TERR
sont certains calvinistes qui mettent un terme à la miséricorde de Dieu. Us enseignent : 1° qu'il y a beaucoup de personnes dans l'Église et hors de l'Église a qui Dieu a fixé un certain terme avant leur mort, terme après lequel il ne veut plus les sauver, quelque long que soit le temps pendant lequel elles vivront encore sur la terre; 2* qu'il l'a ainsi résolu par un décret impénétrable et irrévocable ; 3° que ce terme une fois expiré, Dieu ne leur donne plus le moyen de se repentir et de se sauver, qu'il ôte même à sa parole tout (>ouvoir de les convertir; 4° que Pharaon, Saùl, Judas, la plupart des Juifs, beaucoup de gentils, ont été de ce nombre ; que Dieu souffre encore aujourd'hui beaucoup de réprouvés de cette espèce; que s'il leur accorde encore des grâces après le terme qu'il leur a marqué , ce n'est pas dans l'intention de les convertir. Les autres protestants, surtout les luthériens, rejettent avec raison ces sentiments, qui sont autmt de conséquences des décrets absolus de prédestination soutenus par Calvin et par les gomaristes; à proprement parler, ce sont autant de blasphèmes injurieux à la bonté infinie de Dieu et a la grâce de la rédemption , destructifs de l'espérance chrétienne, formellement contraires à l'Ecriture sainte , que ces sectaires prétendent cependant être guide unique et infaillible dans tout ce qui touche à la religion. Voy. Bergier, Diction, de theol.
TERMISSDS. Voy. Termessus.
TE RM OLI (Termula), ville épisc. d'Italie sous la métropole de Benévent, située dans une péninsule à I embouchure du Tiferno. dans le golfe de Venise. Son premier évéque, Scio, siégeait en 969. l'oy. Ughelli, /ta/. Sacra, tom. VIII, col. 374. De Commanville, /" Table alphabet., p. 232. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXIV, p. 97-99.
TERNÀL (Charles-Fleuri), jésuite, a donné : Vie de saint Bernard ou Barnard. archevêque de Vienne en Dauphiné: Paris , 1722, in-12.
TERNI (Interamna, Inlerainnwn, Enteramnia et Ternum), ville épisc. d'Italie, dans l'Ombrie, sous la métropole de Rome , est située à cinq lieues au midi de Spolette. Il est très-probable que la foi chrétienne fut préchée à Terni par quelqu'un des disciples de saint Pierre, que ce saint apôtre envoya de Rome pour évangéliser les lieux voisins aussi bien que les pays éloignés. Il est certain que saint Pierre envoya saint Brice. son disciple, dans l'Ombrie, dont il devint l'apôtre, et qu'il fut ordonné premier évéque de Spolette. Quant au premier évéque de Terni, Ughelli dit qu'on croit que ce fut saint Pérégrinou Pélegrin. qui gouvernait cette Église vers l'an 128. Voy. Ughelli , Italta Sacra, tom. 1, p. 476. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXIV, p. 100-147.
TERNOVA ou TARNOBA, TORNOBA (Ternobus ou Trinoàus), ville épisc. de la deuxième Mésie chez les Bulgares, située près du fleuve Jatri et du mont Hémus. Le pape innocent III l 'érigea en archevêché et en prima tie à la demande de Joannicius, seigneur de Bulgarie et de Valanhie, lequel se soumit au Saint-Siège en 1204. Mais peu de temps après les Bulgares retournèrent à la communion des Grecs, et Germain , archevêque de Ternova , fit confirmer par le patriarche grec de Constautinople , résidant â Nicée, les privilèges accordés a son prédécesseur par Innocent III, et fut même décoré du titre de patriarche. Ce titre fut supprimé ensuite, et les prélats de Ternova n'ont
aues de Bulgarie. Les trois évéchés de Lophitzi, de Tzernova et de Preslau sont soumis au siège de Ternova, dont on connaît douze évoques. Le premier de ces évêques, Basile, fut institué primat de Bulgarie par le pape Innocent III en 1204. Voy. Lequien, Uriens Christ., tom. I, p. 1232. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, volume LXXIV, p. 147-148.
