‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1040 sur 1294 · II. TATIEN, hérétique. Voy. Tatianistes · texte numérisé non relu

II. TATIEN, hérétique. Voy. Tatianistes

TATTEE. Voy. ThaddÉE , n» IL

TAU. Voi/.Thav.

TABLER ou TAULÈRE , THAULER (Jean), dominicain, né à Strasbourg en 1290, mort I an LUI , s'adonna spécialement à la lecture des auteurs mystiques. Il se livra avec succès à la

Prédication, et répandit son nom dans toute Allemagne et même en Italie; et, durant la peste qui désola l'Alsace en 1348, il montra beaucoup de courage et de dévouement. Plus tard il se rendit à Cologne , où il piocha une réforme générale des mœurs. Il combattit aussi la secte des béguards. On a de lui : l° des Sermons, qui furent imprimés pour la première fois à Leipzig, 1498, in-4°; cette édition est une des plus correctes; — 2° De f Imitation de la vie de pauvreté du Christ; en allemand, 1621, in-8»; Francfort. 1670, in-12; 1833, in-8». La meilleure édition critique des Œuvres de Tnuler a été donnée par Kasseder ; Francfort , 182*2- 1824; Luceme, 1823, 2 vol. in-8". Voy. Échaid, Scriptor. Ordin. Prcedic, tom. I. Le P. Tourou, Hist. derOrd.de Saint- Dominiq. La Nouv. Biogr. genér., qui indique plusieurs autres auteurs à consulter sur Tauler.

TAULPIN (Jean), a laissé quelques Traités de controverse en français; Paris, 1567 et 1568. TAUMACO. Voy. Thaumaco.

TAUPE. C'est par ce mot qu'on rend généralement l'hébreu tinschémeth,que Moïse range parmi les animaux impurs. Bôchart l'entend du caméléon, parce que le mot ttnschémeth vient du verbe hébreu nascham, c'est-à-dire respirer, et que, selon les anciens naturalistes, le caméléon ne vit que de l'air qu'il respire. On trouve encore te nom de taupe dans Isaïe (H. 20), et on voit par ce passage l'aveuglement des Juifs qui rendaient a de tels animaux les honneurs divins. Voy. I^évit., XI, 30. J.-B. Glaire, Introduction, etc . tom. II. p. 71-72.

TAURACINA. évèché de la province carthaginoise Proconsulairc, dans l'Afrique occidentale, sous la métropole de Car! liage. Son évèque, Clarissime, souscrivit la lettre que le concile proconsulairc adressa, en 646, à Paul, patriarche de Constant inople. contre les monothélites. Voy. Morcelli, Afric. Christ., tom. I. De Commanville, /" Table atphuliét., p. 230. Guet. Moroni, vol. LXXIII.p. 18.

I. TAUREAU. On se servait ordinairement pour les sai-riltces de cet animal, réputé pur parmi les Hébreux; et lorsqu'on trouve dans l'Ecriture le nom de bœuf, on doit généralement l'entendre du taureau , selon l'usage des anciens Hébreux . qui ne coupaient aucun animal. D'ailleurs le bœuf, le taureau et même la vache sont désignés en hébreu par le même mot bdqilr, qui se prend en général pour Uou-

TAim

peau de gros bétail. L'Écriture parie de ces animaux dans une infinité d'endroits; elle loue leur beauté et leur force. Ceux de Basan, qui étaient les plus forts et les plus féroces , sont souvent pris par les écrivains sacrés comme symbole d'ennemis puissants et redoutables. Voy. Lévit., xxu , 24. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. II. p. 59-60.

II. TAUREAU ou THOREAU (André), en italien Torelli, iurisc, né à Dijon en 1594, mort en 1616, suivit la carrière du barreau , professa le droit à Venise et à Vérone, et accepta à Bologne une chaire de professeur des langues latine et grecque. On a de lui divers écrits, entre autres : 1° Orphei Lyra : de harmonia triplias mundi, divini, athrrei, eletnentarii; — 2° Héros, sire de rébus gestis Urbani Vlll paneyyricus, cum e/ogiis XL Vcardinalium ( — 3» Christianum Palladium f — 4° De Electione Innocenta X liber singularts ; — 5° Ciassicum ad bellunt sacrum. Voy. Papillon. Biblioth. des Aut. de Bourgoqne. Moréri, edit. de 1750. Richard et Giraud.

TAURESIUM. IWTauris.

TAURIANA ou TAURIANUM , ancienne ville épisc. d'Italie du royaume de Naples, dans la Calabre Ultérieure, et dont on voit encore les ruines près du village de Palma. Elle fut érigée en évéché au vi« siècle, sous la métropole de Reggio (Hegtum Julium). II parait qu'elle avait aussi des évéques grecs suffra gants de Beggio. Son évéché tut transféré à Mileto par Grégoire VII, en 1073. Tauriana a eu dix évéques latins, dont le premier, Paulin , assista au concile de Rome en 590. Voy. Ughelli , Uni. sacra, tom. X, col. 170. De Commanville. /" Table alphabél., p. 230. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, toI. LXX11I, p. 18.

I. TAURIN (Saint), premier évéque d'Êvreux, en Normandie, y vint prêcher l'Évangile dans le iv« siècle, selon l'opinion la plus commune. On lit dans la Biblwth. sacrée de Richard el Giraud : « Le faux Adéodat le fait évéque d'Evreux sous le pontificat du pape saint Clément (01-98), qui l'avait envoyé dans les Gaules; mais les critiques les plus haÉiles et les plus modérés regardent son ouvrage comme supposé et d'un imposteur. Saint Taurin n'a siégé que vers l'an 412, selon le Brasseur, dans ,son Histoire civile et ecclésiastique du comté d'Evreux, imprimée à Paris en 1722. » Tout ce qu'on sait de saint Taurin, c'est qu'il fonda une église à Êvreux pour le troupeau qu'il avait arraché aux ténèbres de l'idolAtrie, et au milieu duquel il mourut en paix. On célèbre sa féte le 11 août. Voy. Tillemont , Notes sur saint Denis de Paris. Richard et Giraud, tom. XXVIII, p. 290.

