‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1036 sur 1294 · TARE · texte numérisé non relu

TARE

siastiques. On a de lai : Catena moralis doctrina, pu Somme de théologie morale; Séville, 1654 et 1637, 2 vol. in-fol. Voy. le P. Ant. de Loréo, dominicain, Vie de pierre de Tapia; Madrid, 1076, 1 vol. in-fol. Le P. Echard, Scriptor. Ord. Prtnliv., tom. II , p. 587. Le P. Touron, Hommes illustre» de l'Ordre de Saint- Dominique , t. V, p. 393 et suiv. Richard et Giraud.

TAPPAN ( David ) , ministre anglican, né en 1752, mort l'an 18U3, lit ses études a l'université de Cambridge, et y obtint ses grades en 1771. U exerça pendant dix- huit ans les fonctions pastorales dans l'église de Newbury, et fut nommé en 1792 prolesseur de théologie au collège d'Harward. Le zèle de Tappan , ses discours pleins d'onction , et surtout son bon exemple , triomphèrent des obstacles qu'il rencontra ; l'ordre se rétabUt, et le goût de l'étude se ranima parmi ses élèves, livrés auparavant à la dissipation et à la débauche. Outre des Ser* mous, des Discours et des Oraisons funèbres, on a de lui : 1° deux Lettrée amicales à PhUalëthes ; — 2° une Adresse aux étudiants cTAndouer: — 3° Discours sur les antiquités juives; 1807, in-8», œuvre posthume. Voy. la Biogr. univers, de Feller.

TAPPER (Ruard), docteur de Louvain, né à Encluysen en Hollande, mort à Bruxelles en 1559, enseigna la théologie avec réputation à Louvain, où il fut fait chancelier de l'université et doyen de l'église Saint-Pierre. Charles- Quint et Philippe II l'employèrent dans plusieurs négociations importantes; il fût envoyé au concile de Trente en 1551. On a de lui, en latin : 1° Traité pour servir d'explication et de défense des vingt articles de la faculté de théologie de Louvain contre let luthériens; — 3» Discours théologiques; — 3° Mémoire sur les causes des hérésies qui sont en Allemagne, sur les vrais remèdes qu'on doit y apporter, etc.; — 4* une Question quodliltctique sur les effets de la coutume, où il traite plusieurs questions touchant les lois ; tous ces ouvrages ont été publiés à Anvers, 1582. Voy. Vnlère-André , BiUioth. Bt-lg. Richard et Giraud. Feller, Michaud, Biogr.

TARACH , ville épisc. jacobite chez les Garméens, au diocèse d'Antioche. On croit que c'est la même que Tahal. Un évèque de Tarach, Gazai ou Gazel , siégeait en 1583. Vog. Lequien, Oriens Christ., lom. II, p. 1521.

TARAISE (Saint), en latin Tarasius, jn\triarche de Constant! nople , né vers l'an 745, mort le 25 février 806, acquit par son éducation une vertu et une capacité qui le firent élever à la dignité de consul , puis a la charge de premier secrétaire d'État sous l'empereur Constantin. U succéda à Paul, patriarche de Constantinople, en 784, et assista au concile général de Nicée, tenu lan 787. Les Grecs et les Latins célèbrent sa féte le 25 février. On a de lui : 1° Discours pour s'excuser d'accepter le patriarcat de Constantinople ; — 2° des Lettres; — 3° une Homélie sur la présentation de la sainte Vierge au temple. Voy. la Vie de Taraise par Ignace , son disciple , évéque de Nicée , trad. en latin par Hervet, et publiée par Surius, Acta Sancturum, 25 février. I il.be, ConcUes, t. VII. Richard et Giraud. Feller, Michaud , Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XVI U , p. 225 et suiv.

TARANÉ. Voy. Têrénuth.

