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et de l'Écriture sainte , assure , comme ses prédécesseurs, que sous un gouvernement moins oppressif et moins insensé que celui des Turcs, la Syrie serait le séjour le plus délicieux de l'univers. Or si , malgré le manque complet de culture et tou9 les ravages qu'elle a éprouvés depuis le siècle de Moïse, la Terre Promise conserve encore des restes de son ancienne fécondité , que devaitrelle être lorsque la Judée était habitée par un peuple immense, libre et laborieux? Le lait et le miel devaient y couler, selon l'expression de l'Écriture , vu le nombre des troupeaux, la quantité des abeilles et des plantes odoriférantes dont elle était couverte. Voy. Bulle t, Réponses critiques, tom. I. Le Diction, de théol. de Bergier. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. Il, p. 25-26; on trouvera dans ces trois ouvrages, surtout dans les deux premiers, les preuves détaillées des assertions que nous avons émises dans cet article. Cornpar. Palestine.
TERRENI (GUI). Voy. Gui, n° XIV.
TERRISSE (François -Christophe), docteur de Sorbonne, né à Nantes, fut grand vicaire de l'Église métropolitaine de Rouen, et abbé de Saint- Victor en Caux. On a de lui : 1* Mémoire sur l'origine de t abbaye de Saint- Victor en Caux, et les droits prétendus sur cette abbaye par celle de Saint-Ouen de Rouen; 4742, in-4»; — 3» Justi fient ion de ce mémoire; in-8°.
TERRITOIRE. On appelle territoire, en matière ecclésiastique, retendue ou la circonscription d'une paroisse ou d'un diocèse. Un évéque ne peut exercer sa juridiction hors du territoire du diocèse qui lui a été assigné par le Souverain Pontife, et un curé hors du territoire de sa paroisse, à moins que l' évéque, par un privilège spécial, ne lui donne une juridiction plus étendue. La division du territoire pour les évéchés doit être faite par le Pape , et non
r- l'autorité civile, comme l'a prétendu à tort constitution civile du clergé. L'évêque fait la division de territoire pour les paroisses. En France il est obligé de s'entendre pour cela avec l'autorité civile. Voy. l'abbé André, Cours alphabet, de droit canon.
TERSTEEGEN (Gaspard), mystique protestant, né à Meurs en Vvestphalie en 1677, m^rt l'an 1769. Quoique ses dispositions naturelles parussent le destiner à une vocation scientifique, son père voulut en faire un négociant. Pendant qu il était en apprentissage, il passait des nuits entières à prier, à lire, à méditer. Devenu fabricant de rubans , il vécut dans une pauvreté extraordinaire, donnant aux pauvres tout ce qu'il gagnait. Aussi fut-il bientôt abandonné de tousses parents. Maladif dès l'enfance, il souffrit de plus en plus, demeura isolé, et tomba souvent dans une affreuse misère , à laquelle se joignirent des peines intérieures et une profonde tristesse. Ce fut dans ces circonstances qu'il fit connaissance avec un pieux visionnaire du nom d'Hofmann , et qu'il contracta avec lui une amitié qui dura jusqu'à leur mort. Ce fut aussi i cette époque (1724) que Tersteegen signa de son sang l'engagement de se consacrer au service du Christ. En 1730 il renonça à sa profession industrielle , et se mit à prêcher. Sa réputation s'accrut rapidement. Il mourut après de longues souffrances. Sa fin fut édifiante comme toute sa vie. On a de lui en allemand : 1» ses premiers Sermons; — 2° Miettes spirituelles; ce sont les discours qu'il prononça de 1753 à 1756, et dont on avait pris note pendant qu'il parlait ; — 3° Chant sacré des enfants de Sion; — 4° Le Collier de perles; — 5° Le Jardm rpintwl. Ses Œuvres complètes ont paru chez
Baedeker, à Essen. Sa biographie précède le second volume de ses Lettres spirituelles et édifiantes. Elle se trouve aussi dans un choix de ses écrits publié par Rapp, et dans Krug : Hist. crit. les ectaires, visionnaires, fanatiques , religieux, du protestantisme, et des novateurs du grand duché de Berg , surtout du Wopperthal , Elberfeld, 1851. Voy. Garas, dans le Diction, de la théol. cnthol. .
