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IV. THÉODOSE BARTET, capucin, a publié

des Sermons qu'il avait préchés /tendant fa-tare des morts et du Saint-Sanemcnt ; Lyon, 101)2, 2 vol. in-8». Voy. le Diction, des Prédicat.

THÉ0D0SIA, ville épisc. Voy. Caffa.

THÉ0D0SIANA ou THÉ0D0SI0P0LIS, siège épisc. de l'ile de Chypre , au diocèse d'Antioche, sous la métropole de Constantia ou Salamine. Un de ses évèques, nommé Soter, souscrivit aux I", V* et Vi* actions du concile de Chalcédoine. Voy. Lequien, Uriens Christ., tom. Il, p. 1075.

THÉ0D0SIB. Vou. Thêodose, n» III.

I. THÉ0D0SI0P0LIS, ville épisc. de l'Asie Mineure. Voy. Kvaza.

II. THÉ0D0SI0P0LIS, siège épisc. de la province d'Asie. Vnif. Nova Au la.

III. THE0D0SI0P0LIS, ville épis.-, de l'ancienne Arménie , sons la métropole de Sébaste,

au diocèse de Pont, située sur la rive droite de l'Euphrate, suivant Procope. On en connaît trois évèques, dont le premier, Pierre, assista au concile de Constantinople en 428. Voy. Lequien, Orifis Ch>i«t., tom. I.p. 437.

IV. THÉ0D0SI0P0LIS, ville épisc. de la Phrygic Pacatienne. sous la métropole de Indicée, au diocèse d'Asie. On en connait deux évèques, dont l'un, Thomas, assista au concile de Constantinople, contre Eutvchès, en 4iS, et ensuite à celui de Chaidée; et l'autre, Cynaque, se trouva au concile de Constantinople, sous Mennas. Aujourd'hui Théottosioptdis est un archevêché in partifms de la petite Arménie, ayant pour suftragant Mauriravtro , siège également m partihus. Von. Lequien, Orient Chritt.. t. 1, p. «20. Gaet. Moroni, vol. LXXIV, p. 3T..

I. THÉ0D0TE (Saint), martyr, natif d'Ancyre, était marié et exerçait la profession de cabaretier, lorsqu'en !103 Dioclétien publia l'édit de la persécution contre les chrétiens. Théodote assistait dans Ancyre les confesseurs prisonniers, enterrait les corps des martyrs, fournissait le pain et le vin pour le sacrifice , et faisait de sa maison l'église et l'asile des chrétiens. Le gouverneur de Galatie , nommé Théocterne, ayant fait noyer sept vierges chrétiennes, Técuse, Alexandrie, Phaïne . Claude. Euphrasie, Matrone et Julitle, Théodote, aidé de quelques autres chrétiens, enleva leurs corps, et les enterra près de l'église des patriarches. Le bruit s'en étant répandu, on traînait à la question tous les chrétiens qui paraissaient. Théodote se présenta lui-même , et fut condamné à perdre la tète. On fait sa fête en Occident, avec celle des sept vierges, le 18 mai. Voy. Bollandus. Tillemont.

II. THÉODOTE (Sainte), martyr e avec ses enfants, à Nicée en Bithynie, dans la persécution de Maximien et de Dioclétien, fut citée au tribunal du gouverneur. Elle y partit avec ses enfants, au nombre de trois, qui. nprés avoir été tourmentés, ainsi que leur mère, consommèrent avec elle leur martyre par le feu. Les Grecs honorent leur mémoire le 2!) juillet , et les Latins, le 2 août. Les Mai tyrologes du nom de saint Jérôme marquent en ce même jour une autre sainte Théodote, qui fut martyrisée à Césarée en Mauritanie avec ses enfants , que l'on met au nombre de sept.

