‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1082 sur 1294 · THOL · texte numérisé non relu

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unanime des religieux, il augmenta encore ses austérités et montra toujours une scrupuleuse exactitude jusque dans les plus petites choses. On honore sa mémoire le 1" mai. Voy. Rollandus. D. Mabillon, A" Siècle bénèdict.

TH IRAS , septième (ils de Japheth , (ils de Noé. On convient généralement que Thiras est le père des Thraces; c'est au moins le sentiment de l'historien Joseph , des paraphrastes chaldéens, d'Eusèbe, d'Eustathe d'Antioche, de saint Jérôme . de saint Isidore , aussi bien que de (ktsmas lndicopleustes, de Bochart, de .1.-1). Michaelis, de Gesenius et de beaucoup d'autres. Mais, comme lo remarque fort judicieusement D. Calme! , il s'agit de savoir ce que l'on doit entendre par Thrace. Voy. Genèse, x, 2, 7. D. Calmet, Comment, littér. sur la Genèse, x,2. Gesenius, Thésaurus philolog.crit., etc., p. 1501.

TH I RI A , fils de Jaléléel, descendant de Caleb. Vou. I Paralip., iv, 16.

I. THIROUX (Etienne), jésuite, né à Autun en 1617 , mort a Dijon l'an 1727 , professa la théologie dans cette dernière ville. On a de lui : Direction spirituelle pour servir de règles à tous les chrétiens qui veulent sincèrement leur salut et acquérir la perfection; Lvon,1730, in-8°.Quel-

3ues-uns lui attribuent Scholia seu brèves eluciationes in Ultrum Psalmorum...; adduntur scholia in cantica Breviarii romani; ouvrage du P. Lescalopier, selon d'autres. Voy. Papillon, Biblioth. des Aut. de Bourgogne, in-fol., tom. II, p. 3I7. Compnr. Lescalopieb.

II. THIROUX (Jean-Évangéliste), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Autun en 1663, mort l'an 173t à Saint -Germain d'Auxerre, professa la philosophie et la théologie dans quelques monastères de sa congrégation, notamment à Saint-Remi de Reims, et fut ensuite prieurde Nogent-sous-Coucy et de Saint- Nicaise de Meulan. Son attachement aux doctrines de Port - Royal lui attirèrent beaucoup de désagréments et même une longue détention. Le 25 octobre 17l>3 il fut arrêté à Meulan, par ordre du roi , et conduit à la Bastille. Pendant qu'il était en prison, il composa un Abrégé de tltéotogie, apprit l'hébreu et l'anglais de deux ecclésiastiques avec lesquels il avait eu la permission de communiquer. Thiroux demeura à la Bastille jusqu'au 15 février 1710, qu'il fut élargi et amené à Saint- Germain- des -Prés; mais quelque temps après un ordre du roi le relégua à l'abbaye de Ronneval. A la mort de Louis XIV, il fut rappelé à Saint-Gerrnain-des- Prés.et il passa de la à l'abbaye de Saint-Denis, où il travailla avec dom Denis de Sainte-Marthe, occupé alors de la nouvelle Gallia Christiana. Outre l'Oraison funèbre de Mu? /«. duc d'Orléans, frère unique de Louis XIV, on a de ce religieux : Theologia pauperum sacerdotum ; ouvrage composé pour les ecclésiastiques de la campagne ; mais il est resté inédit. Dom Thiroux eut une part dans les travaux de la nouvelle Gallia Christiana. 11 coopéra aux trois premiers volumes avec dom Félix Hodin et dom Joseph Duilou. Voi/. la Biogr. univers, de Feller.

THISBE. Ou lit dans la version grecque du livre de Tobie 0, 2), qu'aux jours d'Enémessar, roi des Assyriens, Tobie fut emmené captif de Thisbé, oui est à la droite de Cydios, de la tribu de Nepnthali, au-dessus d'Aser. La Vulgale ne parle m de Thisbé, ni de Cydios, ni d'Aser. Les interprètes infèrent de la version grecque que Tobie était né à Thisbé. Ils pensent que par Cydios il faut entendre Cadès , et par Aser A sor; car Cadès et Asor sont deux villes de la tribu de Nephthali (Josué, xix,36, 37). Quel-

ques-uns ont cru que le prophète Élie était de cette même ville de Thisbé , en Galilée ; mais qu'il avait longtemps habité le pavs de Galaad (III Rois, xvii, 1). Voy. Reland , Puïœstinn illustratn, p. 1035. Voy. aussi les commentateurs sur III Rois, xvu, 1, et sur Tobie, 1,2. ComjHir. Thesbite.

