TENT
clades. tantôt à l'Hellespont. Son évéque couveruait en même temps tes Églises de Les dos, d'Égiale et de Prosélène, en 4ôl, et se qualifiait métropolitain et hypertime au xiv* siècle. On ne connaît que quatre évoques de Ténédos, dont le premier, Diodorc, souscrivit à la Lettre du concile de Sardique. Ténédos est aujourd'hui un simple évèché in partitms, suffragant de Mitylène ou Mételin, archevêché également in partiùtts. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 949. De Coniman ville, P* Table a/phabét., p. 231. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXIV, p. 12-13.
TENISON (Thomas), prélat anglican, né à Cottenham, près de Cambridge, en 1636, mort à Londres en 1715, fut successivement archidiacre de Londres, évêque de Lincoln, puis archevêque de Cantorbéry. Sous Jacques II , il combattit les projets de restauration catholique du roi. Outre des Sermons, quelques Lettres et divers Traités, il a laissé : 1» The Creed of M. Hottes examiner!, in a feigned conférence lielireen him andastudent in dtvinity; Londres, 1670, in-8»; il s'y propose de détruire l'opinion accréditée qu'il était favorable au système de Hobbes; — 2» Discourse of idolntry; 1678, in-8*; — 3» Baconiana ; 1679, l'abbé Émèry, supérieur du séminaire de Saint-Sulpice. a fait un grand usage de cet écrit dans le Christianisme de Bacon, et surtout dans sa Vie; — 4° Six Conférences concerning the Eucharist, wherein is inoveed, that the Transsubstantiation overthrows the pvoofs of the Christian religion; Londres, 1687, in-4°; traduction de l'ouvrage de la Placette intitulé : Traité de t autorité des sens contre la transsubstantiation: — 5* The incurable Scepticism of the Church of Rome , avec trois autres Traités; ibid., 1689, in-4«; trad. du Traité du Pyrrhonisme de C Église romaine, du même la Placette; Tenison , comme le remarque judicieusement Feller, reproche à l'Église romaine ce qui convient parfaitement à sa secte comme à toutes les autres, puisque n'avant point de règle de foi elles doivent nécessairement conduire au pvrrhonisme ; — 6° The Différence between the Cfturch of England and the Church of Home; An Examination of Bet/amtin's tenta note of holiness of life; ibid., 1687, in-4»; — 7» The Protestant and popish ways of interpreting Scripture, impartially compared ; 1689, in-4°. Voy. les Mcmoirs of the life and tintes of urchb. Tenison; Londres, 1716, in-8». Godwin and Richardson, Vives ofthe bisho/ts.Ciarenàon,Diary. W. Kennet, Complète History of Entjland. Chauffepié, Nouv. Diction, historique. Michaud, Biogr. univers. I^a Nouv. Biogr. genér.
TENNEMANN (Gulllaume-Gottlieb), prolestant, né à Brenbach, près d'Erfurt, en 1761, mort à Marboorg l'an 1819, était fils d'un pasteur; il étudia la philosophie et la théologie à Erfurl et à Iena. 11 fit d'abord dans cette dernière ville des cours libres de philosophie, qu'il enseigna ensuite officiellement. Partisan des doctrines de Kant, il a cependant élevé des doutes sur quelques idées du célèbre philosophe de Kœnigsherg. On a de lui : 1° De quastione : Num sit sutyeetum aliquod unimi , nobisque cognosci possit. Accrdunt qturdam dubùx contra Kantis sententiam; Iena, v788, in-8°; — 2° Doctrines et opinions des disciples de Socrate sur Cimmortalilé de tome; Iena, 1791, in-8»; — 3° Système de la philosophie de Platon; Leipzig, 1792-1794, 4 vol. in-8»; — 4° Histoire de la philosophie; ibid., 1798-1811, 11 vol. in-8»; cette histoire s'arrête a l'époque où est née la philosophie scolastique; - 5» Plan de f Histoire de
la philosophie; ibid., 1812, in-8*; c'est un abrégé de l'ouvrage précédent, qui a eu un grand nombre d'éditions, que Victor Cousin a fait traduire en français; Paris, 1829,1839.2vol. in-8", et qui a été mis à Vlndex le 5 avril 1815, avec cette clause : Quocumque idiomate. Ces quatre derniers ouvrages sont en allemand. Tennemann a traduit en la même langue : les /techerchas sur T esprit humain de Hume ; 1*E*«h sur t Esprit humain de Locke (ouvrages qui sont à Vlndex), et VHistoire comparée des systemrs de philosophie de Degérando. fi fut un des collaborateurs de la Gazette littéraire aVlena. Voy. Michaud, Biogr. univers., au Supplément. La Now. Biogr. genér.
