TUER
la langue de laquelle on mettait une lame d'or avec le nom d'une fausse divinité . qu'on plaçait cette tête dans une niche, qu'on lui allumait des cierges, et qu'elle rendait des oracles. D'autres croient que les thèraphim étaient des talismans , c'est-à-dire des figures de métal fondues et gravées sous certains aspects des planètes , auxquels on attribuait des effets extraordinaires. Il est certain que tout l'Orient est encore aujourd'hui passionné pour les talismans. Les Pères les appellent tr/efin , mot qui se rapproche beaucoup de thèraphim. Ceux que Rachel emporta devaient , selon les commentateurs, être des fleures assez grosses, et d'un métal précieux. Quoi qu'il en soit des motifs qu'on dit l'avoir engagée à cet enlèvement , il est certain, par l'Écriture , que Jacob les enfouit sous le térébinthe qui était derrière Sichem . (Genèse, xxxv. 4). Outre ces thèraphim superstitieux , l'Écriture en marque encore de deux autres sortes. Les premiers sont tels que celui que Michol mit dans le lit de David, pour faire croire aux officiers de Saùl que son mari était malade. Au lieu de slaluam, que porte la Vulgate (I Rois, XIX, 13), l'hébreu lit thèraphim. L'autre sorte de thèraphim, dont les Livres saints font mention , sont ceux que les Juifs consultaient, sans prétendre pour cela renoncer au culte du Seigneur. Tel lut celui que Michol fit faire , et qui fut ensuite enlevé par ceux de Dan et emporté à Laïs, où il demeura jusqu'au transport des Israélites au delà de l'Euphrate, comme il est dit dans le livre des Juges (xvu, 5 et suiv.; xviii, 14. 17, etc.). Quant à l'étymologie du mot thèraphim, elle nous parait tout à tait inconnue; car la divergence des étymologistes et la faiblesse de leurs preuves ne permettent pas, ce nous semble, de fonder une opinion quelconque sur la valeur rigoureuse de ce terme. Voy. D. Calmet. Diction, de la Bible. Bergier, Diction, de théol.
THERASIA. Voy. Santêrin.
THEREBINTE, hérétique. Voy. Buddas. I. THERESE (Sainte), mère des Carmélites de l'étroite observance, et réformatrice des carmes déchaussés, née à Avila, dans la Vieille- Castille, en 4515, morte à Alvc le 4 octobre 1582, prit l'habit religieux dans le monastère de l'Incarnation des Carmélites à Avila , en 153C. Elle y pratiqua toutes les vertus religieuses avec un zèle extraordinaire, et y fut éprouvée par des maux cruels qu'elle supporta avec le plus grand courage. Elle projeta de réformer son Ordre , et de le rétablir dans sa première vigueur; elle y réussit enfin , malgré les obstacles et les persécutions qu'on lui suscita de tous cotés. Le premier monastère de la réforme fut fondé à Avila, sous le nom de Saint-Joseph, en 1562. Seize autres monastères de filles se joignirent à ce premier du vivant même et par les soins de la sainte. Elle entreprit aussi de réformer les religieux; et, ayant été secondée par saint Jean de la Croix , elle eut le bonheur de voir quatorze couvents de carmes réformés avant sa mort. Grégoire XV la canonisa en 1622 , et l'Esagne l'a adoptée pour patronne. On fait sa féle e 15 octobre. Les Œuvres de sainte Thérèse ont eu de nombreuses éditions; Anvers, 163U; 1619-1661 , 4 vol. in-4»; Bruxelles, 1675, 2 vol. in-fol.j Madrid, 1793, 6 vol. in-4», et 1801-62, 2 vol. in-8»; trad. en français par Arnauld d'Andilly; Paris, 1670, in-fol. Quant à la liste détaillée de ces ouvrages, elle se trouve dans
