‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1050 sur 1294 · I. TENA. ville épisc. Voy. Etknna · texte numérisé non relu

I. TENA. ville épisc. Voy. Etknna

II. TENA (Louis de), évéque de Tortose, né à Cadix vers le milieu du xvi* siècle, mort à Tortose l'an 1622, fit ses études à Alcala avec la plus grande distinction, fut successivement professeur de philosophie, professeur de théologie, administrateur des collèges royaux, chanoine théologal au chapitre de Tolède , interprète de l'Ecriture sainte, enlin évéque de Tortose. On a de lui : 1° Commentaria et ditputatinnes in Epistolam D. Pauli ad Hrbrœos; cet ouvrage, dédié à Philippe III, a été réimprimé à Londres, 1661, in-fol.; il excelle particulièrement dans les prolégomènes et les tableaux généraux des livres qu'il explique ; 2" Isagoge in Sacram Scripturarn, in-fol.; — 3° Quirstiones varia», etc. Tous ces ouvrages sont savants ; l'auteur y traite un grand nombre de questions, dont plusieurs sont utiles parce qu'elles éclaircissent non -seulement les paroles du texte sacré, mais encore plusieurs matières importantes. Voy. Feller. Michaud, liiogr. univers.

TENAILLE ( Tenalia), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, dans la Saintonge, au diocèse de Saintes. Elle était de la filiation de Fontdouce, et sons l'invocation de la Vierge. La chronique de Maillezais rapporte l'établissement de celte abbave au B. Géraud de Sala, en 1115. Il parait cependant, par une ancienne charte, qu'elle

a été fondée par Guillaume de Conchamp, premier abbé de Fontdouce. Elle fut ruinée par les hérétiques en 1582, et unie au collège des Jésuites de Saintes en 1619. Foy.la Gall. Christ., col. 1121. Richard et Giraud.

I. TÉNÈBRES, OBSCURITÉ. Le sens littéral de ce terme est assez connu. Seulement les interprète* sont partagés sur celles qui arrivèrent à la mort du Sauveur; les uns pensant qu'elles ne s'étendirent pas au delà de la Judée et les pays voisins, et les autres croyant qu'elles couvrirent tout notre hémisphère (Compar. Éclipse). Dans le sens métaphorique, les ténèbres se prennent quelquefois pour la mort , le tombeau (Job, x, 22. Ps. evi, 10. Baruc, vi, 70); quelquefois pour un grand malheur, une disgrâce (Esther, xi, 8. Job, m, 4-5. Ps. liv, 6). Dans le sens moral , les ténèbres marquent le péché (Êphés., v, 8, 11. I Pierre, 11,9 ), ou le règne du démon (II Corinth., xi, 14), l'exercice de son pouvoir (Luc. xxu,53. Coloss., i, 13), ses œuvres, c'est-à-dire le péché, les actions honteuses (Rom., XIII, 12. Êphés., v, H). Vou. D. Calmet, Diction, delà Rible. Bergier, Dation, de théol- Comp/ir. notre art.

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