‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1029 sur 1294 · TALM · texte numérisé non relu

TALM

à la religion et à l'Église , non-seulement sont

gour nous des motifs de nous réjouir dans le eigneur, mais nous déterminent encore à vous traiter favorablement et à user envers vous d'une indulgence particulière.

« Dilatant donc à votre égard les entrailles

noire

charité paternelle, nous vous dé

geons, par la plénitude de notre puissance, du lien de toute» les excommunications que vous avez pu encourir jusqu'à ce jour, et, après vous avoir absous, nous vous rétablissons dans notre communion et dans celle du Siège apostolique. De plus nous vous imposons, par suite de votre réconciliation avec nous et avec l'Église, des distributions d'aumônes pour le soulagement surtout des pauvres de 1 Église d'Autun , que vous avez gouvernée. Mais nous nous abstenons d'en fixer la quantité, ne doutant pas que vous ne subveniez a leurs nécessités avec une abondance proportionnée à votre religion et à votre générosité; et comme votre démission de levécbé d'Autun (démission que nous avons acceptée), et le renoncement que vous avez fait

depuis plusieurs

tout

fonction épis-

copale et même à toute fonction ecclésiastique, vous ont amené au point de nous demander d'être réduit à la simple communion laïque, nous vous ordonnons, après vous avoir ainsi réconcilié avec nous et avec l'Église, de vous abstenir de toute fonction tant épiscopale qu'ecclésiastique , et de vous contenter de la communion laïque. Nous vous accordons aussi le pouvoir de porter l'habit séculier et de gérer toutes les affaires civiles , soit qu'il vous plaise de demeurer dans la charge que vous exercez maintenant, soit que vous passiez à une autre à laquelle votre gouvernement pourra vous appeler.

« Mais, notre cher fils, au milieu des affaires politiques, vous devez songer combien vous êtes obligé de travailler à la gloire de Dieu , ainsi qu'au bien de la religion catholique, et vous devez avoir toujours devant les yeux les moyens qui peuvent contribuer au succès <f une st grande oeuvre. Pour vous y exciter plus puissamment, nous nous servirons de ces paroles de saint Léon , un de nos prédécesseurs : « Il « me reste à vous exhorter d'unir vos travaux « à ceux du Siège apostolique ; car la victoire * que Jésus-Christ notre Seigneur a accordée « à son Église, en augmentant notre confiance , « ne nous exempte pas pourtant de toute solli- « citude. Cette victoire nous a été donnée, non « afin que nous nous livrions au sommeil, mais « afin que nos travaux soient plus doux. Ainsi « nous réclamons encore, dans l'état actuel des « choses, le concours de votre vigilance et de « votre sollicitude. »

« Excitez votre zèle , déployez et mettez en action toutes les forces de votre esprit , pour que la religion pousse de jour en jour plus profondément ses racines dans vos contrées, et que votre puissante nation recouvre cet ancien éclat qui la distingua toujours si glorieusement des autres peuples. Si vous réalisez nos espérances, vous procurerez à cette république une paix et une tranquillité véritables, et vous attirerez sur vous, d'une manière spéciale, la miséricorde divine.

¥ En attendant nous présenterons sans cesse i Dieu nos instantes prières, afin qu'il vous accorde la lumière de sa grâce , et nous vous donnons, de la manière la plus affectueuse, la bénédiction apostolique, comme un gage de la bénédiction céleste.

c Donné à Saint- IHerre de Rome, sous V

neau do pécheur, le 29 juin 1812. la troisième année de notre pontificat. »

Les biographes s'accordent assez à dire que , dans ses derniers moments, Charles -Maurice se convertit sincèrement , qu'il demanda même et reçut les sacrements avant de mourir; nous souhaitons de tout notre cœur qu'il en ait été ainsi ; mais nous devons à la vérité de déclarer en toute franchise qu'un très-digne ecclésiastique , qui était en position d'avoir les renseignements les plus exacts à cet égard, nous a assuré le contraire, en gémissant de voir que ceux qui connaissaient le véritable état de> choses avaient laissé Teneur s'accréditer si facilement. Ko;/., entre autres, la Soiw. Hwi/r. génfr. , où sont indiqués un certain nombre d'auteurs qui ont écrit sur Charles-Maurice de Talleyrand. Ymj. aussi l'abbé André, à l'article Sécularisation, article auquel nous avons emprunté le bref ci-dessus.

TALMONT (Talmnndum), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans le Poitou , au diocèse de Luron , à trois lieues de la ville des Sables -d'Olonne. Elle fut fondée en 1010 par Guillaume I" le Chauve, seigneur de Talmont. Vou. la Martinière, Diction, yérup:

TALMUD ou THALMUD. C'est proprement le livre qui contient le droit civil et canonique des Juifs, il est composé principalement de deux parties, dont la première, qui sert comme de texte, se nomme Mtxchna, et l'autre, qui en est comme

la glose, s'appelle lirmara. La Mischna est écrite en hébreu rabbinique assez pur, mais d'un style si concis, qu'il est difficile de l'entendre, à moins qu'on ne sache la matière dont il traite. La Gémnre, qui est une glose pire que le texte, est écrite en méchant chaldeen, d'un style fort embarrassé, et qui est même entendu de fort peu de Juifs. Il y a quantité d'éditions de la Mischna séparément, mais la plus belle est celle qui a été faite par les Juifs de Hollande , à laquelle ils ont ajouté les points vovelles. 11 y a eu aussi plusieurs éditions du Taimud entier; mais la plus recherchée de toutes est celle de Venise, commencée par Daniel Bomberg ou Bomber gue. Flamand, eu 1520, et achevée quel-

Îues années après en 11 volumes. Comme les uifs avaient deux célèbres écoles, celles de Babylone et de la Palestine, cela donna lieu à deux Talmuds, dont l'un se nomme le Taimud de Habi/lone , et l'autre le Taimud dr Jérusalem. Ce dernier a été composé le premier; mais il est si obscur que les Juifs ne s'«i servent presque point; de sorte que quand ils citent le Taimud ils citent ordinairement celui de Babvlone, et, quand ils veulent marquer l'autre , ils disent Jérusalem. Le Taimud renferme nonseulement des rêveries pitoyables, des fables ridicules, des faussetés manifestes dans l'histoire et la chronologie, mais encore des impiétés et des blasphèmes contre la religion de Jésus-Christ. C'est pourquoi il a été condamné par Grégoire IX, en 1230, par plusieurs autres papes ses successeurs, et surtout par Paul IV, l'an 1550. Ko»/. Sixte de Sienne, Riblinth. snnrtn, 1. IL Génébrard, Hiblioth., I. II et III. Bartolocci , Hibliotlieva mayna rabbiuica. Le P. Chérubin de Saint -Joseph , Biblinth. critine sacra, etc.. tom. III. Buxtorf, D'bl.otli. raUunirn. B. Maimonide, dans son Abrëué du Taimud, qui est plus estimé que le Talmuil lui-même, parce qu'il est fait avec beaucoup de jugement et qu'il épargne la peine de lire une infinité de contes impertinents dont les traditions de* rabbins qu'on a compilées dans le Taimud sont

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