‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1041 sur 1294 · TAXE · texte numérisé non relu

TAXE

TAYL

17B4. La Biogr. univers, de Feller. Picot , qui , dans la Biogr. univers, de Michaud, dit qu'on a trop exalté le mérite des écrits de Tavelli. TAVERNE (Jean-Baptiste). Yoy. TabkrNE.

I. TAVERN1ER (Jean), docteur de Sorbonne, né à Chauny, mort en 1568, a laissé : 1- Traité de la vérité du corps et du sang de Jésus-Christ dans f Eucharistie; Paris, 151»; — 2» Dm Purgatoire des âmes: ibid., 1551.

II. TAVERNIER ( Jean- Baptiste), voyageur célèbre, né à Paris en 1605. mort en 1689 à Copenhague, dit la Nouv. Binyr. génér., et non à Moscou, comme on l'a répété souvent. Il était fils id'un marchand de cartes géographiques; ce qui lui donna un si grand goût pour les voyages, qu'à l'âge de vingt-deux ans A avait déjà parcouru la France, l'Angleterre, les Pays-Bas, l'Allemagne, la Pologne, la Hongrie, la Suisse et l'Italie. Pendant 1 espace de quarante ans, il fit six voyages en Turquie, en Perse et aux Indes. Feller dit que , quoique protestant , Tavernief est pour l'ordinaire équitable envers les catholiques; qu'il y a même des endroits où il parle comme s'il était de leur communion ; ce qui s'accorde parfaitement avec cette remarque de Weiss : « Son oncle l'ayant laissé dans le couvent des capucins à Tauris, pour apprendre le turc et l'arménien, il embrassa la religion catholique. A son retour en France, il feignit d'être redevenu protestant, pour plaire à son oncle , et surtout a sa tante, femme trèszélée dans sa croyance. » Ses Voyages , rédigés en grande partie parChappuzeau et la Chapelle, secrétaire de Lamoignon, et que nous avons cités plus d'une fois , parce qu'ils renferment une foule de particularités qui jettent un grand jour sur bien des passages de la Bible .ont paru a Paris en 16"6-1Ô77, 2 vol. in-4»; 1670, 1692, 3 vol. in-12 ; 1721, 6 vol. in-12 ; 1810,7 vol. in-18. Ils ont été traduits en anglais.1078, 1684, 2 vol. in-fol.; en hollandais. 188-2, in-4°, et en allemand, 1684, in-fol. Vog. Feller. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Bioyr. génér.

TAVORA ("Henri de), dominicain, né à Santarera , en Portugal , mort A Chaul , ville à soixante lieues de Goa, l'an 1582, accompagna en 1560 D. Barthélémy des Martyrs au concile de Trente, où il prononça un Discours qui a été imprimé séparément et dans les Actes du concile. Il fut ensuite prieur de la maison de son Ordre à Evora, fut pourvu de l'évéché de Cochin, dans les Indes orientales, et transféré en 1578 à l'archevêché de Goa. Vog. le P. Échard, Scrùitor. Ord. Prœdi'-., tom. II, p. 264. Richard et Giraud.

TAXANDER. Vog. André, n» XXXIV.

TAXAQUETIUS. Vog Thomasus, n» UI.

TAXE des décimes et autres impositions du clergé. Il faut distinguer ce qui avait lieu autrefois en France par rapport à la taxe : 1* la taxe générale des décimes arrêtée dans les départements généraux ou particuliers; 2» la cotisation particulière de chaque bénélicier ou contribuable dans les diocèses; 3° la manière de percevoir ou de recouvrer cette taxe particulière de chaque contribuable. On distinguait deux sortes de départements des impositions du clergé : les généraux et les particuliers. Les premiers réglaient ce que chaque diocèse devait porter des sommes qu'on imposait sur le clergé. Les autres fixaient dans les diocèses la cote de chacun des contribuables. On laissait aux évêques, aux syndics et aux députés des diocèses le soin de régler les impositions sur les contribuables, en leur conscience , et selon la connaissance qu ils pouvaient avoir de la

