TENT
TEPH
Justifie., cm. u et m). Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible. Concina , Theol. Christ, dogmaticomoralis, tom. II, 1. 1, diss. «, c. m, et ton». VII, I. II, c. v. A. Liguori, Theol. tnorcdis, 1. III, n. 559, seq. Richard etGiraud.Le Diction, ecc/és. et canon, portatif. Bergier, qui , dans son Diction, de theol., s'attache entre autres choses à réfuter les calomnies de certains protestants contre les théologiens catholiques au sujet des tentations. Le Diction, de la ihéol. cathol. VEncyclop. cathol.
IV. TENTATION DE JÉSUS - CHRIST AU DÉSERT. Les incrédules, qui semblent n'avoir
{tas compris le récit évangélique touchant la entation de Jésus-Christ, sont scandalisés de ce qu'il ait permis au démon cet acte de puissance sur lui. C'était, selon eux, accorder à l'ennemi du salut un pouvoir injurieux à la dignité du Fils de Dieu. Les Pères ont répondu qu'il n'était pas plus indigne du Sauveur du monde d'être tenté que d'être revêtu des faiblesses de l'humanité, d'être injurié, outragé et crucifié par les Juifs. U voulait nous apprendre que la tentation par elle-même n'est pas un crime; que, quand on y résiste, la vertu en reçoit un nouveau prix et un plus grand mérite. U voulait rassurer les Âmes timides et scrupuleuses qui se croient coupables parce qu'elles sont tentées, et qui se découragent dans le chemin de la vertu ; il voulait leur montrer par quelles armes on résiste au tentateur. Cest par la prière, par le jeûne, par les leçons de la parole de Dieu. Après avoir dit que Jésus-Christ ne s'était pas uni à la nature angélique, mais à celle de la race d'Abraham, saint Paul ajoute : « D'où il a dû être en tout semblable à ses frères, afin de devenir auprès de Dieu uu pontife miséricordieux et fidèle pour expier les péchés du peuple. Car c'est par les souffrances et les épreuves qu'il a lui-même subies {lu eo enim in quo passus est ipse et tenta tus) qu il est
?uissant pour secourir ceux qui sont aussi prouvés (potens est et eis qui tentantur, attxiaari)... Nous n'avons donc pas un pontife qui ne puisse compatir à nos infirmités, ayant éprouvé comme nous toutes sortes de tentations, hors le péché (tentatum autem per omnia pro similitudine absque peccato). Allons donc avec confianee au trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce dans un secours opportun (Hébreux, u, 16-18; iv, 15-16).» Ces paroles montrent au moins que le grand apôtre entendait autrement que le3 incrédules l'honneur et la dignité de Jésus-Christ ; et certes on ne saurait l'accuser d'avoir voulu rabaisser la grandeur et la majesté de son divin Maître. Quant à ceux qui ont prétendu que la tentation de Jésus-Christ au désert ne s'est point passée en réalité, mais seulement en songe ou en vision t ils se sont visiblement trompés . et il faudrait violer les lois les mieux constatées de l'herméneutique et de l'exégèse pour admettre une pareille explication. Voy. les commentateurs sur l'Évangile de saint Matthieu . iv, 5 et suiv. Bergier, Dtction. de théologie. VEncyclop. cathol.
TENTATIVE (Tmtativa). On nomme ainsi une thèse, un premier acte ou essai qu'on faisait autrefois en France, dans les facultés de théologie, pour éprouver la capacité d'un répondant, et qui servait après les deux premiers examens pour obtenir le degré de bachelier, qui est le premier degré. Compar. Baccalauréat, Degrés, n«IV.
L TENTE DE JAHEL, femme de Haber \e\fillm,
Cinéen ; elle devait être dans la tribu de Nephthali. Voy. Juges, iv, 17.
IL TENTE DE TÉMOIGNAGE. Foy. Tabernacle, n<> I.
TENTER. Voy. Tentation, n* I.
TENTES DE CÉDAR, dont il est parlé dans le Cantique des cantiques (1,4). Cette expression ne marque pas un lieu particulier, mais elle signifie en général les tentes des Cédaréniens oui campaient dans l'Arabie.
TENTYRA ou TENTYRIS , aujourd'hui Dendéra ou Dendérah, ville épisc. de la seconde Thébaïde dans le patriarcat d'Alexandrie. Elle était située sur la rive gauche du Nil , entre Abydos et la petite Diospolis. C'est sur ses ruines qu'a été élevée Dendéra. Elle fut érigée au IV* siècle sous la métropole de Ptolémaide. On en connaît trois évéques : Pachimes Mélé- •-ien, Saprion ou Sérapion, contemporain de saint Pacôme, et Jean, jacobine, qui se trouva à l'assemblée des évéques tenue an Caire en
1680, par ordre du vizir, au sujet de Cyrille II , patriarche des jacobites. Tentyra ou Dendéra est maintenant Un simple évéché ïm partibus, toujours sous la métropole de Ptolémaïde, siège devenu également in partions. Voy. Lequien, Orient Christ., tom. Il, p. 607. Gaet. Moroni, vol. LXXIV, p. 13-14. Compar. Ptolémaïde, n° III.
TENTZELIUS (Guillaume -Ernest}, protestant, né à Arnstadt, en Thuringe, l'an 1659, mort l'an 1707, étudia à Wittemberg la philosophie, les langues orientales, ainsi que l'histoire ecclésiastique et profane. Appelé à Gotha en 1085, il s'appliqua à la recherche et à la connaissance des médailles, ce qui lui procura la charge d'historien de la branche emestine de la maison de Saxe. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons: 4° De A pophthegmate Ignatii, Amormeus crucifirusest; Wittemberg, 1683, in-4»; — 2» De Duplici Itaptismo Constantini Magni; ibid., 1683, in-4°; — 3° De Symbolo Apostoîico ; ibid., 1683, in-4°; — 4° De Poiycarpo episcopo et martyre Smyrncnsi; ibid., 1683, in-P>; — 5° De Satalittis episçopontm; ibid., 1684, in-4»; — 6» De Ephremo Syro; ibid.,
1681, in-4»; — 78 De Hymno Te Deum laudamus; Arnstad, 1685, in-4». Voy. le P. Nicéron, .Vt1moires, tom. III. Le Jour», des Savants, 1685, etc. Moréri, édit. de 1750. Richard et Giraud. Feller. Michaud, Biogr. univers.
TENURE , vieux terme qui , en matière de fiefs ecclésiastiques, s'appliquait aux biens donnés à l'Église sous la réserve de la juridiction temporelle , en faveur du donateur. On disait alors que l'Église tenait ces biens par aumône ou en franche aumône, ou frank-almoine, in liberam eleemosynam. Voy. la Bibliath. canoniq., tom. II, n. 638.
TÉOPISTE. Voy. Eustachc, n« I.
TÉ0S ou TIUS et THERP0LI, ville épisc. de l'ancienne Lydie , de la province et au diocèse 'l A s it-, sous la métropole d'Éphèse. On en connaît cinq évéques, dont le premier, Daphnus, était contemporain de saint Vol y carpe, évêque de Smyrne. Saint Ignace, écrivant aux fidèles de Smyrne, en fait mention et lui donne le nom d'Incomparable. Téos n'est aujourd'hui qu'un simple évéché tu partibus , toujours suffragant d'Éphèse, devenue elle-même un archevêché in partibus. Voy. Lequien, Oriens Christ., t. I,
E. 727. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXIV, p. 86-87.
TEPHILLIM ou TEFILLIM , en hébreu , et avec la terminaison chaldaïque tephillm ou te- * instruments de prières, est ce