III. TESTAMENT (ANCIEN, NOUVEAU
La division la plus générale de l'Écriture sainte est en livres de l'ancien Testament ou livres
Sii contiennent ce que Dieu a révélé aux anens Hébreux, et en livres du Nouveau Testament ou livres qui renferment ce qu'il a découvert et enseigné plus tard aux hommes par Jésus-Christ et les apdtres. Les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament se divisent eux-
mêmes en vroto -canoniques et niques, en légaux, historiques, sapientiaux ou moraux et prophétiques. Voy LIVRES CANONIQUES, Livres légaux, Livres historiques, etc.
IV. TESTAMENT DES DOUZE PATRIAR- CHES ou DES DOUZE ENFANTS DE JACOB , ouvrage dont l'original grec se trouve dans plusieurs bibliothèques , et est même assez commun dans le Levant. Cet ouvrage est ancien,
ruisqu'il est cité par Origène , mais on en ignore auteur. On conjecture que c'est la production de quelque Juif converti à la religion chrétienne. L'auteur y introduit chacun des enfants de Jacob comme étant prés de mourir, et leur fait prononcer, à l'imitation de leur père , des prophéties, des bénédictions sur leurs enfants, des conseils et des préceptes pour le règlement de leur vie. Les prophéties qu'on y lit pour appuyer la religion chrétienne contre les Juifs né sont que de pures visions. Il a été traduit en latin par Robert Grosse-Tête, évêque de Lincoln en 1224, et en français par Macé , curé de Sainte-Opportune à Paris. — Il y a encore plusieurs autres Testaments apocryphes cités par les Orientaux, comme ceux d'Adam, de Noé,
TEST
d' Abraham, de Jacob, de Moïse, de Salomon; la plupart avaient été composés par des hérétiques pour répandre leurs erreurs. Voy. dom Cahnet, Diction, de la Bible. Bergier, Diction, de t/téol.
TESTAS (Aaron), ministre de l'Église française de Londres , a laissé : La Connaissance de fdme par t 'Ecriture, selon ses trois différents états, d'union, de iéparatùm et de réunion: Londres, 1709 , 2 vol. in-8°. Voy. le Journ. des Savants, 1709, au Supplém.,jt. 287, 1" édit., et p. 245, 2* édit. Richard et Giraud, qui donnent un aperçu du contenu de ces deux volumes.
TESTE FORT (Jean), dominicain, né vers 1595 à Lyon , où il est mort l'an 1611, fit ses études à Paris, dans la maison de son Ordre de la rue Saint-Jacques, maison agrégée à l'université. U était bachelier en licence l'an 1626, •lorsque soutenant la thèse dite majeure il y défendit une proposition où le recteur de l'université crut apercevoir quelque chose de favorable aux prétentions ultramontaines sur le pouvoir des princes. Voici cette proposition : Merito dixerit Sacrant Scripturam eam esse quat partim Bibliis Sacris, partim epistolis decretalious Summorum Potttificum quatenus explicant Sacram Scripturam, partim sacris coneiltis co/itinefur. Quoiqu'il n'appartint pas à la faculté de théologie , le recteur crut de son devoir de déférer dans une assemblée des trois autres facultés la thèse du dominicain. Ce tribunal, ainsi constitué , condamna le religieux à venir rétracter sa proposition, sous peine d'interdit perpétuel. Le clergé de France, alors réuni en assemblée générale, trouva que ce n'était pas à des grammairiens, à des médecins, ni même à des jurisconsultes qu'appartenait la censure d'une proposition de théologie. Sur ses instances, il intervint une déclaration du roi du 13 décembre 1626, qui annula le décret, défendant au recteur et à tous autres d'en poursuivre l'exécution. Le parlement voulut prendre part à cette querelle ; mais le roi lui imposa silence. Le père Testefort continua sa licence pendant l'année 1627, jusqu'au mois de novembre, où, se voyant l'objet de nouvelles poursuites , il se retira dans son couvent de Lyon. Le chapitre général de son ordre tenu à Rome en 1629, lui conféra, avec le titre de maître en théologie, la faculté d'enseignant. U professa publiquement la philosophie et la théologie à Lyon jusqu'à l'année de sa mort. On a de lui : 1° Les Roses du chapelet envoyées du paradis pour être jointes à nos fleurs de lys, marque du bonheur de notre France et de celui des fidèles; Paris, 1621, in-88; — 2° Philosophiœ thomisticaversibus coneinnata, Pars prima complectens dialectkam, logicam et physicam elnboratas, imprimée aux frais de ses disciples; Lyon, 1634, in-16. Il se proposait de traiter de la métaphysique et de la morale sous la même forme ; mais on ignore s'il a réalisé ce projet, — 3» Le Chemin de la perfection, ou le Miroir des moeurs célestes et divines; traduction d'un opuscule de saint Thomas, avec quantité d'additions. L'ouvrage était prêt pour la presse ; le privilège avait été obtenu ; mais on ne sait encore si l'ouvrage a été imprimé.. Voy. la Hiogr. univers, de Feller.
