I. TAMBDRIN ou TAMBURINI (Ascanius
Voy. T\MBorniN.
n. TAMBURIN ou TAMBURINI (Pierre), professeur à l'université de l'avie, né a Brescia en 1737, mort à l'avie l'an 1827, étudia la philosophie et la théologie à Brescia. et, jeune encore, y fut charge d'enseigner les mêmes sciences dans le séminaire. Après avoir resté douze ans dans cet établissement , il fut appelé à Rome sur sa réputation, et obtint la place de directeur des études du collège dili lande, qu'il garda pendant six ans. L'impératrice Marie- Thrrése le nomma ensuite professeur de théologie à Pavie, où il est resté jusqu'à sa mort. Il avait été nommé, en 1797, professeur de droit nature] et de plulosophic morale; et ce fut lui qui organisa le lycée de Brescia, dont il prit la direction pendant deux ans. Il a laissé de nombreux ouvrages sur les matières de sou enseignement; mais il en est peu qui ne soient entachés d'hétérodoxie, car il y en a une longue liste qui figure dans le catalogue des livres prohibés.
III. TAMBURIN ou TAMBURINI (Thomas), jésuite . né à Caltanissette, en Sicile, d'une famille illustre, l'an 1591, mort à Palerme en 1675, enseigna la théologie pendant vingt-quatre ans, fut ensuite censeur et consulteur duSaint- Office. Ses ouvrages, qui roulent sur la théologie morale, ont été reeneillis à Lyon, 1659, in-fol.; Venise, 1755. Il y explique le Décalogue et les Sacrements. Quelques théologiens y ont trouvé des propositions répréhensioles ; mais
l'autorité ecclésiastique n'a pas confirmé leurs censures. Vot/. Feller, Biogr. uniras.
TAMIATHE , ville d'Écypte dans la province d'Arcadie ou Heptanome, évéché copte et melchitique sous le patriarcat d'Alexandrie. L'évêqne melchite est qualifié métropolitain dans les Notices des melchites, arabe et grecque. Les coptes ou jacobites ont donné le même titre à révêque de leur secte. Baudrand dit que Tamiathe, qu'il écrit Tamiathisf Tamiatis et Tnamiatis, est aujourd'hui la même que Damieta ou Oamiète, la plus florissante ville d'Egypte aprèè le Caire, située sur la côte de la Méditerranée. On en connaît huit évéques, dont le premier, Horaclius, assista et souscrivit au concile général d'Éphèse, en 431. Vny. Lequien, Oriens Christ., tom. H, p. 590. Baudrand, Diction, géogr. univers., art. DA.WÈTE, et le Catalogue én mots Intins, h la fin du Diction. Richard et Giraud.
TAMIÊ ou TAMIEH. ancienne et célèbre abbaye de Savoie , dite en latin Stamedium , à cause de sa situation entre deux montagnes! Cette abbaye, de l'Ordre de Citeaux, fut fondée en 1132 par saint Pierre, archevêque de Tarentaise. qui y appela des religieux de l'abbaye de Bonneveaux, au diocèse de vienne. Les comtes de Savoie, notamment Amé III, dit le Croisé. et les seigneur» de Chevron, contribuèrent a élever et a doter ce pieux établissement, dont la fondation fut confirmée par le pape Innocent IL Le relâchement s'y étant introduit, Jean-Antoine de la Forêt de Saumont, disciple de l'abbé de Rancê, y introduisit la réforme de la Trappe, rebâtit l'abbaye dans im lieu plus commode, un peu au-dessus, à quelque distance de l'ancienne, dont il ne reste plus de vestiges. Cet édifice fut commencé en 1G79, et continué Sous son successeur. La réforme de la Trappe s'y maintint dans toute sa ferveur jusqu'à la suppression de l'abbaye, en 1793, époque à laquelle les religieux se retirèrent en Piémont avec leur abbé dom Clande-Antoine Galet, dans l'ermitage des Camaldules de Turin. Voy. l'abbé Besson, Mémoires pour fHist. ecr/és. des diocèses de Genève, Tareninise, Maurietiêi'1 , Aoste , et du décanat de Savoir. F. CroisoUet, dans Y Encyclop. en thol., au Supp/cm.
TAMSACUM. Voy. KurOTE, n» IL
I. TANA, ville épisc. située sur le Pont- Euxin, près du Palus - Méotido et du fleuve Tanaïs. Il y a eu des évéques latins, et on en connaît six, dont le premier. Raynold ou Réginald, dominicain, siégeait à la lin du xm*ou au commencement du xiv* siècle. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. III, p. 1110. Richard et Giraud.
II. TANA ou THENA (Thana? ou Thena), ville épisc. de la province Byzacène , dans l'Afrique occidentale , sous la métropole d'Adrumète, et dont il est fait mention dans le concile de saint Cyprien. Il s'y est tenu un concile rapporté par le P. Hardouin. On en connaît cinq évéques, dont le premier, Euchrasius, se trouva au concile de Carthage en 255. Il s'est tenu à Tana un concile cité par le P. Hardouin. Aujourd'hui ce siège est un simple évéché in partibus, toujours suffragant d'Adrumète, arenevêché également in partibus. Voy. Hardouin, Concil., tom. L p. 1252. Morcelli, Afric. Christ., tom. I. Gaet. Moroni, vol. LXXII, p. 237. »
TANAGRA ou TANAGRIA, appelée aussi Anactoria, ville épisc. de la province d'IIellade, sous la métropole de Corinthe , au diocèse de l'Illyrie orientale. On en connaît deux évéques, dont l'un, Hesychius, siégeait en 468, et l'autre,