TEROUANNE^ Tct •oana Moi -inorum ) , :
capitale des Morins, sur la Lys, était autrefois une ville épisc. Elle fut réduite en cendres par Attila en 451. Avant cette époque, saint Vicions et saint Fusien y avaient porté les lumières de la foi; elle était néanmoins retombée dans l'idolâtrie lorsque saint Antimon, envoyé par saint Remi , fonda a la fin du v« siècle I» dio-
cèse des Morins, sous la métropole de Réims. La ville de Térouannc prospéra sous la sage direction de ses évéques, et notamment de saint Orner, qui détruisit entièrement l'idolâtrie; mais elle fut saccagée par les Normands en 8G1 et 8*1. Après plusieurs vicissitudes elle tomba, pn 1553, au pouvoir de Charles-Quint, qui ordonna sa totale destruction. L'évèché de Térouanne fut alors supprimé, et puis partagé en trois, Boulogne, Saint -Orner et Ypres. Voy, V Enci/c/upéd. cathol. Gaet. Moroni, vol. LXXIV, p. 148-150.
I. TERPAGER (Laurent), fils du suivant et pasteur d'une église dans la Zélande, a laissé quelques dissertations, entre autres: 1* Retiyuiarum Sanctuartum,seu Excrcttatio de sepulchro allons; Copenhague, 170-4; — 2* ScAediasma desacris veterum Danarurn vigiliis, ibid., 1705; — 3° Disputatio de ambone veterum; ibid.; — 4° Prodromus asif/ogropltiœ Danica". etc.
IL TERPAGER ( Pierre ) , chanoine de l'église réformée de Hvpen en Jutland. né dans cette ville vers l'an 1654, mort en 1737, était docteur et lecteur en théologie. Outre plusieurs écrits purement littéraires, il a laissé : 1° Rtpensium episcoporum Séries et vila tetrastichis compre* henia; Copenhague, 1704, in-4°; — 2« Ritua/e ecclesiarum Dama et Koneyiat , trad. en lutin avec une préface; ibid., 1706, in-5°; — 3° 0<otio jubil&a ; 1717 ; 4° Prodromus bibliothecat sacrât; 16*0 ; — 5° Chronicon ecclesue Rtpensis, seu Annales episcoporum Rtpeiinuni ex vêler i codice manuscripto eruti; ibid., 1708, in-8°. Voy. Alb. Thura. hlea hist. litler. Danorum, etc., p. 66. Joanuis Molleri, Cimbria litterala, tom. I, in» fol. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud. Michaud , Uiogr. univers.
TERPHALÉENS (Terphalai), peuples qui s'opposèrent au rétablissement du temple. Voy, I Ésdras, lv, 9.
TERRACINE (Terracàta), autrefois Auxur, ville épisc. d'Italie, sous la métropole de Rome, est située à vingt-deux lieues de cette ville, et
à une distance égale de Naplcs. Sou premier évéque. saint Épaphroditc, un des soixantedouze disciples, fut ordonné évéque par saint
Pierre l'an 50. Voy. Ughelli, llalia Sacra t t. I, p. 1278. Richard et Ciraud. Gaet. Moroni , volume LXXIV, p. 151-211.
TERRALBA, ancienne ville épisc. de Sardaigne, sous la métropole d'Arbora. C'est apparemment ce qu'on appelle aujourd'hui Toralba , village situé dans le diocèse d'Alès. L'évèché de lerralba fut uni i celui d'Usel ou Alès au xvi« siècle. Cette ville a eu dix -huit évéque* , dont le premier, Marianus, siégeait en 1144. Voy. Mattheis, Sardtn. Sacra, p. 259. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXIV, p. 211-
L TERRASSON (André), oratorien, né à
TERH