‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1028 sur 1294 · TA IL · texte numérisé non relu

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Hunneric, roi des Vandales, cowiïïip fidèle aux dominos catholiques. Voy .Morcelli, A frit .V hrist '. , loin. I. Gaet. Moroni, vol. LXX1I, p. 220. I)e Commanville, Table nfjihnW., p. 227.

TAGARIA, ville épisc. de la province Byiacène. dans l'Afrique occidentale, sous la métropole d'Adrumète. Elle a eu deux évêqnes, dont l'un, Félix, donatiste, assista à la conférence de Carthage,et l'autre, Honoratus, antidonatiste , fut envoyé en exil l'an 181 par Hunneric, roi des Vandales. Voy. Morcelli, A fric. Chnst.. t. I. Gaet. Moroni, vol. LXX1I, p. 2*2»}.

TAGASA, ville épisc. de la Byzarène, dans l'Afrique occidentale, sOus la métropole d'Adrumète, et dont l'évéque. en 610, souscrivit la Lettre contre les monothélilcs, adressée par le concile de Byzacéne à Constantin-Auguste, fils d'Heraclius. Voy. de Commanville, I" Table olphabét., p. 227. Morcelli, A fric. Christ., tom. I. Gaet. Moroni , vol. LXX1I , p. 226.

TAGASTE, ville épisc. d'Afrique, célèbre

nr avoir été la patrie de saint Augustin, et jerceau de l'Ordre des Augustin*, qui a si bien mérité de la religion. Apres avoir été minée, Tagaste est devenue un évérhé •» p'irhbus dans la province de Constnntine, au royaume d'Alger. Voy. August., Epist. /..Y.YA7//. Morcelli. Afrtc. Chritt. ,tom. I. De Commanville , ln Table alpha M., p. 227.

TAGION. Voy. Taiow.

I. TAGORA, ville épisc. de la Numidie dont ont connaît t rois évèques : le premier, Xantippe, siégeait en 401. Saint Augustin en parle dans ses IMtres. Le second, Posthumiantis, «e trouva en 411 à la conférence de Carthage. Le troisième est Timothée, qui, pour avoir soutenu la vérité catholique, fut exile, en 181, par Hunneric, roi des Vandales, ennemi acharné des catholiques, et fauteur de l'hérésie des donatistes. Voy. Morcelli, Afric. Chnst., tom. I. Gaet. Moroni, vol. LXXI1, p. 22G.

IL TAGORA, ville épisc. de la province Proconsulaire d'Afrique. On en connaît un évéque, Restitutus , qui assista, l'an 411, a la conférence de Carthage. Voy. Morcelli, Afnc. Christ., t. 1. Gaet. Moroni.

TAGRIT. Voy. TaCWT.

TAHAL, ville épisc. de la province de Beth- Garmé, au diocèse des Chaldéens, située sur les confins de la Perse. On dit que c'est la patrie de Xénaias ou Philoxène , chef des monophysites, q^ui usurpa le siège de Miérapolis du temps de 1 empereur Anastase. On n'en connaît qu'un évéque, Daniel Tahonita, auteur de la Vie de saint Isaar de Niuive et de quelques autres écrits sur l'Écriture sainte. Voy. Lequien, Oriens Crist., tom. Il . p. 1336.

TAHA8, troisième fils de Nachor et de Roma. Voy. Genèse, xxil, 2t.

