TARG
mantille dit qu'on la voit évèché vers le temps «le saint Grégoire l*r, érigé en archevêché apparemment par le* Grecs, et incontestablement du rit latin environ l'an 1070. Ughelli fait remarquer que , tout en observant leur rit particulier , les Grecs professent la foi romaine : Quorum lumen werdotes , suo safvo ritu , roma* uutn profitentur fidem. Le premier évùque de Tarente , Amasianus, fut ordonné du temps des apôtres, en 4">. Ko»/. Ughelli , Italia sacra, t. IX, col. 115. et tom. X, col. 341. Rodotà , Dell Origine del rito greeo ùt Italta , tom. 1, p. 359. De Commanville, /» Table alphabét., p. 9». Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXII, p. 251-262.
TARGNY (Louis de), docteur de Sorbonne et abbé de Saint-U, né à Noyon, mort en 1737, avait des connaissances fort étendues dans les antiquités ecclésiastiques. Son savoir lui avait valu une place à la bibliothèque du Roi. Le cardinal de Rohan avait souvent recours à ses lumières, et se servait de lui soit pour de» recherches, soit pour la composition de mémoires sur divers sujets; il en rédigea plusieurs sur l'édition des Conciles du P. Hardouin. H fut, avec Tournely, un des douze députés nommés en 1729 par "la faculté de théologie de Paris pour chercher les movens de ramener à l'obéissance ou à l'unité des sentiments ceux des membres de cette compagnie qui s'opposaient encore au décret du Saint-Siège touchant la bulle Uni~ genitus. On a de lui : 1° Mémoire de l'état prêtent de* réfugiés en Hollande au sujet de ta religion ; — 2° Mémoire sur les projets des jansénirtes, 1729; ces deux Mémoires ont été composés contre les opposants à ladite bulle. Le docteur Petit-Pied répondit par une Lettre a un de ses amùt qui lui avait demandé quelques éclaircissements sur ces deux écrits. Voy. la liiogr. univers, de Feller.
TARGUM ou THARGDM . au pluriel TAR- GDMIN on THARGUMIN , terme chaldéen qui signifie par lui-même interprétation en général, qu'elle soit littérale ou non; c'estu-dire qu'il a le double sens de traduction ou version et de paraphrase; mais TuBage l'a restreint à cette dernière signification. On a donc donné aux versions chaldaîques de l'Ancien Testament le nom de Targum , Targwnin , parce qu'elles sont, en effet, des paraphrases ou explications du texte plutôt que des traductions littérales. On compte aujourd'hui dix de ces paraphrases; elles embrassent tous les livres protocanonioues de l'Ancien Testament , Daniel, Esdras et Néhéinie exceptés; le style en est plu? ou moins pur, selon l'époque plus ou moins ancienne à laquelle chacune d'elles a été composée. Plusieurs critiques modernes, surtout en Allemagne, n'ayant examiné les Targumin qu'au point de vue philologique , ont porté un jugement peu favorable à leur antiquité , et par là même à leur autorité. Cependant, si on ne perd pas de vue que l'Écriture n'a jamais été traduite chex un peuple que lorsque ce peuple n'entendait plus ou ne comprenait que difficilement la langue du texte, on sera forcé de reconnaître que les paraphrases chaldaîques ont dû prendre naissance vers l'époque a laquelle les Juifs ont abandonné la langue hébraïque pour faire usage du chaldéen, c'est-à-dire vers le temps des premiers Machabées. Elles n'étaient originairement que des gloses ou des explications du texte hébreu destinées aux exercices de la religion , et que des particuliers avaient probablement écrites pour leur usage; c'est plus tard qu'on les réduisit en
TAMV
un corps de paraphrases. Ces paraphrases le s
plus estimées sont celles d'Onkelos et de Jonathan -ben-Uiiel; nous en avons parlé aux articles Jonathan. n°IIl, et Onkklos. Voy. J.-B. Glaire, Introd. hist. et crit., etc., tom. I, p. 183 et suiv., où sont traitées les diverses questions qui se rattachent aux Targumin, et où sont indiqués les principaux auteurs qui ont écrit sur ces paraphrases.
