‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1057 sur 1294 · TERR · texte numérisé non relu

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Lvon en 16G9, mort à Paris l'an 1793, se livra à la prédication, et obtint de grands succès soit à la cour, soit dans les églises de Paris. On a de lui des Semions; Paris, 1796, 1736, 4 vol. in-19; quelques-uns ont été réimprimés dans les Orateurs chrétiens; 1890. * Son éloquence a autant de noblesse que de simplicité, dit Félin, et autant de force que de naturel. Il plait parce qu'il ne cherche point à plaire. On ne le voit point employer ces pensées qui n'ont d'autre mérite qu'un faux brillant, ni ces tours recherchés si fréquents dans nos orateurs modernes , et plus dignes d'un roman que d'un sermon. » Voy. la Biblioth. franç., tom. II, p. 303 et 304. Le Journ. des Savant*, 17*26, p. 489. Le Diction, des prédicateurs. Richard et Giraud. L'abbé de Cursay, Mémoire sur les savants de la famille de Terrasson. Pemetty, Lyonnais dignes de mémoire. Michaud , Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér .

II. TERRASSON (Gaspard), oratorien, né à Lyon en 1680, mort à Paris l'an 1759, était frère du précédent. Il s'appliqua d'abord à l'étude de l'Écriture sainte et des Pères, puis il professa dans différentes maisons de l'Oratoire , et principalement à Troyes. Après la mort de son frère, il remplit plusieurs stations auxquelles le défunt s'était engagé , et il ne tarda pas à acquérir une grande réputation. Son opposition aux décrets de l'Église l'obligea de quitter en même temps la congrégation de l'Oratoire et la prédication. Cependant il parait qu'il finit par accepter la bulle trnigenitus. On a de lui : 1° un livre anonyme intitulé : Lettres sur la justice chrétienne; Paris, 1733, in-19; ces Lettres furent censurées par la Sorbonne lors de leur publication ; — 2° des Sermons ; ibid., 1749, 4 vol. in-19. Voy. le Journ. des Prédicateurs, 1749, p. 362. Le Diction, des Prédicateurs. Richard et Giraud. Feller, Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. aénér.

III. TERRASSON (Jean), frère du précédent, né a Lyon en 1670, entra aussi à l'Oratoire de Paris , mais il n'v resta pas. Il obtint en 1707 une place à l'Académie des sciences , et au collège royal de France une chaire qu'il occupa jusqu'à sa mort. Outre plusieurs ouvrages de littérature et d'histoire, il a laissé : 1° La Philosophie applicable ù tous les objets de t esprit et de la raison; ouvrage plein d'excellentes reflexions, dignes d'un philosophe chrétien; on y voit en plusieurs endroits combien l'auteur était aussi ennemi de la fausse sagesse qui s'élève contre la religion, la grande institutrice et consolatrice des hommes , que de l'esprit de parti , qui égara un de ses frères ; — 9° Séthm , 9 vol. in-19 ; « roman moral, dit Feller, plein d'un grand nombre de caractères , de traits de morale , de réflexions fines, et de discours quelquefois sublimes. » Voy. Montcrif, Lettre sur la tn-rsonne et les ouvrages de F abbé Terrasson. L abbé de Cursay, Mémoire sur les savants de la famille de Terrasson. L'abbé Goujet, Biblioth. Française , tom. VIII, et Hist. du collège Boyal. Michaud , Biogr. univers. La S'ouv. Biogr. génér.

IV. TERRASSON (Matthieu), écuyer, ancien avocat au parlement de Paris, né à Lyon en 1669. mort à Paris l'an 1734, était cousin des précédents. Après avoir fait ses études littéraires chez les jésuites, il fut envoyé par son père à Valence, puis à Paris, où il étudia le droit civil. Il fut censeur royal des livres de jurisprudence et de littérature, et associé au travail du Journul des Savants depuis 1706 jusqu'en 1714. On a donné à Paris, en 1737, un recueil in-4° de ses Discours, Plaidoyers, Mémoires et Consultations, sous le titre à'Œuvres de feu M. Matthieu

Terrasson , écuyer , ancien avocat au parlemnt. Nous distinguerons dans ce volume : 1* Discourt sur l'amour du bien public; 2» Fragment <fm discours sur la religion ; — 3° un Plaidoyer m un mariage clandestin déclaré abusif; — 4* on Plaidoyer sur une réclamation de > <wx ; — 5» Plaidoyer sur le temps auquel tes lettres de vicariat doivent être insinuées, etc. On admire dans les écrits de Terrasson la beauté et la facilité du génie, la justesse de l'esprit, l'élégance, les saillies agréables et la force de l'expression. Voy. Richard et Giraud. L'abbé de Cursay, \lmoires sur les savaids de la famille de Terrasson. Les Annales du barreau, tom. II. Le Bamou français, tom. II. La Nouv. Biogr. génér.

V. TERRASSON (Sanctus Sorut Te rrarinen- *is), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située dans le haut Périgord , au diocèse et à quatre lieues de Sarlat, sur la rivière de Vezère. On dit avec assex de probabilité qu'elle fut fondée par saint Sorus, aidé par Godond, prince de Limoges. Cette abbaye ayant été détruite pendant les guerres des ducs d'Aquitaine, fut rétablie vers le ix« ou le x« siècle, et soumise, l'an 1101 , au monastère de Saint-Martial, l'oy. la Martinière, Diction, géogr. La Gallia Christ., tom. II. col. 1532. Richard et Giraud.

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