TAILHÉ (Jacques), prêtre appelant, né au commencement du xvnr» siècle a Villeneuve d'Agen, mort avant l'année 1768 selon Fontenelle. mais pas avant 1778 selon d'autre* , était très-prévenu contre les jésuites, et même le clergé en général. Outre un Abrégé de tllistoire ancienne et de l'Histoire romaine de Roi lin ù F usage de la jeunesse , et une Histoire de Louis A7/, nous avons de lui : 1» Abrégé chronologique de l'Histoire de ta Société de Jésus, sa naissance, ses progrès, sa décadence, etc.: 1759, 2 part. in-12; nouv. édit. augmentée. 1760. in -12; — 2° Remarques .succinctes et pocifxqurs sur les écrits pour et contre la loi du silence; 1760, in-12; — 3* Portraits des jésuites; 17G2, in-12; — 4» Histoire des entreprises du clergé mr ta souveraineté des rois; 1762 , 2 vol. in-12; cet ouvrage,

mis à Vlnd'T le 19 juillet 1768, n'est qu'un espèce de recueil de tout ce qu'ont dit les philosophes sur le même sujet ; — î£ Traité d>- In nnture et du gourernemettt de T Église; Berne, 1778, 3 vol. in-12. Voit. Fevrct de Fontette, flibliath. histor. de la France. La Biogr. univers. de Feller. Michaud.

TAILLANDIER (Charles -Louis), bénédictin de la congrégation de Saint- Maur, né à Arras en 1705. mort à Paris l'an 1786, se concilia par ses talents l'estime de ses supérieurs. Placé dans la maison des Planes- Manteaux, il en épousa les sentiments hétérodoxes, et fit publiquement l'éloge d'un de ses confrères qui s'était dévoué à la secte de Saint- Médard. Parmi ses divers écrits nous citerons : 1» Histoire ecclésiastique et a vile dr Rrelugne; 177iO, 2» vol.; le 1«r avait été donné par U. Morice, son collaborateur, en 1750; — 2* Lettre sur hs différentes translations du t-orps de saint Maur, ahhé de G/anfeuil; Paris, 1749, in -12. IV»/. Feller. Michaud , fli'oor. univers. La Nouv. Biogr. génér.

TAILLE se disait autrefois d'une certaine imposition de deniers qu'on levait sur toutes le* personnes qui n'étaient pas ecclésiastiques ou nohles. ou qui ne jouissaient pas de quelque exemption. Cette imposition était destinée a subvenir aux besoins du roi on de l'État. Il y avait une espèce de taille particulière, c'était le droit seigneurial, qui se payait : 1* quand le seigneur était pris en juste guerre; 2* quand il faisait son fils aîné chevalier ; 3* quand il mariait sa fille ainée à un gentilhomme; 4» quand il allait au voyage d'outre-mer. La taille étant un tribut juste de sa nature, l'on était obligé de la payer. Jésus - Christ a ordonné de rendre à César ce qui appartient â César; saint Paul en parle comme d'une obligation de conscience. Ainsi ceux qui y manquaient péchaient contre la justice, et étaient obligés à restitution, à moins qu'ils ne jouissent de quelque privilège qui les en exemptait. Voy. les Mémoires an clery*. tom. V. Viùlit du mois de mars 1667. L'Arrêté de règlement de la cour des aides de Parit du 5 mat 1724. Recueil de jurisprud. ranon., au mot Privilège, sect. IV. I-amet et Fromageau. Despesses , Traité des failles , tit. II , art. 14 , sect. I , n° 21. Richard et Giraud. où Ton trouve des détails assez étendus sur la jurisprudence d'autrefois relativement a la taille. Compar. Gabkli.e, Impôt. Tribut.

TAILLEFER (Louis-Gabriel), inspecteur de l'université de France, né à Paris en 1767, mort dans un âge avancé, fut élevé au collège de Moutnigu, et admis à dix -sept ans dans l'Ordre des chanoines réguliers de Sainte -Geneviève. Il devait y professer la rhétorique, lorsque la révolution do K9 arriva. Appelé plus tard à Paris, il fut successivement professeur de belleslettres , censeur adjoint au collège Charlcmagun, proviseur a celui de Versailles, puis à celui de Louis-le-Grand , enfin inspecteur de l'Académie de Paris. Il fut mis à la retraite peu de temps après la révolution de 1830. Outre quelques écrits de grammaire et de littérature, il a laissé : 1° Adèle et Cécile: 18I1, in-12; petit roman dans lequel l'auteur tait parfaitement ressortir les avantages d'une bonne éducation; — 2» une traduction de l'ouvrage anglais de Dodley sur la inorale, et qui a pour litre : De t Economie de lu vie humatne, imprimé avec le texte; Falaise, in-12; — 3° Le Chrtrtiansme , ou Preuvet et caractères de la religion chrétienne, 1808. Koy. Michaud . au Supplém.

