TANN
Nicander, assista au concile dans lequel Barlaam et Acindyme furent condamnés, sous le patriarche Calixte. Nicander y est qualifié dVvAjue d ' Anatopotis, sans doute parce que Tanayra s'appelait aussi Anartoria. L'évèché de Tanagra est aujourd'hui un siège simplement in pnrlibux, Voy. Lequien, Oriens Christ., t. II, p. 212. Gaet. Moroni. vol. LXXII, p. 237.
TANAÏTES ou TANÉENS. docteurs juifs qui ont conservé les traditions depuis Esdras jusqu'à Juda le Saint, né vers I an 120 de 1ère chrétienne, lequel les recueillit. On les nomme aussi Mimiques, dit P.-L.-B. Drach, • non-seulement parce que la Mischna se compose en grande partie de leurs propres leçons ou enseignements, mais aussi parce que ce code fut rédigé sur les notes secrètes qu ils avaient laissées ». Quelques-uns d'entre eux recevaient encore le titre d'abba, c'est-à-dire père ou abbé. Les juifs ne s'accordent guère sur l'ordre et la succession de ces tanaites. Us en font des présidents ou des vice -présidents de leur sanhédrin ou grand conseil. Us y mêlent des prosélytes, des hérétiques et même des femmes Us en racontent des choses merveilleuses et leur donnent la vertu de commander aux démons, d'arrêter les sorciers , etc. Voy. Richard et Giraud. P.-L.-B. Drach, De l'Harmonie entre fÊglise et la Synagogue, tom. I, p. 143. Compar. notre art. Talmiidistes.
TANAQUETIUS. Vou. Thomasius, n° III.
TANCHELIN ou TANQUELIN, TANKELIN.
TANCHÊME, TANQUELME, TANDEME, né à Anvers, mort vers 1 an 1115, était un fanatique qui infesta particulièrement les Pays-Bas et la Hollande. Il n'était que laïque , et enseignait que les prêtres, les évéques et les papes n'avaient rien de plus que lui ; qu'il ne fallait pas payer la dime; que l'Église n'était renfermée que dans ses disciples, et que les sacrements de l'Eglise catholique étaient des abominations. L'appareil dont il s'environnait avait tellement frappé l'esprit du peuple, que quelques-uns le regardaient comme un ange de Dieu, et que d'autres l'adoraient comme un Dî<
s'égaler à Jésus-Christ.
Dieu, car il osait Cet imposteur fit de
grands ravages dans la Zélande, à Utrecht, dans plusieurs villes de Flandre, et surtout à Anvers, malgré le lèle de saint Norbert, qui l'avait confondu plus d'une fois. Vers l'an 1 105, Tanqueliu alla à Home en habit de moine, préchant partout son fanatisme. A son retour il fut pris par Frédéric, archevêque de Cologne, et enfermé dans les prisons de l'archevêché avec deux de ses principaux sectateurs. Mais il s'échappa de prison, et fut tué peu de temps après. Voy. Moréri, Diction, histor. Pratéole, au mot Tandemus. Baronius, Annal., ad ann. 1126. Sun us, Vie de saint Norbert, au 6 juin. Le P. Longueval, Ifist. de t Église gallicane, t. VIII, I. XXII. V Histoire littèruirc de la France, t. VU, p. r>elsuiv. D'Argentré, Collect. judk., tom. I, p. 11. Richard et Giraud. Pluquet, Diction, des hérëties. Bergier, Diction, de théol. Feller. Michaud , Hiof/r. univers. La Souv. Biogr. ginèr.
TANCREDE, archidiacre de Bologne au xm* siècle, est auteur d'une Collection de canons. Innocent Ciron l'a publiée avec des notes utiles. Les canonistes citent ordinairement ainsi son nom en Abrégé : Tanc. Voy. Cikon, n° II. TANDÉME Voy. TaNCHEMN.
TANÉENS. Voy . Taxait es.