III. THÉODOTE, évêque d'Ancyre, eut beaucoup de part à tout ce qui se fit contre Nestorius, soit avant, soit après le concile d'Ephèse. Il discuta contre lui quelques jours avant la tenue de ce concile , et soutint que Jésus-Christ était Dieu. Théodote combattit aussi les erreurs de cet hérésiarque dans des discours qu'il fit , en présence du concile , sur le mystère de l'Incarnation. Il avait composé aussi d'autres discours qui ne sont pas imprimés, mais qui sont cités sous son nom par le diacre Epiphane. Il nous re>.te de Théodote : 1" un fragment d'une Isttre adressée à Vital, moine de Cappadoce, dans laquelle il dit que Nestorius n'était que le disciple de l'impiété de Théodore de Mopsueste ; — 2* une Explication du symliolcde Nicée contre Nestorim; Rome, 1G69, et dans le Suppléai. de la Diblioth. des Père*, édit. de Lyon. Vou. D. Ceillicr , Hist. des Aut. sac,-, et rerfes., t. XIII, p. 448 et suiv. Socrate, I. VII, c. xxxiv. Photius, Cod.. ccxxxi, p. 889.

IV. THÉODOTE LE VALENTINIEN n'est connu que par ses Èglogues, que le P. Combelis nous a données sur le manuscrit de la Mhliothcque des PP. dominicains de la roo Saint - Honoré; ces églogues ne contiennent qu'une

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application de l'Écriture au système de Valentlll. Théodote prétend y prouver les différents points de la doctrine de Valentin par quelques passages de l'Écriture. Cet ouvrage a été commenté par le P. Combefis, et se trouve dans Fahririus, Bibliothèque qrecqur, tom. V, p. 135.

THÉODOTIENS, hérétiques et disciples de Thëodote, corroyeur de la ville de Bysauce, qui enseigna, vers l'an 1711, qu'il n'y avait point de Verbe en Dieu, et que ce qu'on appelait Verbe n'était point Dieu , ni en Dieu. C'est de là qu'on donna à ses disciples le nom lïAloyiens, mot qui en grec signifie sans Vêrbe, Théodote fut excommunié par le papo Victor en 196. Voy. saint Épiphane , liants. Ll. Dernier, Diction, de thénl. C.ompar. Aloges.

THEODOTION, d Êphèse selon saint Irénée, ou de Sinope suivant d'autres, vivait dans la seconde moitié du il* siècle, après Jésus-Christ. Saint Jérôme dit qu'il était juif ébionite. 11 fut disciple de Tatien, puis sectateur de Marcion, et passa enfin parmi les Juifs, où il traduisit l'Ancien Testament en langue grecque. 11 parait que, dans cette version, il a voulu prendre pour modèle la version des Septante, qu'il suit ordinairement pas à pas, excepté dans les endroits où il croit qu'elle s'éloigne «le l'hébreu, au point qu'on dirait qu'il n'a voulu que faire une révision des Septante. Moins libre que Symmaque, Théodotion n'est pourtant pas aussi littéral qu'Aquila. Quoique Théodotion se montre moins versé dan» la langue hébraïque que les deux autres interprètes, les chrétiens ont préféré sa version, et ont beaucoup profité de son travail. Origène en particulier en lira le plus grand parti pour sa révision des Septante, et l'Église a adopté sa traduction du prophète Daniel. 11 ne nous reste de la version de Théodotion que de simples fragments, que l'on trouve dans les Hexaples d'Origène. Voy, li en., Adrers. hœrt's., 1. III, c. XXI ; Pm/ut. in Catolog, S>:ri/,tor. evcles., ubi de On g eue; m Ha bac, c. III, et Pnefat. in Job, et fa Evanu. ad Damas. Epiphan., lib. de ilensuris et Ponaerib. Bergier, art. Septante, III. Michaud, Biogr. univers. La Nouv, Bioi/r. gén> r.

THEODOTIUS, un des envoyés de Nicanor à Judas Maehabée. l'oy. Il Macbab., xiv. 19.

