TELL
chure intitulée : Principes de théologie, de théodicée et de morale, en réponse à M. le docteur Teller; Hanovre, 1803, in-8», où le professeur de Luc démontre que les doctrines de Teller anéantissent toute religion et mémo toute morale. Voy. la Biogr. de Michaud , où sont rapportées quelques-unes des réflexions aussi judicieuses que frappantes du savant professeur de Luc.
E. TELLEZ (Balthaiar), jésuite, né i Lisbonne en 1595, mort l'an 1675. professa les belles-lettres, puis la philosophie et la théolo-
ffie au collège Saint-Antoine à Lisbonne. Vers a fin de sa vie il fut nommé provincial , puis principal de la maison de Saint-Roch. Ses principaux ouvrages sont : 1° Surnom univers*! philosophie; Lisbonne, 1642, in-fol., et 1652, 4 toL in-8° ; — 2° Chronica da Companhia de Jésus ne provincia de Portugal e nos conquùta* deste reyno: ibid., 1647-1657, in-fol.; un décret de Jean IV en date du 8 octobre 1651 fit effacer de cette Chronique certains passages qui attaquaient l'Ordre de Saint-Benoit , — 3° Histnria gérai da Ethiopia a Alta , ou Preste Joào ; Coïmbre, 1660. in-fol., avec une carte : il est probable que Teller a écrit ce livre sur les renseignements fournis par le P. Manoel d'Almeida ; il a été traduit et abrégé par Thévenot , qui l'a introduit dans la IV* partie de sa collection. Voy. Barbosa Machado, Biblioth. Lusitana. Ferdinand Denis, dans la Nouv. Biogr. génér.
IL TELLEZ (Emmanuel-Gonzalez), docteur et professeur en droit de l'université de Salamanque, florissait au milieu du ww siècle. On a de lui : 1° Commentaires sur le texte des cinq livres des Décrétâtes; Lyon, 1673, 4 vol. in-fol.; — 2° Concilinm Illiberitanum cum discursibms apologeticis F. de Mendoza, eum notis vt mm, etc.; ibid., in-fol. Voy. le Journ. des vont* , 1606, p. 5, 1™ édit., et p. 6, 2« édiL TELLIAMED. Voy. Maillet, n* II.
I. TELLIER (François LE), bénédictin, né à Bellefons , vivait an xvii» siècle. Il fut prieur de Gassicourt, de l'Ordre de Cluny, docteur, professeur en théologie, et chevalier de l'Ordre militaire de la Croix. On a de lui : 1» one Oc'ave des morts, et des Sermons pour les trois derniers jours du carnaval; Lyon, 1605, in-è°; — 2» des Panégyriques pour les principales fîtes d? l'année; Paris , 1699, 4 vol. in-1»; — 3» Sermon* sur les mystère» de Nôtre-Seigneur ; Bruxelles, 1702, in -12. Voy. le Journ. des Savants, 1702. p. 612, qui fait remarquer que, dans ces Sermons sur le* mystères, l'auteur a suivi la méthode des anciens prédicateurs, dont le style tenait plus de la déclamation que de la véritable éloquence, et qui ne faisaient pas difficulté de se servir d'autorités et d'exemples profanes. Le Diction, de* Prédicateurs. Richard et Giraud.