TARANTAISE ou TARENTAISE (Torontosia, Tarentasiu), province de Savoie dans laquelle il y avait autrefois une ville archiépisc.

du même nom ; mais cette ville ayant été ruinée, l'archevêché fut transféré à M utiers ou Moustiers, qui a pris son nom d'un ancien monastère ou les archevêques établirent leur résidence. « La provinco était si peu considérable, dit de Commanville, que, quoiqu'elle eût de» prélats dès le v* siècle , et qu'elle fût métropole civile, on voit que saint Léon ne la regardait que comme évéché sous Vienne. Cependant insensiblement elle voulut avoir ses droits, de quoi on écrivit au Pape dans le concile de Francfort, l'an 794, et depuis ce temps-là elle en a joui. » Saint Jacques, premier archevêque de Tarantaise, gouvernait cette église en 445. Tarantaise n'est aujourd'hui qu'un évéché suffragant de Charabéry. Voy. de Commanville, /" Table alphpbét., p. 228-229. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXX11, p. 247-250, où l'on trouve des détails historiques intéressante.

TARANUTH. Voy. Têrénuth.

TARAQDE (Saint), martyr de Cilicie dans le iv» siècle, né a Claudiopoli en lsaorie. fut présenté comme chrétien, avec Probe et Anaronic , au gouverneur de Cilicie , nommé Maximien Numérien, qui leur lit subir trois interrogatoires : le premier à Tarse, le second à Mopsueste, et le troisième à Anazarbe. Les ayant trou ■ véa inébranlables dans leur foi,Maximièn leur ht subir divers tourments et les fit mettre à mort par les gladiateurs, le 11 octobre, jour auquel leur féte est marquée dans les anciens martyrologes du nom de saint Jérôme, et dans la plupart des autres qui ont été faits depuis. Voy. D. Th. Ruinait, Acta sincera Muriyrwn. Tillemont , Mémoires, tom. V.

TARBES ( Tarba ou Tarba Bigerrionum , Tarba Bigarra ou Bigorrensis, Castrum Hiyornr ou Biyorrense). La Gallia Christ, fait remaquer que Tarbes se disant aussi Tarbellar Vibm P y renerf , il ne faut pas la confondre avec A cas, en latin Aqute Tarbellica, Taberla, Vibio, ville épi se. de France, sous la métropole d'Auch. Quoiqu'on ne puisse dire avec certitude que saint Justin ait jeté los premières semences de la foi chrétienne dans cette ville, il semble qu'il eu a été le premier évéque; c'est du moins ce qu'il est permis de conclure de la manière dont un ancien martyrologe, attiibué à saint Jérôme, en fait mention. De Commanville assure qu'elle était évéché. dès le v* siècle , sous le nom de Bigorra , qui est un des suffragants d'Auch. Quoi qu'il en soit, le siège de Tarbes , supprimé en 1801 , fut rétahli par Pie VII, mais il ne fut occupé qu'en 1823 , par Antoine-Xavier de Neyrac. Voy. la Gallia Christ., t. II, p. 1056, et la nouv. édit.,t. I, p. 1225. De Commanville, P* TaUe alphabét., p. 228. Richard et Giraud. t. XXIX , p. 225 et suiv. Gaet. Moroni , vol. LXX1I, p. 265-

TARBULE. Voy. Pherbote.

TARCHI ( Ottavio ), chanoine de l'église collégiale d'Apiro en Italie , a donné : La Vita di S. Domemco, confessore, detto il Loricato, Eremi ta Benedeltino ai S. Croce del Fonte Avellano, traita da yli scritti di S. Pier^Damiano, racolta ed Ulustrata da Ottavio TarcJii, canomeo délia pernuigne colleginta di Apiro; Rome, 1750, in-4°. L'auteur éclaircit dans cet ouvrage plusieurs points de l'histoire ecclésiastique et monastique. Voy. le Joum.desSavants,\iX),p.lx>.

TARENTAISE. Voy. Taranta.isk.

TARENTE (Tomirum), villo archiépisc. du royaume de Naples, dans la terre d'Otrante. Elle a été autrefois fort célèbre par ses richesses , par sa puissance et par son gouvernement en république démocratique. De Com-

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