THÊODUIN on THIETWIN , THIEWTN, DEODUIN. D1ETWIN, évéque de Lié^e, était originaire du Norique ou Bavière, et issu du sang royal , proche parent de l'empereur Henri le Noir. Il succéda au vénérable Vazon en i018, et gouverna son église avec beaucoup de doueeur. On a de lui : une Lettre dans laquelle il combat les erreurs de Dérenger ; on la trouve dans la Bibliothèque des Pères, t. XY1II, et dans Manillon, Veterum Analedorum , t. IV. Voy. D. Rivet, Hist. littéraire de la fronce, tom. VIII

I. THÉO DU LE (Saint), métré et martyr à une du temps du pape Alexandre I", sous l'empereur Adrien. Après une longue détention

il fut condamné au supplice du feu par le juge Aurélien, et ensuite décapité avec saint Évance vers l'an 120. Son corps lut enterré sur la voie N'omeutane , d'où il fut transporté , avec celui de saint Alexandre, dans l'église Sainte-Sabine. On célèbre sa fête le 3 mai.

II. THÉODULE (Saint V martyr de Crète ou Candie , eut la tète tranchée , après avoir souffert divers tourments pour la foi, dans le 111* siècle, durant la persécution de Dècc. Avec lui on décapita neuf autres chrétiens : Saturnin, Eupore, Gélase, Eunicion ou Eunicien, Zotique ou Zeutique , Pompée ou Cléoraène , Agatope ,

Basilide et Évariste. On tyrs le 23 décembre.

III. THEODULE ( Saint ) , martyr de Phrygie et compagnon de saint Macédone. Voy- MacSuonk, II" I.

IV. THÉODDLE (Saint), martyr de Césarée en Palestine, mort le 20 février SOU, était un vieillard vénérable qui avait un des premiers emplois dans la maison de Firmilien, gouverneur de Césarée. Celui-ci le condamna a mourir en croix, comme son divin maitre. On lui associa un chrétien appelé Julien, et arrivé nouvellement de Cappaaoce à Césarée, qui consomma son martyre par le feu. Les Grecs honorent ces saints le 16 février, et les Latins, le 17 du même mois.

V. THÉODULE (Saint), un des martyrs du mont Sina, qui furent massacrés par les Sarrasins au v* siècle. On fait sa fête avec celle des autres, le 14 janvier.

VI. THÉODULE (Saint), fils de saint NU, gouverneur do Constantinople , puis solitaire. KO». Nil*, n» II.

VII. THÉODULE LE STTLITE (Saint), solitaire en Syrie, fut d'alnud gouverneur de Constantinople ou préfet du prétoire du temps de Théodose le Jeune. Sa femme étant morte, il distribua ses biens aux pauvres, aux églises et aux monastères, mit en lilierté tous ses esclaves, et se retira dans une solitude du terri» toire de la ville d'Édesse en Syrie, où il se lit dresser une colonne sur laquelle il passa le reste de ses iours. Les Grecs honorent sa mémoire le 3 décembre, quoiqu'il soit mort le 28 mai. V»y. Bollandus, tom. IV, au 28 mai.

Mil THÉODULE , prêtre de Célé-Syrie , mort vers l'an 190, avait composé : 1* De Consouantm Scriptururwn; — 2° Des Miracles de l'Ancien Testament; — 3° un ouvrage sur les Fables inventées par les poètes. 11 y a dans les /<,/./> ,thèques des Pères an Commentaire sur les Epltres de saint Paul qui porte le nom de Théodule; mais ce ne peut être celui-ci , parce que c'est un abrégé d'un commentaire d'tEcumenius , qui vivait longtemps après. Voy. Gennade, Cntal. vtior. tllustr.