TARICHÉE. ville de Galilée dont l'historien Joseph parle en bien des endroits. Il dit qu'elle était à trente stades de Tibériade. 11 inainue que c'était une ville maritime, puisqu'il dit qu'il s'y embarqua pour venir à Tibériade. Pline la place au midi du lac de Génésareth, et met Tibériade au couchant. Y;,,. Joseph, In Yita sua, et D» liello Jud., L II , c. xxvi. D. Calmet, Diction, de la Hihle.
TARIN ( Jean ) , recteur de l'université de Paris, né à Bcaufort , dans l'Anjou, en 1586, mort à Paris l'an 1661 ou 1666 , professa la rhétorique au collège d'Harcourt a Paris, fut lecteur de Louis XIII, puis recteur de l'université. Parmi ses écrits nous citerons : la traduction latine de PLUocalta d Origéne ; — 2" de De Mundi Opificio. de Zacharie, évùque de Mitylèue; — ■ 3» De Hominis Criatione d'Anastase Sinaîte ; tous ces ouvrages, avec le texte grec et les notes de Tarin, ont paru ensemble à Paris, 1618, 1621, in-4». Vvy. le P. le Long, BiUiûtk, histor. de la France, p. 178. Richard et Giraud.
ré né rai
La Souv. Biour. gêner.
TARISSE (Jean-Grégoire), premier géi de la congrégation de Saint-Maur , né à Pierre- Rue, dans le bas Languedoc, en 1575, mort à Paris l'an 1686, fut nommé général de sa con* grégation en 1630. C'était un homme d'un jugement solide, d'une conduite très-éclairée, d'une piété sincèjifi et d'une prudence peu commune. On a de lui : Avis aux supérieurs de sa congrégation; 1632, in-8° ; c'est un excellent livre qui ne pouvait manquer de produire les fruits les plus avantageux. Voy. D. le Cerf, Biblioth. des Aut. de la congrég. de Saint-Muur.
TARNOBA. Voy. Ternova.
TARON. l oi/. Daron.
TABQUINIA, ville épbc. d'Italie dans la Toscane. Cet évéebé a été uni à celui de Cornéto. On connaît trois de ses anciens évéques. dont le premier, Apulcius, assista au concile de Rome tenu sous le pape HUaire , en 465. Voy. Ughelli, Italia Sacra, tom. X. col. 170. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol, LXXII, p. 271- 275. Compar. notre art. CORNETO, n» IL
TARRAGONE ( Tarraco ) , ville archiépisc. d'Espagne et ancienne capitale de la Catalogne, située sur les frontières de la Navarre et de la Vieille-Castille. Elle était si considérable autrefois, qu'elle a donné son nom à la moitié de l'Espagne. Les Romains même en firent la capitale de la plus grande partie de l'Espagne, sous le nom de Hispania Torraconensis. c On y voit des archevêques dès le iv* siècle , dit de Commanville ; mais ayant été ruinée par les Maures, ils paraissent n'avoir été qu'evêquei quelque temps sous Narbonne. Urbain II ne les vit pas plutôt délivrés de ces infidèles, qu'il leur rendit leurs droits; mais il les voulut soumettre à la primatie de Tolède, à quoi ils ont toujours résisté. » De l'an 465 à l'an 1554, vingt- sent conciles ont été assemblés à Tarragone. Voy. Baluze, Concitior. nom Coltertio. D'Aguirre, Colleet. Concdior. Hispan., tom. III Lu Regia,tom.X,XIV, XXVIII.Labbe, tom. V,XI. Hardouin, tom. Il, III, VI, VIL U P. Mansi, Supplém., tom.H.coLlfrtf.Martenne,