II. TAURIN (SAINT ), en latin Sanrtus Taurinus, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située à Évreux, en Normandie. Elle fut bâtie sur le tombeau et en l'honneur do saint Taurin, premier évéque de cette ville. On ignore dans quel temps et par qui elle a été fondée ; on sait seulement qu'elle existait dès la fin du vit» siècle , et que saint Leufroi , fondateur du monastère de Sainte -Croix, y fit ses premières études. L'an 1642 . l'abbaye de Saint-Taurin fut unie à la congrégation de Saint-Maur. Voy. la Ga/iia Christ., tom. II.

TAU RIS ou TEBRIS ( Tauresium ou Tebresium), l'une des plus anciennes et des principales villes de Perse ; capitale de l'Aderbijan ou Aderbigian (Adorbwana). Elle est située à l'extrémité d'une grande plaine au pied et au couchant de la montagne de Schcnd , près de la rivière de Suskheb ; elle a été le siège des Moguis ou Mogols. Les jacobites y ont eu des

TAVE

évéques sous leur maplirien. On en connaît quatre, dont le premier, Basile, mourut en 1272. On ne connaît qu'un évéque arménien de Tauris, nommé Isaac Artar; il en est parlé avec éloge dans le livre intitulé : État présent de t Arménie; Paris, 1694, p. 240. Voy. Lequien, Oriens Christ., 1. 1, p. 1449; t. II, p. 1600. et t. III. p. 1382. Gaet. Moroni, vol. LXXIII, p. 18-19.

TAUROMENIUM. Voy. Taomona.

TAVA , ville épisc. de la première Egypte , au patriarcat d'Alexandrie, et capitale du nome Pht/tem/ihut ou PhtemMh, située k l'orient du Nil et a l'embouchure de Pharmuth. On en connaît deux évéques, dont l'un, Isaac, partisan de Dioscore. assista au concile d'Éphèse en 449, et l'autre, Harpocras, souscrivit la lettre des évêquesd Egypte à l'empereur Léon P*,au sujet du meurtre de saint Proter, en 457. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 526.

TA VAlOLLE ou TA VA YOLE , toilette dont on se sert dans quelques cérémonies de l'Église, comme pour rendre le pain bénit, ou pour présenter des enfants au baptême. Elle est faite de toile bordée de dentelle, et quelquefois elle est tout entière de dentelle ou d'autres ouvrages de broderie. Voy. Noël-Laurent Pissot, Mantwl rathol .pour l'intrl agence de l'office divm.

I. TAVELLI (Jean), religieux de l'Ordre des jésuates, évéque do Ferrare, mort en 1446, assista au concile de cette ville, que le pape Eugène IV y transporta de Bàle l'an 14J8. pour la réunion de l'Église grecque à l'Église latine. On a de lui : 4* une Traduction de la Vulgate latine, en italien; — 2» une Traduction en la même langue des XXXV livres des Morale i de saint Grégoire le Grand sur 7oè,1420; — 9» une Traduction dans la même langue des Sermons de saint Bernard pour toutes les fêles de Cannée • Venise, 1629, in-fol., et 1558, in-8»; — 4» la Traduction de plusieurs livres de spiritualité , pour l'olyxène, sœur du pape Eugène rV; — 5» une ApfUogie de l'Institut des jésualesei une Vie dm bienheureux Jean Colombini , fondateor de cet Ordre; — 6° Trattato délia perfezione delln vita spirituale; 1580. Voy. la Vie de Tavelli , par le 1'. Paulin-Marie di San-Lorenio ; Mantoue, 1523, et le Catalogue de ses ouvrages par le même Père. La Biogr. univers, de FclW.

II. TAVELLI (Joseph), théologien italien, né à Brescia en 1764, mort à Pavie l'an 1784, après avoir fait ses premières études avec un succès rare, s'appliqua i la philosophie, et soutint des thèses avec éclat i l'âge de quinxe ans. En 1779, il alla à Pavie, et suivit sous d'habiles professeurs des cours de physique, d'histoire naturelle et de mathématiques. 11 s'y perfectionna dans la langue grecque, étudia i fond la théologie et l'histoire ecclésiastique en particulier, lut les saints Pères, et ne négligea aucune des sources de l'érudition sacrée. Il prit l'habit ecclésiastique en 1781. Ou lui doit : \* Apoloçm itel brève del somma pontefic*' Pio VI, a monstgnor Martini arcivetcovo de Firenza , overo Dottrina délia Chiesa sul leggere la sacra Scritura in votgare; Pavie, 1784: — 2» 8aggio delta dottrina de' Padri greei, intomo alla prtdesttstazione ed alla grazia di Gesu Cristo , con aleune riflessioni, etc.; ibid., 1782. Il avait dédié cet écrit à Ricci , évéque de Pistoîe. On y voit que le jeune auteur s'était laissé séduire par l'esprit qui régnait alors dans l'université de Pavie. Ses ouvrages contiennent des maximes et des principes peu conformes aux décisions du Saint- Siège. Voy. l'abbé Jean-Baptiste Bodella, Jfemorie intorno alla Vita ed agit scritti e costumi di Giusevve Tavelli. chierico oresciano • Hrusci*

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