TAILLEPIED (Noël), franciscain, né à Pon-

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toise en 1510, mort à Angers l'an 1580, fat lecteur en théologie et prédicateur. Parmi ses dix ers ouvrages nous citerons : 1» Vies de Luther, de Cnilostadt et de P. Martyr; trad. du latin de Bossée; Paris, 1577, in-8°; la Vie de Luther a été réimprimée, par Jérôme Bolsec, avec celles de Calvin et de Th. de Bèxe; Douai, 1616, in-12; — 2» Commentant in Threnos; Paris, 1582, in-8°; — 3° Traité de f apparition des esprits, à savoir des âmes séparées , fantômes, etc. ; Paris, 1602, ù>12; Rouen, 1600. in-12. Voy. Lelong, Htblioth. histor. de ta France, tom. I, p. 3813. Moréri, Diction, histor.

TAI0N ou TAGI0N (Sa muel), évoque de Saragosse, vivait au vir' siècle. Il assista aux conciles de Tolède, tenus en 653 et 655. On a de lui : quelques Lettres qui ont été publiées par le P. Mabillon, par le cardinal d'Aguirre et par fialuze. Il a aussi rédigé en cinq livres toute la théologie de saint Grégoire; mais cet ouvrage est resté manuscrit.

TAISAND (Pierre), jurisc, né à Dijon en 1644, mort l'an 1715. plaida i Dijon et au parlement de Paris. Il retourna ensuite à Dijon, où il eut en 1680 une charge de trésorier de France. Outre plusieurs ouvrages de jurisprudence, on a de lui : 1° Prières du pécheur pénitent ; — 2» Lettre sur f éternité à une religieuse ; Dijon, Ifini). in-12. Voy. la Vie du P. Taisand; Dijon, 1716, in-4». Papillon, Biblioth. des Auteurs de Bourgogne.

TA1X (Guillaume de), chanoine et doyen de l'église de Troyes, en Champagne, né au château de Fresnay, dans le diocèse de Blois, vers l'an 1ô32, mort en 1599, fut abbé de Basse- Fontaine. On a de lui : Mémoires des a /foires du clergé de France , concertées et délibérées ès premiers États de Blois, tan 1576, et depuis es assemblées générales dudit clergé, tenues... tant en ta ville de Metun qu'en rabbaye de Saint-Germain-des-Prés lès Paris, etc.; Paris. 162."», in-8". Votj. Camusat, Mélanges histor.; Troyes, 1629, in-8». D. Liron, Singularités histor. et littér., tom. [, nombre 22.

TAL. Voy. Tela , n° I.

TALA. Voy. Tabla.

TALABRICA. Voy. TABARCA.

TALB0T (Peter) , archevêque de Dublin, né dans le comté de Dublin en 1620, mort l'an 1»>*0, fut admis dans la compagnie de Jésus en 1635. Il alla achever ses études à Rome, où il fut ordonné prêtre; on l'envoya ensuite à Anver* pour enseigner la théologie morale. Kn 1660, il devint chapelain de la reine, et il fut promu à l'épiscopat en 1669. Outre plusieurs autres écrits , on a de lui : !• Primatus Dubtiniensts, vel summa rerum quibus innititur Ecclesia Dublmiensis in p9èsessione et prosecutione sui juris ad primatnm Hilternia*; Lille, 1674, in-12:

— 2» Traité de ta nature de la foi et de f hérésie, en anglais; Anvers, 1657, in-8»; — 3» Traité de la religion et du gouvernement, en anglais; Gand, 1670, in«4*; — 4* Histoire des iconoclastes , en anglais; Paris, 1674, in-8°; — 5e Histoire du manichéixme et du pélagianisme • ibid., 1674. in-8°;

