XI. LIVRES MORAUX, fay. Livres, n» XVII
n«xvinLIVRES MYSTIQD*S* VotJ- L|VRES»
XIII. LIVRES PÉNITENTIAUX. Manuels dont les prêtres se servaient autrefois dans l'administration du sacrementde Pénitence. Ils avaient principalement pour objet de fournir au confesseur une sorte de mesure qui pût le guider dans l'application des pénitences à imposer, et ils contenaient des dispositions sur les divers degrés de pénitence proportionnés à la nature et \ la gravité des péchés. Voy. le Diction, de la theol.
XIV. LIVRES PERDUS. C'est, en matière d'Ecriture sainte, le nom que l'on donne â certains livres qui , sans jamais avoir fait partie du canon des écrits sacrés, se trouvent cependant cités, soit dans l'Ecriture elle-même, soit dans les Pères de l'Église. Le nombre de ces livres, qui est assez grand, pourrait, ce nous semble, être restreint pour plusieurs motifs, entre autres parce qu'on a pris pour des livres de simples récits. En eiTet, le terme hébreu sépher, qu'on a toujours traduit par livre, signifie proprement énumêration , dénombrement; de là récit, et enlln une feuille en forme de lettre renfermant un récit, puisque Moïse, et après lui Isaïe et Jérémle, s en sont servi pour exprimer la lettre de divorce que donnait le mari à sa femme, quand il la renvoyait. Voy. Deutéron., xxiv, 1, 3. Isaïe, Jérém., in, &J.-B. Glaire, Inliod. histor. et crit., etc., tom. 1, p. 96-96; Le Psntateuque, avec une traduction française et des notes philologiques, etc., tom. I, Genèse, p. 31, not.: ibld., tom. II, Exode, j>. 176, not.
XV. LIVRES PROPHÉTIQUES. En Écriture sainte, on appelle livres prophétiques ceux dont le sujet dominant est la prédiction d'événements futurs. Tels sont, pour l'Ancien Testament, haïe, Jérémie, Ézéchiel, Daniel, et les douze petits prophètes; et, pour le Nouveau, l'Apo-
SACRES. Voy. Bible et Canon,
rVIÎ. LIVRES SAPlENÎIAUX ou MORAUX.
Ce sont certains livres de l'Ecriture sainte spécialement destinés à donner aux hommes des leçons de morale et de sagesse. Les livres sapientiaux de l'Ancien Testament sont les Psaumes, les Proverbes, l'Ecclésiaste , le Cantique des cantiques, la Sagesse et l'Ecclésiastique; ceux du Nouveau , les Épitres de saint Paul et les Épltres des autres apôtres.
XVIII. LIVRES SPIRITUELS ou ASCÉTI- QUES , MYSTIQUES. Quoique ces trois mots, si on les considère dans la rigueur des termes, diffèrent de signification , on les confond le plus ordinairement dans une même acception. Ainsi on les. emploie indistinctement pour désigner particulièrement les livres qui traitent de la vie spirituelle ou chrétienne, qui excitent à la dé- Totion, et disposent l'âme a la méditation et à la contemplation. Mais ces livres ne doivent pas être lus indifféremment par toutes sortes de
{tersonnes. On doit s'en rapporter là-dessus à 'avis d'un sage directeur, et bien apprendre de lui la manière d'entendre certaines expressions mystiques et figurées qui ne sont pas à la portée de tout le monde, et qui, mal comprises, ne manqueraient pas de scandaliser au lieu d'édifier. Voy. Richard et Giraud, qui donnent dix règles à observer pour lire avec fruit les livres spirituels. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Le P. Honoré de Sainte-Marie, Tradit. des Pèret sur la contemplation, tom. II, p. 607 et suiv.
LIVRI(Livrfocwr/i), ancienne abbayede l'Ordre de Saint-Augustin située au diocèse et à quatre lieues de Paris, dans le doyenné de Chelles.Ce ne fut d'abord qu'une simple chapelle ; mais, en 1186, Guillaume de Garlande, seigneur de Livrl, et Idonet, sa femme, v établirent des chanoines réguliers de l'Ordre de Saint -Augustin, qu'on fit venir de l'abbaye de Saint-Vincent de Sentis; enfin, l'an 1197, Philippe- Auguste fit ériger en abbaye l'église de Livn. Voy. la Gallia christ., tom. VIL col. 828. Richard et Giraud.
LIWIN. Voy. Livin.
L1ZIER. Voy. LiCAr.
LIZIQUE. siège épisC. de la province d'Europe situé au diocèse deThrace.sous la métropole d'1 h 'raclée. On n'en connaît que deux évéques, dont le premier, Benjamin, assista et souscrivit au vît* Concile général, et le second , Georges, à celui de Photius. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1131.
LLORENTE (D. J uan-Antonio , littérateur, né à Rinçon-del-Soto , dans la vieille Castille, l'an 1756, mort à Madrid en 1823, fut ordonné prêtre avec dispense en 1779, et reçu, l'an 1780, docteur en droit canon à Valence. Il devint successivement vicaire général de l'évéque de Calahorra, chanoine de cette ville, et secrétaire du Saint-Office. Pendant la domination française en Espagne il montra un grand attachement pour la famille Bonaparte; aussi fut -il nommé membre du conseil d'État et directeur général des biens nationaux. Son Histoire de rlnquisition lui lit interdire les fonctions ecclésiastiques , et ses Portraits politiques des Papes furent cause de son expulsion de France. Llorente a composé un grand nombre d'ouvrages, soit purement littéraires, soit ayant trait â la religion. Mais, il faut bien le reconnaître, ils sont tous plus ou moins entachés d'un esprit de partialité qui est fort peu honorable pour leur auteur. Ajoutons que plusieurs de ses biographes ont adopté ses idées, aussi absurdes que fausses, sur l'Inquisition et sur la prétendue papesse Jeanne. On trouve dans toutes les biographies une assez longue liste de ses écrits; pour nous, nous signalerons au lecteur ceux qui ont été condamnés par la S. Congrégation de VIndex; ce sont : 1° Afbrismos politicos escritos en una de las tenguas del norté de la Europa por un fllosopho y truducidos al espaûol (decr. 20 jan. 1823); — 28 Apologia catolica del proyeeto de consiitucion reltaiosa; — 3° Defensa de ta obra intitulada : Proyeeto de una constitua on retigiosa; — ¥ Discursus sobre una
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