Sresque tous les biographes, et en particulier ans Michaud et la Saur. Biogr. gêner. On remarque dans tous les écrits de la sainte beau-
coup d'esprit, de force, de piété , d'élévation et d'onction. Elle y découvre les secrets les plus impénétrables de la théologie mystique , et y explique ce qui regarde l'oraison d une manière toute céleste et en même temps si solide , que sa doctrine est regardée à juste titre comme l'abrégé de celle des Pères en matière de spiritualité. Voy. Vida de Teresa de Jésus, escrita por mandado de su confesor. Cette Vie , écrite par elle-même , et qui fait partie de ses œuvres, a été traduite en français par Péronne, 1664, par l'abbé Chanut, 1691 , et par le P. Bouix, 1857. Voy. aussi Diego de Yepes, Vida de la madré Teresa de Jésus; Madrid, 1599, in -8». Beat* Theresœ vitœ Retationes Paulo V farta; Barcelone, 1621 , in -8°; Bourgoin de Villefore, Vie de sainte Thérèse; Paris, 1712, in-4*. Emery, L'Esprit de S. Th. recueilli de ses œuvres ; Lyon , 1773, in-8»; Avignon, 1825, 2 vol. in-12. J.-B. Boucher, Vie de sainte Thérèse; Paris, 1810, 2 vol. in -8». Nicolas- Antonio, Biblioth. Hisp. nova. Feller, Michaud , Biogr. univers, La Souv. Biogr. génér. Gaet. Moroni , vol. LXXTV, p. 71- 76. Le Dirtinn. de la théol. cathol.
IL THÉRÈSE (Élic de SAINTE- ) de l'Ordre des Carmes, Flamand, mort à Anvers en 1640, se nommait d'abord Jean - Baptiste Wils. Il avait été curé de la paroisse de Saint -WiUibrod, dans un faubourg d'Anvers, avant de se faire religieux. Il fut profès de la maison de son Ordre à Anvers. On a de lui : 1° Legatio Ecclesiœ triumphantis ad militantem pro liberandis animabus fidelium defunctorum e purgatorio ; Anvers ,1610, 2 vol. in-fol.; — 2° Ejngrammata de viris vitœ sanctimonia itlustribus ex ordine prœmonstratensi; Louvain , 1615, in-4° ; — 3* Vte d'Anne de Saint-Bar thèlemi, compagne de sainte Thérèse, morte en odeur de sainteté en 1626; — 4° Le Palais spirituel des béguinages ; Anvers, 1528, in-8». Voy. Valère-André, Biblioth. Belg., édit. de 1739, in-4», tom. I, p. 257 et 258.
THERISTRUM, terme d'origine grecque qui signifie une écharpe ou un voile dont les femmes se couvraient le visage , soit par modestie , soit pour se garantir des ardeurs du soleil. Saint Jérôme emploie ce mot pour marquer le voile dont Thamar usa pour se déguiser. On lit aussi Theristrum dans le texte latin d'Isaie , m , 23. Ce voile était une espèce de crêpe au travers duquel elles pouvaient voir, ou qui était percé à 1 endroit des yeux pour qu'elles pussent se conduire. Voy. Genèse, xxxviii, 14. D. Calmet, Diction, de la Bible.
THERMA. Voy. Germa.
THERMjE BASILICS. Voy. Terme.
THERMO HIMERAB ou HIMERENSES. Koy.
Termine.
THERMA REGLE. Voy. Terme.
THERMA SELINUNTLE. Voy. Termine.
THERMES (JACQUES DE). Voy. Jacques, n» XXIX.
THERMIA. THERMIE. Voy. Tuera.
THERM0PYLES, fameux passages ou défilés fort étroits, situés entre la mer et des montagnes escarpées, pour aller de laThessalie dans la Locride et la Béotie. Les Italiens les appellent Bocca di Lupo. 11 y avait aussi dans cet endroit une ville appelée du même nom de Thermopyles, où l'on établit un évèché suffragant d'Athènes après la prise de Constantinople par les Francs et les Vénitiens , au xm* siècle. Elle a eu dix évéques, dont le premier, Arnulphe , siégait en 1208. Voy. Lequien , Oriens Christ., tom. III, p. 847.