II. TELLIER (Michel LE ), jésuite, né dans la basse Normandie en 1643, mort à la Flèche
l'an 1719, occupa les premiers emplois ^«„a Ordre , fut confesseur de Louis XIV, et devint membre honoraire de l'Académie des inscriptions. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1» AVponses <nu- principales raisons de la nouvelle défense du Nouveau Testament de Mous ; Rooen, 1672. 1678, 1684, in-8»; — > 2» Avis aux personnes qui lisent les traductions françaises des saintes Ecriture*, etc.; Lyon , 1675, in-8» ; — 3» Défense des nouveaur chrétiens et des missionnaires de la Chine, du Japon et des Indes; Paris , 1687, 7 vol. in-12; — 4» Le P. Quesnel séditieux et hérétique; 1705, in-12; — 5» Recueil historique des bulles et constitutions, brefs , décrets tt autres acte* concernant tes erreurs de ces deux derniers sukiet,
TÉMO
font dans les matières de la fbi que dan» celles des mœurs, depuis le saint concile de Trente; Rouen , 4697 et 1710. Le P. le Tellier a contribué en outre à la Traduction du Soui*eau Testament du P. Bauhnurs , a achevé le Traité de la Pénitence du P. Petau . et fut un des premiers rédacteurs des Mémoires de Trévoux. Au dire de certains écrivains , le confesseur de Louis XIV appelait à la fois les foudres de l'Église et la disgrâce du roi sur les ennemis des jésuites. Mais n'est-il pas vrai de dire qu'à cette époque, en France, les ennemis des jésuites étaient généralement les ennemis de l'Église? Or, dans cette hypothèse, qu'on veuille seulement se rappeler ces paroles de David : « Est-ce que je ne haïssais pas, Seigneur, ceux qui vous haïssent, et à la vue de vos ennemis ne séchais-je point de douleur? Je les haïssais d'une haine entière (Ps. cxxxvni , 21-22). » On a prétendu même « qu'il arracha au pape Clément XI la bulle Unigcnitus , qui condamnait le livre des Réflexions momies du P. Quesnel. » Il font avouer que, s'il en fut ainsi, les rôles dans l'Église de Jésus-Christ se trouvèrent intervertis d'une manière fort étrange, et que les catholiques de cette époque durent gémir bien amèrement de voir que relui qui avait été préposé par Jésus Christ à la garde du dépôt sacré de la foi eù besoin qu'on lui arrachât la condamnation de l'erreur. Voy. les Éloges dont le P. le Tellier a été l'objet dans le Recueil de l'Académie des belles- lettres, tom. II, In-»». Feller, Michaud, Htogr. univers. Artaud, dans le Diction, de la conversation. Desessarts, Les Siècles littéraires de la France. La Souv. Biogr. génér. Gams, qui, dans le Diction, de la théol. rathol., fait cette juste remarque : « C'est au P. le Tellier surtout qu'on attribue la persécution dont les jansénistes furent l'objet. Or, au moment où le Tellier fut nommé confesseur du roi, tout était déjà décidé à l'égard des jansénistes. Ce ne fut pas le Tellier qui fit passer la charrue sur les champs de Port-Royal, et en général les jésuites ne prirent aucune part à cette mesure, au dire même des jansénistes. »
I. TELMESSUS . ville épisc. de la seconde Painphvlie. Vou. Termessits.
II. TELMESSUS ou TELMISSUS , ville épisc. de la province de Lvcie , sous la métropole jle Mvre, au diocèse d'Asie, située sur les confins de' la Carie et de la Lycie , près du fleuve Xanthns. On en connaît deux évéques, dont le premier, Hilaire , est mentionné par saint Basile dans sa CDIIl* Lettre, et le second, Zénodote, se trouva l'an 451 au concile de Chalcédoine. Telrnessus n'est aujourd'hui qu'un simple évêché in partibus sufrragant de Myre, siège également inttartibu*. Vou. Lequien , Orient Christ., t. I, p. 072. Gaet. Moroni,vol. LXXU, p. 270.
TELMON, lévite, portier du temple. Vou.
I Paralip., ix . 13.
TELO MARTIUS. Voy. TOULO».
TELONIUM. Voy. Toni.ON.
TEL PATRICIA , ancien siège épisc. jacobite, situé près de Mëlitine, dans la petite Arménie. On en oonnait deux évéques, dont l'un, Denis, siégeait en 1029, et l'autre , Timothée , en 1181. Vou. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 1525.
TELSCA. Vou. SaMOGITIE.
TÉMÉNOTHYRE ou TÊMÉNOTIRE, siège épisc. de la Phrygie Paoatienno , sous la métropole de Laodicée , au diocèse d'Asie. On en connaît deux évéques : le premier, nommé .Matthias, et dont le métropolitain, Nunechius,
ni jiotir Ini au concile de Chalcédoine , l'an 451; le second. Grégoire, qui
souscrivit au VII* concile général. Voy. Lequien, Orient Christ., tom. I , p. 808.
