‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1023 sur 1294 · I. I , C. LXXVlt · texte numérisé non relu

I. I , C. LXXVlt

IL SYNCELLE (Georges le). Voy. Georges, n'XXI. *

SYNCLÉTIQUE (Sainte), vierge d'Alexandrie, en Egypte, au iv siècle, se consacra de bonne heure à Jésus-Christ, et se proposa de suivre les traces de sainte Thécle. Après la mort de ses parents, elle distribua ses biens aux pauvres et se retira dans un sépulcre, où elle pratiqua les plus grandes austérités avec plusieurs filles qui se rangèrent sous sa discipline. Elle se distingua surtout pir son courage et sa patience. Les Grecs honorent sa mémoire le K janvier, et les Latins le 5 du même mois.

SYNCRÉTISTES, c'est a-dire conciliateurs.

On a donné ce nom aux philosophes qui ont travaillé à concilier les différentes écoles et les divers systèmes de philosophie , et aux théologiens qui se sont appliqués à rapprocher la croyance des dilnMente* communions chrétiennes. On a fait plus d'une fois des tentatives, soit pour accorder ensemble les luthériens et les calvinistes, soit pour réunir les uns et les autres .\ l'Eglise romaine. Mais aucune de ces tentatives n'a eu de succès. Voy. Bergier, qui les rapporte d'après Bastiago et Mosheim, protestants. Le Diction, de la théol. cathol., au mot Synt.hktisme.

SYNDÉRÊSE ou SYNTÉRÈSE (Synderesis ou Synteresis). Ce terme grec, qui signifie proprement observation , examen, comparaison attentif", est pris par les théologiens : 1» pour la sagacité de l'esprit qui voit l'ensemble des divers préceptes de morale, qui les compare, qui explique l'un par l'autre, et qui en conclut ce qu'on doit faire dans telle on telle circonstance; en d'autres termes, pour la conscience droite dirigée par un entendement éclairé; 2° pour les remords de conscience, ou le jugement par lequel nous rassemblons et comparons nos actions, duquel nous concluons que nous sommes coupables. Il est évident que ces remords sont une grâce que Dieu nous fait, puisqu'un des elfets du péché est de nous aveugler. Un homme méchant qui n'aurait plus de remords serait redoutable dans la société; il n'y aurait aucun crime dont il ne se rendrait point coupable. Cette syndérèse est représentée dans l'Écriture comme un ver rongeur attaché au cœur du pécheur et qui ne lui laisse aucun remis. Vau, Bergier.

SYNDIC . c'est le nom qu'on donnait autrefois à l'officier qui était chargé des affaires d'une ville, d'une communauté, et que nous appelons maintenant administrateur ou économe. Il y avait aussi des syndics des universités, du clergé, des diocèses particuliers. Les syndics généraux du clergé furent créés par l'assemblée de I'oissy de I an 1561, et abolis dans celle de Melun de l'an 1579. Les agents généraux du clergé et les bureaux généraux des décimes, et ceux des diocèses, leur ont succédé. Les syndics des diocèse^ ont été établis pour solliciter et poursuivre les affaires qui intéressaient le diocèse dansions les tribunaux où elles étaient portées. Le clergé assemblé à Melun en 1579 obtint leur établissement. Les syndics diocésains qui étaient chanoines dans le diocèse devaient jouir de tous les droits, fruits et distributions de leurs bénéfices, de même que les chanoines qui étaient présents pendant qu'ils étaient employés pour le service du diocèse. Vot/. les Mci vïiirs du clergé, tom. VIII, p. 1873, 1881, 18î« et suiv.; tom. VI, p. *«.

SYNERGISTES , terme grec qui veut dire

SYNN

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