TERTIUS servit de secrétaire a saint Paul lorsqu'il écrivit l'Êpitre aux Romains. Les Grecs
la Bible. Le Diction, de la théol. cathol.
I. TERTRE (Jacques, et en religion Jean- Baptiste du), missionnaire, né a Calais en 1010, mort à Paris l'an 1687, était fils d'un médecin. Il abandonna ses études médicales pour prendre du service sur un vaisseau hollandais, à bord duquel il fit divers voyages lointains. Il «'enrôla ensuite dans les troupes du prince d'Orange. Plusieurs dangers sérieux auxquels il échappa lui firent faire des réflexions qui le décidèrent à entrer Sans l'Ordre de Saint-Dominique. Il fit profession à Paris en 1635. Cinq ans après ses supérieurs l'envoyèrent en mission dans les Antilles françaises, d'où il revint à Paris après y avoir travaillé très -utilement pendant dix-huit années. On a de lui, outre une Hist. génér. des Antilles habitées par let Français, estimée par son exactitude, la Vie de sainte Austreberte , vierge; Paris, 1659, in -12. Voy. Échard, Scriptor. Ordin. Prœdic, tom. H. Moréri , Diction, histor. La Nouv. Biogr. génér.
II. TERTRE (Rodolphe du), iésuite. né i Alençon en 1677 , mort vers l'an 1762 , a laissé : 1* Réfutation du nouveau système de métaphysique firopose )>or le P. Mallebranche; 1717, 3 vol. m -12; — 2° Entretiens sur les vérités de la religion; 1743, 3 vol. in- 12. Voy. la France Uitéraire.
TERTULLE (Sainte), vierge et martyre de Numidie, fut la compagne de saint Jacques et de saint Marien. Vot/. Marikn, n« ï.
TERTDLLIEN ( Quintus-Septimus-Florens- Tertullianus ) , prêtre et docteur de l'Église, puis hérésiarque, né à Carthage vers l'an 160, mort vers fan 245, était fils d'un centenier des troupes proconsulaires. Il était marié , comme on le voit dans l'ouvrage qu'il dédia à sa femme. Quand il eut embrassé le christianisme, il entra dans l'état ecclésiastique. Un ancien auteur dit qu'il fut ordonné prêtre pour l'Église de Carthage. mais l'opinion la plus commune est qu'il l'a été pour 1 Église de Rome. Il fut d'abord fort attaché à l'Église catholique, et la défendit avec beaucoup de force et de zèle , mais il se Ut montanistê, et forma plus tard une secte particulière , appelée de son nom tertutlianietet. Ceux-ci avaient encore une église à Carthage du temps de saint Augustin ; mais peu de temps après ils se réunirent aux catholiques. Voy., selon Richard et Giraud, les principales erreurs de Tertullien : 1» 11 a cru que les anges avaient péché avec les femmes des hommes, expliquant mal l'expression les fils de Dieu ( Genèse, vi, 2), qu'on entend communément des descendants de Seth , auxquels on donna ce nom à cause de leur piété envers Dieu (De Veland. virgin., cap. vu). 2° Selon lui , l'âme a un sexe particulier; elle est mâle ou femelle. Elle a aussi les mêmes dimensions que le corps, et une âme en produit une autre par une espèce de génération (De Anima, cap. IX, XXVii , xxxi, I xxxn). 3« Il a donné dans Terreur des millé-
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naires, l'entendant toutefois d'une manière spirituelle (Lib. III contra Manioncm, cap. xxiv). 4° 11 a enseigné que le baptême des hérétiques était nul (Lié. de Baptismo, cap. xv). 5- 11 a condamné les secondes noces comme des adultères ( /.'//. de monng., cap. i , iv ). G» Il a soutenu qu'il n'était pas permis de luir dans la persécution, ni de donner l'absolution à aucune personne coupable de certains péchés mortels ( De Fuga , cap. x , xiv , et De Pudicitia , cap. i , lv ). 7» 11 a reçu comme des oracles du Saint-Esprit les rêveries de Montait , de Prisque et de Maximille, trois fanatiques possédés du démon. 8° Il a prétendu qu'il fallait s'abstenir du vin et de la chair des animaux (Lib. de Jejunio, cap. xvn). Les anciens ont regardé Terlullien comme un des plus illustres écrivains de l'Église. Saint Cypnen le lisait tous les jours, et souvent, quand il le demandait, il disait : Donnez 'moi ?/ion maitre. Ruffln I appelle le plus célèbre de tous ceux qui ont écrit; et, selon Vincent de Lérins, il est entre le* auteurs latins cequ'Origéne est entre les grecs, également consommé dans les lettres divine» et humaines. Il nous reste de Tertullien plusieurs ouvrages. Ceux qu'il a composés avant sa chute ont naturellement plus d autorité que les autres. Sel Œuvrer complètes ont eu de nombreuses éditions ; celle