— G» Catéchisme pour les politiques, qui les instruit dans ta foi divine et dans f honnêteté morale; Anvers, 1658, in-4»; — lm La Nullité de t Eglise protestante rf Angleterre et de son clergé ; Bruxelles, 1658, in-8»; — 8» Réfutation des principes de la religion protestante, comme ils sont soutenus par un certain docteur Stillingfleet; Londres, 1672, in-4°; — 9° Remède efficace contre Cathèisme et f hérésie, et particulièrement contre l'hérésie de Thomas IVhite, autrement Bloc kl oe,

dans son livre De Matera morum, mi§ k Y Index

romain en 1661 , exigeant plus qu'une évidence morale pour consentir ù la foi divine; Paris, 1674, in-8°. Voy. Moréri, édit. de 1759. Sothwell, Biblioth. Scriptor. Soc. Jesu. Richard et Giraud.qui indiquent plusieurs autres ouvrages de Talbot. Michaud, liiogr. univers. La Souv. Biof/r. génér.

TALED , sorte d'habit que les Juifs portent principalement lorsqu'ils récitent leurs prières dans la synagogue. Il leur tient lieu du manteau carré qu ils portaient autrefois, et auquel Moïse avait ordonné qu'on attachât aux quatre coin» des houpes de couleur bleu céleste et des franges ou un galon tout le long des tard*. Aujourd'hui le taled consiste en un voilu carré de laine, qui a quatre houppes aux quatre coins, et dont les Juifs se couvrent la tète en priant dans la svnagogue. Voy. Nombr., xv, 08. Deutér., xxil. 12. Léon de Modène, Cérémonies des Juifs, part. I, c. v et H. D. Calmet, Diction, de la Bible.

TALENT (Talrntum). Il y avait chez les Hébreux deux sortes de talents : le talent d'or et le talent d'argent, comme il y avait le sicled'or et le sicle d'argent. Or le talent valait trois mille sicles. D'où il résulte que le talent d'or revenait à six mille trois cent six francs de noire monnaie, et le talent d'argent â quatre mille quatre cent quatorze francs cinquante cent. Onel mes auteurs ont prétendu qu il y avait chez les Hébreux deux espèces de talents, le sacré et le civil; mais celle distinction n'est nullement fondée. Voy. Exod., xxxvm, 24-26. D. Calmet. Diction, de ta Bible. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. II, p. 201.

TALION , mot formé du latin talis, c'est-àdire /••/ pareil, signifie , en terme de pénalité, une peine telle que l'olfense, pareille à foflenso. La loi de Moïse ordonnait la peine du talion contre ceux qui avaient blessé le prochain dans son corps : « Œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, etc. ( Kxod., xxi, 24). t Quelques interprètes prennent cette loi à la lettre et dans toute la rigueur des termes ; mais d'autres, mieux fondés, ce semble, soutiennent qu'elle ordonnait seulement que les juges missent une égalité, une juste proportion entre la peine et le crime. Au reste cette . loi, dans quelque sens qu'on la prenne, ne regardait que les juges et réglait les punitions publiques; mais les docteurs juifs, abusant de l'Écriture pour autoriser leurs faux principes de morale, la détournaient à un sens étranger, et permettaient aux particuliers de rendre le mal pour le mal. Mais Jésus-Christ renverse cette fausse interprétation, et établit le vrai sens de la loi contre ces docteurs du meurtre et de la vengeance, quand il dit : « Vous avez entendu qu'il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Et moi je vous dis de ne point résister aux mauvais traitements; mais si quelqu'un te frappe sur la joue droite, présente-lni encore l'autre (Matth., v, 38-39). » Voy. Deutér., XIX, 18-20. Philo, De Lembus. Joseph, Anttgvit., 1. IV, c. vm. August., Contra Faustmn, I. XIX, c. XXV, et in Psalm. evin. D. Calmet, Diction, de la Bible.

