‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1038 sur 1294 · TART · texte numérisé non relu

TART

Thesaur., tom. IV, et Coilectio, etc., tom. VII. La Gall. Christ., tom. VI, p. 4092.

TARSE ou THARSE (Tarsus), métropole de la Cilicie,dans l'Asie Mineure, située sur le neuve Cydnus, qui la coupe en deux, à six milles près de la côte d'Anazarbe. On la nomme Teralle, Tersis ou Hamsa, et elle a porté sous les empereurs le nom d'Antonirnnus , de Sévérienne et d'Adrienne. Sa principale gloire est d'être la patrie de saint Paul , qui y prêcha l'Évangile (Actes, ix, 11). Les martyrologes et les ménologes font souvent mention de cette ville, à cause du grand nombre de martyrs qui y ont versé leur sang pour la foi. 11 y a eu des évéques de différentes communions, savoir : 22 évéques grecs, dont le premier, la son, parent de saint Paul . est mentionné dans l'Épitre de cet apôtre aux Romains (xvi, 21) ; 2 évêques chaldéens,dont le premier, Jean, appelé auparavant Said-bar-Sahuni , eut pour successeur Timothée, qui siégeait sous Eugène IV; 5 évéques jacobites, dont le premier, Jean, siégeait en 0G8; 2 évéques arméniens, dont le premier, Jean, assista au concile de Sis sous Léon U, roi des Arméniens, et au concile d'Adane, en 1316; et 15 évéques latins, dont le premier. Roger, fut nommé en 1100, du temps des croisades. Tarse est aujourd'hui archevêché in partibui, ayant pour suffragants Corycus, Arindela ou Erindela, Mallos, Tian ou Tiene, Sébaste et Pompeiopolis. Voy. Euseb.. Hist. 1. VI,

c. xxvn-xxix. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1421; tom. II, p. 810, 870, 1292 et 1468; tom. III, p. 1182. De Commanville, Table alphabét.,j>. 229. Richard et Giraud. Gaet. Moroni,vol. LXXII, p. 284-288.

T ART AGNI (Alexandre), jurisc, surnommé Itnola, parce qu'il était natif de cette ville. U mourut à Bologne , âgé de cinquante-trois ans, en 1477. suivant les uns, 1487, selon les autres, ou en 1587, suivant d'autres; mais la première de ces dates parait la mieux fondée, si on considère que Jean d'Imola, qui a été le professeur de Tartagni, est mort lui-même en 1436. Mais, quoi qu'il en soit de cette question d'âge, Alexandre enseigna le droit à Bologne et à Ferrare avec tant de réputation, qu'on le nomma le Monarque du choit, le Père des jurisconsultes, et le Docteur de la vérité. Outre des Remarques sur Bariole et ses Consilia , qui ont été trèsutiles à Dumoulin, on a de lui des Commentaires sur les Clémentines et sur le Sexte; Venise, 1571 et 1597. Voy. sa Vie par Nicolas-Antoine Gravatius, laquelle est en téte de ses ouvrages. Possevinus, Apparatus sacer. Léandre Alberti, De Scriptorihus Ital. G.- A. Bumaldi, Biblioth. Bononiensis.

TARTAR0TTI (Girolamo), littérateur, né à Roveredo, dans l'État de Venise, en 1706, mort l'an 1761 , acquit la réputation d'un critique judicieux et d'un archéologue éclairé. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons : 1° De Origine Kcclesiœ Tridentinat; Venise, 1745, in-4»; l'auteur cherche à prouver dans cet écrit que l'origine de l'église de Trente, loin de remonter aux temps apostoliques , comme le veut une tradition du pays, ne dépasse pas le milieu du IVe siècle ; — 2» liemorxe istoriche inlorno alla vila e morte de' santi Sisinio ed Alessandro; Vérone, 1745, in-8»; — » De Versione Rufiniana d'Kusebio di Cesarea; Trente, 1748, in- 4»; — 41 Del Cittujresso notturno délie Lammie, con due Difsertazioni sopra Farte magica; Roveredo, 1749, in-4°; un anonyme y ayant répondu par Aninuidversioni criticke sopra il notturno Congresso délie lammie; Venise, 1751, in-4»; Tarta- 1