TANGER (Tigis ou Tinyis), ville épisc. du royaume de Fez, située sur la côte de l'Océan , à l'entrée du détroit de Gibraltar, et qui fut érigée en évéche dans les premiers siècles de
l'Église, sous la métropole de Césarée. Les Portugais, qui l'ont possédée, y établirent un évéche qui fut uni à Ceuta, sous la métropole de Lisbonne, dans le xv* siècle. Mais, depuis, Ceuta passa avec le Portugal aux Espagnols. Quant a Tanger, après que la France eut conquis l'Algérie, Grégoire XVI , par sa bulle Si*~ gulari divines bonitatis, rétablit le siège épiscopal, le pourvut d'un pasteur, et le déclara sufTragant de l'archevêché d'Aix en Provence. Voy. de Coinmanville, /" Table alphabit., p. 237. Gaet. Moroni , vol. LXXII , p. 238-241.
TANGET. Voy. Tancuth.
TANGHARUS, doyen de Hildesheim, vivait au xr siècle. Il a donné : la Vie de saint Bernard , évéque de Hildesheim ; elle a été publiée par Brouverus et par Canisius.
TANGUTH ou TANGET, ville du Turquestan ou Turkestan . Tocaristan , avec titre de métropole de la XXV* province des Chaldéens. Ce siège était uni à celui de Cambalu ou Chan-Balek au xui* siècle. On lui attribue trois évéques dont le premier, Siméon , fut nommé en 1479. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 1301. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXII, p. 241-242.
I. TANIS ou THANIS, THANÉOS {Thamnn ou Thamjmis, Thennis, Thanasium). Tanis, dans les Septante et la Vulgate , est appelée Tm'Jum en hébreu, et Sdn en arabe. C'est la Man**mn des Égyptiens d'aujourd'hui. Cette viUe, autrefois capitale de l'Égypte, remonte jusquàa temps des patriarches, puisque, comme le dit Moïse dans le livre des Nombres (xm, 23), elle fut bâtie sept ans seulement après Hébron de Palestine. Elle était située dans le canton le plus oriental , qui était appelé de là plaine dt Tanis (Psaume lxxvii, 43). Le Psalmiste place le théâtre des miracles de Moïse dans les environs de Tanis. Voy. Pocockii , Descript. Orient., part. I , p. 32. Carslens Niebuhrii, Retsebeschrtf bung nach Arabicn und den umliegenden Lrndern, part. I, p. 78. Et. Qualremère , Mémotrt* sur r Egypte, tom. I, p. 284 et suiv. Cliaropollion, L'Egypte sous les Pharaons, tom. II. — Tanis est devenue dans la suite une ville épisc. de la première Augustamnique, dans le patriarcat d'Alexandrie, sous la métropole de Péluse. On en connait douze évéques, dont le
ÎTemicr, l.udemon, mélécien. souscrivit la ettre que les ariens et les eusébiens, assemblés i Philippopoli l'an 347 , écrivirent aux évéques d'Afrique contre saint Athanase et les autres évéquês catholiques. Tanis est aujourd'hui un évêché t'fl partibus, toujours sous la métropole de Péluse, devenue elle-même un archevêché in partibus. Voy. Lequien, Orient Christ., t. II, p. 535. De Commanville, ln Table alphabét., n. 228. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXII, p. 242.
II. TANIS ou THANIS (Thamna ou Thampnu), petite ville épisc. d'Égypte dont le P. Lequien Tait mention, située à une embouchure du Nil, à dix-huit milles de Péluse. On en connait deux évéques latins , dont le premier, Bavnold ou Réginald, dominicain de Spolette selon les uns, ou de Tana suivant les autres, eut pour successeur Nicolas de Troja , Frère Mineur, nommé sous Martin V, en 1425. Voy. Lequien, Orient Christ., tom. III, p. 1150. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXII, p. 242.
TANKELIN. Voy. Tanchelin.
TANNAT ( Pacifique de), ex- provincial des capucins de Poitiers, a laissé : Instruction pour les novices, ouvrage qui peut être également
TAOR
utile aux personnes séculières ; Poitiers. 1747, in-12.