Îui est la plus généralement estimée est celle e Rigault; Paris. 1034, 1641, in-fol.; elle a été reproduite avec des corrections de le Prieur; Paris, 1604, 1675, in-fol. Feller, après avoir dit : « Jacques Pamèle a donné une bonne édition de Tertullien; Anvers. 1579, et Paris, 1035, ajoute : « Elle a fait oublier culle que Rigault avait donnée l'année précédente , avec des notes pleines d'erreurs très-graves. L'édition de Jacques Pamèle a été réimprimée en 10H, 1004 et 1075. Pour avoir Tertullien complet, il faut y ajouter un volume de notes et des commentaires imprimés à Paris en 1635. La meilleure édition de Tertullien est celle de Venise, 1740, in-fol. * Laufkœther dit de son côté, dans le Diction, de la théol. enthot. : « La meilleure de toutes les éditions est celle de Nicolas Rigault , Paris, 1028, qui ne renferme que quelques écrits; celle de 1634, in-fol., est complète, et celle de 1041 est supérieure; Phil. Priorio, 1001, 1075, in-fol.; Venetiis, 1744, in-fol. > Voy. Euseb., Hist. eectes., I. II , c. xxiv, Lactant., Instit, divin., 1. V, c. I. Hieronym., De Viris il/ustr., c. Ull. August., De Civitate Dei, 1. VII, c. I; Epist. CL VII; Hares. , lxxxvi. Vincent de Lérins, Commonitorivm, i. Thomas, sieur du Fossé, Hist. de Tertullien. D. Ceillier, Hist. r>lnér. des Aul. sacré* et ecclés., tom. II, p. 174. Wironius, Annal. Tillemont, Mémoire», tom. III, p. 196. Richard et Giraud, qui, outre une Notice sur la personne de Tertullien, et une indication de ses ouvrages, rapportent : 1° les Endroit» lemarquables de sa doctrine touchant le dogme, la morale et la discipline; 8* ses Sentences spirituelles. La Btbor. univers, de Michaud, où l'on trouve non-seulement la liste des écrits de Tertullien, et quelques mots d'explication sur ceux de ces écrits qui en ont besoin, mais encore les diverses éditions qui en ont été données des parties séparées des ouvrages du savant Père, et des traductions françaises qu'on en a faites. L' Encyclopéd. cathol. La JVowv. Biogr. génér., où on trouve une analyse asseï détaillée des ouvrages de Tertullien. Le Diction, de la théol. cothol., oui , outre une analyse semblable, donne la liste des livres de Tertullien qui sont perdus ou qui ont été interpolés. Bergier, qui, dans son Diction, de théologie , défend Tertullien des
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attaques injustes ou trop sévères dont D a été l'objet de la part des incrédules, des protestants, et même de quelques catholiques qui ne se sont pas donné la peine d'examiner a vecasses de soin les passages qu'ils incriminent. Cependant Bergier déclare qu'il ne prétend pas justifier tout ce qu'a écrit Tertullien; il convient qu'i? y a des erreurs dans ses ouvrages, mais beaucoup moins , dit-il, que ne le prétendent certains critiques prévenus et pointilleux qui se copient les uns tes autres sans examen. « Nous persistons à croire, ajoute-t-il, que souvent il a été jugé et condamné trop sévèrement, parce qu'on ne s'est pas donné la peine d'étudier son style coupé , sententieux , plein d ellipses et de réticences, ni sa manière de i. tisonner brusque, impétueuse , qui passe rapidement d'une |«nsée à un autre , et aul laisse au lecteur le soin do suppléer à ce qurl ne dit pas. Ce n'est point un modèle à suivre , mais c est un écrivain qui donne beaucoup à penser, et qui mérite d'être lu plus d'une fois. »
TERTULLUS, avocat qui plaida contre saint Paul devant Félix, gouverneur de Judée. Quelques-uns ont cru que Tertullus Vêtait converti. Voy. Actes, XXIV, 1-9. D. Calme t, 'Hctum. de la Itible.