qualité et du revenu des bénéfices. On peut voir dans Richard et Giraud les développements donnés à ces considérations. Quant aux tu re» de la chancellerie romaine, elles sont fixées d'après la nature des dispenses ou grâces accordées. Le produit en est employé à payer les dépenses de la chancellerie, l'agent des affaires ecclésiastiques qui réside à Rome , et les frais de correspondance; le reste est emplové en œuvres pies. Théodore Amydenius, dans son Tractatus de offtcio, etc., ouvrage qui est d'ailleurs mis à Y Index, venge parfaitement la cour de Rome de toutes les imputations d'avarice qu'ont alléguées ses ennemis en différents temps. Il nous apprend que le papo Innocent X ordonna, par un règlement du 1" novembre 1645, que tout le produit des componendes sur les dépenses matrimoniales serait déposé au Mont-de-Piété , pour y être employé en des aumônes et autres bonnes œuvres. Par la 67* règle de la chancellerie, il est défendu aux officiers de ladite chancellerie de rien exiger au delà de leurs droits. Vog. l'abbé André, Cours nlphabét. de droit canon.

TATGÈTE. Koy. Amycxes.

I. TATL0R où TAYL0UR (François), ministre presbytérien d'Angleterre qui a attaqué faussement la prélace de la Bible grecque du P. Morin, par une Dissertation imprimée à Leyde, 1636, et qui a publié quelques autres écrits de ce genre. Vog. Feller, Biogr. univers.

II. TAYLOR (Jean), anglican non-conformiste dans le comté de Lancaster, mort i Warrington en 1761 , a laissé : 1° A Paraphrase and Notes on the Epistle to the Ronuins, to which is prefixed a Key to the Apostotic Writings, or an Essag to explain the Gospel Seheme and the principal Woras and Phrases the Apostles have vsrd in describing U; Londres, 1745, 1747, 1754, 1769, in-4°; — 2° The Hebrew Concordance, adapted to the English Biblr , disposed a [ter the method of BtiTtorf; ibid., 1754-1757, 2 vol. in-fol.; ouvrage très-utile pour l'intelligence d'une foule de passages de 1 Ecriture ; — 3° plusieurs ouvrages de théologie qui le firent taxer de socinianisme, et parmi lesquels on cite un Traité du péché originel. Voy. Th. Hartwell Horn, An Introduction to the Critical Study and Knowledge to the hoh/ Srriptures, vol. II, part. II, p. 349, 365. Michaud, Biogr. univers.

III. TAYLOR (Jéréinie), évéque anglican, né à Cambridge en 1613, mort à Lisburn , en Irlande, l'an 1667, était profondément versé dans les belles -lettres et dans les sciences. Il professa la théologie à Oxford, et souffrit beaucoup pour la cause de Charles lM . dont il était chapelain. A l'avènement de Charles II à la couronne , il rat nommé évéque de Down et de Connor, en Irlande. Parmi ses nombreux écrits nous citerons : 1° An Apology for autftorited and set fbrms of liturgy against the pretence of the spirit: Londres, 1644, 1649, in-4*; cette apologie de la liturgie anglicane est dirigée contre les puritains; dissertation pleine d'érudition, et généralement fort bien raisonnée;— 2° Ofthe san-ed Orders and offices ofepùcopacy bu divine institution, apostolical tradition and catholic practice..., asserted; Oxford, 1642; Londres , 1649, in-4»; — 3° The real Présence and spiritual of Christ in the blessed sacrament provea against tfte doctrine of transsubstantiation ; Londres , 1654 , in-8°; cette défense de l'article 28 de la confession anglicane respire le fanatisme et l'injustice envers l'Eglise romaine; — 4* Discoui'scon Baptisai ; ibid., 1»>52, in -4°; — 5» The great Eremplar of sanctitg or the life of Christ; ibid., 165$, 3 vol. in-fol.»

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1b 6* édition a paru nous ce titre : Antùjuitates Christian*, et avec les Antiquitates apostoliae de Cave, dont tous les écrits sont à Y Index; — 5° A Dissuasive front popery; ce traité, qui a eu 5 édit., est une violente diatribe contre les jésuites et le clergé catholique en général. Voy. Ladvocat, Diction, histor. Wood, Athenœ Oxonienses. Chauffepié, Nouv. Diction, Itislor. Michaud, Biogr. univers. La N'ont». Bingr. génér.

