V. THÉOLOGIE DE ROUEN. Voy. Baston
VI. THEOLOGIE DE TOULOUSE. On croit que la Théologie de Toulouse est la même que celle de Poitiers, dont l'abbé D. B. a donné une édit. mise en rapport avec la législation actuelle de France. Elle est estimée! L'ancienne théologie de Poitiers était très -recherchée à cause de sa clarté et de sa concision.
THÉOLOGIEN se dit : 1° de celui qui sait la théologie; 2° de celui qui écrit sur la théologie; 3° de celui qui enseigne , professe la théologie. Ko»/. Gaet. iloroni, vol. LXXIV, p. 48-451
THÉOLOGIQUES (LIEUX). Voy. Lieux, n»IV,
THÉON ou THÊONAS (Saint), vivait au iv« siècle, du temps des empereurs Valens et Théodose le Grand, dans un petit ermitage près do la ville d'Oxyrinque, en Thébaïde. 11 s'était renfermé dans une cellule , où il vécut trente ans, gardant un silence continuel. Chaque jour une multitude de malades venaient à lui , et il les guérissait tous en leur donnant sa bénédiction. Les Grecs en font mémoire le 4 avril. Voy. Pallade, Histoire Lausiaque, c. L.
THÉONAS (Saint), évéque d'Alexandrie, mort l'an 300, fut promu à l'épiscopat en 282. Il gouverna son diocèse avec un zèle et une sagesse admirables, et travailla avec succès à la conversion des hérétiques et des païens. Adon et Usuard font mention de lui au 23 août. Quelques modernes lui attribuent une Lettre qui porte son nom, adressée à Lucien, premier chambellan de l'empereur Dioclétien. Voy. TUlemont, Mémoires, tom. IV.
THEONILLE (Sainte), martyre et compagne dt sainte Domnine. fut, comme elle et le même jour qu'elle , dépouillée et étendue sur un chevalet, où elle expira. Voy. Domnine, n° I.
THÉOPASCHITES , hérétiques du y» siècle, ainsi nommés parce qu'ils enseignaient que Dieu le Père et les deux autres personnes de la sainte Trinité avaient souffert à la Passion de Jésus-Christ. Cette hérésie, qui eut pour chef Pierre le Foulon , fut condamnée des sa naissance par les conciles de Rome et de Constanlinople, tenus en 483. Voy. Baronius, Annales, ad ann. 483. Pluquet, Diction, des hérésies, et Bergicr, Diction, de théol., au mot Pa- TMPASSIF.NS.
I. THÉOPHANE (Saint), évéque de Nicée et frère de saint Théodore Grapt. Voy. Théodore,
II. THÉOPHANE LE CONFESSEUR (Saint), gouverneur des iles de l'Archipel et de Théodote, né à Constantinople en 748, mort le 12 mars, vers l'an 818, se retira dans un monastère du pays de Siugrianc, en Mysie, appelé Pnlychrone, où il embrassa avec joie les plus rudes travaux de la pénitence. De là il passa dans l'île de Calonyme, où il fonda un monastère dans lequel il demeura six ans, saumis au supérieur qu'il y avait fait établir. Il retourna ensuite dans le pays de Singriane, où il bâtit un autre monastère dans un lieu nommé Grand- Champ, dont il fut abbé. 11 assista en 787 au second concile de Nicée, et il combattit les iconoclastes avec une telle ardeur que Léon V, l'Arménien, le relégua dans l'île de Samotluace après l'avoir retenu pendant deux ans dans les
8 l isons de Constantinople. Ou a plusieurs Vies e ce saint confesseur; la meilleure est celle que l'on doit à Théodore Studite, et que Surius
a donnée en latin dans les Vies des Saints. On la trouve en grec et en latin dans l'édition de la ChronoyraiMe, et dans les Actes des Bollandistes. Les Grecs et les Latins honorent sa mémoire le 12 mars. Il a laissé une Chronoyraphie ou Chronique; c'est une espèce d'histoire, tant de l'Eglise que de l'empire, qui commence à Dioclétien , où avait fini Georges le Syncelle , c'est-à-dire à l'an 284, et qui finit à l an 8l;\ Elle a été oubliée en grec et en latin au Louvre { avec les notes du P. Goar et Combefis; Pan», 11)65, in- fol. ; une nouv. Mit.; Venise, 1729. Enfin une autre édit., qui passe pour la meilleure, est celle qui a été insérée dans le Cor vus Scriptor. Historim liyzantina* ; Bonn, 1839,2 vol. in 8°. Voy. P. Ceillier. HM. des Aut. sncr. et ecclés., tom. XVIII, p. 260. Richard et Giraud. Michaud, liioyr. univers. La Nouv. Bioyr. gêné}'. Le Diction, de la théol. cathol.