I. TERUEL ( Teruehtm, TervJum, Turulium, Turu/a), ville épisc. d'Espagne, dans le royaume d'Aragon . sous la métropole de Sara gosse , est située à vingt-six lieues de cette ville. De Commanville dit qu'elle fut érigée en évèché l'an 1317; mais Richard et Giraud, fondés sur un Mémoire fourni par le R. P. Vincea Bea , prieur du couvent des dominicains de Sara gosse, avancent que cette érection n'eut lieu qu'en 1577 , par le pape Grégoire XIII, et que le premier évèque qui occupa ce siège fut dom André Santus Quintana de la Vega, natif de Tolède, et fameux canoniste, nommé par Philippe H . roi d'Espagne, en 1578. Gaet. Moroni dit également que , le 31 juillet 1577, Grégoire XIII, sur la demande de Philippe II, établit àTéruel un évéché sufl'ragautde Saragosse. Aujourd'hui l'ét éché de Téruefest uni à celui d'Albarazin. Voy. de Commanville, /*• Table attthabét., p. '232 Richard h Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXX1V, p. 215-247.
IL TÉRUEL (Basile), capucin espagnol de la province de Valence, vivait au xvit* siècle. Il fut provincial de se province, et se distingua par sa science et par son talent pour la chaire, il a laissé en espagnol plusieurs ouvrages , parmi lesquels nous citerons : !• Exercice pour assister tes agonisants; Valence, 1669, in-8« ; — 2° Abrégé de l'explication de la Règle téraphiqur; ibid., 1679, in-8*; — 3° Récit historique pour montrer que saint François n'a pas été religieux de rOrdrc de Saint- Augustin, et n'a pas professé sa régie; Naples, 1000; — 4» Recueil sacré; Madrid, 1668; — 5° Sommaire des indulgences accordées a l'Ordre de Saint - François par les touverains Pontifes; ibid., 1058: — è# Notes %ur te Martyrologe romain. Voy. le P. Jean de Saint- Antoine, ll hlioth. univ. Francise., tom. I, p. 197.
TERUELUM , TERULUM. Voy. TtRUEL , n* I.
TERVENU. F-.»/. Tarvenu.
TESFA. Voy. ZlON.
TESSALA-TEMPE. Voy. LVCOSTOMITM.
TESTA (François), chanoine de l'église de Palerrae et vicaire général de l'archevêché, a laissé, outre un ouvrage de jurisprudence : De Jure capituli mnjoris Ecdesiaf Panormitana» ruefêrendi scite vacante, vivandas et alia bénéficia
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consuetudinem LXVIII urbis Panormi ; Palerme, 1736, in-fbl. Voy. Richard et Giraud.
I. TESTAMENT en matière de droit canon. Le ppe Alexandre II! décide (Cap. Cum esses, et Lap. O/atum, dr Testant . ) que les curés peuvent recevoir les testaments de leurs paroissiens en présence de deux ou trois témoins; et que les dispositions de dernière volonté en faveur de l'Église ou des pauvres sont valables, pourvu quYlles aient été prononcées en présence de deux ou trois témoins. La glose de ces deux décrétales tient qu'elles ne doivent s'entendre que pour les legs pieux en ce qu'elles ordonnent, touchant le nombre de deux ou trois témoins ; que, lorsque le testament contiendra d'autres dispositions, il faudra y observer les formalités du droit civil. Quoi qu'il en soit, il faut en France, pour la validité des testaments, se con- 1 >rmer aux prescriptions du Code civil. Cependant, et il faut bien le remarquer, les canons exigent que l'on se conforme à l'intention du défunt, lors même que le testament ne serait pas selon les formes prescrites par les lois civiles. Sans parler des décrets d Alexandre III et de Grégoire IX, cités par tous les canonistes, le second concile de Lyon, de l'an 567, et le cinquième de Paris, tenu en 61* , défendent, sous peine d'excommunication de faire casser les donations ou tes taments faits par des clercs ou des religieux en faveur des églises ou de qui que ce soit. Ilsordonnent expressément qu'onexécute la volonté du défunt, quoique , soit par nécessité , soit par ignorance, il ait omis dans son testa' ment quelques-unes des formalités requises par la loi. En tout cela, on doit en convenir, ou renier le bon sens, la loi