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rotti défendit sa cause par l'ouvrage suivant: —

5° Apologia de.l Congresso délie Lammie; ibid., 1751, in -4°; — 6° De Episcopatu Sabionensi S. Cassiani martyris, deque S. Ingenuini, ejusdem urbis eviscopi, actis; Venise, 1750, in -4°; — 7° Delr Origine délia Chiesa di Aquileja; Milan. 1759, in-4». Voy. le Joum. des Savants, 1743 et 1750. C. Lorenzi, De Vila Hier. Tartarotti, I. III. Tipaldo , Bioyr. degli Haliani ilhtstri. Michaud , Dioqr. univers. La Souv. Biogr. génér.

TARVENU ou TERVENU (de), curé de Saint- Roch de Nancy, a laissé : Traité du bon/teur tf une chanoinesse qui remplit ses devoirs, en faveur d'une dame chanoinesse cTÉpinal; Nancy, 1738. Voy. D. Calmet, Biblioth. Lorraine.

TASAC0RA. Foi/. TassaCCRA.

TASCODRUGITES ou TAC0DRU GITES . hérétiques montanistcs qui parurent en Phrygie vers l'an 182. Ils furent appelés ainsi parce qu'ils portaient un petit bâton ou le doigt sur le nez et sur la bouche pendant leurs prières, afin d'imposer silence aux spectateurs; car le mot tascf»drugites est composé des mots phrygiens tascos, c'est-à-dire bâton, et drugue, c'esta-dire nez. Les Latins les appelèrent parillanasons, et les grecs patalormrhites , mots qui ont la même signification. Ils enseignaient que le silence perpétuel était de précepte divin, et dansaient dans leur temple autour d'une outre, prétendant qu'ils étaient eux-mêmes les outres remplies de vin mystique dont il est parlé dans saint Matthieu (ix). Voy. saint Épiphane, Hœres., XLViii. Philastre, Hœres., lxiii. Le P. Pinchinat, Diction, histor. chronol. crit.

TAS0 , anciennement Thaso ou Thasso, petite île de la mer Égée située à cinq milles de celle de Lemnos, suivant Pline (Hist., 1. IV, c. xn), qui la donne à la Macédoine. Il v avait une ville du même nom avec un évéché suffragant de Thessalonique. On n'en connaît qu'un évêque, Honorât, qui assista au concile de Chalcédoine. Taso est aujourd'hui un évéché in partilnu, toujours suffragant de Thessalonique. siège devenu lui-même archevêché t« partions. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 87. Gaet. Moroni, vol. LXX1II, p. 5.

TASQUE (LA), en latin Tasqua , ancienne abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située dans le Bigonre, au diocèse de Tarbes.

TASSACURA ou TASAC0RA, ancienne ville épisc. de la Mauritanie Césarienne, sous la métropole de Césarée. Son évêque, Poequarius, fut exilé en 484 par Hunneric, roi des Vandales, pour avoir refusé de souscrire les propositions erronées des donatistes dans la conférence de Carthage. Voy. Morcelli, Afric. Christ., tom. I. Gaet. Moroni, vol. LXXXlll, p. 16.

TASSEL0N (Jean), de l'Ordre des Augustins, né à Bruxelles , vivait au xvn« siècle . et était docteur de Louvain. On a de lui : Théologie augustinienne : Louvain, 1634 et 1643.

I. TASS IN (Françoise), fondatrice des religieuses du Tiers-Ordre de Saint-François , naquit à Saint-Omerenl581, et mourut en odeur de sainteté le 29 décembre 1642. Elle manifesta de bonne heure son goût pour la retraite, et le dessein qu'elle avait formé d'entrer chez les sœurs clarisses pour s'y dévouer entièrement au service du Seigneur. Mais sa famille s'y étant opposée, elle s'engagea dans l'état du mariage. Devenue veuve à l'âge de trente -trois ans, elle forma pour les femmes un établissement calqué sur la règle de S . u ut - François. Deux de ses sœurs , qui vivaient dans le béguinage d'Aire, et ses deux filles ainées, se joignirent à elle pour former une communauté.

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