III. THÉOPHANE, surnommé Cerameus, c'està-dire le Potier, évéque de Taurominium ou Tauromenium, aujourd'hui Taormina, ville de Sicile, né en cette ville ou à Mascalis . qui n'en est pas loin, vers l'an 1140, d'après Léo Allatius, qui. dans sa Diatrifa de Simeonihus. a justifié cette date contre le P. Scorsus, jésuite, qui fait exister Théophane au IX* siècle, au temps de Photius, opinion d'autant plus inadmissible que Théophane cite les légendes de Métaphraste (x* siècle), et qu'une note des manuscrits affirme qu'il prêcha un de ses sermons ( !!•■mil. XXVI) devant Roger II, roi de Sicile, qu'on sait avoir régné de 1129 à lir>2, époque où la Sicile était fort menacée par les Sarrasins, et circonstance à laquelle le prédicateur fait allusion dans plusieurs passages de son discours. A cette époque il y avait encore un certain nombre de paroisses et de diocèses, entre autres Tauromenium, de la langue et du rit grecs; c'est pourquoi tous les discours de Théophane sont eu grec. On a de lui : Homilia in Evanyelia dominicutia et festa totius anni, Grœce et Lutine, cum notis et proleyom.; Paris, 1644, in-fol. Ces homélies sont au nombre de 62; le texte grec accompagne la traduction latine et les notes du P. Scorsus. Vou. Kerker, dans le Diction, de la théol. cathol., d'où nous avons emprunté cet article.
THÉOPHANIE. Voy. Epiphanie.
THEOPHILANTHROPE, THÉOPHILAN- THROPIE, expressions grecques dont la première signifie ami de Dieu et des hommes, et la seconde amour de Dieu et des hommes. La fête de F Être suprême ( Voy. FÊTE, n° VII), fut le point de départ de la théophilanthropie, comme le Culte des adoiateurs, écrit d'Auberméiiil , qui se regardait comme un disciple des anciens mages, en contient le germe. Cet auteur prétendait lever dans son livre un coin du voile qui avait couvert jusqu'alors le culte des premiers hommes. 11 voulait que ses sectateurs s'appelassent théo-ant/iropophilcs, mot qu'ils contractèrent ensuite en thwphilanfhropes , dénomination qu'ils adoptèrent sans doute parce qu'ils voulaient faire entrer dans leur société toutes les religions qui comptent ce double amour au nombre de leurs devoirs. Ils obéissaient à un conseil de direction dont le but était d'abord de former un noyau , et qui donnait la mission aux lecteurs et aux orateurs; toutefois il y eut parmi eux des missionnaires qui se constituèrent indépendants de ce conseil. Quoique le culte théophilanthropique eût des ministres et une liturgie, c'était moins une religion qu'un parti d'opposition dont les gouvernant* étaient secrètement les fauteurs, pour
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combattre la religion catholique. Le directeur la Réveillère-Lépaux , dont on connaissait l'antipathie contre cette religion sainte, assistait aux réunions; il proclama leurs principes dans un discours qu'il fit le 1»r mai 1797 à 1 Institut. De leur côté, les agents du gouvernement concoururent de tout leur pouvoir au succès de la secte, tant en France qu'à l'étranger. Quant au Crrdo et à tous les dogmes de la théophilanthropit, ils se bornaient à la croyance en teristenre de F Être suprême et de t immortalité île Cdme. Tout était contradiction chez les théophilanthrop^s ; ainsi ils affectaient de respecter toutes les religions, et ils multipliaient les satires contre la révélation; ils