ecclésiastique est parfaitement conforme au droit naturel. Autrefois les curés pouvaient légalement recevoir les testaments pendant qu'ils desservaient ; mais cette faculté était interdite aux vicaires et aux autres ecclésiastiques par l'Ordonnance des Testaments de 1725. Quant aux curés, leurs droits à cet égard remontaient aux temps les plus reculés; car les lois romaines leur accordaient une grande autorité touchant lesdispositions testamentaires; il n'en est plus de même aujourd'hui. Mais au moins ils peuvent dans l'occasion donner des conseils utiles à cet égard. Voy. Labbe, Concilior. Collectto maxima, tom. II, p. 848. L. Ferraris, Prompta Biblioth., où sont traitées les diverses questions qui se rattachent au testament, surtout au point de vue religieux. Le Diction, ecctés. et canon, portatif. L'abbé André, qui, dans son Cours alphabft. de droit canon, cite quelques-unes des dispositions du Code civil relatives aux testaments, et donne la formule des trois sortes de testaments que le même Code distingue. Voy. aussi Richard et Giraud, qui traitent en six paragraphes : 1« de la déllnition et de l'origine des testaments; 2e" de la division ou des différentes espèces de testaments ; 3° des personnes capables de faire des testaments ; 4° des personnes en faveur desquelles on peut Taire des testaments ; 5» des biens dont on peut disposer par testament ; 6° des conditions et formalités nécessaires pour la validité des testaments. Il faut remarquer que ces différentes questions sont traitées au point de vue de l'ancienne législation française.
IL TESTAMENT se prend dans l'Écriture : 1* pour alliance. Dans ce sens il répond à l'hébreu berith} que les Grecs ont rendu par diathéké , qui signifie un acte de dernière volonté , et en vue de la mort. Le nom de testamentum, selon le commun des inlerprètes et des critiques, ne se trouve pas dans ce dernier -
dans l'Ancien Testament, mais seulement dans le premier. Cependant ce sentiment , nous de vons l'avouer, ne nous parait pas suffisamment fondé; car, dans son Épitre aux Hébreux (ix, 15-I8)j saint Paul suppose évidemment que le mot aiatAéké , même appliqué a la loi ancienne, signifie un testament ou, si l'on veut, une allianre , mais une alliance qui est au moins , sous quelque rapport, de même nature que le testament, c'est-à-dire qui n'a réellement d'effet qu'après la mort de celui qui en est l'auteur; puisque , d'après le même apôtre , les promesses faites par la loi ancienne sous l'emblème des ligures n'ont pu être exécutées que par lu mort du Dieu, qui avait donné cette loi ; et que les victimes, qui figuraient le Fils de Dieu, ont été immolées pour annoncer qu'il mourrait luimême, afin d'accomplir la vérité de ces ombres et de ces ligures. Saint Ambrolse n'est pas* moins explicite quand il dit : Nam et Jêoyses, accepto sanguine m paiera , adsjiersit fllios Israël, dkens : Hor est Testamentum quod disposuit Detts ad vos. Et quand, expliquant ailleurs ces paroles du Deutéronome : Et restituet ( Dominus ) Testamentum suum qwxl juravit patribus vestris, etc., il ajoute : Testamentum dieitur, quoniam sanguine detlicatum estf Vêtus in typo, Novum in veritate. Après avoir essayé de concilier les deux opinions, D. Calmet ijoute : « Mais le? versets 15, 16, 17 (Hebr.. IX) prouvent, ce me semble, d'une manière démonstrative que saint Paul a passé exprès du terme testamentum, mis pour alliance, a testamentum pris pour Testament. » Voy. Ambros., in Cormth., r. xi, sufter id : Mortem Domine annuntwbths ,* et de Cain et Abel, L I, c. vu, p. 28. D. Calmet, Comment, littér. sur Hebr., IX, 16. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. I, p. 2-4. — 2° Testament se prend pour la loi de Dieu (Ps. xlih, 18: xlix, 16); — &*• pour un arrêt, un décret, de là Testamentum infernorum signifie V arrêt qui condamne aur enfers (Ecclésiastique, xiv, 12).