TALISMAN, figure ou image gravée sur une

[nerre ou sur un métal , à laquelle les astroogues et les charlatans attribuent des vertus merveilleuses. On en distingue de trois sortes : le» astronomiques, les magiques et les mixtes. Tous ces talismans n'ont aucune vertu et ner peuvent servir qu'à abuser le peuple crédule et superstitieux. Voy. D. Calmet, Diction. ,ie la

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Bible. VBncyclop. cathol. Compar. notre art.

AMt.XETTE.

TALITH À , CU MI. expression moitié hébraïque et moitié syriaque qui signifie : Jeune fille, levez-vous, et dont le Seigneur se servit en ressuscitant la fille deJaïre. Vou. saint Marc, v, 41.

I. TALLEYRAND - PÊRIGORD ( Alexandre- Angélique de), cardinal, né en 1736 à Paris, où il est mort Tan 1821 , passa du collège de la Flèche au séminaire de Saint-Sulpice , où il fit sa théologie. Après son ordination, il devint un des aumôniers du roi , puis vicaire général de Verdun, et, en 1762, abbé du Gard (diocèse d'Amiens). M. delà Roche-Aymon, archevêque de Reims, le choisitpour son coadjuteur j à sa mort, arrivée en 1777, M. Talleyrand lui succéda. Après avoir renvoyé les chanoines réguliers de son séminaire, il en confia la direction aux sulpiciens, et dota son diocèse de plusieurs établissements utiles. Nommé membre de la seconde assemblée des notables et député aux états généraux , il adhéra non - seulement aux

|>rinci pales protestations du côté droit contre es décrets subversifs de l'Église et de la monarchie, et aux instructions pastorales de MM. Asseline et de la Luzerne, mais encore il publia en son seul nom divers écrits pour défendre les droits de son siège et éclairer ses diocésains sur les malheureuses innovations de l'Assemblée nationale. 11 n'assista pas aux dernières séances de la Constituante; il se retira à Aix-la-Chapelle, d'où il passa en Allemagne. Il se trouvait à Brunswick lorsque le Souverain Pontife ayant demandé aux évêques la démission de leurs sièges, il refusa d'accéder pour le moment à cette demande; mais cependant il s'abstint d'exercer aucune juridiction sur son diocèse. 11 fit, le 12 décembre 1801 . une Réponse | dilatoire avec quelques autres prélats qui demeuraient dans cette partie de l'Allemagne ; ils exposèrent leurs motifs dans une lettre du 26 mars 1802 , adressée au Pape , et dans les réclamations du 6 avril 1803. Rentré en France l'an 1814, il fut chargé de présenter les sujets pour les évéchés et autres places ecclésiastiques. Il donna enfin sa démission de l'archevêché de Reims, et il engagea même quelquesuns de ses collègues à souscrire la lettre de soumission adressée au Pape le 8 novembre 1816. Le 28 juillet, M. de Talleyrand fut fait cardinal sur la proposition du roi , qui le nomma a l'archevêché de Paris. Son rang, son âge et son expérience le placèrent tout naturellement à la téte de ses collègues dans les délibérations qui eurent lieu sur les affaires de l'Église de France , et le respect qu'on lui portait fit plus d'une fois prévaloir son avis dans les matières les plus importantes. L'exécution du concordat ayant rencontré des obstacles inattendus, le nouvel archevêque de Paris ne prit possession de son siège qu en 1819. Le choix de son coadjuteur, divers règlements pour le clergé, le rétablissement des retraites pastorales, la rédaction d'un nouveau Bréviaire , une extension plus grande donnée à l'œuvre des petits séminaires, tels furent les actes principaux d'un épiscopat qui ne dura que deux ans. Parmi ses écrits nous citerons comme ayant une certaine importance : 1* Lettre uux vlevtturs de In Marne, du 8 mars 1791 ; — 2° Réponse du 12 mars à M- Philibert, curé de Sedan, qui venait d'être nommé évéque des Ardennes , et qui lui avait écrit pour le prier de consentir à l'exercice de sa juridiction; — 3» Réponse du 5 avril à Diot, curé de V and i esse, élu évéque de la Marne; —