I. TANNER (Adam), en latin Tanneras, jésuite , né à Inspruck en 1572, mort l'an 1653, professa la théologie à Ingolstndt et à Vienne en Autriche. Il se trouva à Ratishonne, en 1601, à la fameuse dispute qui se tint entre les docteurs catholiques et hérétiques, et il y eut beaucoup de part au triomphe de la vérité. Il fut aussi chancelier de l'université de Prague. On a de lui : 1° Relation de In dispute de Bâtitbonne; Munich , 1602, in-fol.; — 2» De Verbo Dei tcripto et non scripto, et île Judice controversiarum fidei; — 3° De Bonis Operibus; — 4° De Justipcatione ; — 5° Disputa tiones theologica> in Summum sancti Tltomce , avec un supplément intitulé : 1» Theologia scholastica, speculativa . practica: — 2» Anatomia Confessionis augustance et antichristus proscriptus ; — 3° Astrotogia tacra ; 1621 , in-fol . ; — 4° Awlogia pro saçielate Jesu ; Vienne, 1618, in-4«. Voy. Alegambe, Biblioth. Scriptor. Societ. Jesu.
II. TANNER (Jean), jésuite, né à Pilsen en Bohême l'an 1623, enseigna la rhétorique et la philosophie à Olmutz, et l'Écriture sainte à Prague. Il fut aussi confesseur de l'archevêque. Il a laissé, entre autres ouvrages : Trophaa S. Venceslai Botiemù* patroni; Paris, 1661, infol. Vou. la Sauv. Biogr. génér.
III. TANNER (Matthias), jésuite et frère du précédent, né à Pilsen en 10.*), mort à Prague vers l'an 1705, professa l'Écriture sainte et la théologie, et devint recteur du collège de Prague. Comme procureur fut envoyé à Rome en lt>75, et élu provincial à son retour. On a de lui : !• Cruentum Christi Saevificium incruento missee sacrificio explicatum; Prague, 1669; — 2° Contra omnes impie aaentes in loci* sac ris, en latin, et ensuite en bohémien ; — 3° Societas Jesu tttqUé ad sanguinis et vitee profusionem, in Ëuropa , Ami, , Africa et America militans; sive vitœ et mortes enrnm qui in causa fidei interfecti sunt; ibid., 1675, in-fol., avec de belles ligures; ouvrage écrit avec pureté et élégance ; — 4° Itistoria Societatis Jesu ,* sive vita? et gesta prarclara Patrum Societatis; ibid., 1604, avec figures; cet ouvrage est écrit avec autant d'élégance que le précédent. Voy. Feller, Michaud, Biogr. uni-
IV. TANNER (Thomas), antiquaire anglican, né à Market - Livington , dans le Wiltshire, en 1674, mort à Oxford l'an 1735, devint archidiacre de Norfolk , chanoine d'Ely et d'Oxford , enfin évèque de Saint «Asaph. Outre un savant ouvrage intitulé : Biblioth. hritannico-hibernica, il a laissé en anglais un Abrégé de l 'histoire des monastères en Angleterre ; Oxford, 1095, in-fol. Jean Tanner en a donné une édition considérablement augmentée en 1744. Voy. Richard et Giraud. Wood . Athenœ Oxonienses, t. II. Chalmers, General biogr. Dictionary. La Souv. Biogr. génér.
TANQDELIN ou TANQUELME. Voy. Tanchelin.
TAN TU M ERGO SACRAMENTUM ; c'est l'avant dernière strophe de l'hvinne Punge lihgua. Voy. Gaet. Moroni , vol. LXXlI , p. 242-243. Compar. notre article Pange Lingua.
TAORMINA (Tauromenium), dit de Cominanville, est une « petite ville de Sicile, et du vicariat romain, sur la côte orientale, qu'on voit évêché vers l'an 500, et qui fut érigée en archevêché honoraire du rit grec par le patriarche Phoce, dans le ix* siècle ». De son coté , Gaet. Moroni donne avec assez de détails une description topographique et historique de