THÉODULFE ou THÉODULPHB, évéque d'Orléans, né en Espagne selon les uns, ou dans la haute Italie selon les autres, d'une famille distinguée parmi les Goths, mort à Angers, en Fiance , Van 821 . Ses talents et son érudition l'ayant fait connaître, il fut appelé par Charlemagne , qui voulut l'avoir à sa cour. Quelques auteurs prétendent qu'il était veuf, parce que, dans une pièce de vers dont il accompagna renvoi d'un Psautier à Gisèle ou Gisla, il T'engage à recevoir le présent que lui fait un père : fyuod tibi Theodulfus dat pater ecce tuus. Mais, comme le remarque Tiraboschi , rien ne prouve que le nom de père ne soit pas employé dans le sens spirituel. Quoi qu'il en soit, devenu abbé de Henri, et ensuite évéque d'Orléans, Théodulfe s'appliqua aussitôt à instruire son clergé , et à rétablir les monastères de son diocèse. Mais Bernard, roi d'Italie, s 'étant révolté contre Louis le Débonnaire, Théodulfe fut accusé d'avoir eu part à la conspiration; aussi fut -il déposé, et relégué dans le monastère de Saint-Aobinou de Saint -Serge à Angers. On a de lui, outre six livres de poésies, quelques autres pièces en vers, et plusieurs autres écrits qu'on lui attribue, et dont Richard et Giraud donnent les titres : 1° Capitulaire ou lut traction pour les prêtres de son diocèse ; — 2° Traité du baptême , et des cérémonies qui le précèdent et qui gnent; — • Traité du Saint-Esprit, ]

TiïtfO

trer qu'il procède du Père et du Fil» ; — 4" deux fragment* de Sermon»; — 5° un second Cupituluire adressé aux ecclésiastiques de son diocèse , et qui renferme plusieurs choses omises dans le premier. Ces ouvrages l'ont partie de la Bib/udfieque des Pcres. Le P. Sirmond en a donné une édition; Paris, 1640 et IG9G; Venise, 1728. Depuis cette époque . Baluze , le P. .Mabillon. ! i. Martenne et 1). Durand ont découvert divers fragments d'autres ouvrages de Théodulfe , et les ont mis au jour. Vf»/. Alcuin , Epiât, ad Carol. Magnum. Trithème, De Srriptor. ec~ clés. Possevin, Apparat us sacer. D. Hivet, Hist, littér. de la France, tom. IV, p. 4ô9-4'.>4 ; elle contient une Notice très -étendue sur l'évéque d'Orléans. La Gallia Christ., tom. VIII, p. 1410. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecc/és., t. XIII , p. 439 et suiv. Girolamo Tiraboschi , qui, dans son Hùttoria delta letteratura italinna , totn. 111,

Î. 201-209, examine et discute avec beaucoup e soin les points encore obscurs de la vie de Théodulfe, tels que son origine, son mariage, l'époque de sa nomination au siège épiscopal d'Orléans, etc. Wciss, dans la h.-.,- . univers. de Micliaud. I.a Souv. Htoqr. générale

THÊOFRIDE ou THÉOFROI, abbé d'Epternach, au duché de Luxembourg, à quatre lieues de Trêves, mort vers l'an 1110, était déjà dans cette abbaye lors de la translation de saint Willibrode, qui eut lieu en 1031. 11 acquit toutes les connaissances littéraires qu'on pouvait se

(irocurer de son temps, et il se rendit même brt habile dans les langues grecque et bébraïque. L'abbé Eugimbert ou Regcmbcrt le désigna pour son successeur; mais a la mort de cet abbé Théofroi rencontra un compétiteur, de sorte qu'il fut obligé d'aller â Home pour se faire rendre justice. Grégoire VU confirma son élection en ll>83, et Théofroi gouverna son monastère avec beaucoup de succès. On a de lui : !• les Fleurs de l'épitapfie de* suints; le P. Jean Hobert , jésuite , l'a publié sous ce titre : Flores epitaphii sanctorum quatuor tibris , etc.; Luxembourg, 1610, 1 vol. in -4"; — 2° Vit de saint Witlebrode, fondateur de l'abbaye d'Eplernach; — 3° quelques sermons De Cultu fi ntneratitm sanctarum ; on les trouve dans les Hibliuthèques des Pères. 1). Mabillon lui attribue aussi la Vie de saint Lutrin, archevêque de Trêves. Voij, D. Mabillon, Annal. Ord. S. Benedut., tom. V. p 136. D. Rivet, Hist. littér. de la France. tom. IX. I). Calmet, Bibhoth. Lorraine. Richard et Giraud.