TEMESA. Voy. Tempsa.
TEMNUS ou TEMENUS, et par corruption Tymbria , Tymnus et Tymon ; ville épisc. de la province et au diocèse d'Asie, sous la métropole d'Éphèse. Strabon et Pline mettent cette ville dans l'Éolie. On en connaît trois évéques, dont le premier est Eustachius. On souscrivit pour lui au concile de Chalcédoine. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I , p. 708
TEM0. ancien évéché de Sardaigne, érigé au vi» siècle sous la métropole d* Arbora ou Oristagni, à laquelle il fut réuni au xil* siècle. Voy. de Comman ville, ln Table alnhaltét., p. 231. Gaet. Moroni , vol. LXXIII, p. 272. Compar. Arbora.
I. TÉMOIGNAGE ( Testimonium ) , terme qui se prend dans l'Écriture : 1° pour le témoignage que l'on rend, en justice, en niant ou en affirmant quelque chose sur laquelle on est interrogé juridiquement ( Exode . xx , 16 ; xxm , 1 ). 2° Pour un monument propre à rappeler quelque événement à la mémoire de la postérité (Genèse , xxxi , 44, 47. Josué , xxii , 27 ). Il est pris spécialement, dans le psaume oxvm, pour la loi du Seigneur, les merveilles qu'il a opérées, les instructions qu'il a données à son peuple. 4* On le prend encore pour la bonne réputation de quelqu'un (Actes, vi, 3; x, 22). 5» Dans le Nouveau Testament il est mis pour la justice qu'on rend à la prohité de quelqu'un. (Jean, I, 8; 81). Enfin l'arche est nommée absolument testimonium , parce qu'elle renfermait les tables de la loi ou du témoignage (Exode, xvi, 16, 34). La Vulgate lit in tabemactUo, mais l'hébreu lit in iestimonio. Le livre de la loi, qu'on avait l'habitude de mettre sur la tête du roi au jour de son couronnement , est nommé testimonium (IV Rois, XI, 42). Isaîe appelle aussi testimonium un écrit qu'il avait fait par l'ordre du Seigneur (Isaïe, vm, 16).
II. TEMOIGNAGE (FAUX). Le faux témoignage est un crime défendu par le huitième commandement du Décalogue : « Tu ne porteras point contre ton prochain de faux témoignage (Exode , xx, 16). On peut le commettre de quatre manières : 1* en accusant devant les juges une personne de quelque crime dont elle est innocente; 2» en assurant en justice une fausseté ; 3° en se servant de faux actes ou en les fabriquant, ou en y contribuant; 4° en ne disant pas la vérité quand on en est requis devant le juge. Ce péché est extrêmement grave : d'abord à titre de parjure il attaque la majesté divine; en second lieu, à raison du préjudice quelquefois irréparable qu'il fait au prochain, il blesse le grand commandement de la charité. Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif.
I. TEMOIN, en grec martyr, signifie celui qui rend témoignage à la vérité aux dépens de son sang, de sa vie, de ses biens, etc. Jésus- Christ est appelé témoin fidèle (Apocalypse , ï, 5). Dieu promet (Ibtd., xi, 3, 7) de donner à ses deux témoins , qu'on croit être Hénoch et Élie , l'esprit de propnétie. Après cela, dit-il, ils seront mis à mort, et leurs corps seront jetés sur la place de la grande ville, nommée dans le sens spirituel Sodome et Éjgypte , où leur Seigneur lut lui-même ernrifié. La loi mosaïque veut qu'on croie en justice deux ou trois lémoins, mais non pas un seul (Deutér., xvii , 6); et, lorsqu'on condamnait un homme à mort, les témoins le frappaient les premiers (Deutér., xxvii, 7). La loi condamne le faux témoin à la peine du talion (Deutér., xix, 16, 17. etc.). Isaïe le le nom de témoin ( lv, 4). Les