TESTELETTE (Philibert), chanoine régulier et chancelier de Sainte- Geneviève, né à Nevers, mort à Paris en 1680, a laissé : 1° un Traité sur l'auteur de Ylmitation , sous ce titre : Vindiciat Kempenses adversus R. P. Delfau, monaehum congreg. S. Mauri, auctore uno e canonic. reg. cotigreg. gallic; Paris, 1677, \n-ifi; il y réfute le nt des bénédictins, qui attribuent le
— TÉTR
I livre de l'Imitation à Jean Gerson , et il s'applique à prouver que Thomas A-Kempis en est le véritable auteur; — 2« Vie et éloge au P. Lallemand; ibid., 1679. Voy. le Journ. des Savants, 1678. p. 14, 1" édit., et p. 11, 2» édit.
TESTU (Jacques), littérateur, né a Paris vers l'an 1626, mort en 1706, fut abbé de Notre- Dame de Bel val , et prieur de Saint-Denis de la Cliartre. Il devint aumônier et prédicateur do roi, et membre de l'Académie française en 1665. Nous citerons de lui : 1» Stances chrétiennes sur divers passages de rÊcriture sainte et des Pères; Paris, 1669, in-8»; ibid., 1703, in-12, S» édit.; - 2° Réflexions sur les prédicateurs; ibid., 1C.97, in-12; — 3* La Doctrine de la raison, ou l'honnêteté des mœurs selon les maxime* de Sénèque; ibid., 1696, in-12; — 4» Lettre écrite à une personne qui, après avoir longtemps douté de sa vocation , avait enfin pris la résolution de se faire religieuse; ibid., 1697, in-12. Voy. Titon du Tillet, Parnasse français, édit. in -fol., p. 507. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud. Michaud, Riogr. univers. La Souv. Biogr.géaér.
TETE. Ce mot, en hébreu, se prend éma plusieurs sens figurés et métaphoriques, comme en français; il est par conséquent très -aisé d'apercevoir le sens des phrases bibliques dans lesquelles il se trouve employé.
TETÈRE. clerc de l'église de Nevers, a I dans le x* siècle. U avait composé une des miracles que Dieu opérait par les reliques de saint Cyr et de sainte Julilte, après leur translation dans les Gaules. U ne nous reste plus que la préface de cette relation, et elle se trouve dans les Bollandistes, au 1»* et au 16 juin. Voy. D. Rivet, HUt. littèr. de la France, tom. III, p. 101 et 105. L'abbé Lebeuf, Mémoire imprimé dans le Mercure de mars 175U. Richard et Giraud.
TÉTRADITES. nom donné à plusieurs sectes d'hérétiques & cause du respect qu'ils affectaient pour le nombre quatre , qui s exprime en grec par tétra. Tels étaient les sabbathaires, qui jeûnaient le mercredi, quatrième jour de 1a semaine; les manichéens et d'autres, qui admettaient en Dieu quatre personnes au lieu de trois ; enfin les sectateurs de Pierre le Foulon, qui ajoutaient au trùagium quelques paroles par lesquelles ils insinuaient que ce n'était pas une seule des personnes de la Trinité qui avait soutrert pour nous, mais la Divinité tout entière. Voit. Bergier. Diction, de théol.
TÉTR AGRAM MATON. Ko,/. Jehoya.
TÊTRA0DI0N, hymne des Grecs composée de quatre parties,, et qu'ils chantent le samedi.
TÊTRAPLES D 0RIGÈNE, nom donné par Origène à son édition de la Bible, dans laquelle il mit en quatre colonnes rangées vis-à-vis l'une de l'autre les quatre versions des Septante, d'Aquila,deSymmaque et de Théodotion. Ce terme signifie proprement quadruple, ou composé de qutdre parties. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible. J.-B. Glaire, qui, dans son Introduction, etc., tom. I, p. 180-182, donne une idée des collections d'Origène en général, et des Tétraples en particulier, dont il a représenté dans un tableau la disposition telle qu on l'a supposée d'après les témoignages des anciens sur cette collection d Origène. Compar.