louaient Jésus- Christ comme un philosophe, mais ils le reniaient comme Dieu; mais Jésus-Christ s'étant affirmé Fils de Dieu, s'il ne l'était pas réellement c'était un imposteur digne d'un souverain mépris, et non un philosophe. Leur Manuel portait qu'ils ne demandaient pas à Dieu le pouvoir de faire le bien, ce pouvoir étant inhérent à notre nature; car nous sommes en état, disait leur catéchisme, de distinguer avec certitude ce qui est bien et ce qui est mal. Cependant leurs écrits enseignaient que nous avons besoin d'être éclairés pour faire ce discernement, qu'il est facile de se tromper ou d'être trompé dans le choix, et ils priaient Dieu de redresser leurs erreurs. Ces mêmes hommes, qui ne voulaient rien demander à Dieu, admettaient sans doute un purgatoire, un lieu d'expiation, puisqu'ils priaient pour les morts. Quant a l'enseignement moral, ils avaient puisé dans les philosophes anciens et modernes ; mais tout ce qu'on trouve de mieux dans leur doctrine est emprunté de l'Évangile ou de nos livres ascétiques, jusqu'à l'examen de conscience. Leurs prières étaient en général bien faites; mais ils n'avaient pas adopté la prière sans égale, l'Oraison dominicale , qui respire à un si haut degré l'amour de Dieu et des hommes. Les théophilanthropes avaient d'abord déclaré ne vouloir pas de prêtres, par la raison qu'il ne faut pas d'intermédiaire entre Dieu et l'homme; cependant ils eurent des lecteurs et des orateurs qui, conformément à la lot, firent, ainsi que les ministres des autres cultes, leur déclaration à la municipalité, et qui, pour costume, endossèrent l'habit français bleu , une ceinture rose et une robe blanche. Les thé>philnnthmpes ne voulaient pas de rits, et ils eurent une liturgie pour les naissances, pour les mariages, pour les décès. Outre les tètes nationales et décadaires adoptées parla Convention, ils en eurent de particulières pour Socrate , Jean - Jacques Rousseau, Washington , et même saint Vincent de Paul. Voy. le Diction, de théot. de Rergier, où on trouvé tous ces détails et plusieurs antres. UEncyelopèd. catltol.Aom. XVII, et le Supplément, où l'auteur de l'article considère la théoihilanthropie, qui n'est, dit-il, que le déisme ou e naturalisme, sous le rapport politique, en se servant de l'ouvrage de M'rT Scotti intitulé : Théorèmes de politique chrétienne, et traite les questions suivantes : I. Extension du déisme ou fhr'ophi/anthropie. — IL Ce système est le grand arcane des sociétés secrètes. — III. Les théophitnnthropes firent un culte puhlir du déisme. — IV. Le culte des théophilanthrojte* n'est pas à ta portée du peuple. — V. // ne contient pas let dogmes qui rendent la religion nécessaire à la sifciété. — VI. Le déisme ne peut soutenir ta morale publique. — VIL La fausseté du déisme ci les vérités de la révélation confirment le tkéoi ème.
I. THÉOPHILE, celui à qui saint Luc adresse son Évangile, ainsi que son livre des Actes. On doute si ce nom de Théophile est un nom propre d'homme, ou un nom générique, comme si saint Luc eût eu dessein d'adresser ces deux ouvrages à tous ceux qui aiment Dieu. Plusieurs prennent ce nom dans ce dernier sens ; d'autres s'attachent au premier, et se fondent sur le titre de très-excellent (optime) que lui donne saint Luc. Voy. Luc, !, 3. Actes, l, 1. D. Calmet. Diction, de la Bih/e.