IV. TAYLOR ( Thomas), ministre à Londres, est connu par différents ouvrages, parmi lesquels on distingue surtout Christus revelatus, etc.; Leyde, 1668, in-12. 11 y prouve que Jésus- Christ i~st manifesté dans les principaux types de l'Ancien Testament. Voy. Fcller, Biogr. univers.

TCHERNIGOW ou TZERNIKOW. petite ville archiépisc. de MoM-ovie à trente milles de Kiovie. Elle était autrefois du duché de Severie ; mais elle devint ensuite capitale de la province à laquelle elle a donné son nom. L'église de Tchernigow a été unie à celle de Novogorod ou Novogrodeck. Voy. Lequicn , Oriens Christ,, tom. I, p. 1320. Gaet. Moroni, vol. LXXIII, p. 22.

TCIAMCIAM. Voy. Cjamsiam.

TEANO ou TIANO (Teanum Sidirinum), ville épisc. d'Italie sous la métropole de Capoue, est située à quatre lieues de cette ville. Le premier évéque de cette ville , saint Paris, fut ordouné par saint Sylvestre l", à la demande du peuple qu'il avait converti, en 333. Voy. Ughelli, Itat. sacr., tom. VI, n. 548. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXIII, p. 23-31.

TEATE ou THEATE, aujourd'hui Chieti, ville archiépisc. de l'Abruzie citérieure. Thierri, archevêque de cette ville, y assembla un concile en 810 pour faire rentrer les chanoines séculiers dans l'observance de la vie commune. Voy. le P. Mansi, Supplém., tom. I, col. 897. Compnr. Chieti.

TEBBAOTH , Nathinéen dont les enfants revinrent de la captivité de Babylone avec Zorohabel. Vot/. II Esilr., vu, 47; il est nommé Tabhnoth dans I Esdras, U, 43.

TEBBATH, contrée où était située la ville d'Abelméhula. Voy. Juges, vu, 23. Compar. ABEUiiHOLA.

TEBETH ou THEBETH. THEVETH, quatrième mois de*i année civile des Hébreux et le dixième de leur année ecclésiastique , commençait à la nouvelle lune de décembre, selon les rabbins; mais c'est plus probablement à la nouvelle lune de janvier. Il n'a que 20 jours, dont le 2* est le dernier de l'octave de la dédicace du temple purifié par Judas Machabée. Les Juifs jeûnent, dit -on, les 10», IIe et 12* jours de ce mois , à cause de la traduction qui fut faite de la loi d'hébreu en grec. Voy. I Mâchai»., iv, 56, 50. Jean, x , 22. Saint Jérôme , lu Ezechiel, xxxix. 1. D. Calmet, Diction, de la Bible. J.-D. Micnaelis, Suppiementa ad Lexica lieltr., et Commentât, in mensibus ftebr.

TiBlUS (Tebretinm). Voy. Taiîris.

TECTORIUM. Voy. Stectorium.

TECTOSAGUM. Voy. Toi louse.

I. TEDESGHI (Nicolas-Marie), bénédictin et évéque de Lipari, naquit a Catane dans le XVIIe siècle. 11 était d'abord entré dans l'Ordre de Malte, qu'il quitta pour la règle de Saintlienoit. Après avoir professé la philosophie il fut appelé à Rome, ou il enseigna la théologie. Il fut ensuite prieur d'un monastère, puis nommé évéque de Lipari par Clément XI, qui le rappela bientôt à Rome pour l'employer dans les congrégations. Innocent XIII le lit évéque

d'Apamée , et c'est en cette qualité qu'il assis* au concile de Latran, sous Benoit XIII. Ou a de Tedeschi : 1* Scholar divi Anselmi Doctrina. ad logicam , physicam , tnetaphysictitn , ethiran, , theohgicam scholasticam et dogmaticam acmmmodata mille et octoginta thesibus ad mentent divi Anselmi, abbatùt Beecensis ordinis Sancti Renedicti, archiepiscopi Cantuariensis ; Rome, 1705, in - 4° ; — 2° Sacrœ theologia* Synopsis , in qua universa theologia tam scholastica , uuatn doymatica, ad Scripturar auctoritatem , jtonfificum sonctiones, décréta conciliorum , pracipue vero dn i Anselmi coliimata proponitur , et ex historia r>-clesiustica selertœ controversio* ad illam spertantes , juxta veterum scriptorum fidem, chronologur ralionem et criticce scientur leges excitantur et dirimuntur; Rome, 1708, in-V»; — 38 Défense de la vérité et de la liberté de l'Église ; ibid.. 1710. in- 4»; — 4° Défense de la monarchie de Sicde, depuis Urbain II jusqu'à Clément XI; ces deux i derniers ouvrages, d abord écrits en latin, ont été traduits ensuite en italien d'après le désir de Clément XI; Rome, 1715, in -fol. Voy. la Bioqr. univers, de Feller.