THERMUTHIS, nom que l'historien Joseph donne à la fille de Pharaon qui tira Moïse des
THES
THES
eaux et l'adopta pour son fils. Voy. D. Calmet, | THESSALONICIENS (ÉPlTRES DE SAINT
Diction, de la Bible. \ PAUL AUX). Par Thessahniciens nous enten-
THERPOLI. Voy TÊos. I dons ici les chrétiens de Thess.Uonique. Saint
I. THERSA, cinquième fille de Salphaad. Voy. ) l*aul ayant été obligé de quitter cette ville, fut Nombr., xxvi. 33; xxvn, 1. Josué, xvii, 3. | instruit à Corinthe par Silas et Timothée de THERSA ville de la tribu d'Épliraïm, siège l'état de l'Église de Thessalonique, qui persévédes rois d'Israël depuis Jéroboam jusqu'au règne rait dans la foi malgré les persécutions auxd'Amri, qui acheta la montagne de Séméron, I quelles elle était exposée. Ils lui dirent aussi
et y bâtit Samarie. Josué tua un roi de Thersa. Manachem, usurpateur du royaume d'Israël, fit ressentir de terribles effets de son indignation à la ville de Thersa, qui lui avait fermé ses portes. Voy. Josué. xil, 21. IV Rois, XV, 14, 17. THESBITE ( Tlwsbites); nous lisons dans le
que plusieurs s'afflige?' ;nt trop de la mort de leurs proches, et n'étaient pas assez instruits sur l'avènement du Seigneur et le jugement dernier. Ils l'avertirent encore que quelquesuns étaient oisifs, curieux et inquiets. Ces avis donnèrent lieu à l'Apotre de leur écrire deux
III1" livre des Rois (xvii, 1) que le prophète Élie , I Lettres. Quelques Pères, fondés sans doute sur le Tkesbite, était un des habitants de Galaad; | la souscription de la première Épitre, ont pensé
ce qui peut faire supposer l'existence d'un lieu nomme Tliesba ou Yftesbè. Or saint Jérôme dit
Î u' Élie était de Thesba, et saint Épiphane de esbès (ck ThesUm), du pays des Arabes, parce que de son temps le pays de delà du Jourdain était aux Arabes. Joseph appelle cette ville Thesbone. La version grecque porte aussi de Testes (ek ThesUm). Le texte hébreu lit le Tischbite; ce que l'on traduit ordinairement par de Tisbé (Voy. l'art. Tmsbè); mais, comme ce mot dérive du verbe hébreu schdbA, c'est-à-dire faire captif, conduire en captivité , ce n'est peutêtre pas sans fondemeut que la Bible de Vence I qui s'égarent dans la mauvaise foi. dit : a Le nom Thexlté signifie habitants ou plu- [ IIe Epitre, c'est aussi de Corinthe qu'elle fut tôt séjournants, c'est-à-dire étrangers qui sé- écrite, et peu de temps après la lr«; c'est encore le sentiment commun des critiques et des interprètes. Le but et le sujet ont le plus grand rapport avec ceux de la Dans ces derniers
qu'elle avait été écrite d'Athènes; mais on peut regarder comme certain que ce fut de Corinthe ; nous croyons l'avoir assez bien prouvé dans notre Introduction , etc. Les critiques pensent généralement qu'elle fut écrite l'an 52 ou 53 de Jésus-Christ. L'Apôtre , dans cette lettre , a pour but d'exciter les Thessaloniciens à persévérer avec courage dans la foi sans se laisser abattre par les obstacles et les tribulations, d'instruire de certaines vérités ceux qui les ignorent, d'affermir dans la foi ceux qui doutent encore, de reprendre , mais avec une grande douceur, ceux
Quant à la
joliment dans un lieu : inquilini, » et que le célèbre hébraïsant Gesenius dit comme elle : « Elias Thisbita unus ex inquilinis Gileadi. Inquilini autem Gileaditidis mihi esse videntur talcs qui ex alia quadam tribu et regione orti in Gileaditide sedes posuerant ibique peregrini et advena? erant. Itaque non obstat Thisbes situs in agro Naphtalitarum , Tob., i, 2. » Voy. III Rois, xxi, 17. Joseph, Antiq., 1. VIII , c. vit. Hieronym., De Situ et frominib. Locor. Hebrakor. Epiphan., De Vitis prophetarum, p. 237. Re-
temps, J.-C.-E. Schmidt, sans nier, précisément l'authenticité de toute la II* Épitre, a essayé de montrer qu'une partie au moins avait été interpolée; mais un rationaliste qui n'est pas suspect de favoriser l'autorité des Livres sacrés, Bertholdt, l'a parfaitement réfuté; nous avons reproduit cette réfutation avec quelques modifications dans notre Introduction rri-
laud, Pahestina iilustrata, p. 1035-1036. lia ma- tique, etc. Voy. D. Calmet, Diction, de la llible. ker, Commentatio in libro De Vita et Morte Bergier, qui, dans son Diction, de thcol., réfute Prophetnrum qui graxe rircumfertur. Guilielm. la fausse interprétation d'un pastagt de la Gesenius, Thesaur.. p. 13r»2.CV>»ip«r.rart.TlllSBÉ. Il' Épitre, donnée par les protestants. J.-B.