EXAPLES, OCTAPLES.
TÉTRARDITES, hérétiques ainsi pommés de Tetrardius, leur chef, disciple de Sévère, qui prétendait que le corps de Jésus- Christ avait été corruptible et sujet aux passions comme celui du reste des hommes.
TËTRARQUE (Tetrarc/*), terme qui, d'api*»
TEXF
létymologie grecque, signifie un seigneur qui a la quatrième partie d'un État en toute souveraineté ; et ce titre a été assex fréquent parmi les descendants du grand Hérode. On a donné quelquefois le nom de tétrargueà celui qui possédait une moitié ou le tiers d'un État; souvent même on a donné le nom de roi à celui qui
n'était que (étminne. Voy. Matth., xiv, 1. Luc, M, 1 , 19; îx, 7. Actes, an, 1. D. Calmet, Diction, de In Rihle.
TEUGHIRA ou TEUCHYRA, ville épisc. de la Libye Pentapole, sous le patriarcat d'Alexandrie. On en connaît deux evéques, dont l'un, nommé Second, était partisan d Arius,et l'autre, appelé Zenon, assista et souscrivit au concile d Éphèse en 431. Voy. Lequicn, Orient Cht-ùt., tom.H, p. 623. De Comman ville, /r» Table alphabet., p. 232. Kichard et Giraud.
TEUTON [QUE. Ordre militaire appelé anciennement l'Ordre de Sotre- Dame du Mont- (Ir-Sirm , et qui prit naissance en 1191. Lorsque les chrétiens assiégeaient la ville d'Acre , quelques Allemands de Brème et de Lubeck , touchés de compassion pour les malades de l'armée, qui manquaient de tout, établirent un hôpital sous une tente pour les servir. Cela fit naître la pensée d'établir un troisième Ordre militaire, à l'imitation des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Célestin III confirma par sa bulle du 23 février 1192 ce nouvel ordre, qui fut nommé Ordre de Notre-Dame du Mont-Sion ou de Sainte-Mariede-Jérusalem, et depuis l'Ordre des chevaliers Teutoniques. Le Pape leur donna tous les privilèges dont jouissaient les Templiers et les Hospitaliers de Saint - Jean -de - Jérusalem , excepte qu'ils étaient soumis aux évêques et qu'ils payaient la dime de tous leurs biens. Le premier maitre de l'Ordre, Henri Valpot, acheta après la prise d'Acre un jardin où il bâtit une église et un hôpital , qui fut la première maison de l'Ordre feutonique. Ces chevaliers suivaient la règle de Saint -Augustin , et leurs statuts portaient, entre autres articles, que les chevaliers seraient de race noble ; qu'ils feraient vœu de défendre l'Église et la Terre- Sainte, et qu'ils exerceraient 1 hospitalité envers les pèlerins de leur nation. Voy. Heiss, Hist. detemp. unir., 1. 1. Jaca. de Vitn, Hist. orient., C. lxvi. Aubert le Mire, De Orig. Ordin.equestr., I. I, c. m. Pierre de Dusbourg, Chroniq. de Prusse. Le P. Hélyot, Hist. des Ordres relia, et milit. I\ii:hard et Giraud. Le Diction, eccl/s. et canon, portatif.
TEXEIRA (Jozé). dominicain, né à Lisbonne en 1543. mort à Paris l'an 1(504, se distingua par sa piété, sa scienre et son talent pour la chaire. Il fut prieur du couvent de Santarem, et vint en France, où Henri III lui accorda les titres de prédicateur et de conseiller du roi. Outre plusieurs ouvrages d'histoire et de généalogie, on a de lui : De Flammula seu vexdlo S. Dtonysii; Paris, 1598, in-12. Voy. Échard, Scriptor. Ordin. Prvdkatorum , tom. IL Nicéron , Mémoires, tom. V. La Nouv. fiiogr. géné~ raie.
TEXIER (Claude), jésuite, né dans le Poitou, mort à la maison professe, à Bordeaux, en 1687, exerça pendant trente années le ministère de la prédication , et devint provincial de la province d'Aquitaine. On a de lui : 1* L'Impie mal~ heureux, ou tes trois malédiction* du pécheur, préchées pendant i'Avent; Paris, 1673 et 1678, in-8°; il y a une traduction latine imprimée en Allemagne, 1695; — * Sermons pour tous les de Carême; ibid., 1675, 2 vol. in-8»; -