4° Mandement du 8 avril relatif à l'élection de Philibert; — 5° Mandement du 2 mai, au sujet de l'élection de Diot. Voy. P. Picot, soit dan» l'Ami de la Religion et du Roi, tom. XX1X-XXII, soit dans la Biogr. univers, de Michaod. Frayssinous, Oraison funèbre du card. T.-P.; Paris, 1821, in-8». De Bausset, I.Yottc* histor. sur k card. de T.-P.; Paris, 1821, in-8«. Oraison funèbre du card. de T.' P., par, un prêtre de la Mission; Paris, 1822, in-8*. Eloge du card. de T.'P., prononcé par M. de Bemis à la chambre des Pairs, le 27 nov. 1821. Fisquet, France pon-

tificale. La Nout'. Biogr. génér. La Biogr. de Feller.

IL TALLEYRAND-PÊRIGORD ( Charles-Maurice de), prince de Bénévent, évéque d'Auton, né en 1754 à Paris, où il est mort l'an 1838, était frère du précédent. Nous n'avons a nous occuper de lui dans ce Dictionnaire qu'au point de vue religieux. Or il fut nommé évéque d'Autun en 1788. Député aux états généraux pendant la révolution de 1789, il se déclara pour la constitution civile du clergé, et fit le serment. Ce fut lui qui, le 2t février 1791 , sacra les premiers évêques constitutionnels. Il prétendit leur donner l'institution canonique, puis il donna sa démission et se jeta entièrement dans les emplois civils. Pie VI déplora sa conduite dans son bref du 10 mars 1791 , et dans celui du 13 avril suivant il le déclara suspens de toutes fonctions épiscopales. Dans celui du 19 mars 1792 il lui adressa, ainsi qu'aux autres évêques constitutionnels, de nouvelles monitions canoniques, les avertissant qu'il les excommunierait au bout de cent vingt jours s'ils ne revenaient à résipiscence. Cependant le Pape ne prononça pas la sentence d excommunication , et les choses restèrent en cet état jusque sous Pie VII. Talleyrand était devenu ministre , d'abord sous le Directoire , puis sous le Consulat Ce fut alors qu'il fit la démarche dont il est parlé dans le bref suivant :

A notre très-cher fils Charles -Maurice de Talleyrand,

Pie VII, pape.

« Notre cher fils, salut. Au milieu des accablantes sollicitudes de notre charge apostolique, nous avons été rempli de joie quand nous avons appris l'ardent désir que vous avez de vous réconcilier avec nous et avec l'Église catholique. Nous avons aussi été très-touché de tout ce que nous a écrit de votre part et à votre sujet notre cher fils le cardinal Jean-Baptiste Caprara, notre légat près le premier consul. Les sentiments de votre cœur sont tels que nous les désirions, et que maintenant vous nous découvrez, comme il est convenable de le faire, la soumission et la pleine obéissance dont vous faites profession pour le Siège apostolique; votre application constante à faire ce qui dépend de vous pour achever le grand ouvrage du rétablissement de la religion catholique en France; le témoignage qu'ont rendu de votre zèle pour la défense et pour les progrès de celte même religion nos vénérables frères qui sont partis de I Italie, et qui ont assisté al assemblée (1); la résolution que vous avez prise d'employer tous les moyens qui seront en votre pouvoir pour obtenir" des dispositions favorables

(I) Il y avait eu l'hiver précédent, à Lyon, une consulte oïi avaient été apfielé* des depuiés du Non! •« de l'Italie, entre autres quarante-sept prélats et ecclésiastiques avec lesquels M de Tallevrand. *lor< mi rustre des relations extérieures, avait pu conférer

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