THÉ0GN0STE D'ALEXANDRIE. On ne trouve rien de lui dans Eusèbe, ni dans saint Jérôme, mais saint Athanase en parle dans plusieurs endroits avec honneur. Il semble le faire antérieur à saint Denys d'Alexandrie et à saint Denys de Rome, en le nommant avant eux et immédiatement après Origène ; au moins ne peut-on douter qu'ils n'aient été contemporains. Pho tius parle aussi de Théognoste, et on voit, par l'inscription qu'il nous a conservée de ses écrits, qu'on lui donnait le titre de bienheureux. Il avait composé sept livres intitulés : Des Hypotiposes , dont il ne nous reste que quelques fragments. Voij. Athanase, Epist. IV ad Serapion. et Ltb. de decretù Nicenœ Sijnod. Photius, Cod., cvi. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., t. III,

8. 329 et suiv. Richard et Giraud , qui donnent, 'après Photius , une idée des Hypoti poses. THE0L0CUS. Voy. Theum/y.

THÉOLOGAL, chanoine établi pour prêcher et enseigner dans un chapitre cathédral ou collégial. Les plus anciens vestiges qui nous restent de l'établissement des théologaux dans

l'Église grecque , se trouvent dans le Commentaiirr ,1,' lluluwion. Cet auteur, sur le 10* canon du concile in Truilo, vers la fin du vn« siècle, observe qu'entre les dignités de l'Église de Constantinople il y en avait une qu'on appelait le docteur, qui avait sa place dans l'église auprès du patriarche ; mais il ne dit pas en quel temps ce docteur fut établi. La discipline qui est à présent dans toute l'Eglise latine d'affecter une prébende dans les chapitres pour ht subsistance du théologal, a commencé en France. Il y en a une ordonnance rapportée dans le tom. I" des Capitulairesdes rois de France, et une autre dans le Capituluire d'Aix-la-Chapelle. Le troisième concile de Latran, tenu sous Alexandre III, et le quatrième, sous Innocent III, ont étendu cette discipline à toute l'Eglise. Ce n'est que le concile de Dàle, tenu en 14^18, qui a établi pour la première fois que les théologaux seraient chanoines. La pragmatique et le concordat contiennent les mêmes dispositions. Le concile de Trente a étendu cet établissement aux églises collégiales fondées dans les lieux où il y a un clergé nombreux. Il faut remarquer que la bulle donnée pour la nouvelle circonscription des diocèses do Franco, établis en 1817, ordonne qu'il y ait un théologal dans chaque chapitre : Curent pr&terea, ut in uno quoque capitula duo advint canonial quorum aller l*rnitentiartï , aller theolugi officio funguntur. Toutes les bulles particulières d'érection d'évéchés établissent également dans chaque chapitre un théologal, suivant la prescription des anciens canons. Voy. le conc. de Raie, sess. V, XXXI. Leconc.de Trente, sess. V, c. i. De Heforrn. Les Mémoires du clergé, tom. III. p. 1083, 1139, 1140. La Combe, Hccueil de jurisprud.cnnnmq.. au mot THÉOLOGAL, sect. i. Richard et Giraud, qui traitent : 1° De l'établissement des théologaux ; 2° Du choix et approlmtion dei théologaux ; 3* Des qualités des théologaux ; 4° Des devoirs et fonctions des tliéoloffaux ; 5° Des droits et privilèges des théologaux; G" De la préttende théologale. L'abbé André , qui , dans son Cours alphahét. de dnut canon, reproduit en substance ces six paragraphes.

THÉOLOGALES (VERTUS). Voy. Vertu.