U. TEDESCHI LE PANORMITAIN (Nicolas, bénédictin et archevêque de Païenne, né | Catane ou à Palerme en 1386 . mort à Palei me l'an 1445, fut un des plus célèbres canonistes de son temps. Il professa dans sa patrie la jurisprudence canonique , et ouvrit à Sienne des cours qui y attirèrent une foule d'auditeurs. Martin V le nomma en 1425 abbé de Sainte- Marie de Maniago , dans le diocèse de Messine. Théophile professa encore le droit à Parme, puis a Rologne, et devint auditeur général de la rote et de la chambre apostolique. Nommé en 1434 à l evéché de Païenne . il fut député par le roi d'Aragon au concile de Baie, et Eugène IV le chargea , en 1437, de veiller a la dissolution de ce concile ; mais il n'obéit point a cet ordre, et il embrassa la cause de l'antipape Félix Y, qui le décora de la pourpre, et le nomma son légat à latere en Allemagne. Parmi ses principaux ouvrages on cite : 1° In V Decretahum hbros Commentaria; Venise, 1475-78, 4 vol. infol.; — 2° Gtossœ in Clementinns ; Rome, 1474. in- fol.; — 9* Quotidiana Consilia scu a II ego ti nés; Fer rare, 1474-75, in -fol.; — 4° Tmctatus super Caudli» Busileensi ; ce traité, composé eu faveur du concile de Bile, a été mis a l'index. Les Œuvres complètes de Tedeschi ont eu plusieurs éditions; la plus complète est celle de Venise, 1617, 9 vol. in -fol. Voy. Munjritore, Biblioth. sieula, tom. IL Bellarm., De Scriptor. eccles. Tiraboschi, Storia délia letteratura ital. Feller , Michaud , Biogr. univers. La Souv. Btogr. génér.

TE DEUM. On appelle ainsi un cantique qui

commence par ces mots : Te Deum Inutlnmus , et que l'on dit ordinairement à la fin de matines les jouis qui ne sont point simples fénes. ni dimanches du Carême et d'Avent, si ce u'e>t dans l'Ordre de Saint-Benoit, dont la règle veut

Ïu'on dise le Te Deum pendant l'A vent et le aréme, sans en excepter la semaine sainte tout entière. On chante aussi le Te Deum extraordinairement, avec pompe et céiémonie. pour rendre publiquement grâces à Dieu d'une victoire ou de quelque autre heureux événement. Quelques-uns attrihuent le Te Deum à saint Hilaire de Poitiers; la tradition lui donne généralement pour auteur saint Ambroise. et le sentiment du cardinal Roua est que saint Aiuhrnise et saint Augustin l'ont composé tous les deux ensemble: ce que confirme saint Dace de Milan, quand il dit : « Augustin fut baptisé et con-

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fjrmé, an nom de la sainte indivisible Trinité, par le bienheureux AmbroiseHen présence de tous les fidèles de la ville de Milan : sur les fonts même du baptême ils chantèrent, par une inspiration de l'Ksprit- Saint, Te Deum laudamus, ayant pour témoins ces mêmes fidèles qui écoutaient ce nouveau cantique; et depuis ce temps l'Église universelle l'a conservé et chanté religieusement jusqu'à ce jour. » Voy. l'abbé Jacquin et Duesberg, Diction, d'antiquités chrétiennes. L. Ferraris, Prnmpta Biblioth.

TEFILLIM . TEF1LLIN. Voy. Tephh.UM.

TÊGÊE ( Tegm ), petite ville épisc. d'Arcadie, dans la province d'Hellade, sous la métropole de Corintbe , au diocèse de l'Illyrie orientale. On n'en connaît qu'un évèque, ôphélime, qui assista au concile de Chalcedoine, tenu en fol. Té'iée est aujourd'hui un simple évêché m pnrlibus, toujours suflragant de Corinthe, archevêché également in partibus. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. Il, p. 155. Gaet. Moroni , vol. LXXII . p. «2-263.