THESPIE ou THESPE(77i<«/««' ou Tltespitim), Glaire, Introduction, etc., toin. V, p. 98 et ville de Béotie , située sur le fieuve Thespium, suiv.
au milieu des terres, près de Thèbes. C'était THESSALONIQUE, aujourd'hui Saloniki ou autrefois un évéché de la province d'Iiellade, Saloniqiie, métropole do la province de Macéérigé au v* siècle sous la métropole d'Athènes i doine, aux habitants de laquelle saint Paul, qui ou de Corinthe, selon le P. Lequien. On en leur avait annoncé l'Évangile, écrivit deux Letconnait deux évèqucs, dont l'un, N..., fut or- I très. Les Grecs ont un évéché à Salonique. Le donné par le métropolitain d'Achaîc, malgré ' premierévéquedeThessaloniqueestAristarque, l'opposition du cierge et du peuple. Saint Léon disciple de saint Paul. Il fut ordonné par cet le Grand s'en plaint dans une lettre aux évéques j apôtre, et souffrit le martyre sous l empcreur d'Achaïe; et l'antre, Rufin, souscrivit, en 458, Néron. Cette ville a eu en outre sept évéques la Lettre du concile de sa province à Tempe- latins, dont le premier, Nivelo de Cherizi. fut reur Léon touchant le concile de Chalcédoine. nommé en 120o. Thessalonique a eu aussi des Thcspie est maintenant un simple évéché in ( évéques arméniens. On n'en connait qu'un, pni hbus sous Athènes , archevêché également in haie. On le trouve dans les Actes du concile de pttrtibus. Voy. Lequien, Orient Christ., loin. Il, Sis. Thessalonique n'est plus aujourd'hui qu'un p. 211. De Coiuiuanville, /" Table atp/uiM. , ! évéché mpartibus. V<»j. Lequien, Ortens Christ., p. '231-235. Gaet. Moroni. vol. LXXIV, p. m 1 THESSALIE, province de Macédoine que les Turcs appellent Janina, du nom de sa capitale, est située au milieu de la Grèce. La Thessalie est une des provinces ecclésiastiques du diocèse
de l'Illyrie orientale. Larissc, aujourd'hui simple archevêché m purtibus, en étiit autrefois la métropole ; elle avait sous sa dépendance plusieurs Églises, dont quelques-unes furent élevées ensuite à la dignité de métropole, savoir : Pharsalc, Kéopalias ou la nouvelle Patras, et Phère. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXIV, p. 378-380.
tom. I, p. 14&; tom. H, p. 27, et tom. III, p. 1000. De Comtnanville , /'• Table alphaM., p. 235, où l'on trouve un aperçu historique de l'Église de Thessalonique. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXIV, p. 1-12. Cumpar. l'art, suiv.
