ville épisc. de la première Galatie , sous la métropole d'Aneyre. Ptolémée la nomme Tavton, et Pline, Tavitun. On en connaît six évéques, dont le premier, Dicasius 1", martyr, eut pour successeur Dicasius II, qui souscrivit au concile de Néocésarée. Vog. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 473. De Commanville, Table alphaUt., p. 29, au mot Attabia. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXII, p. 220.
TABIENSIS. Vog. Caqnazzo.
TABITHE (Tabttfia), mot syriaque expliqué dans les Actes des apôtres par Dorcus, terme grec nui veut dire gun-Ue. Or Tabilhe est le nom d une veuve chrétienne de Joppé remplie de bonnes intentions, et faisant de grandes aumônes. Étant tombée malade, elle mourut. Saint