TEGERNSEE, monastère du diocèse de Frisingue en Bavière , situé sur le bord du lac du même nom. Il s'y tint un concile en 801 pour terminer le différend qui s'était élevé entre les moines dudit monastère et Atton, leur évéque. Cette ancienne et riche abbaye fut séculartsée en 1802, et ses vastes bâtiments furent convertis en château de chasse par Maximilien I", roi de Bavière, parce qu'on trouve beaucoup de sauvagine dans le voisinage. Voy. le P. Mansi, Supplementum coliectionis concilior., tom. II, col. 747. Gaet. Moroni, vol. LXXII, p. 263.

TEGLA ou TEGLATA, TEGULA . évêché de l'Afrique occidentale dans la Numidie , sous la métropole de Ci rte. On en connaît deux évéques, dont 1 un, Donat, se trouva à la conférence de Carthage, en 411, avec les donatistes , et l'autre , Donatien . prélat catholique, fut exilé par Mutinerie, roi des Vandales, pour avoir refusé de souscrire , dans la conférence de Carthage de 481, les propositions erronées des donatistes. Voy. deCommanville, Table atphabét., p. 231. Morcelli, A fric. Christ., tom. I. Gaet. Moroni, vol. LXXII, p. 263.

TEHINNA . fils d'Eston, de la famille de Caleb. Voy. I Paralip., IV, 12.

TEISSIER ( Antoine), littérateur, né à Montpellier en 1632, mort à Berlin l'an 1671, fut élevé dans le calvinisme, apprit le grec, l'hébreu et la théologie , et se fit recevoir avocat au présidial de Nîmes. Après la révocation de l'cditde Nantes il se fixa à Berlin, où l'électeur de Brandebourg lui donna le titre de conseiller d'ambassade et de son historiographe. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages , dans lesquels on trouve de l'érudition et des recherches consciencieuses; nous devons cependant à la vérité de dire que l'esprit de secte l'empêche parfois d'être d'une rigoureuse impartialité; nous citerons seulement : 1° Traité de la coneortle ecclésiastique des protestants; Genève , 1687, iu-12; — 2° une traduction des Vies de Calvin et de Th. de Bèze; ibid., 1681, in-12; — 3» une traduction de VÊpitre de saint Paul aux Corinthiens; Avignon, 1685, in-12; — 4» une Traduction du Traité du martyre, de la consolation des martyrs et de la chute des saints de lleideger : Genève , 1687, in-12; — 5° une Traduction du Traité de la religion chrétienne de PulFendorf; Utrecht, 1600, in-12. Voy. les Nouvelles littér., tom. IV, p. 126, 158. Le P. Nicéron, Mémoires, tom. V. Mcnard , Hist. de la ville de Nîmes, tom. VI, p. 467, 473. Feller. La Nouv. Btogr. génér. La Bktgr. univers, de Michaud, qui

donne la liste complète des écrits de Tessîer. Quant à Richard et Giraud , ils en indiquent 19.

TEKUPHES ou TEKOUPHES. Ce terme, qui signifie proprement en hébreu révolutions , cercles {revoiutiones , circuit , orbes), est très-commun dans les calendriers et les tables des fêtes des Juifs. Il se prend pour l'entrée du soleil dans les quatre points cardinaux du zodiaque, c'est-à-dire les deux équinoxes et les deux solstices , ou pour l'espace de trois mois entre un équinoxe et un solstice, ou un solstice et un équinoxe : c'est-à-dire que ce mot se prend pour le premier jour de chacune des quatre saisons de l'année. 11 y a diversité de sentiments entre les Juifs; les uns, qui suivent Rabbi Samuel , règlent les tekuphes sur l'an astronomique julien de 365 jours et 6 heures, et les font de 91 jours et 7 heures et demie. Les autres, qui suivent Rabbi Adda, règlent ces tekuphes sur le cycle lunaire astronomique de 19 ans, et les font de 91 Jours et 7 heures environ ; ce qui fait une différence d'environ une demi -heure. Voy. le P. Labbe, Chronol. hùtor. J. Buxtorfii, Lexicon chaldaic, talmudic. et rabbinic.coX. 2003.

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