II. TÉNÈBRES , OFFICE DES TÉNÈBRES
On nomme ainsi, dans l'Eglise catholique, l'office des matines et laudes des trois derniers jours de la semaine sainte , parce qu'on éteint a la fin de cet office tout le luminaire de l'église, ce qui produisait une nuit obscure dans le temps qu'on chantait cet office la nuit. Pendant l'office des ténèbres, on met devant l'autel un chandelier triangulaire sur lequel sont plusieurs cierges qu'on éteint successivement à la fin de chaque psaume; ceci est un vestige de l'ancien usage de l'Eglise. Autrefois le luminaire était placé au milieu du chœur, et si l'office se disait avant le jour , on éteignait les cierges à mesure que le jour approchait. Plusieurs auteurs ecclésiastiques ont donné un sens spirituel a l'usage d'éteindre les cierges successivement aux offices de ténèbres, ils ont •lit que ces cierges qu'on éteint ainsi sont l'image des apôtres et des disciples de Jésus- Christ, que ce divin Sauveur appelle lui-même la lumière du monde, et qui s'enfuirent et disparurent au temps de sa Passion. Le bruit /ait après cet office est encore un vestige de 1 antiquité. Le célébrant frappait sur son livre ou Sur sa chaise pour donner le signal de s'en aller. Ce bruit, imité aujourd'hui par tout le peuple dans bien des églises, est toléré comme étant une image de la confusion qui parut dans toute la terre à la mort de Jésus-Christ. Voy. le Diction, eçcléi. et canoti. portatif.
III. TÉNÈBRES. Les mystiques appellent lénèbres cet état d'obscurcissement, de sécheresse et d'aridité où tombe une àme spirituelle par la suspension de la lumière céleste et des autres effets sensibles de la grâce et de l'amour divin.
IV. TÉNÈBRES (LEÇONS DE). Les Leçons de ténèbres sont les Lamentations de Jérémie sur les malheurs de Jérusalem, et que l'on chante sur des tons plaintifs. Conrpar. Lamentation.