II. THÉOPHILE (Saint), sixième évêqne d'Antioche, mort vers l'an 1><2, fut d'abord engagé dans les erreurs du paganisme ; mais ayant lu Tes écrits des prophètes et admirant l'accomplissement de leurs prophéties, il ne put résister à la conviction intérieure, et se fit gloire d'être chrétien. En 168, Éros, évèque d'Antioche, étant mort, Théophile fut appelé à lui succéder; il signala son zèle contre les hérétiques de son temps, et particulièrement contre les marcionites. On célèbre sa fête le 13 oc»
j tobre. On a de lui trois livres à Autolycus sur i les Principes de la religion. Cet ouvrage a paru [ pour la première fols en grec , à Zurich , 1516, in-fol..avec les écrits de Tatien et de quelques I autres. La meilleure et dernière édition de ces I livres est celle d'Oxford, 16*4, in-12; trad. en latin, 1546; en français, par Genoude,et insérée dans son tiecueil des Pères de t Église. On lui a attribué quelques écrits, tels que des Commentaires sur l'Évangile et sur les Proverbes de Salomon. Voy. tusèbe, Hist. , I. IV, c. xxiv. Mieron., In Catnf., c. XXV. Tillemont, Mémoires, tom. III. D.Ceillier, Hist. des Aut.sacr. eteectés., tom. II, p. 103 et suiv. Richard et Giraud.
III. THÉOPHILE (Saint), évèque de Césarée, en Palestine, vivait au h» siècle, et était un des plus illustres prélats qui parurent à cette époque dans l'Église. Il travailla avec ardeur à ramener les hérétiques de son temps à l'Église, et les Asiatiques à la pratique des autres Orientaux, qui faisaient la Pâque le dimanche après le 14* jour de la lune qui suivait l'équinoxe du printemps, comme l'Eglise romaine et tout l'Occident. Il assembla un concile à Césarée, et composa au nom de tous les Pères une Lettre synodale fort utile pour combattre ceux qui faisaient la pâque avec les Juifs le 14 de la lune. Le Martyrologe romain a placé sa fête au 5 mars. Voy. Eusèhe. /7»t/.. 1. V. S. Jérôme, In Catalog.
IV. THÉOPHILE, patriarche d'Alexandrie, mort en 41 '2, était éloquent, habile dans la philosophie et les mathématiques, et avait un grand zèle pour la religion. Il succéda à Timothée en 385, contribua beaucoup au renversement des monuments de l'idolâtrie dans l'Égypte, et en particulier à la démolition du temple de Sérapis à Alexandrie, sur les mines duquel il bâtit une église en l'honneur de saint Jean-Raptiste, prit la défense d'Origène contre saint Jérôme et saint Épiphane, et le combattit plus tard. Il s'opposa à 1 ordination de saint Jean Chrysostome, le fit déposer ensuite dans le conciliabule du Chérie , et refusa de mettre son nom dans les dyptiques. Saint Cyrille, son neveu, lui succéda. Théophile avait composé : 1» nn Cycle pascal; — 2° quelques lettres pascales pour avertir tous les ans les églises du jour auquel on devait célébrer la Pâque; — 3» nn Discours et un grand Traité contre Origène ; — 4° un livre contre saint Jean Chrysostome, dont il nous reste un fragment dans" Facundus; — 5° des Lettres} — 6° une Epttre tynodique et un écrit sur les Mystères ; — 7» quelques Décisions ou Canons sur les difficultés delà discipline
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ecclésiastique. Il y a quelques autres écrits qui
Sortent son nom; niais ils sont ou supposés ou outeux. On peut voir les principaux de ceux qui sont véritablement do lui dans la Bibliothèque des Père*; Lyon, 1677, tom. V. Voy. saint Isidore de Péluse, 1. 1, Epist. CIJI, p. 47. Sozomène, I. VIII, c. xn. Socrate, 1. VI, c. vu. Pallade, In Dialog.,?. 21 et 22. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et écriés., tom. IX, p. 7SK) et suiv.