THESUT (Jacques de), protonotaire apostolique, né à Chàlous eu 1015, mort l'an 1091 , fut prédicateur et aumônier du roi. On a de lui, outre une Oraison funèbre de Jeun de Maupou , évoque de Chutons, des Remurques curieuses et importantes itour l'intelligence des conciles de ta sainte Eglise, etc.; Lyon, 1090, in-12. Voy. Pa-
THÉV — 2274 —
pillon , Biblioth. des Aut. de Bourgogne, in-foL, tom. II , p. 315.
THEUDAS. Voy. ThéODAS.
THEUDATES. Voy. Dut, n« I.
THEUDÈRE (Saint), en latin Theuderius ou Thrudanu* , plus connu sous le nom de Chef ou Cherf, mort vers l'an 575, issu d'une des meilleures familles de Vienne en Dauphiné , se senti t intérieurement appelé par l'Lsprit- Saint i uitter le monde. Apres s'être longtemps exercé la pratique des observances de la vie religieuse, il retourna dans sa patrie. Ses vertus attirèrent auprès de lui un grand nombre de disciple*. 11 leur fit construire d'abord des cellules, et il fondu ensuite un monastère auprès de Vienne. 11 y avait une coutume particulière à Vienne dans le vr* siècle. On choisissait un moine qui avait une grande réputation de sainteté, et dont on espérait qu'il voudrait bien mener la vie d'un reclus. Le choix fait, on le renfermait dans une cellule où , par une prière continuelle et par des jeunes rigoureux , il implorait la miséricorde divine et pour loi et pour son pays. On jeta les yeux sur Theudère , qui remplit avec tant de ferveur la fonction dont on lavait chargé, qu'il ne mit aucune borne ni a ses larmes, ni à ses mortifications. Le don des miracles le rendit célèbre dans sa patrie. 11 fut enterré dans le monastère de Saint-Laurent; mais l'on transféra depuis ses reliques dans une église collégiale dont il était patron, et qui a donné le nom à la petite ville de Saint- Chef, à huit lieues de Vienne. Ce saint est nommé dans le Martyrologe romain. Voy. sa Vie, écrite par Adon, archevêque de Vienne, dans Mahillon, siècle bénédictin.
THEUDOSIA. Voy. Caffa.
THEULLEY ou THDLLET ( Tulleium on Theolocus), abbaye de l'Ordre de Citeaux, située dans la Franche-Comté , au diocèse de Dijon , à une lieue de Gray, fut fondée en 1130. Elle était tille de Morimond.
THËVENIN (Nicolas), né i la Mouille en 17 i8, mort à Saint-Claude l'an 1834, fut d'abord théologal et directeur du séminaire de Saint- Claude, puis curé de la Mouille, ensuite de Saint-Claude, enfin archiprétre et officiai de ce diocèse. Il avait été exilé pour la foi en 1792. On a de lui plusieurs écrits, qu'il publia au commencement de la révolution pour prévenir les lideles contre les erreurs de la constitution civile du clergé. Les principaux sont : 1° Catéchisme dogmatique sur la religion et t Église; — 2° Discours d" un prêtre catholique du Mont- Jura , etc. Thévenin avait publié en outre , avant la révolution de 1789, un petit écrit fort curieux intitulé : Catéchisme curial. Voy. Feller, Jfco«r. univers.
THÉVENOT (^Jean de), né à Paris en 1623, mort l'an 1667 a Miana, en Arménie, était trèssavant en mathématiques et en géographie, et entendait, outre plusieurs langues européennes, le turc, l'arabe et le persan ; il connaissait aussi la botanique. Ces diverses connaissances ne contribuèrent pas peu à lui mériter la réputation de voyageur exact et intéressant. Les trois parties dont se compose la relation de ses voyages, et qui parurent d abord séparément, ont été publiées plus tard par Luisandre et Petis de la Croix, et réunies sous un même titre: Voyages de J. Thévenot, tant en Eurofte qu'en Asie et en Afrique; Paris, 1689, 5 vol. in-12, f.; Amsterdam, 1706, 1725, 1727, 5 vol. in-12, flg. Nous citons d'autant plus volontiers cet ouvrage , qu'il peut servir à jeter du jour sur bien des passages obscurs de nos Livres saints.