THISICA Voy. Tizica.

THIVA. Voy. TiltBES, n» II.

THIZIBIS. Voy. Ti7.iA.

THMOIS, aujourd'hui Themmi ou Themoï et Themowia, une des plus grandes villes d'Egypte, suivant Ammien Marcelhn, et capitale du norne Mendes, suivant Ptolémée. Les Notices en font un évéché de la première Augustamnique, au patriarcat d'Alexandrie. On en connaît neuf évèques, dont l'un, saint Philéas, martyr, est mentionné dans le Martyrologe romain au 4 février. Voy. Hieronym., Catalog. Scriptor.eccles. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 538. liollandus, Acta Sa nefar., die 22 maii. De Commanville. /" Table alphabét., p. 235. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXV, p. 158.

THNÊTOPSYCHITES, expression grecque formée de deux mots grecs, dont l'un signifie mortel, et l'autre i\me , et qu'on a appliquée à certains hérétiques qui s'élevèrent en Arabie vers l'an 207 de J.-C, et qui enseignaient que l'âme naissait, mourait avec le corps, et ressuscitait avec lui. Eusébe rapporte qu'on tint en Arabie même, au mi* siècle, un concile auquel assista Origèue, qui convainquit si clairement ces hérétiques de leurs erreurs, qu'ils les abjurèrent et se réunirent a l'Eglise. Voy. saint Jean Darnascéne, Hœres., x. Eusébe, llist., 1. VI, c. xxxvn. Bergier, au mot Arabiques. Comjxir. notre art. Ahabes.

TH0BAD0NIAS, un des Lévites que le roi Josaphat envoya dans les villes de Juda pour instruire le peuple sur la religion. Voy. Il Paralip., xxvn, 8, y.

TH0CHEN, ville de la tribu de Siméon. Voy. I Paralip., îv, 32. Quelques-uns prétendent qu'elle est la mêmequ'i4//W ou Ether. Compar. Athab.

TH0G0RMA, troisième fils de Gomer. On est partagé sur le pays qu'il a peuplé. Bochart, qui est pour la Cappadoce, se fonde sur ce qu'Ézéchiel fait venir de Thogorma des chevaux et des mulets aux foires de Tyr, et que la Cappadoce était célèbre par ses excellents chevaux. Le texte d'Ezéchiel porte à la lettre la maison de Thogorma , mais on sait que c'est un syriacisme en vertu duquel le mot maison s'emploie pour pays, contrée, région. D'autres, comme Gesenius, prétendent qu'il faut plutôt entendre Y Arménie, où, selon Strabon, les chevaux trouvent d'excellents pâturages. J.-D. Michaelis, qui s'est aussi déclaré pour l'Arménie, se fonde sur le témoignage du fameux historien arménien Moïse de Corène. Théodoret et saint Jérôme pensent qu'il s'agit de la Phrygie. Saint Jérôme donne aussi pour motif de son sentiment la quantité innombrable de chevaux et de mulets que ce pays nourrissait, autrefois. Voy. Genèse, x, 3. 1 Paralip., 1,6. Êzéchiel, xxvù; xxxviu, 6. Strabon, 1. XI , c. xm, § ix. Bochart, Phaleg., I. III, c. XI. J.-D. Michaelis, Spicileg. Geogr. Hebr. exterœ, tom. I, p. 67-78. Gesenius, Lexicon mon. hebr. et chuld., et Thésaurus, p. 1493.

TH0HU , fils de Suph, père d'Êlie et aïeul de Samuel. Voy. I Rois, i, 1. I Paralip., VI, 34.