THÉOPHYLACTE , archevêque d'Acrido, métropole de la Bulgarie, appelée aujourd'hui par les Turcs Giustandil, né a Constantinople, mort en 1071 , était un des hommes les plus habiles de son siècle dans les siences ecclésiastiques. Il mit tout en œuvre pour faire fleurir la foi dans la Bulgarie , qui était encore remplie de païens. On a de lui : 1" Commentaire* sur les quatre évangélistes , en grec et en latin ; Paris, 4562; en latin. Anvers, 1564- — %> Commentaires sur les Épttres de saint Paul; Rome, 1477 ; Cologne, 1531 ; Paris, 1552,etc; — 3° Commentaires sur Habaeuc, Jnnas, Nahum et Osée; Francfort, I534 ; Paris, 1542 et 1549; les commentaires de Théophylacte ne sont guère que des compilations de saint Chrysostome; — 4° soixante-
Îuinze lettres; Leyde, 1617 ; Cologne, 162*2; — ■ Oratio in adorationem cruris medin Jejuniorum tempnre , dans le tom. XI de la Croix de Gretscr; — 6" Institutio regia ad Canstantinum Porphyrogenetam ; publié par le P. Poussine; 1651. Voy. Sixte de Sienne, Riblioth. Sanrta. Possevin, Apparatus tarer. Bellarmin, De Scriptor. eccl. Richard et Giraud,
THÉOPISTE. Voy. EUSTACHE, n<> I.
THEORIE, siège épise. de la province de Macédoine, sous la métropole de Philippes, au diocèse de l'Illyrie orientale. Cest peut-être la même église que Théorine, dont on trouve un évèque souscrit aux canons in Trulfa, et nommé Georges. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 9! .
THÉORIEN . auteur grec qui vivait sous l'empereur Manuel Comnène l'an 1170. Ce prince ayant reçu une lettre de Norsesis, catholique ou primat des Arméniens, où il s'expliquait sur quelques points de foi et de discipline dans lesquels les Arméniens ne s'accordaient pas avec les Grecs, et désirant s'en éclaireir, lui envoya Théorien pour en conférer ensemble. Nous avons l1 Histoire de la légation et des conférences de Théorien; Leunclavius, dont le nom figure dans {'Index de Clément VIII, l'a traduite en grec et en latin ; Bâle, 1578, in-4°. On la trouve aussi dans ces deux langues, àans VAucfuaii e de ta Bibliothèque des Pères, tom. 1 ; Paris, 1624; elle a été insérée dans la Bibliothèque des pères, tom. XXII, p. 796 et suiv.; Lyon, 1677. Voy. D. Ceillier, Bisf, des Aut. sacr. et écriés., tom. XXIII. p. 157 et suiv. Richard et Giraud. THÉO RI NE. Voy. Théorie.
THÊOTIME (Saint), évèque de Tomes, en Scylhie, (tarissait au rv* siècle. 11 s'était rendu habile dans la philosophie, qu'il ne cessa de cultiver, et il vivait d'une manière très-austère. Nommé évèque de Tomes du temps des empereurs Théodose et Arcade, il passa bientôt le Danube, et porta l'Évangile aux Huns, qui, frappés des prodiges qu'il opérait, l'appelaient ordinairement le diett des Romains, et avaient une vénération profonde pour sa vertu. Il prit le parti de saint Jean Chrysostome contre Théophile d'Alexandrie, et se trouva au concile de Constantinople . que saint Épiphane assembla à ce sujet. Le Martyrologe romain le mentionne au 20 avril. Voy. Socrate, Hist.. 1. VI ,c. xi. So- *,Hist., 1. VII, c. xxv.
