III. LIVRES CANONIQUES. Voy. Bible, et Canon, n° VI
IV. LIVRES DÉFENDUS. On doit comprendre sous cettedénotnination non-seulement les livres des hérétiques, mais encore ceux qui attaquent plus ou moins directement la religion et ceux qui sont contraires aux bonnes mœurs, ou même qui blessent la continence. En vain une femme, pour s'autoriser à lire des romans, allègue que ces livres ne font aucune impression sur son cœur, et satisfont seulement son esprit. Qui lui répondra que sa raison complaisante sera toujours asset forte pour écarter le danger auquel elle s'expose volontairement? Ne perd-elle pas d'ailleurs un temps qu'il faudrait consacrer a la
[irière et aux autres exercices de piété? Le céébre docteur Jean Gerson juge cette lecture si pernicieuse, qu'il ne croit pas qu'on puisse aisément excuser de péché mortel les personnes qui s'y adonnent, a plus forte raison les auteurs qui composent ces livras dangereux , et les libraires qui. en les vendant, se rendent les instruments de la corruption; d'où le pieux docteur conclut que le confesseur doit obliger ceux qui en ont de les brûler ou de les déchirer. Voy. Pontas, art. Livres défendus. Richard et Giraud. Le Diction, ecclès. et canon, portatif. L'abbé André, Cours atphubét. de droit canon, où l'on trouve des citations de conciles et des lettres encycliques de souverains pontifes très-importantes.
V. LIVRES D'EGLISE. Ce sont ceux qui servent à la célébration de l'oflice divin, comme les antiphonaires, les niissels. les graduels.
VL LIVRES DES HÉRÉTIQUES. Voy. Livres,
VU.' LIVRES DIVINS. Voy. Bible et Canon, n» VI.
VIII. LIVRES HISTORIQUES. En matière biblique, on nomme ainsi les livres dont l'objet principal est l'histoire de faits accomplis. Or les livres historiques de l'Ancien Testament sont Josué,les Juges, Ruth, les quatre livres des Rots, les deux des Paralipomènes, le premier d'Esdras et le second qui porte le nom de Néhémie.ceux de Job, de Tobie, de Judith, d'Esther, et les deux des Machabées. Les livres historiques du Nouveau Testament sont les Actes des Apôtres.
IX. LIVRES LÉGAUX. En terme d'Écriture sainte, on appelle ainsi les livres dans lesquels surtout sont contenues les lois des anciens Hébreux et celles des chrétiens. Or les premières
Livr
LLOR
se tmnvont dans le Penlateuque de Moïse, c'està-dire la Genèse, l'Exode, le l.évitique, les Nombres et le DeutérOnome, livres auxquels les Juifs donnent en hébreu le nom de tôrd, traduit généralement par loi (quoique son sens rigoureux soit truti'gwmenf, instruction, doctrine); et les dernières, dans les quatre Evangiles.
X. LIVRES LITURGIQUES. Les livres qui ont rapport à In liturgie, ceux qui contiennent des pratiques de piété, des formules de prières, des récits de miracles, les catéchismes, etc., ne peuvent être imprimés sans une permission spéciale de l'autorité ecclésiastique. On comprend aisément l'importance de cette obligation ; car si de pareils livres manquant d'exactitude théologique venaient i être publiés, ils compromettraient plus qu'ils ne serviraient la cause de la religion. Ils sont donc soumis à la surveillance et à la direction des évéques. Et, sur ce point, nos lois civiles modernes s'accordent avec les lois canoniques, puisqu'elles défendent d'imprimer ces livres sans la permission épiscopale. Voy. l'abbé André, Cour* alphabét. de droit canon.