I. TH0LA, lils aîné d'Issachar, chef des Tholaites. Voy. Genèse, xlvi, 13. Nombres, xxvi, 23.

IL TH0LA, dixième juge d'Israël, succéda

THOM

à Abimélech, et mourut après «voir jugé Israël

pendant vingt-trois ans. On concilie très-bien l'Écriture, qui dit que Thola était fils de Phua, frère de Gédéon, quoique Thola fût de la tribu il'lssachar et Gédéon de celle de Manassé, si l'on considère que Gédéon et Phua pouvaient être frères utérins, nés de celle qui aurait épousé successivement un homme de la tribu de Manassé , d'où serait sorti Gédéon , et ensuite un de la tribu d'issachar, qui aurait été père de Phua. C'est le sentiment de saint Augustin, qui s'exprime ainsi : Potuerunt Gedeon et Phua unam iuioere matrem , ex qua divertis pa tribus nonce' rtnlur, et fratres essent unius ma tris filii, non ntiius patris. Voy. Juges, x , 1 , et les commentateurs sur ce passage. Àugust., Quast. XLVll.

THOLAD , ville de la tribu de Siméon dont il est parlé dans le I" livre des Paralipomènes (iv, '29). C'est probablement la même qu'AVMolad. Voy. Eltholad.

I. THOLMAÏ, fils d'Énoc, de la race des géants, l'un de ceux qui furent détruits par les Israélites. IV'/. Nombr., xm, 23. Josué, xv, 14.

II. THOLMAl, fils d'Ammiud, roi de Gessur et père de Maacha. femme de David. Absalom se retira auprès de lui après le meurtre d'Ain» non. Voy. II Rois, m, 3; mais xm, 37, il est écrit Tholomaï.

THOLONA. Voy.Tuo.

1. THOMAS (Saint), surnommé Didyme, mot grec qui signifie jumeau, naquit en Galilée, et muni ut, à ce que l'on croit, à Calamine , dans les Indes. Il fut désigné apôtre l'an 31 de l'ère vulgaire, après la seconde Pàque de la prédication de Jésus-Christ. L'Evangile ne nous apprend rien de saint Thomas en particulier depuis ce temps jusqu'à la maladie de Lazare, frère de Marthe et de Marie. En cette occasion, le Sauveur voulant aller en Judée malgré l'op.

fiosition des apôtres, saint Thomas les eicita à e suivre, en disant : « Allons-y aussi, afin de c mourir avee lui. » Dans la dernière Cène, saint Thomas demandant à Jésus-Christ quelle voie il voulait prendre, il lui donna occasion de proférer cet oracle: « Je suis la voie, la vérité « et la vie. a Tout le monde sait le doute que saint Thomas marqua sur la Résurrection du Sauveur, et l'occasion qu'il lui fournit par Li de nous donner une preuve convaincante de ce tait important. Saint Thomas fut aussi du nombre des disciples auxquels Jésus-Christ fit faire une pêche très-abondante. L'ancienne tradition enseigne que dans la distribution que les apôtres firent entre eux des endroits où ils devaient porter l'Évangile, le pays des Parthes et des peuples voisins échut à saint Thomas. On nomme"parmi ces peuples les Mèdes, les Perses, les Carmaniens.les llyrcaniens, les Bactriens et les Mages, qui composaient la plus grande partie de l'empire des Parthes. On croit qu'il baptisa les Mages qui avaient adoré le Sauveur dans l'étable. On a supposé à saint Thomas des Actes et un Evangile qui a été mis au rang des ouvrages apocryphes par le pape Gélase. La féte de saint Thomas, comprise d'abord dans la féte générale des Apôtres, en fut séparée dès le iv* siècle. Cette féte fut d'abord célébrée au mois de mars ou de juillet, .selon les différents calculs. Les Grecs du moyen âge ont choisi le 6 octobre. Les Latins, outre la féte qu'ils célèbrent encore aujourd'hui le 21 décembre , en ont longtemps solennité une autre le 3 juillet, en mémoire de la translation faite à Édesse. Les martyrologes du nom de saint Jérôme marquent une autre féte le 9 février. Voy. Richard et Giraud.

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