I. THÉOLOGIE,- expression grecque qui signifie à la lettre discours sur Dieu ( sermu de />«), et s'applique â la science oui traite de Dieu et des choses divines. La théologie est , en effet, une vraie science, puisqu'elle tire des conséquences certaines de principes certains et infaillibles, quoiqu'elle n ait pas l'évidence actuelle de ces principes, qu'elle ne connaît que par la révélation; c'est-à-dire que, quoiqu'elle n'ait pas l'évidence de consèi/uent, comme on dit dans l'école, elle a néanmoins l'évidence de conséquence ; en d'autres termes, il est évident que les conclusions qu'elle tire des principes de la foi en sont des suites nécessaires, bien que ces vérités ne soient pas évidentes en elles-mêmes; ce qui suffit pour constituer une science dont les principes ne sont point d'un ordre naturel, telle que la théologie; ce qui n'empêche pourtant pas qu'on ne puisse dire que la théologie est une science dans l'ordre naturel, parce que l'ordre dans lequel est une science ne se prend point de la qualité des principes qu'elle emploie, mais de fa manière dont elle procède ; or la théologie procède par la voie de l'argumentation , qui est d'un ordre purement naturel. — L'objet matériel de la théologie c'est Dieu et toutes les choses divines qui se rapportent à Dieu , ou comme les propriétés à l'essence, ou comme les effets à la

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». ou comme les moyens â la fin. L'objet formel , c'est Dieu sous le rapport précis de la divinité. Le moyen par lequel elle acquiert les connaissances , c'est la révélation virtuelle et médiate, ou la force de la lumière naturelle, par laquelle elle tire ses conséquences des principes immédiatement révélés, qui sont les articles de foi. — La théologie est susceptible d'un certain nombre de divisions, qui sont autant de dénominations différent»»; en voici la liste dans l'ordre alpbabétique :

1° Théologie expérimentale; c'est la théologie mystique, lorsqu'elle passe à la pratique et à l'expérience; elle est surnaturelle dans son

Erincipe et dans sa manière ; c'est un don de ion qui se communique à l'âme contemplative d'une manière si secrète, si intime et si délicieuse, que la langue ne trouve pas de terme pour 1 exprimer.

2° Théologie métaphysique ou nature/le; c'est la connaissance que nous avons de Dieu par ses effets et par les seules lumières de la raison.

.'1° Théologie ntorole ou pratique ; c'est celle qui traite des choses qui appartiennent au règlement des mœurs, comme les lois , les péchés , les sacrements, etc.

4° Théologie mystique; c'est celle qui traite et explique les matières de la vie spirituelle et contemplative , son objet, son sujet, ses principes, ses effets, ses propriétés, ses dangers, les voies qu'il faut tenir, celles qu'on doit éviter. I.e terme dp mystique signifie proprement une chose secrète, cachée, sainte, spirituelle. Ainsi théologie mystique, selon la propriété des termes, veut dire une science de Dieu secrète, cachée, sainte, spirituelle.

5° Théologie naturelle; c'est la même que la théologie métaphysique . 2°.

6° Théologie polémique; celle qui traite des choses disputées ou controversées. Elle est spéculative ou morale, selon que les choses dont elle traite appartiennent à la théorie ou à la pratique.

7° Théologie positive; c'est une simple exposition des dogmes de la foi et des choses divines, telles qu'elles sont contenues dans l'Écriture sainte ou expliquées par les saints Pères, les auteurs ecclésiastiques et les conciles. Or l'exposition de ces vérités se fait simplement, sans recourir à une argumentation strictement logique. On l'appelle positive parce qu'elle suppose les principes de la foi sans les prouver, et que l'Ecriture, la tradition, les conciles, etc., sont de droit positif. Compar. Théologie, 9°.

8° Théologie pratique; cest la mémo que la théologie morale , 3°.