THÉRA, autrefois Callista , aujourd'hui 7Vrmia ou Thermie, Terniia, Termie, île de la mer Egée , située à huit milles de Sériphc , et à dix de Céa ou Zéa ; quelques-uns ont confondu Théra avec Thèrasia. On trouve dans les Actes du VI» concile général un évèque de Théra nommé Georges. Depuis l'église de Théra a été unie à celle de Céa , qui est aussi une lie de la mer Egée connue sous le nom de Zéa. Voy. Richard et Giraud. Cotnpar. CÊos.
THÉRAIZE (Michel), docteur de Sorbonne, né à Chauni en Picardie, mort l'an 1726, fut chanoine de Saint-Etienne de llombourg, au diocèse de Metz, puis grand chantre, chanoine et officiai de Saint-Furcy de Péronne, et enfin curé de la paroisse de Saint-Sauveur de la même ville. On a de lui : Questions sur la messe publique et solennelle, ou Méthode pour entrer dans le sens littéral et historique des cérémonies de ta messe, et pour en découvrir l'origine, avec la réponse aux difficultés mie l'on peut faire sur toutes ses parties; Paris, 169.'!, in -12. Voy. le Jour», dey Savants, 1697 et 1706.
THÉRAPEUTE, mot dérivé du grec, et qui signifie wvitrur appliqué plus particulièrement et uniquement au service de Dieu. On appelait donc thérapeuté* , en grec, ceux qui s appliquaient à la vie contemplative, soit à cause du soin qu'ils prenaient de leurs âmes, soit parce qu'ils servaient Dieu d'une manière particulière. Philon, dans son Pr livre de la Vie contemplative, rapporte qu'il y avait près d'Alexandrie des gens qui , après avoir quitté leurs biens et leurs parents, se retiraient à la campagne, dans des lieux solitaires, pour n'y vaquer qu'à la prière et à la contemplation. Us avaient chacun un lieu séparé , qu'ils appelaient semnée nu monastère, où ils faisaient oraison deux fois le jour, et passaient le reste du temps à la lecture des livres de Moïse, des oracles des prophètes et des hymnes. Ils se contentaient pour leur nourriture d'un peu de pain assaisonné de sel ou d'hysope, et ne mangeaient qu'après le soleil couché. Il y en avait même qui passaient trois ou six jours sans manger. Le septième jour ils s'assemblaient tous dans une grande semnée pour y assister à des confélences, et y participer aux saints mystères. Voy. Eusébc. Ilist., 1. II, c. XVII. Baroniiis et le Père Petau, à l'an 64 de Jésus- Christ. Le P. Montfaucon, Observât, sur la trad. du livre de Philon; 1709.
THÉRAPEUTIQUE, terme grec qui, comme on sait, désigne cette partie de la médecine dont l'objet est de traiter, de soigner et de guérir les maladies. En matière d'Ecriture sainte, il signifie le soin que l'on apporte à corriger un texte corrompu. De là vient que l'on appelle thèi opi'idique médicinale la critique verbale , C'est-à-dire la critique qui a pour objet de fixer la véritable leçon a'un texte corrompu, en le rétablissant dans son état primitif; comme la haute (xitb/imis) critique nous fait distinguer les livres authentiques des livres supposes. Voy. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. I, p. 269-
THÉRAPHIM. Il est dit dans la Genèse ( xxxi, 19) (pie Rachel déroba les idoles; l'hébreu porte les thèraphim de son père. Ou demande ce que c'étaient que ces thèraphim. Les Septante traduisent ce terme tantôt par oracle (0>éet Il , 4) et tantôt par figures vaines (I Rois, xix, 13). Il parait, en effet, par les passages où il se trouve, que c'étaient des idoles ou figures superstitieuses. Les Juifs disent que c'était une tête d'homme arrachée du tronc et embaumée,
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