TENSCAWÀLD Koy.ZlON.
I. TENTATION , TENTER. Ces mois, en matière de théologie, ont diverses acceptions. Ainsi: 1° Tenter se dit du démon lorsqu'il excite, qu'il porte les hommes à pécher. 2° Tenter signifie quelquefois éprouver , mettre à l'épreuve: c'est snrtout lorsqu'il estdit dans l'Écriture que Dieu tente les hommes; car, dans ce cas, tenter ne signifie point que Dieu séduit les hommes, qu'il leur tend des pièges pour les faire tomber dans le péché, mais qu'il met leur vertu à l'épreuve, soit par des commandements difficiles à observer, soit par de grandes afflictions. Lors donc que nous disons à Dieu, dans l'Oraison dominicale : iNe nous induisez pas en tentation », cela ne signifie pas: Ne nous tendez pas de piège pour nous faire pécher, puisque nous ajoutons : • Délivrez-nous du mal » ; mais cela veut dire : Ne mettez pas notre faiblesse à de trop fortes épreuves, et donnez-nous la grâce nécessaire pour nous préserver du mal. « Que nul, lorsqu'il est tenté, dit l'apôtre saint Jacques, ne dise que c'est Dieo qui le tente ; car Dieu ne tente point pour le mal, et il ne tente lui-même personne: mats chacun est tenté par la concupiscence qui l'entrai ne et le séduit (i, 13-14). » A la vérité Dieu n'a pas besoin de nous éprouver pour savoir ce que nous ferons , il le sait d'avance ; mais nous avons besoin nous-mêmes d'être mis à l'épreuve : d'abord afin d'apprendre par expérience ce dont nous sommes capaldes ; en second lieu, afin que nous donnions des exemples héroïques de vertu, exemples nécessaires au monde; troisièmement, afin que nous soyons encouragés par notre fidélité a Dieu ou humiliés par nus chutes, et que nous sentions le besoin de la grâce. Ainsi Dieu a-t-il récompensé d'une manière éclatante la foi d'Abraham , la soumission de Tobie et la patience de Job; ce sont là les grands traits qui frappent les hommes et leur font sentir qu'il y a une Providence. 3* Tenter Dieu, ce n'est pas, sans doute, vouloir l'exciter au mal, mais c est vouloir mettre sa loute-puissance et sa bonté à l'épreuve , par exemple en attendant de lui un miracle sans nécessité, ou en s'exposant témérairement à un danger d«quel on ne peut pas sortir sans un secours miraculeux que Dieu ne doit et qu'il n'a promis à personne. Il a défendu lui-même cette folle présomption lorsqu'il a dit : « Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu (Deutér., vi.16). • Voy. D. Calmet.Dicf . de la Bible. Richard et Giraud. Bergier, Dict. dethéol. V Enct/clop. rathol.
III. TENTATION (RÉSISTANCE A LA). Li e des questions qui furent agitées entre les Pères de l'Eglise et les pélagiens , était de savoir « l'homme peut résister à la tentation sans le secours de la grâce divine; ces hérétiques le soutenaient; mais leur erreur fut unanimement condamnée par l'Église. Elle a été proscrite de nouveau par le concile de Trente (sess. VI, I*