9° Théologie scolastique; c'est la méthode d'enseigner la théologie ou de traiter les matières de religion qui s'introduisit dans l'Église pendant le xi» et le XIIe siècle. Elle consistait premièrement à réduire toute la théologie en un seul corps, à distribuer les questions par ordre, de manière que l'une pût contribuer a éclaircir l'autre, à faire ainsi du tout un s\>tèrne lié, suivi et complet; secondement, à démontrer par une suite rigoureuse de conclusions tirées des principes de la foi, les vérités qui sont l'objet de cette science. On l'appelle scolastique , parce qu'elle est en usage dans les écoles et dans les académies. Elle doit ses commencements à saint Jean Damascène.qui vivait dans le vjii» siècle, ses progrès à Pierre Lombard, évéque de Paris, qui florissait dans le xiic siècle, et sa perfection à saint Thomas, qui brillait par la science au sur. Elle ne diffère pas de la théologie positive quant à l'es-

sence, puisqu'elles ont l'une et l'autre le m sujet; elle s'en écarte seulement par la thode. C'est en vain que les hérétiques se déchaînent contre la théologie scolastique , ce déchaînement même prouve son utilité et sa force toute singulière, tant pour établir la doctrine que pour la défendre contre tous les traits de ses ennemis.

10° Théologie spéculative; c'est ainsi qu'on nomme la théologie mystique, lorsqu'elle se borne â la simple spéculation et a la connaissance des matières de la vie spirituelle; on peut l'acquérir par l'étude et l'application naturelle de l'esprit comme la théologie pos&m.

11° Théologie surnaturelle; c'est la connaissance que nous avons de Dieu et des choses divines par le moyen de la révélation.

La théologie est sans contredit , au point de vue religieux, la plus importante de toutes les sciences, et cependant elle est tombée en France dans un état tel, que nous sommes devenus un objet de risée, à cet égard, pour une grande partie du monde catholique. Nous concevons aisément qu'une pareille assertion trouve bien des incrédules, et qu'elle excite même un certain scandale; car à moins d'avoir été à même comme nous de recueillir ce triste témoignage, l'incrédulité et même une sorte d'indignation nous semblent tout à fait légitimes. Seulement nous regrettons bien sincèrement que dans ce reproche on oublie an peu trop la situation faite depuis plus d'un demisiècle à l'Église de France, situation qui ne lui a pas permis et qui ne lui permettra jamais , tant qu'elle durera, de raviver ces savantes études théologiques qui ont fait pendant des siècles une de ses plus belles gloires. D'un autre côté, il faut bien le reconnaître, un des principaux obstacles au retour de la théologie parmi nous, c'est la fausse idée qu'on s'en est formée dans ces derniers temps. En effet, on ne parait pas même se douter que ce soit une science entièrement positive, qui a nécessairement, comme toutes les autres, sa langue, ses procédés, sa méthode particulière. On semble encore avoir oublié que ses éléments surtout doivent être étudiés avec d'autant plus de soin, que jamais autrement on ne deviendra théologien exact. Ou nous nous trompons d'une manière bien étrange, ou la France en a déjà fait plus d'une fois la triste expérience. Enfin une imagination brillante et féconde, un talent prononcé dans l'art de parler ou d'écrire, sont assurément des avantages précieux qu'on peut faire tourner au profit de la religion dans Lieu des circonstances, mais ils ne sauraient pourtant remplacer ceux que nous offrirait la science théologique qui nous manque. Voy. les différents théologiens dans leurs Prolégomènes de la théologie. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier, Diction, de thé ' V Encycloyièxl . cathol. Le Diction, de la théol. cathol., qui donne un grand nombre d'autres divisions de la théologie. Gaei. Moroni, vol. LXXIV, p. 40-48, où on trouve cités beaucoup d'auteurs qui ont écrit sur la théologie.

IL THÉOLOGIE (FACULTÉ DE). Voy. Fa-

III. THÉOLOGIE DE NANCY. Il existe une bonne théologie de Nancy en 11 vol., publiée par le P. Siuionnet,de la compagnie de Jésus, sous ce titre : Institutiones thcalogicte ad utum seminariorum ; Nancy, 1721-1728, 11 vol. jn-12. 11 y a aussi sous ce titre : Theologia Snnceienots, 1785, quelques traités de théologie donnés par Merin, et cités avec éloge par Joseph Carrières,

THÉO

HÉO

ancien supérieur général de la congrégation de Saint-Sulpice.

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